Hugo van der Goes

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La Mort de Marie.

Hugo Van der Goes (1440-1482) est un peintre flamand des Pays-Bas bourguignons.

Biographie[modifier | modifier le code]

De 1467 à 1475, il est régulièrement mentionné comme membre de la guilde des peintres de Gand, dont il sera même le doyen en 1474-1475.

A cette époque les villes lui passent de nombreuses commandes :

  • en 1468 à Bruges, il collabore à la décoration des fêtes en l'honneur des noces du duc de Bourgogne Charles le Téméraire et de Marguerite d'York
  • l'année suivante et une nouvelle fois en 1472, il collabore à la "Joyeuse entrée" du grand Duc d'Occident (Charles le Téméraire) à Gand
  • en 1474, il exécute la décoration hérladique de la chambre mortuaire de Philippe le Bon, également à Gand[1].
Plaque commémorative au prieuré du Rouge-Cloître (Auderghem)[2].

Vers 1475, il exécute pour Tommaso Portinari, représentant des Médicis à Bruges, son œuvre la plus importante : le triptyque Portinari (Florence, Offices), dont les grandes dimensions sont inhabituelles pour l'époque[3].

À part cette œuvre qu'on lui attribue sans hésitation, l'analyse stylistique ne permet de lui rattacher que peu de tableaux. Sa culture est influencée par Jan van Eyck et Rogier Van der Weyden, comme dans le diptyque de Vienne (Vienne, Kunsthistorisches Museum). Plus tard, Hugo Van der Goes connaît sans aucun doute certaines œuvres italiennes contemporaines, ce qui l'incite à une ordonnance plus monumentale de l'espace, comme dans l'Adoration des Mages (Berlin, Gemäldegalerie).

En 1477, frappé par une maladie mentale, l'artiste se retire comme frère convers à l'abbaye du Rouge-Cloître près de Bruxelles, mais n'interrompt pas complètement son activité (une dérogation l'autorise à continer de peindre). C'est de cette période que date la Mort de la Vierge (Bruges, Groeningen Museum), où transparaît une tension dramatique plus aiguë, traduite par l'animation et l'expressivité des personnages.

Œuvres[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Claude Frère, Les primitifs flamands, Edition Pierre Terrail,‎ 1996 (ISBN 2-87939-115-6), p. 121
  2. Le texte est : "In Memoriam Frater Hugo Van der Goes1420 Rubea - Vallis 1482 Pictor Hugo Van der Goes humatus hic quiescit dolet ars, cum similem sibi modo nescit vixit tempore CAROLI AUDACIS ibidem factus monachus, ad maiorem dei gloriam."
  3. lui fut commandé par Tommaso Portinari, agent des Médicis à Bruges et fait l’admiration des peintres de la Renaissance italienne, comme Domenico Ghirlandaio.
  4. Crucifixion, v.1470, Bois, 42 x 27 cm, Musée Correr
  5. Mikhaïl Piotrovski, Ermitage, P-2 ART PUBLISHERS,‎ v.2001, p. 167
  6. Déploration du Christ