Georges de La Tour

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Georges de La Tour
Naissance 19 mars 1593
Vic-sur-Seille
Décès 30 janvier 1652
Lunéville
Nationalité Lorraine
Activité(s) Peintre
Mouvement artistique baroque
Mécènes Henri II de Lorraine
Influencé par Le Caravage
La diseuse de bonne aventure, vers 1635, Metropolitan Museum of Art (New York)

Georges de La Tour, né le 19 mars 1593 à Vic-sur-Seille (actuel département de la Moselle) et mort le 30 janvier 1652 à Lunéville (actuel département de Meurthe-et-Moselle), est un peintre lorrain.

Artiste au confluent des cultures nordique, italienne et française, contemporain de Jacques Callot et des frères Le Nain, La Tour est un observateur pénétrant de la réalité quotidienne. Le goût prononcé qu'il a pour les jeux de l'ombre et de la lumière fait de lui un des continuateurs les plus originaux du Caravage.

Sommaire

[modifier] Biographie

Saint Joseph charpentier, 1643, Louvre

L'acte de baptême de Georges de La Tour, conservé à la mairie de Vic-sur-Seille, indique qu'il est le fils de Jean de La Tour, boulanger. Il est le second des sept enfants de la famille .

Le 2 juillet 1617, il épouse Diane Le Nerf et s'installe à Lunéville, où il commence à se faire connaitre, sous le règne d'Henri II de Lorraine, admirateur du Caravage.

Son parcours, et particulièrement sa formation initiale, restent mal connus. Il quitte probablement le Lorraine et voyage à Paris puisqu'en 1639 il y reçoit le titre de peintre ordinaire du roi. Sans doute a-t-il aussi vécu à Rome où il a découvert l'œuvre de Caravage.

[modifier] La redécouverte de Georges de la Tour

Les travaux de l'historien d'art allemand Hermann Voss (1884-1969) ont replacé Georges de La Tour parmi les plus grands peintres français[1].

Très réputé à son époque, Georges de la Tour sombre ensuite dans l'oubli. Ses œuvres sont dispersées et attribuées à d'autres peintres. Il est redécouvert seulement en 1915 lorsque Hermann Voss lui attribue deux toiles du musée des Beaux-Arts de Nantes et une du musée de Rennes (le troisième tableau de Nantes est identifié un peu plus tard).

Une exposition « Les Peintres de la Réalité en France au XVIIe siècle », organisée au musée de l'Orangerie de novembre 1934 à février 1935, permet au public de le découvrir. C'est la première fois que sont réunis treize des quinze tableaux alors attribués à l'artiste et c'est une révélation.

[modifier] Description de son Œuvre

Cet article fait partie de
la série Peinture

Liste des peintres
Portail de la Peinture

Son œuvre se caractérise par une technique du clair-obscur qui lui est propre et qui permet souvent, même aux néophytes, de reconnaître d'emblée un tableau comme étant un Georges de La Tour (ou de son école). Ses tableaux mettent fréquemment en scène des intérieurs de nuit, dans lesquels les personnages sont éclairés par la lumière éclatante d'une chandelle.

[modifier] Muséographie

  • Musée du Louvre :
    • Le Tricheur à l'as de carreau,
    • L'Adoration des bergers,
    • Saint Thomas,
    • Saint Sébastien soigné par Irène,
    • Saint Joseph charpentier,
    • La Madeleine à la veilleuse
  • Musée Charles Friry de Remiremont:
    • Le Joueur de vielle ou Le Vielleur à la mouche,
  • Musée de Nantes :
    • Le Reniement de Saint Pierre,
    • L'Apparition de l'ange à Joseph
  • Musée d'Albi :
    • Saint Jacques le Mineur,
    • Saint Jude Thaddée
  • Musée de Bergues :
    • Le Vielleur au chien
  • Musée de Dijon :
    • Le Souffleur à la lampe
  • Job raillé par sa femme est conservé au musée départemental d'art ancien et contemporain d'Épinal.
  • Musée de Grenoble :
    • Saint Jérôme pénitent
  • Musée de Nancy :
    • La Femme à la puce
  • Musée de Rennes :
    • Le Nouveau-né
Expositions

[modifier] Galerie

[modifier] Notes & Sources

  1. Bien qu'il soit lorrain : c'est également le cas d'autres artistes du duché de Lorraine (Jacques Callot, Claude Gellée...)

[modifier] Voir aussi

Clair-obscur

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Georges de La Tour.

[modifier] Bibliographie

  • Luc Benoist, Georges de La Tour et les caravagesques au musée des beaux-arts de Nantes, article de 12 pages dans « La Revue Française de L'Élite Européenne», 1961
  • Jacques Thuilier, Georges de La Tour, Flammarion, 1992

[modifier] Liens externes

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