Machecoul

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Machecoul

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Machecoul#Blasonnement
Détail
Administration
Pays France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Arrondissement de Nantes
Canton Canton de Machecoul (chef-lieu)
Code Insee abr. 44087
Code postal 44270
Maire
Mandat en cours
Alain de La Garanderie
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes de la Région de Machecoul
Site internet http://www.machecoul.fr/
Démographie
Population 5 732 hab. (2006)
Densité 86 hab./km²
Gentilé Machecoulaises, Machecoulais
Géographie
Coordonnées
géographiques
46° 59′ 38″ Nord
         1° 49′ 18″ Ouest
/ 46.9938888889, -1.82166666667
Altitudes mini. 0 m m — maxi. 36 m m
Superficie 66,62 km²

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Voir la carte administrative

Machecoul[1] (Machecoul en gallo, Machikoul[2] en breton[3]) est une commune française, située dans le département de la Loire-Atlantique et la région Pays de la Loire.

La commune fait partie de la Bretagne historique, dans le pays traditionnel du Pays de Retz (dont elle a été la capitale de 1581[4] à la Révolution) et dans le pays historique du Pays Nantais. La commune a aussi fait partie des Marches Communes de Bretagne-Poitou, entre Pays de Retz et Vendée historique.


Les habitants de la commune s'appellent les Machecoulais et les Machecoulaises.

Machecoul comptait 5 732 habitants au dernier recensement de 2006[5].


Machecoul est un lieu chargé d’histoire : elle a été le fief des différentes familles des seigneurs de Retz, qui se sont succédé depuis le XIe siècle. Elle a été entre autres l’un des principaux fiefs de Gilles de Retz, frère d’armes de Jeanne d’Arc et maréchal de France, dont l’histoire a surtout retenu les crimes et débauches. Elle a aussi été le chef-lieu du duché de Retz de la famille de Gondi, d’origine italienne, implantée en France sous la régence de Catherine de Médicis au XVIe siècle. Elle fut encore l’un des principaux lieux de déploiement des guerres de Vendée lors de la Révolution française.


Sommaire

[modifier] Étymologie

Le nom de Machecoul trouve son origine dans le vieux français Machicol : « mâchicoulis » en français moderne[6]. Les mâchicoulis sont des éléments architecturaux de défense d'une forteresse. La commune a été une fondation militaire du Pays de Retz : le nom de la ville ferait ainsi référence aux mâchicoulis de l’ancien château en bois des premiers seigneurs du Pays de Retz.


[modifier] Géographie

Situation de la commune de Machecoul dans le département de la Loire-Atlantique.


[modifier] Situation

Machecoul est située au sud-ouest du département de la Loire-Atlantique, au sud de la Loire, au confluent du Pays de Retz, du Pays Nantais et du Marais breton. La commune est située à 40 km au sud-ouest de Nantes et à 15 km au nord de Challans (Vendée). Elle est également proche du lac de Grand-Lieu (à 15 km), des stations de la Côte de Jade (notamment de Pornic, à 25 km), et des plages de la côte vendéenne (Saint-Jean-de-Monts et Saint-Gilles-Croix-de-Vie à 35 km).

Machecoul est limitrophe des communes de Saint-Même-le-Tenu, La Marne, Paulx, Saint-Mars-de-Coutais, Bourgneuf-en-Retz, Fresnay-en-Retz, Saint-Lumine-de-Coutais et Saint-Philbert-de-Grand-Lieu en Loire-Atlantique, et de Bois-de-Cené en Vendée.


Selon le classement établi par l’INSEE en 1999, Machecoul est une commune urbaine dépourvue de banlieue et non polarisée (cf. communes de Loire-Atlantique).


[modifier] Géographie physique

Le territoire de Machecoul, en forme de canard, se déploie sur 6 662 hectares et s’étend d’est en ouest sur une distance de 17 km, ce qui fait d’elle l’une des plus vastes communes de Loire-Atlantique.

La commune est traversée par deux rivières : Le Falleron et Le Tenu, et par des étiers : Le Bino, La Taillée, La Gravelle, Les Prés du Bois, Le Grand Fossé et Chiron, qui communiquent avec les marais du fond de la baie de Bourgneuf. Machecoul dispose également d’un étang : Le Grand Étang.

La partie nord-est du territoire est couverte par la forêt de Machecoul.


[modifier] Histoire


[modifier] Préhistoire

Nul ne sait quand et comment Machecoul est née, mais on sait qu’il existait déjà un ou plusieurs villages sur le site de Machecoul dès la Préhistoire. Une ancienne cité néolithique (entre -7500 et -3000 avant Jésus-Christ) a été découverte en 1980 dans le secteur actuel des Prises. Cette cité était entourée d’un fossé, et était traversée par une douve servant de voie pour l’évacuation des déchets[7].

La région est envahie par les Celtes dès la Préhistoire : les Gaulois. Leurs descendants de l’Antiquité sont probablement les Ambilatres (sous-tribu des Pictons (« hommes aux gros javelots »)), peuple allié et voisin des Namnètes. Le Pays de Retz fait probablement partie du territoire des Ambilatres[8].

Il semblerait que des Phéniciens, venant par bateaux, soient passés dans la région pour y faire du commerce, notamment sur l’île de Noirmoutier, au IVe siècle avant J.-C.[9]


[modifier] Antiquité

Toute la Gaule est conquise par les Romains au Ie siècle avant Jésus-Christ. Elle est alors divisée en trois grandes provinces : la Gaule Belgique, la Gaule Aquitaine, et la Gaule Celtique, dont fait partie la région machecoulaise. Les habitants de la région deviennent gallo-romains, et la langue qu’ils parlaient jusqu’alors, le gaulois, finit par être supplantée par le latin au IVe siècle après Jésus-Christ.

À l’époque gallo-romaine, la petite ville machecoulaise (au nom inconnu, mais on a trouvé Portus Seco, désignant l’ancien golfe de Machecoul[10]) est un nœud routier : une voie part vers le nord-ouest, longeant les rives boueuses de la baie de Bourgneuf : c’est une voie qui passe près de l’hôtel de La Croix Verte et qui va jusqu’à Arthon-en-Retz. Une autre voie part vers le sud, en direction de Varnes, qui est à l’époque une cité romaine importante[11].

La ville est située en bord de mer, car le Marais breton n’existe pas encore. En face de la ville, au large, deux grandes îles bouchent l’issue du golfe : l’île Aurea (future île de Bouin) et, derrière elle, l’île d’Her (future île de Noirmoutier)[12]. Le Phare à Bois de la cité, dans la plaine des Chaumes, guide déjà les navires qui doivent aborder au port (au lieu-dit actuel Place du Port)[13],[14].

On a découvert des traces de villas romaines dans la plaine des Chaumes, et de nombreux documents de l’époque y ont également été trouvés, ainsi que des tuiles, des pièces de monnaies et des morceaux d’amphores[15].


[modifier] Période mérovingienne

Après les Celtes, les Romains et les Bretons, ce sont les peuples germaniques qui envahissent la Gaule. La région machecoulaise est conquise par les Wisigoths au Ve siècle après Jésus-Christ, avant d’être récupérée par les Francs au VIe siècle (bataille de Vouillé en 507), grâce au premier roi des Francs Clovis Ier (466-511), ce qui met un terme à la période antique. Lors du partage de la France en 511 entre les fils de Clovis, la région machecoulaise échoit au royaume de Neustrie gouverné par le roi Clodomir (494-524) puis en 524 par Clotaire Ier le Vieux (497-561)[16], tous deux fils de Clovis. En 561, elle échoit au royaume de Paris gouverné par le roi Caribert Ier (520-567), fils de Clotaire, puis par Chilpéric Ier (539-584) en 567, Childebert II (570-596) en 584, Gontran (545-592) en 584, Clotaire II le Jeune (584-629) en 584 et Thierry II (587-613) en 596. La France est ensuite réunifiée en 613 sous Clotaire II le Jeune (584-629) qui récupère les royaumes de Neustrie, Bourgogne et Austrasie. En 629 lui succède son fils Dagobert Ier (604-639). En 635, la France est alors redivisée et la région machecoulaise échoit au royaume de Neustrie gouverné par Dagobert Ier, puis par son fils Clovis II (635-657) en 639. Clovis II réunifie la France en 656. En 657, ses fils Clotaire III (652-673) puis en 673 Thierry III (651-691) lui succèdent, puis les fils de ce dernier, Clovis III (682-695) en 690, Childebert III (683-711) en 695, et Dagobert III (697-715) en 711. Leur succéderont alors Chilpéric II (670-721), Thierry IV (713-737) et Childéric III (714-754).[réf. nécessaire]

La région de Machecoul a gardé peu de traces de cette époque mérovingienne, où les rois faignants cités précédemment se disputaient la France en redécoupant sans cesse les territoires et en s’entretuant. De cette période, il reste le grand cimetière mérovingien, qui s’étendait dans la plaine des Chaumes, et trois sarcophages datant des Ve et VIIe siècle, que l’on peut observer dans l’actuel cimetière[17]. On suppose qu’à l’époque, la ville, qui est un port, est une cité mérovingienne faite en bois et à moitié lacustre, construite sur pilotis[18]. Les habitants sont gallo-francs.

Aux Mérovingiens succèdent les Carolingiens. À la mort de Charlemagne, la région machecoulaise fait partie d’une grande région Aquitaine, au sein de l’Empire d’Occident qu’a conquis l’empereur. La région passera officiellement du Poitou à la Bretagne en 851, lors du traité d’Angers entre le royaume de Bretagne et le royaume de Francie Occidentale.

C’est pendant la période carolingienne que la France est christianisée.


[modifier] Christianisation

Saint Philibert (vers 616-vers 684), descendant d’une famille noble d’Aquitaine, fondateur de la paroisse de Noirmoutier (l’île d’Her), évangélise la région machecoulaise, à son arrivée en 677. Ses disciples fondent des prieurés paroissiaux, dont celui de la ville : c’est à cette époque qu’est fondée la paroisse de Sancta Crux. La ville a donc un premier nom : Sainte-Croix. On y construit la chapelle Saint-Jean (fin du VIIe siècle) et une chapelle dédiée à la Vierge dans le domaine des Chaumes. Saint Philibert meurt vers 684, son corps est déposé dans la crypte de l’église abbatiale de Noirmoutier[19].


[modifier] Moyen Âge

C’est à cette même période de christianisation que débarquent bientôt les Normands : les Vikings venus de Scandinavie. Sainte-Croix étant alors encore en bord de mer, les flottilles envahissent le port et les Normands pillent, détruisent et tuent tout ce qui est devant eux.

C’est aussi l’époque où les rivalités de pouvoir opposent les seigneurs. Successivement, la région est occupée par les Normands, par les Francs, par les soldats du comte de Nantes et par ceux du comte d’Aquitaine. Puis surgissent les bandes guerrières des bretons du comte de Bretagne Nominoé : la région passe alors sous l’obédience bretonne. Mais les habitants ne courbent pas la tête sous le nouvel occupant : ils ont été profondément romanisés et se soumettent mal à ceux qui parlent une langue qu’ils ne comprennent pas. Et, dépendante ainsi de la Bretagne en essor, la région va, en fait, rester pendant des siècles une sorte de zone franche entre France et Bretagne, zone tampon qui subira mille déprédations de la part des uns et des autres : les Marches Communes Bretagne-Poitou. C’est la raison pour laquelle elle bénéficiera d’exemptions fiscales importantes jusqu’à la Révolution[20]


Article détaillé : Marches Bretagne-Poitou.


Un dénommé Gunterius (sans doute légendaire) reconstruit la ville de Sainte-Croix, dont il ne reste plus rien après le passage des Normands. La ville est fortifiée et défendue par un château en bois, construit en 840 sur la motte principale de Sainte-Croix par Bego, comte de Poitou[21]. Le château est une grande tour en bois construite sur une butte de terre artificielle[22]. La tour est entourée d’un fossé garni de fortes palissades et de plusieurs enceintes faites de remparts de terre, surmontées également de palissades et de haies vives. Le tout est enfin entouré d’un large fossé. La motte féodale de Sainte-Croix a donc un premier château, qui doit se trouver presque en bordure de mer. C’est dans ce château en bois que seront accueillies, vers l’an 1000, les reliques de Saint Honoré (du Poitou ?), qui va devenir le saint patron protecteur de la ville[23]. Et, à n’en pas douter, ce château en bois, en haut de sa motte de Sainte-Croix, comporte… des mâchicoulis.

La motte de la « ville fortifiée de Sainte-Croix » (« oppidum Sancte Crucis ») se situe aujourd’hui entre la zone du Rond-Point des Carrières, d’où partent les routes vers Saint-Même-le-Tenu, Fresnay-en-Retz et Sainte-Pazanne, et le quartier de Richebourg[24].

Vers 950, le vicariat de Retz passe du comté du Poitou au comté de Nantes et au duché de Bretagne.


Les seigneurs de Sainte-Croix étendent déjà leur influence sur une grande partie du Pays de Retz. Ils portent un blason « d’or à la croix de sable », sans doute en souvenir d’une précieuse relique conservée dans leur église, dont on voit encore aujourd’hui quelques pans de murs. Les seigneurs favorisent l’implantation religieuse en fondant de nombreux prieurés : Saint-Martin, Saint-Blaise, Saint-Michel, Saint-Jean, Saint-Nicolas, etc.[25]

La ville est la terre du seigneur Gestin Ier de Retz, premier seigneur de Sainte-Croix (vers 985-????). Son fils, Harscoët Ier de Retz, seigneur de Sainte-Croix (vers 1010-vers 1070), lui succède. Harscoët (ou Harscouët, Harscoïde ; Arscoitus, Arscutus en latin) est marié à une certaine Ulgrade (vers 1015-????), dont il a un fils : Gestin II de Retz, seigneur de Machecoul (vers 1040-après 1083), qui va lui succéder[26].

L’origine des tout premiers seigneurs de Sainte-Croix est inconnue. On dit traditionnellement qu’ils seraient venus de Bretagne : ceci serait prouvé par le prénom Harscoët, à consonance bretonne. Pourtant, on trouve des prénoms germaniques au sein de la même famille : l’épouse de Harscoët Ier de Retz est prénommée Ulgrade, ses fils s’appellent Gestin, Urvoid, Hilaire et Aldroin, et Harscoët serait une déformation de Harscoïde, ce qui laisse penser que les premiers seigneurs de Sainte-Croix puis de Retz sont, au départ, en réalité des Francs[27]

En 1055, Harscoët Ier de Retz fait construire l’église Saint-Jean-Baptiste, qui va devenir l’église Sainte-Croix. Il permet également à l’abbaye Saint-Sauveur de Redon (Bretagne) d’installer à Sainte-Croix un prieuré pour remplacer le précédent sanctuaire dédié à la Vierge fondé par les disciples de Saint Philibert vers la fin du VIIe siècle[28],[29]. Harscoët donne donc, aux bénédictins de Saint-Sauveur, les deux chapelles restaurées, le cimetière, des terres, une vigne, un pré et un moulin. Le prieuré est bientôt transformé en abbaye en 1100 : l’abbaye Notre-Dame-de-la-Chaume. En 1100, on évoque Glemarhocus abbas Sanctae Mariae de Machicol, « Glémarhocus, abbé de Sainte-Marie de Machecoul », puis, au cours du XIIe siècle, apparaît l’expression abbaye de Culmo ou abbaye de Calmaria : « abbaye de la Chaume ». Les armes de l’abbaye, inspirées de celles du seigneur de Sainte-Croix, sont d’azur à la croix d’or[30].

À partir de 1055, les moines aménagent le marais naissant, en construisant des digues d’îles en îles (Île Saint-Michel, Île Saint-Denis, Île Gaudin, Île Chauvet, Île de Bouin, etc.)[31].

Vers 1095, on construit, sur un terrain réservé aux marchands, une grande halle en bois avec deux pentes couvertes de tuiles, que l’on va appeler la Cohue. Elle se situe à l’emplacement actuel des Halles. La Cohue est un édifice en chape, à couverture de tuiles, érigé sur piliers ou des poteaux de chêne, composant la halle en cinq rangs, avec celui du milieu, le grand rang, où se mettent les boulangers dans un bout, les marchands drapiers et de toile dans l’autre. Au-dessus de l’espace occupé par les boulangers, se trouve l’auditoire de la ville où se réunissent les échevins. Dans les autres rangs, se placent, à des bancs désignés, les bouchers, merciers, marchands de blé, potiers, quincailliers à ferrons, marchands de poissons, de volailles et autres, les tanneurs, les corroyeurs, etc.[32]

Une légende dit que vers 1095, Robert d’Arbrissel prêche la première croisade à Harscoët (qui est pourtant mort vers 1070 !)[33]. Au XIIe siècle, des Templiers vont venir s’installer au village de L’Hôpitau[34].


[modifier] Les seigneurs de Retz et de Machecoul

Armoiries de la maison de Retz : « D’or à la croix de sable ».

En 1070, Gestin II de Retz (1040-????) succède à son père Harscoët, puis, de père en fils, Garsire Ier de Retz (1070-1141) en 1083 puis Harscoët II de Retz. Le frère de ce dernier, Garsire II de Retz (1105-1160), lui succède en 1141 en tant que seigneur de Retz, tandis que son autre frère Raoul (1106-1162) hérite de la seigneurie de Machecoul en 1160 et prend alors le nom du domaine pour devenir Raoul Ier de Machecoul[35]. Lui succède ensuite son fils Bernard de Machecoul (1140-1212) en 1162, puis le fils de Bernard, Raoul II de Machecoul (1183-1214) en 1212, qui n’aura pas d’héritier. La sœur de Raoul II succède alors à son frère en 1214 : Béatrice de Machecoul (1185-1235).


Dans une charte testamentaire de 1235, Dame Béatrice de Machecoul et son mari Guillaume de Mauléon (vers 1150-1214), seigneur de Talmont, font don de la Cohue à la ville (en fait à l’abbaye de Fontenelles à Saint-André-d’Ornay, qu’ils ont fondée en 1210 ; mais cette abbaye cèdera bien la Cohue à Machecoul par la suite)[36].


Armoiries de la maison de Thouars : « D’or semé de fleurs de lys d’azur, au franc-quartier de gueule ».
Armoiries de la maison de Maillé : « D’or à trois fasces nébulées de gueules ».

Béatrice de Machecoul a épousé en secondes noces le vicomte Aimery VIII de Thouars (1187-1246). Leur fille Jeanne de Thouars (1217-1258)[37] hérite de Machecoul en 1235 à la mort de sa mère. Elle dirige la ville avec son mari Hardouin V de Maillé (1223-1243).

Armoiries de la maison de Dreux de Bretagne : « Échiqueté d’or et d’azur au franc-quartier d’hermine et à la bordure de gueules ».

Mais elle se voit enlever la seigneurie de Machecoul, qui passe alors à une grand-tante par alliance : Marguerite de Vihiers (1189-????), dame de Montaigu et de Commequiers, veuve du vicomte Hugues Ier de Thouars (1146-1229), grand-oncle de Jeanne de Thouars. Marguerite de Vihiers et son nouveau mari, le comte capétien Pierre de Dreux (1190-1250), dit Pierre « Mauclerc » « de Braine », ancien duc de Bretagne et arrière-petit-fils du roi de France Louis VI « le Gros » (1081-1137), deviennent ainsi les nouveaux seigneurs de Machecoul [38].

Pierre de Dreux (1190-1250), dit Pierre « Mauclerc » « de Braine », d’après une gravure de l’Histoire de Bretagne, par Dom Morice.

À la mort de Pierre de Dreux en 1250, l’un de ses fils, Olivier (1231-1279), qu’il a eu d’une certaine Nicole, hérite de la seigneurie de Machecoul. Olivier prend alors le nom de la ville et devient Olivier Ier de Machecoul. Ses descendants s’appelleront également « de Machecoul », mais ne régneront pas sur la ville, car en 1258 Olivier doit renoncer à la ville, obligé de la restituer à Jeanne de Thouars, qui en avait été précédemment dépossédée, et à son second mari, Maurice II de Belleville (1215-1297). Mais Jeanne de Thouars meurt la même année sans héritier. Machecoul est alors réclamée par Eustachie de Retz (1228-1265), dite « Aliette », sa cousine éloignée, arrière-arrière-petite-fille de Garsire II de Retz (à qui avait succédé, de père en fils, les seigneurs Harscoët III de Retz (1135-1207) en 1137, Garsire III de Retz (1165-1225) en 1207, Raoul III de Retz (1200-1252) en 1225 et la fille de ce dernier, Eustachie de Retz en 1252). Eustachie obtient donc que Machecoul, la ville la plus importante de sa seigneurie de Retz, et qui en était séparée depuis un siècle, soit à nouveau pleinement réintégrée au Pays de Retz. Dès lors, les seigneurs de Retz redeviennent seigneurs de Machecoul[39],[40].

Armoiries de la maison de Machecoul : « D'argent, à trois chevrons de gueules ».

La descendance d’Olivier de Machecoul (dont le sceau « d'argent à trois chevrons de gueules » datant de 1270, va devenir le blason de la ville en 1943) va néanmoins se perpétuer dans les seigneuries voisines de La Bénate, Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, Vieillevigne, et d’autres. Le patronyme « de Machecoul » s’éteindra au début du XVe siècle, mais une branche cadette par les femmes se perpétuera jusqu’au XVIIe siècle sous le nom de « de La Lande-Machecoul »[41].


Article détaillé : Ancienne noblesse de Machecoul.


Eustachie de Retz meurt en 1265 : la descendance d’Harscoët de Retz s’éteint ainsi avec sa dernière héritière directe. C’est son mari, Gérard Ier Chabot (1197-1264), originaire du Poitou (fils de Thibaut IV Chabot, seigneur de Rocheservière, et d’Olive d’Oulmes[42]), qui reprend les seigneuries de Retz et de Machecoul, fondant ainsi une nouvelle dynastie seigneuriale qui va régner jusqu’en 1406[43].

Vers le XIe siècle, on déplace le cœur de la ville près de la rivière du Falleron en y faisant construire un deuxième château de Machecoul[44]. La construction d’un château à proximité du Pas-Arnoul est un élément important dans le développement de la ville vers l’est. On peut le situer vers la fin du XIe siècle, avec l’apparition du toponyme de Machecoul, ou au début du XIIe siècle[45].

Sainte-Croix s’agrandit au fil des années pour couvrir un territoire de plus en plus vaste : les lieux-dits La Clartière, Saint-Lazare, Les Boucardières, Les Régents, La Cour du Bois, Les Chaumes, Le Port la Roche, la rivière Le Falleron, ainsi que les marais qui commencent à s’étendre sur la mer. C’est à la même époque de la construction du deuxième château[46] (XIe siècle) que la ville de Sainte-Croix voit la fondation d’une deuxième paroisse : La Trinité. La ville réunissant les deux paroisses prend alors un autre nom.


[modifier] Mâchicoulis : un nom de ville ?

C’est au XIe siècle qu’apparaît le toponyme Machecollum en 1083, et Machicol en 1100 : l’abbé de La Chaume signe une charte concernant une donation en se nommant Glemarhocus abbas Sanctae Mariae de Machicol : « Glémarhocus, abbé de Sainte-Marie de Machecoul ».


Le mot mâchicoulis (à l’époque, on disait quelque chose comme machecollis, machicollis) est déjà employé avant le XIe siècle, pour désigner les galeries en encorbellement au sommet des ouvrages fortifiés et des châteaux, en haut des murailles et des tours, et dont le sol comporte des ouvertures pour surveiller l’édifice et le défendre en cas d’attaque, ouvertures par lesquelles on laisse tomber sur les assaillants des pierres, des projectiles enflammées, etc.[47] Le mot mâchicoulis vient de l’ancien français macher et col, macher voulant dire « écraser » (dérivant du latin masticare : « mastiquer », « mâcher », « broyer ») et col voulant dire « cou » (dérivant du latin collum : « cou »). En effet, on mâchait les cous, on brisait les nuques des assaillants, en leur jetant des pierres et des projectiles depuis les mâchicoulis.


La raison pour laquelle on a désigné la ville par « mâchicoulis »[48] peut paraître floue et quelque peu saugrenue : pourquoi appeler une ville avec un mot désignant un élément architectural de défense d’un château ? Les mâchicoulis en encorbellements de pierres n’ont été introduits, il est vrai, dans les constructions militaires, qu’au XIIIe ou XIVe siècle, mais longtemps auparavant on avait déjà inventé des mâchicoulis de bois, c’est-à-dire des planchers extérieurs sur poutrelles, formant ceinture au sommet des tours. On voit encore, à plusieurs des vieux donjons de Foulques III Nerra d’Anjou, notamment celui de Loches, les trous des poutrelles. Le mot seul de machecol, qui, on l’a dit, existait déjà avant le XIe siècle, n’est-il pas d’ailleurs l’indice d’une machine de guerre, et par suite d’une fortification, d’un château ? Et le nom d’''oppidum (« ville fortifiée » en latin) par lequel Machecoul et Sainte-Croix sont désignées dès le début, indique d’ailleurs clairement un lieu fortifié : Gestin II parle de son oppidum Sancte Crucis (« ville fortifiée de Sainte-Croix »), oppido meo Machecollo (« Ma ville fortifiée de Machecoul »). Ajoutons que le mot mâchicoulis s’est d’abord dit mâchecoulis, machecollis en ancien français, le « i » médian de mâchicoulis étant apparemment postérieur à l’apparition du nom de la ville[49] (c’est une des raisons pour laquelle la ville s’appelle d’abord Machecollum avant de devenir Machicollum, etc. ; depuis on a repris ce « i » dans le breton Machikoul).


On peut donc imaginer une butte, que l’on voit de loin, et où trône à son sommet la tour seigneuriale fortifiée en bois de Sainte-Croix[50], qui d’ailleurs doit être plutôt très haute pour l’époque, surmontée de planchers extérieurs sur poutrelles : des mâchicoulis en bois, suffisamment voyants, et peut-être même tout à fait particuliers et/ou originaux, pour en faire le symbole de la ville, l’ensemble ne devant sûrement pas passer inaperçu lorsque l’on est dans les environs de la ville, notamment lorsqu’on arrive de Saint-Même-le-Tenu, de Sainte-Pazanne ou de Fresnay-en-Retz, dont les routes mènent précisément vers la motte. Et la « motte de Machecoul » a donc pu sous-entendre, au moins dans un premier temps, la « motte au château à mâchicoulis », « la motte des mâchicoulis », l’» oppidum machecollis ». Le latin et l’ancien français de l’époque permet linguistiquement ce genre de mutation de sens par amalgame, beaucoup plus qu’aujourd’hui, pour finir par surnommer la « ville aux mâchicoulis » simplement par « Mâchicoulis ». D’autant plus que la naissance de ce nom a pris largement tout son temps, le château de bois ayant été construit en 840, le toponyme de Machecollum n’apparaissant que vers 1000. Et comme le château en bois et la motte elle-même n’existe plus depuis près de 1 000 ans, la référence, dans le nom de Machecoul, aux mâchicoulis du premier château en bois de la ville, aurait un peu perdu son sens initial depuis longtemps[51].

Par ailleurs, l’historien local Émile Boutin signale que de nombreuses localités à cette époque se désignent de même par des éléments de défense militaire : châteaux, mottes, roches, tours, bretèches, etc. : les villes nommées Château-» quelque chose » sont courantes, tout comme les Mottes, les Roches, les Tours, les Brétesches, etc. [52]


Dès le XIe siècle, le seigneur Gestin II de Retz parle de son castrum de Machicol (« château de Machecoul »)[53]. Le nom de la ville a été trouvé écrit Machecollum en 1083, Machicol en 1100, Machicollum puis Machico en 1160, Machecou en 1206, Maicheco en 1292, Machecolys au XVe siècle (dans une formule ecclesia Sanctae Crucis de Machecolys : « église Sainte-Croix de Machecoul »)[54], avant de prendre les formes Machecol, Machecou puis Machecoul[55].


Au XXe siècle, on reprendra une forme latine officielle, Machicolium, et le nom sera traduit en breton Machikoul.


[modifier] Essor de Machecoul et la famille Chabot

Armoiries de la maison Chabot : « D’or à trois chabots de gueules, deux et un ».

Machecoul prospère tout au long des XIIIe et XIVe siècle. Dans la famille Chabot, les seigneurs de Retz, devenus barons de Retz, se succèdent de père en fils : à Gérard Ier Chabot (1197-1264) succèdent Gérard II Chabot (1245-1298) en 1264, Gérard III Chabot « le Benoist » (1280-1338) en 1298, Gérard IV Chabot (1300-1344) en 1338, Gérard V Chabot (1320-1399) en 1344, et la fille de ce dernier, Jeanne Chabot « la Sage » (1331-1406) en 1399, dernière baronne de Retz de la famille, qui se mariera trois fois mais n’aura pas d’enfants[56].


La châtellenie de Machecoul s’étend sur huit paroisses : La Trinité et Sainte-Croix de Machecoul, Saint-Même (aujourd’hui Saint-Même-le-Tenu), Saint-Cyr (aujourd’hui Saint-Cyr-en-Retz), Saint-Mars (aujourd’hui Saint-Mars-de-Coutais), Saint-Hilaire (aujourd’hui Saint-Hilaire-de-Chaléons), et les paroisses de La Marne et Sainte-Pazanne[57].

À Machecoul, les paroisses de La Trinité et de Sainte-Croix vont coexister pendant près de 800 ans, jusqu’à la Révolution : en 1791, la paroisse de Sainte-Croix, ainsi que tout son territoire, seront annexée à Machecoul.


En plus des prieurés déjà existants, des installations plus importantes sont fondées : Quinquenavent, dédié à la Madeleine dépendant de l’abbaye de Nieul-sur-l’Autise (en Vendée) (il en reste aujourd’hui la chapelle et quelques dépendances), et Saint-Blaise, dépendant de l’abbaye de Tournus (en Bourgogne) et implanté entre les deux paroisses (il en subsiste la chapelle)[58].


Au XIIIe siècle, les seigneurs Chabot remplacent le deuxième château par un nouveau, construit en pierre, toujours au bord du Falleron[59], devenant un vrai château féodal de l’époque ogivale : il s’agit du château actuel[60].


En octobre 1349, le voleur notoire Gauthier Jeanneau est pendu à Machecoul.


[modifier] Les heures sombres de Machecoul : Gilles de Retz

Armoiries de la maison de Parthenay : « Burelé d’argent et d’azur, à la bande de gueules brochant sur le tout ».

N’ayant pas d’héritier de son dernier mari Jean de Parthenay (????-1427), Jeanne Chabot « la Sage » lègue sa baronnie de Retz à un cousin issu de germain, Guy II de Montmorency-Laval (????-1415), qui devient ainsi baron de Retz et, entre autres, seigneur de Machecoul[61].

Armoiries de la maison de Montmorency-Laval : « D’or à la croix de gueules cantonnée de seize alérions d’azur ordonnés 2 et 2 et chargée de cinq coquilles d’argent ».

Guy II de Montmorency-Laval est l’arrière-petit-fils de Gérard III Chabot « le Benoist » (1280-1338) : celui-ci a épousé en 1299 Marie Clémence L’Archévêque (1280-1359), dame de Parthenay, de qui il a eu deux enfants : Gérard IV Chabot (1300-1344) et Jeanne Chabot (1300-1341), dite Jeanne de Retz « la Folle »[62]. Cette dernière a épousé Foulques Ier de Montmorency-Laval (????-1358), de qui elle a eu entre autres enfants Guy « Brunnor » de Montmorency-Laval (????-1383), qui a épousé Tiphaine de Husson, dame de Ducey, et a eu un fils : Guy II de Montmorency-Laval[63].


Le nouveau baron de Retz et seigneur de Machecoul se marie en février 1404 avec Marie de Craon (1387-????), dame de Champtocé-sur-Loire et d’Ingrandes, dont la famille revendiquait la baronnie de Retz (Marie de Craon est une descendante d’Olivier de Machecoul et de Gérard II Chabot) : ce mariage met donc fin à une querelle de succession[64]. À la demande de Jeanne Chabot « la Sage », Guy II de Montmorency-Laval change de nom et devient Guy de Retz.

Guy de Retz et Marie de Craon donnent naissance à deux fils : Gilles et René, nés en 1404 et 1407 au château de Machecoul. Leurs parents étant morts dès 1415 alors qu’ils sont encore petits, les deux garçons vont être élevés par leur grand-père maternel Jean de Craon (????-1432), violent, à la réputation sulfureuse, qui va faire d’eux des guerriers.


Armoiries de Gilles de Retz : « D’or à la croix de sable (de Retz), à la bordure d’azur semé de fleurs de lis d’or (de France) » (depuis septembre 1429).

À la mort de son père Guy de Retz en 1415, le petit Gilles de Retz (1404-1440), 11 ans, hérite donc d’un patrimoine très riche et puissant, rassemblant à la fois les terres de son père et celles de sa mère. Il épouse en 1422 Catherine de Thouars (1405-1462), dame de Tiffauges et de Pouzauges, une cousine germaine, dont il n’a qu’une fille, Marie (1429-1457). Sa femme lui apporte alors en dot des terres en Poitou, et il devient ainsi l’un des plus riches seigneurs du royaume de France. Il est baron de Retz, seigneur de Tiffauges, de Pouzauges et de Champtocé-sur-Loire, comte de Brienne, seigneur de Machecoul, d’Ingrandes, La Bénate, Le Coutumier, Bourgneuf-en-Retz, Bouin, etc.


Gilles de Retz, d’après un portrait anonyme du XVIe siècle (il n’existe aucun portrait de lui de son vivant : on ignore à quoi il ressemblait en réalité).

Gilles de Retz va s’illustrer à la Guerre de Cent Ans, dont il sera un des héros. Compagnon d’armes de Jeanne d'Arc, il sera nommé maréchal de France par le roi Charles VII, puis conseiller et chambellan du roi. De retour au pays, Gilles de Retz profite joyeusement de sa colossale fortune dans un train de vie démesuré. À cause de lui, Machecoul est à l’époque une ville très en vue qui fait parler d’elle.

Gilles de Retz va plonger dans la décadence. Assez instruit pour son siècle, il a recours à l’alchimie, puis finalement se jette dans la magie noire, invoquant le diable et, manipulé par des complices, sombre dans le crime. Il commence à violer, torturer, assassiner et immoler en secret des enfants, dont des petits Machecoulais. Il sera condamné à être pendu et brûlé, après un procès sans précédent à Nantes et des aveux qui horrifieront l’assistance, tant les détails de sa cruauté dépassent l’entendement[65].

Article détaillé : Gilles de Rais.


Armoiries de la maison de Coëtivy : « Fascé d’or et de sable de six pièces ».
Armoiries de la maison de Montfort-Laval : « D’or à la croix de gueules cantonnée de seize alérions d’azur ordonnés 2 et 2 et chargée de cinq coquilles d’argent ».

Gilles de Retz ne laisse qu’une fille, Marie de Retz (1429-1457), baronne de Retz. Elle dirige Machecoul et le Pays de Retz avec ses deux maris successifs, Prigent VII de Coëtivy (1399-1450) et André de Montfort-Laval dit « André de Lohéac » (1408-1486), dont elle n’aura aucun enfant.

Son oncle René de Retz (1407-1473), seigneur de La Suze-sur-Sarthe, frère cadet de Gilles de Retz, hérite ensuite de la baronnie de Retz. Lui succède sa fille unique, Jeanne de Retz.


[modifier] Machecoul disputée entre la Bretagne et la France

Le contexte géopolitique se complique à l’époque. À la fin du XVe siècle, éclate le conflit de la Ligue du Bien Public, qui oppose le pouvoir royal de France et les grands féodaux, notamment le duc de Bretagne François II (1435-1488)[66].

Les ducs de Bretagne ont toujours oscillé entre une politique francophile et anglophile qui puisse maintenir l’indépendance de leur duché. Après le retour à l’alliance française sous Charles VII (lors de la Guerre de Cent Ans), les événements évoluent différemment avec le roi Louis XI (1461-1483). Ce roi entre dans des combats avec une grande partie de ses vassaux, rebelles ou jugés tels, parmi lesquels figure le duc de Bretagne François II. Une « guerre civile » commence en 1465 et s’éternise jusqu’en 1482, entrecoupée de trêves, de négociations et de traités de paix provisoires. Louis XI soutient systématiquement tous les opposants au duc de Bretagne François II. Tout devient prétexte à conflit, notamment l’administration des « marches communes ». De son côté, François II renouvelle une trêve avec l’Angleterre et confirme son alliance avec la Bourgogne, dirigée par Charles le Téméraire. Louis XI attaque à plusieurs reprises la Bretagne[67].

En 1473, Louis XI entre en Bretagne à la tête de 50 000 hommes de troupe. Il remporte des succès militaires : il prend Champtocé-sur-Loire, Ancenis et Machecoul, et pousse jusqu’aux portes de Nantes[68].

Lors de la prise de Machecoul par Louis XI en 1473, le roi de France, qui vient de brûler la ville voisine de Bouin[69], trouve la ville déserte à son approche : il voulait y faire une entrée triomphale, mais il parcourt la ville vide, car personne ne vient à sa rencontre ! Les Machecoulais sont restés cachés dans leurs maisons, apeurés[70],[71].

En fait, comme à l’ordinaire, Louis XI procède aux prises de villes afin de négocier en position de force. Il doit, aussi, tenir compte des menaces du moment, notamment une possible intervention du roi d’Angleterre, Édouard IV, pour secourir le duc François II. Le roi de France conclut une trêve d’une année avec le duc de Bretagne, ce qui lui permet de se retourner contre Charles le Téméraire, le duc de Bourgogne. Mais la trêve signée avec François II est bien un « triomphe manqué » pour Louis XI, malgré sa victoire de Machecoul[72].


Armoiries de la maison de Chauvigny : « D’argent à la fasce fuselée de cinq pièces de gueules, surmontée d’un lambel de six pendants de sable ».

La fille unique de René de Retz, Jeanne de Retz, dirige la baronnie avec son mari, François de Chauvigny (vers 1430-1491), vicomte de Brosse, qui devient le nouveau baron de Retz. Leur succède en 1490 leur fils, André III de Chauvigny (1430-1503), prince de Déols, baron de Retz, comte de Châteauroux, vicomte de Brosse, seigneur de Challouyau, de Chemillé, de Falleron, de Froidfond.

Pendant ce temps, le roi de France Louis XI et le duc de Bretagne François II ont laissé place à leurs successeurs et enfants, respectivement Charles VIII (1470-1498) et la duchesse Anne de Bretagne (1477-1514). En 1489, la guerre reprend entre les Bretons du « parti français » et les Bretons « indépendantistes ». En 1490, Anne de Bretagne, accompagnée de son maréchal de Bretagne, le seigneur Jean de Rieux, reprennent Machecoul, défendue par le baron de Retz André de Chauvigny[73]. Mais en 1491, le château de Nantes est livré à Charles VIII par Alain d’Albret, et la duchesse Anne reconnaît sa défaite, contrainte d’épouser le roi Charles VIII à Langeais en 1491 : il a 21 ans, elle a 14 ans[74]. La Bretagne cessera d’être un duché indépendant en 1532, après l’Acte d’union signé à Vannes ; Machecoul et la baronnie de Retz reviendront ainsi pleinement à la France.


[modifier] Machecoul, capitale du duché de Retz des Gondi

En 1503, André de Chauvigny (1430-1503), baron de Retz, meurt sans enfant et surtout sans héritier. Des prétendants se succèdent : le premier est Tanneguy Sauvage (1430-1503), un cousin éloigné. Tanneguy Sauvage est un descendant de Jeanne Chabot « la Folle » (1300-1341) (fille de Gérard III Chabot « le Benoist »), déjà citée précédemment. Celle-ci, mariée à Foulques Ier de Montmorency-Laval (????-1358), a eu une fille : Jeanne de Montmorency-Laval (1325-????), mariée à « Guillaume » Éon Sauvage, seigneur du Plessis-Guerrif, d’où descend Tanneguy Sauvage[75].


Armoiries de la maison de Tournemine : « Écartelé d’or et d’azur. »

Un autre prétendant se fait connaître : Georges de Tournemine (????-1524), baron de La Hunaudaye et du Hommet, un autre cousin éloigné d’André de Chauvigny. Georges de Tournemine est lui aussi un descendant de Jeanne Chabot « la Folle » (1300-1341) mariée à Foulques Ier de Montmorency-Laval (????-1358), dont leur fille, Philippa de Montmorency-Laval (????-1403), a été mariée à André de Saffré (????-1407). La fille de ces derniers, Jeanne de Saffré (????-1459), dame de Frossay, a épousé Jean de Tournemine (????-1427), baron de La Hunaudaye, de qui est issu Gilles de Tournemine (????-1475), seigneur de Frossay, qui a eu pour fils Georges de Tournemine (????-1524)[76].


Armoiries de la maison d’Ailly d’Annebault : « De gueules, à deux branches d’alisiers d’argent, passées en double sautoir, au chef échiqueté d’argent et d’azur de trois traits. »

En 1524, sa fille, Françoise de Tournemine, dame de La Hunaudaye, devient baronne prétendante de Retz. Le mari de Françoise de Tournemine, Claude d'Annebault (1500-1552), seigneur d’Annebault, seigneur de Saint-Pierre, maréchal de France et amiral de France, reprend ensuite le flambeau, et son fils, Jean III d’Annebault (????-1562), baron d’Annebaut et de La Hunaudaye devient effectivement baron de Retz en 1552. Mais lui non plus n’a pas d’enfant[77].


Armoiries de la maison de Clermont-Tonnerre : « De gueules, à deux clefs d’argent passées en sautoir. »

Son épouse Claude-Catherine de Clermont-Tonnerre (1543-1603), dame de Dampierre, baronne de Retz, pair de France, salonnière française[78], se remarie alors avec Albert de Gondi (Albèrto Gondi) (1522-1602), seigneur du Perron, comte puis marquis de Belle-Île et des Îles d’Hyères, général des Galères de France, maréchal de France. Albert de Gondi est au service de la reine de France Catherine de Médicis (avec qui il était venu d’Italie) et de ses fils les rois Charles IX puis Henri III. Ce dernier récompense Albert de Gondi en 1581 en érigeant la baronnie de Retz en duché, dont Machecoul devient dorénavant la capitale (les capitales précédentes ayant été Rezé puis Pornic).

C’est d’ailleurs à cette époque que l'orthographe du nom de la ville, qui se stabilisait en Machecol puis en Machecou, va reprendre définitivement son « l » final muet pour devenir Machecoul[79]


Armoiries d’Albert de Gondi : « D’or, à deux masses d’armes de sable, passées en sautoir et liées de gueules. »

Le nouveau duc de Retz est né à Florence en Italie, d’Antònio II Guidobaldo Gondi et de Marie-Catherine de Pierrevive[80],[81]. En 1572, il a acheté la charge de gouverneur de Belle-Île. Le roi ratifie cet achat, à condition qu’il fortifie sa défense. Il accorde le titre de marquis de Belle-Île à son fils aîné, Charles de Gondi (1569-1596), dit « le maréchal de Belle-Île »[82].


C’est l’époque des guerres de religion : catholiques et protestants s’opposent. En 1588, le jeune fils du duc, Charles de Gondi, a 19 ans, et malgré son jeune âge, c’est lui qui va défendre la ville de Machecoul contre des assaillants protestants, les Huguenots. Mais pour défendre Machecoul, il dispose d’une faible garnison : 56 hommes d’armes. Même si les murailles du château sont épaisses, il demande à la ville de Nantes, tenue par le duc de Mercœur, chef de la ligue en Bretagne, des secours d’armes et de munitions de guerre et il envisage de renforcer les défenses de la ville, bientôt entourée d’ennemis[83].

Protestants calvinistes, les Huguenots sont dirigés par le roi de Navarre Henri de Bourbon (1553-1610) (le futur roi de France Henri IV), qui avance vers Paris. Celui-ci guerroie à Clisson, défendue par le seigneur d’Avaugour, puis se dirige vers Nantes, et campe à Vertou. En août 1588, il assiège la ville et le château de Machecoul. Il envoie quelques coups de canon (couleuvrine). Mais ne se voyant pas en force de s’en rendre maître, il lève le siège, non sans avoir eu des pertes[84]. Pour enterrer ses morts, il les place en rond et fait planter un saule devant chacun d’eux. Ainsi est créé le Bois des Huguenots[85],[86]. De rage, il se venge en pillant les abbayes de LoyaulxFresnay-en-Retz) et de l’Île ChauvetBois-de-Cené), avant de s’attaquer à Prigny, Le Collet, Bouin, Bourgneuf-en-Retz et Beauvoir-sur-Mer[87]. Malgré tout, si quelques familles de la petite noblesse locale, dont celle des de La Lande-Machecoul (les descendants d’Olivier Ier de Machecoul), sont calvinistes, la grande majorité du duché de Retz reste catholique. Et Henri de Navarre se montre magnanime et traite bien ses habitants[88].


Le jeune Charles de Gondi s’en va ensuite guerroyer jusqu’au Mont-Saint-Michel, où il est tué en 1596. Sa jeune veuve, Antoinette d’Orléans (1574-1618), duchesse de Longueville et descendante du roi de France Charles V (1338-1380), fait rapatrier le corps de son époux et lui organise des obsèques dignes de son rang. Les cérémonies ont lieu à Nantes, mais le corps est enseveli à Machecoul, en l’église de La Trinité dans le caveau des Gondi. Mais cette sépulture est provisoire. Antoinette d’Orléans décide de fonder en 1600 un monastère dans lequel on prierait plus spécialement pour le repos de l’âme de son époux. Ce vœu est à l’origine de la construction du Couvent des Capucins où reposera le corps de Charles. Antoinette passe trois années à défendre les intérêts de ses fils, dont l’aîné, Henri, va succéder à son grand-père Albert de Gondi en tant que duc de Retz, tout en laissant leur éducation à des gouvernantes et précepteurs. Puis, en 1599, elle décide de « refaire sa vie » en entrant au Couvent des Feuillantines à Toulouse. Elle devient sœur Antoinette de Sainte-Scholastique. Après un passage par Fontevraud-l’Abbaye, elle fonde à Poitiers, en 1617, un nouvel ordre religieux : la congrégation des bénédictines de Notre-Dame-du-Calvaire. Elle meurt en 1618[89].


Armoiries d’Henri de Gondi : « Écartelé : 1 et 4 d’or à deux masses d’armes de sable passées en sautoir et liées de gueules (de Gondi) ; 2 et 3, contre-écartelés au I et IV d’azur au trois fleurs de lys d’or accompagné d’un lambel, un bâton péri en bande brochant sur la partition, le tout d’argent (d’Orléans-Longueville), au II et III du contre-écartelé d’azur au trois fleurs de lys d’or accompagné d’un bâton de gueules péri en bande (de Bourbon). »

En 1602, le duc de Retz Albert de Gondi meurt et c’est son petit-fils Henri de Gondi (1590-1659), fils de Charles de Gondi et d’Antoinette d’Orléans-Longueville, qui lui succède. Henri de Gondi n’a que deux filles : Marguerite de Gondi (1615-1670) et Catherine de Gondi (????-1677). Catherine épouse le cousin germain de son père, Pierre de Gondi (1602-1676), comte de Joigny. Et c’est donc Pierre de Gondi qui succède à son beau-père et cousin en 1634[90].

Pierre de Gondi et Catherine de Gondi n’ont que deux filles eux aussi : Marie-Catherine Antoinette de Gondi (1637-1716) et Paule-Marguerite de Gondi (1655-1716)[91]. Marie-Catherine Antoinette, après quelques passages à la cour de Louis XIV, laissant entrevoir une vie mondaine prometteuse, décide finalement en 1665 de devenir religieuse calvairienne. Son père Pierre de Gondi tente, pendant un an, de convaincre sa fille d’abandonner son projet, puis finit par ne plus s’y opposer. Marie-Catherine devient sœur Antoinette de Sainte-Scholastique, le même nom utilisé par son arrière-grand-mère Antoinette d’Orléans[92]. Le duc de Retz est chagriné par le départ de sa fille, qui doit partir au Calvaire de Nantes. Il manifeste son désir de fonder à Machecoul un monastère de Calvairiennes afin de rapprocher son enfant de lui. Après un avis favorable du roi Louis XIV en 1671, l’acte définitif consacrant l’établissement des Calvairiennes à Machecoul est passé le 26 avril 1673 : c’est ainsi qu’est créé le Couvent des Calvairiennes, avec sa Chapelle du Calvaire, encore debout aujourd’hui[93]. Sœur Antoinette dirige le monastère à partir de 1674, alors qu’elle n’est âgée que de 26 ans[94].

Son père le duc de Retz Pierre de Gondi meurt en 1676, et son épouse et cousine Catherine de Gondi meurt en 1677. Si leurs corps reposent dans l’église de La Trinité, leurs cœurs sont enfermés dans un cœur de bronze qui est déposé à l’intérieur d’une urne et placé en évidence dans la Chapelle du Calvaire[95]. Quant à leur fille Marie-Catherine Antoinette de Gondi, elle reste prieure jusqu’en 1677, puis elle part à Paris, et meurt en 1716[96].


Armoiries de la maison de Créquy : « D’or au créquier de gueules. »

À la mort du duc de Retz Pierre de Gondi en 1676, c’est son autre fille, Paule-Marguerite de Gondi (1655-1716), sœur de Marie-Catherine Antoinette, qui devient duchesse de Retz. Elle épouse en 1675 François Emmanuel de Blanchefort-Créquy (1645-1681), comte de Sault, duc de Lesdiguières, pair de France, mais n’aura pas de descendant[97],[98]. Ainsi s’achève, à la mort de Paule-Marguerite en 1716, la maison de Gondi au duché de Retz.


[modifier] Machecoul au XVIIIe siècle

Armoiries de la maison de Neufville-Villeroy : « D’azur au chevron d’or, accompagné de trois croisettes ancrées du même. »

Le duché de Retz passe alors aux mains de Nicolas VI de Neufville (1663-1734), duc de Villeroy, petit-cousin de Paule-Marguerite de Gondi : la grand-mère maternelle de Nicolas de Neufville était Marguerite de Gondi (1615-1670), fille d’Henri de Gondi. Marguerite de Gondi a épousé en 1645 Louis de Cossé de Brissac (1625-1661)[99]. Leur fille, Marguerite-Marie de Cossé de Brissac (1648-1708) a épousé en 1662 François de Neufville-Villeroy (1644-1730). Ces derniers sont les parents de Nicolas de Neufville.

En 1734, le fils de Nicolas de Neufville lui succède : Louis-François Anne de Neufville (1695-1766), duc de Villeroy, duc de Beaupréau, qui meurt sans enfant. Son neveu Gabriel de Neufville (1731-1794) lui succède en 1766, mais lui non plus n’aura pas d’enfant.


En 1755, le duc Louis-François de Neufville fait construire un tribunal seigneurial baptisé l’Auditoire. Il sert aux assises pour les juridictions et châtellenies de Machecoul, de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, de Château-Briord, du Coutumier et de La Bénate. Sur le fronton triangulaire de l’édifice est dessinée la balance, symbole de la justice, et où trône un écusson aux armes de Neufville-Villeroy, « d’azur au chevron d’or, accompagné de trois croisettes de même »[100].


Armoiries de la maison de Brie-Serrant : « D’argent, à quatre fasces de sable au lion de gueules, brochant sur le tout. »

En 1778, Gabriel de Neufville, qui mourra en 1794 sur l’échafaud à Paris, vend le duché de Retz. Il est alors racheté, par Clément Alexandre de Brie, marquis de Serrant. Le nouveau duc envoie en son nom un représentant pour prendre possession de ses terres, et notamment Machecoul : Louis de Rotrou de La Grandière, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, qui, du 11 au 20 octobre 1780, parcourt les lieux. Le chevalier de La Grandière est accompagné du procureur fiscal du duché, François Réal des Perrières, dressant procès-verbal de la prise de possession[101]. Ils sont solennellement reçus au château, puis à l’Auditoire, à l’église, au couvent des Calvairiennes, au couvent des Capucins, à la Cohue, à la paroisse de Sainte-Croix, dans la forêt de Machecoul, à l’abbaye Notre-Dame-de-la-Chaume, puis s’en vont prendre possession des Huguetières, Bourgneuf-en-Retz, Prigny, Pornic, Princé, La Bénate, etc.[102]

Le nouveau duc de Retz « démantèle » alors le duché : il ne garde plus que les fiefs de Machecoul et Pornic, et vend, de 1780 à 1782, une énorme quantité de fiefs. Après ces aliénations, le domaine de Retz n’est bientôt plus considéré comme un duché, et est rétrogradé en une simple baronnie d’ancienneté[103]. Le marquis de Brie-Serrant est d’ailleurs titré « baron de Retz », comme ses prédécesseurs des XIIIe, XIVe et XVe siècles.


Dans la nuit du 2 au 3 mars 1782, un incendie éclate au « Petit Château », lieu de résidence du marquis de Brie-Serrant, situé à proximité du château féodal. Les Machecoulais parviennent à l’éteindre. En remerciement, le marquis donne aux habitants de la ville un de ses terrains, La Rabine, afin d’en faire un lieu de promenade : par acte notarié, il est convenu que ce terrain ne doit jamais avoir d’autre utilité[104]. Pourtant aujourd’hui, le « lieu de promenade » est devenu un complexe sportif, accompagné d’une piscine et d’un camping !


Le marquis de Brie-Serrant sera le dernier seigneur de Retz. Il va être dépossédé de ses terres lorsque, en 1793, en pleine Révolution française, vont éclater les guerres de Vendée, lors desquelles Machecoul va être l’un des cœurs des événements.


[modifier] Machecoul en pleines guerres de Vendée

Article détaillé : Guerre de Vendée.


À l’aube de la Révolution, Machecoul est un centre d’affaires non négligeable, et un carrefour de plusieurs routes : des foires s’y tiennent très régulièrement ainsi qu’un marché hebdomadaire, où on y commercialise essentiellement la production agricole des campagnes voisines. Machecoul a un rôle économique important pour les habitants : y vivent notamment une cinquantaine de commerçants, une vingtaine d’aubergistes, une vingtaine de tisserands, et plus de 350 laboureurs et cultivateurs. Mais l’agitation et la misère sont grandes à Machecoul. Les mendiants affluent dans la ville, alors réputée sale et malsaine, propice aux fièvres de toutes sortes[105]. C’est dans ce climat qu’éclate la Révolution.

En 1790, la Bretagne est divisée en cinq départements, le marquis de Brie-Serrant est dépossédé de Machecoul et de ses terres, et le Pays de Retz tout entier est intégré au nouveau département créé : la Loire-Inférieure (qui deviendra l’actuelle Loire-Atlantique en 1957). Machecoul cesse alors d’être la capitale d’un Pays de Retz qui n’est plus qu’un souvenir historique et culturel, et devient une commune française. Un premier maire est ainsi élu, succédant au marquis de Brie-Serrant à la tête de la ville : Monsieur Laheu, ancien lieutenant général du duché de Retz.


Si les premières réformes de 1789 sont bien accueillies à Machecoul, la Constitution civile du clergé (1790) et l’abolition de la royauté (1792) sont rejetées majoritairement dans les campagnes, et notamment à Machecoul. L’exécution de Louis XVI et la levée en masse de 300 000 hommes, au début de l’année 1793, achèvent de discréditer la République[106].


Insigne des insurgés royalistes pendant les guerres de Vendée (1793).

Dès 1793 éclatent les premières émeutes, dirigées surtout contre les bourgeois et les riches, qui s’arrogent des privilèges que tous considèrent comme réservés aux seigneurs qui les ont mérités par les services rendus au royaume. C’est au milieu de nombreuses difficultés, résultant de l’avalanche de décrets de toutes sortes émanant des autorités, district et département, que survient la fameuse conscription des 300 000 hommes[107].

Le district de Machecoul doit fournir 310 hommes, soit par engagements volontaires, soit par réquisition. Évidemment, des jeunes gens refusent de participer au tirage au sort à La Chevrolière, Paulx, Saint-Étienne-de-Mer-Morte, Saint-Même-le-Tenu, Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, etc. Le 10 mars 1793, une centaine de gardes nationaux arrivent donc de Nantes à Machecoul pour aider les agents du recensement à faire leur travail. Mais le 11 mars, Henry-Charles de La Roche-Saint-André (1765-1836) prend la tête d’une insurrection populaire de 6 000 paysans armés de fusils et de faux, et s’empare de la ville, défendue par M. de Saint-Mars. Des patriotes sont arrêtés et massacrés, dont le directeur du collège, M. Gaschignard. Les femmes aussi se révoltent en raison de la circonscription qui va les priver de leurs époux, pères, fils ou frères, et vont aller jusqu’à tuer le maire de la ville René Caviézel, le curé constitutionnel Letort et une vingtaine de gardes nationaux et de républicains, les « bleus »[108].

Le Massacre de Machecoul, peinture de François Flameng, 1884

Ces « Massacres de Machecoul » se déroulent du 11 mars 1793 au 22 avril 1793. Ils commencent par une vague d’exécutions « spontanées ». Puis, René Souchu, ancien receveur de gabelle, se fait porter à la présidence d’un comité royaliste. Il institue un tribunal pour juger tous les « républicains notoires » du Pays de Retz, et des « exécutions officielles » sont alors organisées. Le nombre de victimes est difficile à évaluer : au moins 160 personnes pour l’historien Jean-Clément Martin, plus de 300 personnes pour l’abbé Chevalier, curé de Saint-Lumine-de-Coutais, plus de 500 personnes pour les républicains de l’époque[109].


François Athanase de Charette de La Contrie, par Jean-Baptiste Paulin Guérin (1819).

Les insurgés ont et veulent des chefs militaires : ils ont d’abord Henry-Charles de La Roche-Saint-André, puis vont chercher François Athanase de Charette de La Contrie (1763-1796), qui se trouve dans son manoir de Fonteclose, situé entre Machecoul et La Garnache. Ils se battent pour contrôler le Pays de Retz : Pornic est en effet située en zone républicaine. Le 23 mars, La Roche-Saint-André, à la tête de 3 000 hommes, s’empare de Pornic ; mais la ville est bientôt reprise par les républicains. La Roche-Saint-André doit s’enfuir ensuite à Bouin pour éviter des représailles de la part de Souchu. Charette s’installe à Pornic le 27 mars[110].

Mais les républicains se défendent. Le général Jean-Michel Beysser part de Nantes avec 3 000 hommes, deux cents cavaliers et huit canons pour reprendre Machecoul. Charette, craignant d’être encerclé, évacue Pornic, et revient à Machecoul. Il dispose sa troupe autour de la ville et se prépare à soutenir le feu. C’est alors que les paysans prennent peur face à l’armée républicaine de Beysser qui approche. Charette doit donc évacuer Machecoul, et le 22 avril, Beysser reprend la ville. Souchu, malgré une volte-face « républicaine » (il a changé de camp !), est arrêté et décapité[111].


Article détaillé : Massacres de Machecoul.
Article détaillé : première bataille de Machecoul.
Article détaillé : deuxième bataille de Machecoul.


Machecoul va changer de mains à plusieurs reprises : Charette la reprend le 11 juin (deuxième bataille de Machecoul), les républicains s’en rendent maîtres à nouveau le 14 septembre. L’armée de Charette s’y rétablit une nouvelle fois à la fin d’octobre. Le général républicain Nicolas Haxo, parti de Nantes, réoccupe Machecoul le 9 novembre. Mais le 7 décembre les républicains doivent encore l’évacuer. Charette revient encore, mais ne peut se maintenir. Le 2 janvier 1794, il se retire alors dans les bois de Legé, et les généraux républicains Beysser et Carpentier reprennent définitivement la ville : Machecoul devient ainsi républicaine, après avoir changé de camp quatre fois ![112] Machecoul est alors transformée en ville de garnison, abritant jusqu’à 2 000 soldats républicains[113].


Pendant ce temps, en décembre 1793, l’armée catholique et royale subit une très grave défaite à Savenay. Bientôt la guerre ne subsiste plus que sous forme de guérilla. La République veut donc en finir avec les insurgés vendéens qui résistent encore[114]. Douze armées reçoivent l’ordre de parcourir la Vendée « historique » en tous sens et de livrer aux flammes les villages, métairies, bois et genêts, et d’exterminer les rebelles et les suspects. Ces douze armées, surnommées les « Colonnes Infernales », sont formées de mercenaires généralement allemands ou suisses et ont à leur tête des généraux républicains qui appliquent de manière inégale les consignes de la Convention. Parmi les plus zélés, figure le général Louis Marie Turreau, commandant de l’armée depuis décembre 1793. Il lance ses opérations en janvier 1794. Dans une lettre, datée du 24 janvier, il écrit : « J’ai commencé l’exécution de mon plan, et si mes intentions sont bien secondées, il n’existera plus en Vendée, sous quinze jours, ni maisons, ni vivres, ni armes, ni habitants que ceux qui, cachés dans le fond des forêts, auraient échappé aux plus scrupuleuses perquisitions »[115]. Les colonnes rasent tout sur leur passage, du 12 janvier 1794 au 18 mai 1794. Les massacres des Lucs-sur-Boulogne en février 1794, avec plus de 500 victimes, constituent un des exemples les plus dramatiques de cette volonté d’extermination. Quelques villes seulement échappent à l’action exterminatrice, dont Cholet, Montaigu, Fontenay-le-Comte, etc. Machecoul sera aussi épargnée, mais pas les communes environnantes du lac de Grand-Lieu, dont Saint-Lumine-de-Coutais[116].


Pendant ce temps, en janvier 1794, Charette se retrouve traqué dans le marais de Bouin, ayant perdu des hommes, ses bases et ses alliés. La répression de Louis Marie Turreau et de Jean-Baptiste Carrier lui procure, à nouveau, des soldats qui préfèrent mourir en combattant plutôt que dans des massacres. Il regroupe plusieurs milliers de combattants pendant l’été 1794 et bénéficie de l’appui des ruraux. Il profite des erreurs de certains généraux républicains : Nicolas Haxo, son plus difficile adversaire, meurt au combat en mars 1794[117].

À partir de l’été 1794, Charette dispose d’une armée mobile et efficace. Il peut aussi compter sur des alliés comme Jean-Nicolas Stofflet et Charles Sapinaud de La Rairie. Les républicains tiennent les villes et les camps, mais la campagne leur échappe à nouveau. Charette attaque avec succès le camp républicain de Fréligné, et reconstitue un « petit royaume », à partir de Legé et de Belleville. Des problèmes de ravitaillement et la rudesse de l’hiver 1794-1795 amènent le gouvernement républicain à négocier avec les révoltés : cela aboutit à la signature d’un traité de paix au château de La Jaunaye, à Saint-Sébastien-sur-Loire, le 16 février 1795 entre les républicains et Charette. Mais ce traité est plus un calcul politique qu’une étape véritable vers la paix. Stofflet ne la reconnaît même pas et continue à se battre seul. La guerre ouverte entre Charette et la République recommence donc en juin 1795 suite au débarquement de Quiberon. L’échec royaliste donne au général républicain Lazare Hoche la possibilité de se retourner contre les Vendéens[118].

Lazare Hoche pratique une politique de paix auprès des paysans qui se soumettent, et accorde la liberté religieuse. Cette politique porte ses fruits. Charette est donc peu à peu abandonné par les ruraux et une partie de ses officiers qui sont lassés de la guerre. Hoche envoie des colonnes mobiles pour traquer les rebelles. Stofflet est finalement arrêté et fusillé en février 1796[119].



Exécution de François Athanase de Charette de La Contrie en 1796 à Nantes, par B. Van Deschamp (1866).

Et un mois plus tard, le 25 mars 1796, le tenace François Athanase de Charette de La Contrie est blessé et arrêté au Bois de La ChabotièreSaint-Sulpice-le-Verdon) par les troupes du général Jean-Pierre Travot : lorsqu’il est pris, il a trois doigts coupés et une balle dans la tête. Il sera fusillé à Nantes, Place des Agriculteurs (aujourd’hui Place Viarme), et malgré les douze balles reçues, la tradition veut qu'il soit resté une minute et quarante secondes debout !


C’est ainsi que s’achève les guerres de Vendée. Machecoul, dévastée, va mettre longtemps à se remettre des ravages de la Révolution. Les pertes humaines ont été très importantes et vont entraîner des conséquences démographiques sans précédents pour les années suivantes : de 3 340 habitants en 1790, Machecoul passe à 1 889 habitants en 1800 : en 10 ans, la ville a perdu 43 % de sa population[120]. Cette baisse serait due aux combats et aux massacres, mais sans doute aussi aux départs massifs de familles entières, et aux épidémies de 1794-1795.


[modifier] Machecoul au XIXe siècle

Le 22 décembre 1790, pendant la Révolution, L’Auditoire de justice seigneuriale avait été transformé en tribunal du district de Machecoul. Le 29 août 1804 (2 Fructidor an XII), le marquis de Brie-Serrant est exproprié son Auditoire. La commune ordonne à un officier retraité, Jean-Baptiste Fayolle, de racheter l’Auditoire. Jean-Baptiste Fayolle agit au nom de la ville de Machecoul. Le prix de cet achat, incluant le Petit Pré voisin, s’élève à 1 000 francs (il s’agit du franc germinal créé en mars 1803 par Napoléon Ier). Le montant est couvert par une souscription publique, due à l’initiative de M. Drommery, notable habitant de la ville. L’Auditoire devient alors la mairie de la ville. Deux annexes latérales seront construites en 1838[121].

Si l’Auditoire devient progressivement la mairie au cours du XIXe siècle, il remplit encore des fonctions judiciaires[122].


La même année, le marquis de Brie-Serrant est également exproprié du château de Machecoul, qui est mis en vente. Au lendemain de la Révolution, la ville, ravagée par les guerres de Vendée, doit être restaurée. Les ruines du château, qui conservait encore ses murs extérieurs et ses tours, servent alors de carrière de pierres pour reconstruire les maisons et remblayer les chemins, et le château, symbole de l’ancien régime, est défiguré jusqu’à en devenir très vite une triste carcasse[123].


Le fils du roi de France Charles X (1757-1836), Charles Ferdinand d’Artois (1778-1820), duc de Berry, épouse en 1816 Marie-Caroline de Bourbon-Siciles (1798-1870). La nouvelle duchesse de Berry, impressionnée par les guerres de Vendée de 1793, entreprend un voyage-pèlerinage dans la Vendée historique en 1828. En 1830, son beau-père le roi Charles X est contraint d’abdiquer et s’exile en Écosse : la duchesse de Berry essaie alors, mais sans succès, de soulever les pays voisins de la France contre le nouveau roi des Français Louis-Philippe Ier (1773-1850), considéré par elle et les monarchistes légitimistes comme un usurpateur. Puis elle tente de soulever les régions de France restées fidèles aux Bourbons. Après un échec en Provence, elle tente sa chance en Vendée, où elle arrive le 17 mai 1832 : une insurrection est déclenchée les 5 et 6 juin 1832 en Vendée et en Loire-Inférieure, et les communes du canton de Machecoul y prennent une part active. Mais les troupes du roi Louis-Philippe mettent rapidement un terme au soulèvement. La duchesse de Berry, traquée, se cache à Nantes où, dénoncée par le traître Deutz, elle est arrêtée en novembre 1832 : sa « chevauchée » est terminée[124].


Vers 1850, la vieille église romane de La Trinité devient trop petite pour accueillir les paroissiens. L’abbé Jean-Baptiste Augustin Bouron, arrivé à Machecoul depuis la fin de l’année 1846, la juge « peu salubre et peu digne d’une contrée si chrétienne ». Un projet d’agrandissement de la vieille église, par une seconde nef, est jugé trop onéreux. La décision de construire une nouvelle église est alors prise, et des fonds sont recherchés pour financer les travaux. En 1861, un premier plan est proposé par l’architecte M. Dessouchay : un vaste édifice inspiré du XIIIe siècle, de style néogothique, comportant deux clochers. Le coût est estimé à 132 000 francs. Mais l’administration impériale émet beaucoup de réserves : elle trouve le coût sous-évalué et ne souhaite qu’un seul clocher. Après deux années de négociations, l’intervention du maire Paul François permet enfin d’obtenir l’autorisation officielle. Les travaux de construction de la nouvelle église commencent donc en 1863. La première tranche comporte le chœur et le transept, et la deuxième tranche comportant la grande nef est presque achevée en 1873. Mais l’abbé Bouron, épuisé par la conduite des travaux et la recherche de financements, meurt en 1875. Son successeur, l’abbé Lavigne, fait construire les deux clochers de 60 mètres de haut, dessinés par l’architecte M. Fraboulet. Pour leur construction, on emprunte 50 000 francs. En 1881, l’église, aux airs de cathédrale, est enfin achevée et les nouvelles orgues installées. En 1883, la vieille église encore debout est alors démolie et les matériaux récupérés sont vendus pour financer une partie des nouveaux clochers. On récupère deux des anciennes cloches, et on y ajoute deux autres sonneries, dont un gros bourdon de 2,4 tonnes qui sonne pour la première fois lors de la Saint Honoré de l’année 1885[125],[126].


En 1876 est inaugurée la gare de Machecoul par Henri Le Loup de La Biliais, député-maire de la ville[127].


Entre 1880 et 1885, a lieu la destruction de la vieille Cohue, qui datait de 1095. L’édifice de 800 ans d’âge avait des piliers en bois très fatigués : on raconte qu’un soir, l’ivrogne notoire de la ville, un dénommé Baron, en s’accrochant à un des piliers, fait tout écrouler ! Le maire Henri de La Biliais ordonne alors la construction des Halles actuelles, là où s’était dressée la Cohue[128].

Les nouvelles Halles ont l’apparence géométrique d’un parallélogramme bardé de fer « de la tête au pied comme un guerrier antique », selon l’expression du frère Traséas. On y retrouve l’influence de l’architecte Baltard, célèbre pour la construction des Halles de Paris. On utilise le fer de manière fonctionnelle, le bâtiment ayant une destination utilitaire. On allège au maximum les supports et on laisse l’armature apparente. Mais ces nouvelles Halles sont critiquées par certains : « si la tournure des Halles est svelte et légère, elle est sans grâce, en dépit des minces supports de fonte s’effilant en colonnades ». Cette querelle des « anciens » et des « modernes » n’est pas réservée à l’échelon machecoulais. Elle existe à Paris lors des grandes expositions universelles de 1889 et de 1900, avec la construction du Grand et du Petit Palais et surtout de la tour Eiffel. On est à l’époque du fer, et les nouvelles Halles de Machecoul représentent la modernité de cette époque[129].


Machecoul se tourne enfin vers une activité économique grandissante : création d’un Four à Chaux (1850), mise en place de commerces, de foires et de marchés, etc. À la fin du XIXe siècle, Machecoul sera pourvue d’une gare (1876[130]), d’un hippodrome (1885), d’une distillerie (1886), de nombreux moulins et d’une minoterie[131].


[modifier] Machecoul au XXe siècle

L’arrivée du chemin de fer tourne Machecoul vers l’industrie : laiterie, beurrerie, minoterie, usine de cycles, constructions métalliques, etc.[132] Les commerces et services fleurissent : en 1927, Machecoul compte 63 cafés[133] !


Le premier tiers du XXe siècle est marqué par le commencement des travaux d’électrification. Mais, à vingt années de distance, les deux guerres mondiales vont ralentir le développement de la commune[134], et prendre certains de ses enfants.

Lors de la Première Guerre mondiale, la ville perd 140 Machecoulais[135], morts pour la France dans les tranchées.


Lors de la Seconde Guerre mondiale, les Allemands occupent très rapidement la commune vers le 2 juillet 1940. Ils installent la Kommandantur à la maison de caractère, rue Alexandre Riou, et les soldats se répartissent principalement au Champ de Courses, dans les bâtiments du Patronage rue Pasteur et au village de Saint-Lazare. Les Allemands, dont l’attitude reste plutôt correcte (ils paient ce qu’ils achètent, participent à la messe paroissiale, font même de menus cadeaux aux enfants), font cependant appliquer strictement le couvre-feu qu’ils établissent aussitôt, disposent des barrières de contrôle et des installations de brouillage des ondes. Et les drapeaux à la croix gammée flottent alors sur l’église, le château de la famille de Grandmaison et la mairie. L’hôpital de Machecoul devient un hôpital militaire[136].

La population machecoulaise double, car il y a autant d’Allemands que d’habitants. Les soldats demeurent chez les habitants et dans les hôtels (notamment des généraux à l’hôtel de La Croix Verte et le château de L’Hermitière). Il n’y a plus de journaux et la TSF est brouillée. Souvent, tout manque : lumière, chauffage, sucre, café, tabac, etc.[137]

À chaque extrémité des rues, les Allemands installent des barrages, notamment dans la grande rue, en face de la gare et de la Kommandantur. Les Machecoulais se méfient des Allemands, qui demandent leurs papiers lorsque les gens vont à la messe le dimanche. Les Machecoulais cachent leurs voitures et leurs vélos pour éviter d’être réquisitionnés. Les Allemands établissent un couvre-feu, un groupe de gardes patrouille dans les rues et soumet à des interrogatoires ceux qui trainent après l’heure, et tirent sur ceux qui ne répondent pas aux sommations (un jeune Machecoulais en fait les frais, rue Alexandre Riou). Durant l’occupation de Machecoul, quatre soldats allemands seront tués, notamment suite à une histoire de vol de bicyclettes[138].

À la Libération, un bataillon de FFI, le bataillon Marcel, arrive de Bretagne, une fois les Allemands partis. D’autres FFI viennent aussi depuis la Vienne. Les FFI ne sont pas aussi corrects avec les femmes que l’étaient les Allemands (tontes des chevelures des femmes, feux de joie, etc.)[139]


À partir des années 1950, Machecoul reprend enfin son essor et se modernise. Le chiffre de la population, qui stagnait autour de 3 500 habitants depuis des décennies, remonte progressivement pour atteindre bientôt 4 500 habitants en 1975, 5 000 en 1982, 5 500 en 2000, 5 700 en 2006, et passant enfin la barre des 6 000 habitants aujourd’hui[140], grâce au baby-boom des années 1950 et l’arrivée récente de nouveaux venus d’un peu partout en France. Des Machecoulais vont partir pour la Guerre d’Algérie en 1957-1959, où certains périront.

De nouveaux quartiers surgissent, avec des noms de fleurs et d’oiseaux aux rues, les commerces se développent et se modernisent, des écoles et collèges sont construits, et l’industrialisation et le commerce se déploie : l’usine de cycles Gitane prospère, et une grande surface voit le jour dans les années 1980 dans le quartier des Prises. Des animations sociales et culturelles fleurissent : cinéma, théâtre, spectacles au château (Les Mystères de Gilles de Rais), bibliothèque municipale, cybercentre, piscine, camping, étang, sports, foires expositions, marchés hebdomadaires le mercredi, etc. L’éducation prend une grande place dans la vie de la commune, qui abrite de nombreuses écoles, collèges et lycées.


[modifier] Machecoul aujourd’hui

À partir des années 1990, le conseil municipal, dirigé par le maire Alain de La Garanderie, entreprend de multiples travaux de rénovation au sein de la ville, qui se fait alors une nouvelle jeunesse : centre-ville, rues, places, voiries, réhabilitation et restauration de l’Abbaye de la Chaume, du Four à Chaux, de la salle de théâtre, etc., et récemment du cinéma. L’église de La Trinité est depuis quelques mois en phase de nettoyage de ses façades extérieures, prenant peu à peu un petit coup de jeune[141].

Machecoul est le théâtre de nombreuses manifestations sportives, notamment bi-cross, cyclisme, football, etc.


Machecoul, chef-lieu de canton réunissant Saint-Même-le-Tenu, La Marne, Paulx, Saint-Mars-de-Coutais et Saint-Étienne-de-Mer-Morte, devient chef-lieu de la communauté de communes regroupant les précédentes plus Fresnay-en-Retz et, depuis 2004, Bourgneuf-en-Retz et Saint-Cyr-en-Retz.


La ville se tourne vers l’extérieur et l’étranger en devenant jumelée avec trois petites villes européennes :


[modifier] Blasonnement

Machecoul


[modifier] Ancienne noblesse de Machecoul

Article détaillé : Ancienne noblesse de Machecoul.


[modifier] Administration

[modifier] Ancienne seigneurie de Machecoul

Ci-après la liste des seigneurs de Machecoul ayant régné sur la ville. Pour leur généalogie détaillée, leurs filiations et leurs descendances, lire :

Article détaillé : Liste des seigneurs de Machecoul.


Maison de Retz (dont une branche de la descendance prend le nom de Machecoul)
Période Identité
 ????  ???? après les invasions normandes, un chevalier breton (ou franc ?), qui prend le nom de seigneur de Retz, s’établit au Pays de Retz en prenant la place vacante des anciens viguiers[151].
 ????  ???? Gestin (????-????), vicomte, d’origine bretonne (ou franque ?), parent du précédent
 ????  ???? Gestin Ier DE RETZ (985-????), seigneur de Sainte-Croix, seigneur de Retz, fils ou parent du précédent
 ???? 1070 Harscoët Ier DE RETZ (1010-1070), seigneur de Sainte-Croix, seigneur de Retz, fils du précédent
1070 après 1083 Gestin II DE RETZ (1040-????), seigneur de Machecoul, seigneur de Retz, fils du précédent
après 1083 avant 1137 Garsire Ier DE RETZ (1070-1141), seigneur de Machecoul, seigneur de Retz, fils du précédent
 ????  ???? Harscoët II DE RETZ (????-????),seigneur de Machecoul, seigneur de Retz, fils du précédent
avant 1137 1160 Garsire II DE RETZ (1105-1160), seigneur de Retz, frère du précédent
1160 1162 Raoul Ier DE RETZ (1106-1162), seigneur DE MACHECOUL, seigneur de Retz, frère du précédent (fonde la première dynastie de Machecoul, qui suit)
1162 1212 Bernard DE MACHECOUL (1140-1212), seigneur de Machecoul, fils du précédent
1212 1214 Raoul II DE MACHECOUL (1183-1214), seigneur de Machecoul, fils du précédent
1214 1235 Béatrice DE MACHECOUL (1185-1235), dame de Machecoul, sœur du précédent
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Maison de Thouars
Période Identité
1214 1246 Aimery VIII DE THOUARS (1187-1246), seigneur de Machecoul (du chef de sa femme), second mari de la précédente
1235  ???? Jeanne DE THOUARS (1217-1258), dame de Machecoul, fille des deux précédents
-
Maison de Maillé
Période Identité
1235  ???? Hardouin V DE MAILLÉ (1190-1243), seigneur de Machecoul (du chef de sa femme), premier mari de la précédente
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Maison de Vihiers-Montaigu
Période Identité
 ????  ???? Marguerite DE VIHIERS (1189-????), dame de MONTAIGU, dame de Machecoul, grand-tante par alliance de Jeanne de Thouars
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Maison (capétienne) de Dreux (dont une branche de la descendance prend le nom de Machecoul)
Période Identité
 ???? 1250 Pierre Ier DE DREUX « Mauclerc » « de Braine » (1190-1250), duc de Bretagne, seigneur de Machecoul (du chef de sa femme), mari de la précédente
1250 1258 Olivier Ier DE DREUX « de Braine » (1231-1279), seigneur DE MACHECOUL, fils du précédent (fonde la seconde dynastie (capétienne) de Machecoul, qui ne règnera pourtant pas sur la ville)
-
Maison de Thouars
Période Identité
1258 1258 Jeanne DE THOUARS (1217-1258), dame de Machecoul, restaurée
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Maison de Belleville
Période Identité
1258 1258 Maurice II DE BELLEVILLE (1215-1297), seigneur de Machecoul (du chef de sa femme), second mari de la précédente
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Maison de Retz
Période Identité
1258 1265 Eustachie « Aliette » DE RETZ (1228-1265), dame de Machecoulet de Retz, cousine éloignée de Jeanne de Thouars et arrière-arrière-petite-fille de Garsire II de Retz
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Maison Chabot[152]
Période Identité
1244 1264 Gérard Ier CHABOT (1197-1264), seigneur de Machecoul, seigneur de Retz (du chef de sa femme), mari de la précédente
1264 1298 Gérard II CHABOT (1245-1298), seigneur de Machecoul, seigneur de Retz, fils des deux précédents
1298 1338 Gérard III CHABOT « le Benoist » (1280-1338), seigneur de Machecoul, seigneur de Retz, fils du précédent
1338 1344 Gérard IV CHABOT (1300-1344), seigneur de Machecoul, baron de Retz, fils du précédent
1344 1399 Gérard V CHABOT (1320-1399), seigneur de Machecoul, baron de Retz, fils du précédent
1399 1406 Jeanne CHABOT « la Sage » (1331-1406), dame de Machecoulet de Retz, fille du précédent
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Maison de Parthenay
Période Identité
1379 1406 Jean DE PARTHENAY (????-1427), seigneur de Machecoul, baron de Retz (du chef de sa femme), troisième mari de la précédente
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Maison de Montmorency-Laval[153] (deuxième maison de Laval) (qui prend le nom de Retz)
Période Identité
1406 1415 Guy II DE MONTMORENCY-LAVAL, baron DE RETZ (????-1415), seigneur de Machecoul, cousin issu de germain de Jeanne Chabot « la Sage » et arrière-petit-fils de Gérard III CHABOT « le Benoist »
1415 1440 Gilles DE MONTMORENCY-LAVAL, baron DE RETZ (1404-1440), seigneur de Machecoul, fils du précédent
1440 1457 Marie DE MONTMORENCY-LAVAL, baronne DE RETZ (1429-1457), dame de Machecoul, fille du précédent
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Maison de Coëtivy
Période Identité
1441 1450 Prigent VII DE COËTIVY (1399-1450), seigneur de Machecoul, baron de Retz (du chef de sa femme), premier mari de la précédente
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Maison de Montfort-Laval
Période Identité
1451 1457 André DE MONTFORT-LAVAL (1408-1485), seigneur de Machecoul, baron de Retz (du chef de sa femme), second mari de Marie de Retz
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Maison de Montmorency-Laval[154] (deuxième maison de Laval) (qui prend le nom de Retz)
Période Identité
1457 1473 René DE MONTMORENCY-LAVAL, baron DE RETZ (1407-1473), seigneur de Machecoul, oncle paternel de Marie de Retz
1473 1481 Jeanne DE MONTMORENCY-LAVAL, baronne DE RETZ (????-????),dame de Machecoul, fille du précédent
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Maison de Chauvigny
Période Identité
1473 1481 François DE CHAUVIGNY (1430-1491), seigneur de Machecoul, baron de Retz (du chef de sa femme), mari de la précédente
1481 1503 André III DE CHAUVIGNY (????-1503), seigneur de Machecoul, baron de Retz, fils des deux précédents
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Maison Sauvage
Période Identité
1503 1503 Tanneguy SAUVAGE (1430-1503), prétendant à la seigneurie de Machecoul et à la baronnie de Retz, cousin éloigné du précédent, arrière-arrière-arrière-petit-fils de Gérard III Chabot « le Benoist »
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Maison de Tournemine
Période Identité
1503 1524 Georges DE TOURNEMINE (????-1524), prétendant à la seigneurie de Machecoul et à la baronnie de Retz, cousin éloigné des deux précédents et arrière-arrière-arrière-petit-fils de Gérard III Chabot « le Benoist »
1524  ???? Françoise DE TOURNEMINE (????-????), prétendante à la seigneurie de Machecoul et à la baronnie de Retz, fille du précédent
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Maison d’Annebault[155]
Période Identité
 ???? 1552 Claude D’ANNEBAULT (1495-1552), prétendant à la seigneurie de Machecoul et à la baronnie de Retz (du chef de sa femme), mari de la précédente
1552 1562 Jean III D’ANNEBAULT (????-1562), seigneur de Machecoul, baron de Retz, fils des deux précédents
-
Maison de Clermont-Tonnerre[156]
Période Identité
1562 1603 Claude-Catherine DE CLERMONT-TONNERRE (1543-1603), dame de Machecoul, baronne puis duchesse de Retz, seconde épouse du précédent
-
Maison de Gondi[157]
Période Identité
1565 1602 Albert DE GONDI (1522-1602), seigneur de Machecoul, baron puis duc de Retz (du chef de sa femme), second mari de la précédente
1596 1634 Henri DE GONDI (1590-1659), seigneur de Machecoul, duc de Retz, petit-fils des deux précédents
1634 1676 Pierre DE GONDI (1602-1676), seigneur de Machecoul, duc de Retz, cousin germain et gendre du précédent
1676 1716 Paule-Marguerite DE GONDI (1655-1716), dame de Machecoul, duchesse de Retz, fille du précédent
-
Maison de Blanchefort-Créquy
Période Identité
1676 1681 François Emmanuel DE BLANCHEFORT-CRÉQUY (1645-1681), seigneur de Machecoul, duc de Retz (du chef de sa femme), mari de la précédente
-
Maison de Neufville-Villeroy
Période Identité
1716 1734 Louis Nicolas VI DE NEUFVILLE, duc de VILLEROY (1663-1734), seigneur de Machecoul, duc de Retz, petit-cousin de Paule-Marguerite de Gondi et arrière-petit-fils d’Henri de Gondi
1734 1766 Louis-François Anne DE NEUFVILLE, duc de VILLEROY (1695-1766), seigneur de Machecoul, duc de Retz, fils du précédent
1766 1778 Gabriel Louis François DE NEUFVILLE, duc de VILLEROY (1731-1794), seigneur de Machecoul, duc de Retz, neveu du précédent
-
Maison de Brie-Serrant
Période Identité
1778 1790 Clément Alexandre DE BRIE, marquis de SERRANT (1748-????), seigneur de Machecoul, baron de Retz, par rachat du Pays de Retz, et non-apparenté aux précédents
Toutes les données ne sont pas encore connues.


[modifier] Commune de Machecoul

Liste des maires successifs[158],[159]
Période Identité Parti Qualité
1790  ????  ?????? Laheu - lieutenant général du duché de Retz
 ????  ???? René Caviézel[160] - -
 ????  ???? Pierre Guilbaud - -
 ???? 1801  ?????? Gigault - -
1801 1812  ?????? Noëlat - -
1812  ???? Jean-François Réal - -
 ????  ????  ?????? Padioleau - -
maire en 1826 maire en 1827 Pierre Guilbaud - -
maire en 1830 1830  ?????? Padioleau - -
maire en 1832 1834 Jean-Baptiste Cailleteau - -
1834 1840 Joseph Fouré - -
1841 1860 Alexandre Riou - -
1860 1871 Paul François - -
1871 1907 Henri Le Loup de La Biliais - -
1907 1944 Augustin Dutertre de La Coudre[161] PRNS député de Loire-Inférieure de 1937 à 1940
1944 1945 Théodore Bonneau - -
1945 1945 Augustin Dutertre de La Coudre[162] PRNS député de Loire-Inférieure de 1937 à 1940
1945 1953 Joseph Tostivint[163] - -
1953 1970 Jean de Grandmaison[164] CNIP député de Loire-Inférieure
1970 1973 Gabriel Reliquet[165] - -
1973 1989 Jean Ménager[166] - médecin
1989 (2014) Alain de La Garanderie[167] MoDem-UDF médecin
Toutes les données ne sont pas encore connues.


[modifier] Démographie

La population totale de Machecoul était de 1 950 habitants en 1689, 3 340 habitants en 1790, 3 600 habitants en 1793. Après les événements de la Révolution, la population chute à 1 889 habitants en 1800[168].


Évolution démographique
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
3964 4240 4549 5060 5072 5420 5732[169]
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


[modifier] Économie

Quelques entreprises constituent le poumon économique de la ville :

  • L’entreprise de cycles Cycleurope, regroupant notamment Gitane, Micmo et le magasin de pièces détachées et accessoires de cyclisme Eurostar. Gitane s’est illustrée en équipant et sponsorisant de grands champions de cyclisme du Tour de France (Jean Stablinski, Rudi Altig, Jacques Anquetil, Lucien Aimar, Lucien Van Impe, Bernard Hinault, Laurent Fignon et Greg Lemond). Machecoul a d’ailleurs été étape du Tour de France plusieurs fois, notamment en 1988[170].
  • L’entreprise Chagnas Constructions Métalliques, spécialisée dans les charpentes métalliques (de bâtiments industriels et agricoles principalement), fondée en 1922 par Marcel Chagnas. A notamment travaillé à la rénovation d’une partie de la tour Eiffel à Paris dans les années 1980[171].
  • Les entreprises Novoferm (anciennement Julien Redois Industries), Bel’M (anciennement SA Guilbaud) et Husky, fabriquant des portes et portails.
  • La distillerie Seguin (aujourd’hui CLS Rémy Cointreau).
  • La fromagerie Beillevaire.

Les exploitations maraîchères sont également importantes à Machecoul : on y produit notamment salades (et spécialement la mâche), tomates et concombres, ainsi que du muguet, vendu tous les ans en mai à l’échelle nationale et à l’étranger.

Voir également :


[modifier] Jumelage


[modifier] Lieux, monuments et curiosités

  • Le Phare à Bois (époque gallo-romaine). Tourelle de pierre dans laquelle on allumait un feu (avec du bois, d’où son nom), dont les flammes guidaient les navires à l’approche du rivage[172],[173].
  • Les sarcophages mérovingiens (VIIIe siècle), en calcaire coquillier. À la fin du VIIe siècle, les moines philibertains ont implanté dans la plaine des Chaumes une chapelle dédiée à la Vierge, avec un cimetière, où l’on a retrouvé ces sarcophages. Le cimetière a été géré plus tard par les bénédictins de l’abbaye Notre-Dame-de-la-Chaume. Sous le sol de la chapelle actuelle, transformée en ossuaire, que l’on voit encore dans un angle du vieux cimetière, on a rencontré en faisant des travaux les fondations de la première chapelle avec des restes de carrelage (elle était plus petite encore). En 1856, on a découvert autour d’elle une importante nécropole mérovingienne avec de nombreux sarcophages en calcaire coquiller ou en tuffeau (trois d’entre eux subsistent et sont dressés le long du mur près de la chapelle dans l’actuel cimetière). En dehors de l’enceinte du cimetière, on a trouvé d’autres sarcophages, dans le jardin de l’abbaye et à l’emplacement de la deuxième chapelle. Ces derniers tombeaux avaient été réemployés par les moines pour inhumer leurs abbés et sur l’un deux un grand couvercle portait en relief ces larges bandes que l’on rencontre sur les tombes mérovingiennes. Peu de temps après, le frère Traséas, directeur d’école à Machecoul, a entrepris des fouilles sur l’emplacement de la chapelle du monastère appelée chapelle Saint-Jean, qui était en ruines et a découvert toute une série de sarcophages, soit en calcaire, soit en argile simplement pétrie. Chacun contenait un ou plusieurs squelettes. Les moines avaient inhumé leurs abbés dans les sarcophages anciens qu’ils avaient trouvés sur place lors de la construction de l’église. Toutes ces tombes orientées tête à l’ouest possédaient un couvercle bombé sans inscription. Sur l’un des couvercles, on trouve deux colonnettes grossièrement sculptées réunies par un fronton en partie brisé. En 1892, l’abbé Gendre, vicaire de Machecoul a repris les fouilles à l’emplacement de la nef et a découvert, lui aussi, des sarcophages, tous en calcaire, sauf un, formé de larges dalles d’ardoise[174].
  • L’ancienne église de Sainte-Croix. Le premier édifice du Xe ou XIe siècle a été remplacé au XVe siècle par un autre, plus important, dont on peut voir les restes. Il s’agit, à l’origine, d’un bel édifice, dont la façade s’ouvrait sur la rue par deux grandes portes. Le chevet plat, le mieux conservé, présente dans ses contreforts des fragments de sarcophages. Chœur et nef était séparés par un jubé monumental surmonté d’un grand Christ. Deux autels principaux, placés de part et d’autre du jubé, étaient dédiés l’un à Sainte Anne, l’autre à Saint Roch et Saint Sébastien. Le sol était dallé de larges pierres, la voûte en bois. Dans les deux bas-côtés étaient répartis d’autres autels. Les seigneurs voisins de La Clartière avaient leur chapelle Saint-Jean dans le bas-côté gauche, entouré d’une balustrade en bois. Dans l’église, il y avait deux « litres » portant l’une les armoiries des ducs de Retz, l’autre celles des seigneurs de La Clartière, qui furent les Thébaud, Grimaud, Giffart, Bastelard et Montaudouin. Dans un placard fermé étaient conservées deux croix contenant des parcelles (supposées) de la Vraie Croix, que l’on portait solennellement aux processions. Le contour des quatre murs est conservé : la grande porte était du côté de la route. Le chœur était au fond[175].
  • Plusieurs anciens moulins : moulin de La Clavier, moulin de La Chenille, moulin Gaudin, moulin des Liards, moulin des Harses, moulin des Moines, moulin Geai, moulin Neuf, moulin Blanc, moulin de La Cave, moulin Pageau, moulin d’Abas, moulin de Bel-Air, moulin Bontemps, moulin Chenillon, moulin de La Prée, moulin de La Grevillère[176].
  • L’ancien prieuré de Saint-Martin, au Bourg Saint-Martin. Fondé sans doute par Saint Martin de Vertou. Il a ensuite dépendu de Marmoutier[177].
  • L’ancien prieuré de Saint-Denis, îlot rocheux dans le marais, dont il ne reste plus que le puits[178].
  • L’ancien prieuré de Saint-Michel-en-l’Isle, situé à 2 km au sud. Fondé par les sires de Retz, il était sous la dépendance de l’abbaye Saint-Sauveur-de-Redon. La chapelle, de grande dimension à l’origine, avait été réduite de moitié lors des restaurations faites au XVIIe siècle. Comme souvenirs, il en reste deux bénitiers ronds en calcaire et deux statues de bois peint représentant Saint Michel et Saint Louis, œuvres du XVe siècle, mais très mutilées[179].
  • L’ancienne Chapelle des Dons (encore appelée Chapelle Dindon), construite à une époque inconnue à la suite d’un don (d’où son nom) dont on ignore l’auteur[180].
  • L’ancienne Chapelle de Hucheloup. On y voit encore un vieux bâtiment à un étage, avec escalier extérieur et porte arrondie au rez-de-chaussée. La chapelle devait se trouver enclose entre les vieux murs de cet édifice[181].
  • L’Abbaye Notre-Dame-de-la-Chaume (XIe siècle). Il s’agit de la principale des neuf implantations bénédictines du Pays Nantais. Les moines de l’abbaye de Saint-Sauveur-de-Redon ont installé en 1055 un prieuré sur les terres du seigneur Harscoët Ier de Retz, seigneur de Sainte-Croix, à l’endroit même de l’ancien sanctuaire fondé par les disciples de Saint Philibert. Ce prieuré a été érigé en abbaye vers 1092[182]. Au XVe siècle, on a construit une nouvelle église à trois nefs (qualifiée de « très belle »), décorée de peinture à l’huile sur lambris. Elle avait un autel dédié à Saint André et un autre dédié à Sainte Émerance. Le clocher n’avait qu’une cloche ; le cloître était dans le style roman (il a été bâti en 1063 et refait au XVIIe siècle). Le cloître roman a été conservé, mais les bâtiments abbatiaux ont été réparés et augmentés. Il y a eu alors un pigeonnier (au XVIIIe siècle), qui existe toujours, un étang, deux jardins, une cour d’honneur et une cour intérieure. Après 1725, le nombre des moines tomba de neuf à trois et ces derniers trouvèrent refuge au prieuré Saint-Martin de Vertou. Par manque de revenus, les religieux ont donc quitté l’abbaye en 1767 : l’Abbaye Notre-Dame-de-la-Chaume s’est ainsi éteinte en 1767, après 700 ans d’existence. Le domaine proche de l’abbaye a alors été acheté nationalement par un armateur nantais, Guillaume Paimparay, mais en 1802, il a donné les pierres de la chapelle pour reconstruire l’église de Fresnay-en-Retz. D’autres dépendances ont été acquises par les familles Lamaignère, Pailler, Rucher-Bazelais. Par la suite le couvent est passé aux mains des abbés Blanchard, directeurs du collège catholique de Machecoul. On ne sait pas ce que sont devenus les reliques de Saint André et celles (supposées) de la Vraie Croix, ni ce qu’il est advenu d’une croix processionnelle avec bâton d’argent, qu’on avait fait venir de Paris[183]. Vendu comme bien national, le domaine de La Chaume a fini par servir de carrière de pierres. Aujourd’hui très en ruine, il n’en reste plus que le pigeonnier et les fondations des murs de l’enceinte, qui entouraient l’abbaye[184]. Une politique de rénovation et de réhabilitation du site est actuellement en cours.
  • Le Pont de Cahouët (vers le XIe siècle), dit à tort « le Pont Romain » (il ne date pas de l’époque romaine). Petit pont situé sur la rivière Le Falleron[185].
  • La Chapelle de Quinquenavent (XIIe siècle). Implantée sur un îlot calcaire de l’ancien golfe de Machecoul, il s’agit d’un ancien prieuré datant de la fin du XIe siècle et dépendant de l’abbaye de Nieul-sur-l’Autise (en Vendée), fondée vers 1008. Ce prieuré a été placé sous le vocable de prieuré de Sainte-Marie-Magdelaine de Quinquenavent, ordre de Saint-Augustin. La chapelle a été construite par des moines augustins venus initier et participer à l’assèchement des marais, régulièrement assaillis par la mer. Pour cela, ils ont entrepris les premiers endiguements (la chaussée de Quinquenavent) et la construction d’écluses. L’implantation en zone de marais est logique, à l’époque où l’agriculture (conquête de nouveaux territoires) et la saliculture connaissent un développement important. Au XVIe siècle, des revendications de territoire et de revenus vont conduire les moines à quitter le marais. Le chœur et la crypte datent du XIIe siècle. La nef à une seule travée date du XIIIe siècle. Le chœur, à chevet circulaire, bordé de contreforts plats, comporte deux rangées d’étroites meurtrières, et la rangée inférieure, au ras du sol, éclaire une crypte. La nef, presque carrée, sans ouverture, a perdu une travée lors de la réfection qui a ajouté les deux contreforts obliques à la nouvelle façade. La nef est séparée du chœur, très surélevé, par le mur antérieur de la crypte. Une porte a existé, elle est actuellement cachée par le remblai, qui a permis d’accéder à la crypte par un escalier de pierre. Pour passer dans le chœur, il faut monter l’escalier latéral qui permet d’admirer les voûtes romanes[186].
  • Le château de Machecoul (XIIIe siècle), dit « Château de Gilles de Retz » ou « Château de Barbe-Bleue ». Ce château a remplacé un édifice primitif qui avait été érigé à la fin du XIe siècle en bordure de la rivière Le Falleron par les seigneurs de Retz de la famille Chabot[187]. Le château est une forteresse carrée entourée de douves avec six tours crénelées et un donjon. Ce château a connu bien des drames et des vicissitudes. Gilles de Retz (1404-1440) est né et a vécu dans ce château. C’est là que Gilles de Retz aurait fait périr, selon les actes de son procès, une partie de ses jeunes victimes et qu’il y a brulé, dans la cheminée de sa propre chambre, le corps d’un jeune brestois, Bernard La Camus, assassiné à Bourgneuf-en-Retz. C’est devant le pont-levis, aujourd’hui disparu, qu’il s’est rendu à première sommation au capitaine Jean Labé, envoyé par le duc Jean V « le Sage » de Bretagne pour l’arrêter et le faire comparaître, le 13 septembre 1440 à Nantes. En 1680, un document cité par Verger, montrait encore « une enceinte carrée de cent vingt mètres de développement, six tours à créneaux et les fondations de trois grosses contre-tours à plate-forme, le tout avec donjon, herse et pont-levis ». La ville de Machecoul elle-même était « close et fermée de murailles et fossés » qui laissaient hors-les-murs, les trois faubourgs de Sainte-Croix, Le Bourg-Mignon et Le Bourg-Saint-Martin. La garnison du château, en temps de guerre, était constituée par les milices de Paulx, La Marne, Saint-Même-le-Tenu, Fresnay-en-Retz et Machecoul. À la Révolution, les douves du château ont servi de lieu d’exécution pour de nombreux républicains[188]. Le château est brûlé en 1792, lors des affreux événements de l’Insurrection, puis laissé à l’abandon et transformé en carrière de pierres au début du XIXe siècle. Les pierres du château ont servi à empierrer les routes et à construire des maisons. Dans l’enceinte du château, il y avait une chapelle dédiée à la Vierge à l’usage du peuple et un oratoire privé. Le baptistère de l’église actuelle de Machecoul provient de cette chapelle[189]. Du château, encore assez bien conservé en 1825, il ne subsiste plus aujourd’hui que quelques misérables pans de murs, très en ruine. Le château est actuellement une propriété privée, avec visite guidée extérieure[190].
  • Le Manoir de la Verrerie (XVIe siècle), Rue Saint-Nicolas. À l’origine, le logis, avec son beau portail, aurait appartenu à une protégée de François Ier, une amie de Françoise de Foix, dame de Châteaubriant. Propriété en 1588 du verrier florentin Giovanni Ferro (que François Ier a fait venir d’Italie[191]), il est appelé Manoir de la Mourandière, puis Manoir des Ferro, Manoir de la Verrerie : on y a fabriqué jadis du verre et du cristal. En 1602, Giovanni Ferro a quitté Machecoul pour s’installer à Nantes au quartier de La Fosse, où il est mort en 1609. Le manoir a ensuite appartenu à la famille Fellonneau. Plus tard, il a été la propriété du docteur Jean Perraud, mort à Machecoul, en 1731. Un autre médecin Jean Lansyer l’a possédé et habité le logis de La Verrerie. Il a ensuite été acquis successivement par les familles Dutertre de La Coudre, Gazeau et Duez. Ce manoir est aujourd’hui la propriété des frères de Saint-Gabriel, qui en ont fait un collège[192],[193].
  • L’ancien Couvent des Capucins (XVIIe siècle), au 14 Rue des Capucins. Fondé en 1600 par Antoinette d’Orléans (1574-1618), duchesse de Longueville, dame de Château-Gontier et veuve du duc de Retz Charles de Gondi (1569-1596). À l’origine, la décision de création a été prise pour établir le tombeau de Charles de Gondi, tué en 1596 à la prise du Mont-Saint-Michel. Son corps a été ramené à Machecoul et déposé provisoirement en un enfeu de l’Église de La Trinité, en attendant le transfert dans le Couvent des Capucins à créer. L’édifice n’a été occupé par des capucins qu’à partir de 1616, et jusqu’en 1791. En 1774, on note la mort du père-syndic des capucins, François Réal des Perrières, né à Mâcon en 1702 et mort à Machecoul le 18 février 1774. Lors de la Révolution, un inventaire a été dressé par les autorités, mais il n’y a pas eu d’acquéreurs du couvent, qui a alors été loué pour six ans au sieur Gaudin pour la somme de 70 livres. Un calice d’argent avec sa patène et deux petites cloches ont été envoyés à l’Hôtel des Monnaies à Nantes. Le couvent a servi un moment de caserne pour la troupe cantonnée à Machecoul. Plus tard, on y a installé le collège catholique dirigé par les deux frères Blanchard, abbés. Cela a duré jusqu’en 1870. Ce collège a formé de nombreux prêtres et mêmes des évêques tels que Monseigneur Fortineau (évêque de Madagascar), Monseigneur Blois (évêque de Mandchourie) et Monseigneur Genetet (évêque d’Haïti). Les locaux de l’ancien Couvent des Capucins font aujourd’hui partie du collège Saint-Joseph[194].
  • La croix de l’oratoire Saint-Benoît (XVIIIe siècle), en fer forgé[195].
  • La croix Piraud, croix monolithe, Boulevard des Moulins[196].
  • La Maison de l’Économie (XVIIIe siècle), Rue Alexandre Riou. Édifiée vers 1750 pour François Réal des Perrières, receveur et procureur fiscal du dernier duc de Retz, Louis-François Anne de Neufville, duc de Villeroy. Ancien hôtel avec de remarquables balcons, la tradition dit qu’il a été le siège de la prévôté. À l’intérieur, il subsiste des boiseries et des trumeaux. L’édifice a été transformé en gendarmerie au début du XIXe siècle, jusqu’en 1975[197]. Depuis, il a abrité entre autres l’ANPE de Machecoul.
  • L’Auditoire (XVIIIe siècle). Ancien tribunal, la salle principale (partie centrale), qui a été édifiée en 1755, a servi aux assises des seigneurs de Machecoul et de La Bénate. L’Auditoire a été la propriété du marquis Alexandre de Brie-Serrant avant 1804, puis de M. Fayolle à partir de 1804. Sur le fronton triangulaire de l’édifice est dessinée la balance, symbole de la justice. Après avoir été le siège du duché de Retz, puis celui du district, il est devenu ensuite le siège de la mairie de Machecoul. Les deux ailes latérales ont été rajoutées en 1830 et en 1840. Il sert aujourd’hui de lieu de réunions, d’accueil, d’expositions et de divers événements communaux, et on y célèbre les mariages civils. Depuis 1999, des panneaux muraux listent dans le hall d’entrée les Machecoulais morts pour la France lors des deux Guerres Mondiales et la Guerre d’Algérie. Dans le jardin, le Monument du Souvenir (flamme en granit) les rappelle également, et devant lequel des cérémonies de commémoration sont célébrées tous les ans. Les grilles qui entourent le jardin proviennent du Petit Trianon du château de Versailles[198].
  • Les Tours Carrées (vers le XVIIIe siècle), Rue Sainte-Catherine. Ces tours ont appartenu jadis à une demeure faisant office de caserne avant et pendant la Révolution. L’édifice a été le siège d’un collège ecclésiastique de 1802 à 1844, puis d’une salle de spectacle et enfin d’une école primaire de garçons[199].
  • Le prieuré de l’hospice Saint-Nicolas (1780). Une institution de soins a existé à Machecoul dès le XIIIe siècle. Une aumônerie, appelée Saint-Nicolas, est signalée dans les écrits en 1674. En 1777, cet établissement a été classé en hospice et les religieuses de La Sagesse de Saint-Laurent-sur-Sèvre (Vendée) en ont pris possession en 1780. Elles y sont restées jusqu’en 1793[200].
  • La maison Rousteau (XVIII-XIXe siècle), Rue Alexandre Riou[201].
  • La Chapelle du Calvaire (1830), Rue Alexandre Riou, dans l’ancien Couvent des Calvairiennes (vers 1668). Le couvent a été fondé par les descendants d’Antoinette d’Orléans (1574-1618), la créatrice du nouvel ordre du Calvaire. Celle-ci avait épousé à Paris en 1588 le duc de Retz Charles de Gondi (1569-1596), marquis de Belle-Île. De leur union était né Henri de Gondi (1590-1659) qui eut pour héritière Catherine de Gondi (????-1677), et celle-ci épousa en 1633 son cousin le duc de Retz Pierre de Gondi (1602-1676). De leur union, était née Marie Catherine Antoinette de Gondi (1637-1716), qui est devenue religieuse en 1667 sous le nom de sœur Antoinette de Sainte-Scholastique. L’acte de fondation du couvent date de 1673, signé au château de Princé. La sœur Antoinette de Sainte-Scholastique a d’abord été sous-prieure puis prieure du couvent et supérieure générale de l’ordre fondé par le père Joseph, « l’Éminence Grise ». Son père Pierre de Gondi est mort le 29 avril 1676, âgé de 74 ans, et a été inhumé dans le caveau des sires de Retz en l’Église de La Trinité de Machecoul. Son épouse est morte l’année suivante, et leurs deux cœurs ont été enfermés dans une urne de bronze et mis en la chapelle du couvent du Calvaire : ils ont été déposés avec leurs armoiries à côté de la porte de la sacristie, du côté de l’évangile. Ces cœurs ont été découverts vers 1880 et sont aujourd’hui visible dans la Chapelle du Calvaire. En 1677, alors qu’elle avait 30 ans, Antoinette de Scholastique a quitté Machecoul pour aller à Paris et devenir supérieure du Calvaire du Marais. En 1686, elle a été élue supérieure générale de l’ordre. Elle est morte au Calvaire de Saint-Germain, le 31 juillet 1716, après 49 années de profession. Onze sœurs ont reçu la sépulture de 1776 à 1785. On compte de 1736 à 1785, une trentaine de prises d’habit. Au moment de la Révolution, le Calvaire, qui comprenait la maison, la chapelle, le cloître, le noviciat, la pharmacie, les jardins, a été estimé 58 000 livres, et l’effectif de la communauté était de 12 dames de chœur et 7 sœurs converses. Le monastère a cessé son activité en 1792. Le 12 octobre 1792, l’Administration du district s’est installée au Calvaire. L’acquéreur de ce bien national était Jean Guilbaud, négociant, demeurant à Nantes, qui a revendu l’ensemble peu après à Jean Joseph Esprit Musset, ancien curé constitutionnel de La Chevrolière, demeurant à Machecoul. Musset s’étant marié, c’est son gendre Bouhier qui a ensuite hérité du Calvaire et y a établi un commerce de ferronnerie. À signaler que c’est dans la prairie du Couvent que le 3 avril 1793, un bon nombre de patriotes ont été tués par groupe de dix. En 1824, une religieuse de l’ordre du Calvaire, a proposé de rétablir l’ancienne communauté en rachetant les bâtiments à la famille Bouhier en 1828. La chapelle du Calvaire a été restaurée dès 1829-1830. En 1831, on comptait 17 religieuses (dont huit religieuses venues de Landerneau) et 2 novices. En 1840, on comptait 31 religieuses, 11 novices et 4 postulantes. En 1911, le couvent était une vaste propriété, avec jardins potagers et un petit cimetière. Une chapelle a été ouverte au public, dans laquelle chaque dimanche, un vicaire venait dire la messe. Les religieuses vivaient cloîtrées, hormis deux sœurs tourières, et se consacraient uniquement à la vie contemplative : elles ne rendaient pas de service à la population de Machecoul et ne s’occupaient d’aucune œuvre de bienfaisance. Les dernières calvairiennes ont quitté Machecoul en 1958 : il y a eu dissolution de la communauté et la commune de Machecoul a alors acquis le couvent, qui a été transformé ensuite en maison de retraite. Le confessionnal, œuvre de l’abbé Roger (aumônier du monastère), date du XIXe siècle (vers 1840). Deux oratoires du XVIIIe siècle sont situés dans le Jardin des Calvairiennes. La Chapelle du Calvaire est restée lieu de culte[202],[203].
  • Le Château du Treil (XIXe siècle), édifié par le pharmacien François Dorvault, créateur du Codex et originaire de Saint-Étienne-de-Montluc[204].
  • Le puits du cimetière (XIXe siècle).
  • La métairie des Tendes, métairie de 30 hectares dont 10 de prés et de marais, ayant appartenue à la famille Écomard de Sainte-Pazanne, depuis le XIXe siècle, et vendue au milieu des années 70 à Pascal Beillevert, leur fermier.
  • Le Four à Chaux (1857). Situé sur l’Île Saint-Michel, un emplacement riche en calcaire, le Four à Chaux a été exploité jusqu’en 1925. Il appartient maintenant à la commune, qui l’a restauré en 2001[205].
  • La gare (1876[206]).
  • L’Église de La Trinité (1881), œuvre des architectes Fraboulet et Dussouchay. Commencée en 1863, l’église, de style néogothique, a été achevée en 1881. Dussouchay, aidé de l’abbé Jean-Baptiste Augustin Bouron, a réalisé la nef et le chœur, et Fraboulet, aidé de l’abbé Lavigne, a réalisé les deux clochers, qui donnent à l’église des allures de cathédrale, et qui abritent cinq cloches dont deux proviennent de l’ancienne église datée du XIIIe siècle et détruite en 1883. Se trouvent à l’intérieur : un ancien bénitier provenant de la chapelle du château de Machecoul[207], une sablière sculptée datant du XIII-XVe siècle, le Christ en Croix datant du XVIIe siècle. Les vitraux datent de 1881. Dans le transept, à gauche, on peut voir un beau vitrail avec au centre un capucin et une calvairienne, et, de chaque côté, des dames en costumes du pays. Dans la sacristie, il a été conservé une boiserie sculptée provenant de l’ancienne église : elle représente des personnages du XIVe siècle et cette boiserie de 0m15 de haut est placée en guise de frise dans la sacristie[208],[209]. Au-dessus de l’autel, est suspendue une peinture, reproduction d’une icône russe : Les Trois Anges à la table d’Abraham (1408). L’église est actuellement en période de nettoyage et de restauration de ses façades extérieures, prenant petit à petit un nouveau « coup de jeune »[210].
  • Les Halles (1885). Construites au temps du marquis Henri de La Biliais, maire de l’époque, après l’effondrement de l’ancienne Cohue, lieu réservé aux marchands depuis 1095, où l’on avait construit, sur un terrain réservé aux marchands, une grande halle en bois avec deux pentes couvertes de tuiles, que l’on avait nommée la Cohue. La Cohue était alors un édifice en chape, à couverture de tuiles, érigé sur piliers ou des poteaux de chêne, composant la halle en cinq rangs, dont celui du milieu, le grand rang, où se mettaient les boulangers dans un bout, les marchands drapiers et de toile dans l’autre. Au-dessus de l’espace occupé par les boulangers, se trouvait l’auditoire de la ville où se réunissaient les échevins. Dans les autres rangs, se plaçaient, à des bancs désignés, les bouchers, merciers, marchands de blé, potiers, quincailliers à ferrons, marchands de poissons, de volailles et autres, les tanneurs, les corroyeurs, etc.[211] Dans une charte testamentaire de 1235, Dame Béatrice de Machecoul (vers 1185-1235), et son mari Guillaume de Mauléon (vers 1150-1214), seigneur de Talmont, avait fait don de la Cohue à l’abbaye de Fontenelles à Saint-André-d’Ornay, qu’ils avaient fondée en 1210. En 1280, l’abbé et les religieux de cette abbaye avaient cédé la Cohue à Gérard II Chabot (1245-1298), seigneur de Machecoul. L’édifice a accueilli le marché chaque semaine et cinq foires par an depuis le XVIIe siècle. La Cohue a vécu presque 800 ans, traversant Moyen Âge, Renaissance, Révolution et Temps Modernes, jusqu’en 1876. L’édifice avait alors des piliers en bois très fatigués : on raconte qu’un soir, l’ivrogne notoire de la ville, un dénommé Baron, en s’accrochant à un des piliers, a fait tout écrouler[212] ! Et c’est ainsi qu’entre 1882 et 1885, a lieu la destruction finale de l’édifice, qui datait de 1095. Le marquis de La Biliais, député-maire, ordonne alors la construction des Halles actuelles, là où s’était dressée la Cohue. Édifiées suivant le modèle Baltard des Halles de Paris (avec une structure en métal et en verre – la verrière a été supprimée par la suite), les Halles sont agrandies en 1889 par les Ateliers et Chantiers de Loire[213],[214].
  • L’Hippodrome des Chaumes, ou Champ de Course (1885). En 1885, Henri de La Biliais, maire de la commune de 1871 à 1907, a créé la Société des Courses, décidant que les courses hippiques auraient lieu sur un terrain de 5 hectares lui appartenant. Il a fait installer les premières tribunes en 1913. En 1918, le maire de l’époque, Augustin Dutertre de La Coudre, lui a succédé au poste de président, pour 35 années. En 1933, les tribunes ont été agrandies et en 1935, il a obtenu une deuxième course annuelle. En 1941, les courses sont passé au nombre de quatre. Pendant la guerre, les Allemands ont investi les lieux, construit des boxes, un réfectoire et des dortoirs. En 1953, Jean de Grandmaison, maire et député, est devenu le troisième président d’une association qui aura été dirigée par seulement deux présidents pendant 68 ans. Dans les années 1970, Jean de Grandmaison a créé le centre d’entraînement, abritant une centaine de chevaux. Jean-Luc de Grandmaison a succédé à son père en 1970. En 1972, une cinquième journée de course a été attribuée à l’hippodrome. En 1973, la société machecoulaise et la société des courses de Bouguenais ont fusionné, ce qui a permis à Machecoul d’obtenir deux autres journées de course. Depuis mars 2007, ce nombre est porté à huit. Marie-Renée Bordron préside depuis 1997 la société des courses. Classé en première catégorie pour le trot, et en deuxième catégorie A pour le plat et l’obstacle, l’hippodrome machecoulais s’étend aujourd’hui sur 26 hectares et accueille une course PMU. Avec un salarié et quelques 70 bénévoles, le comité a beaucoup d’ambition et surtout celle d’accueillir une réunion PMU[215].
  • La distillerie Seguin (1886), Boulevard Saint-Rémy. Fondée par la maison Émile Rémy-Martin, filiale de l’entreprise Rémy-Martin de Cognac, sous le nom de Distillerie Saint-Rémy, elle devient Distillerie Seguin & Cie. en 1962. Elle s’étend sur une superficie de 21 000 m². L’établissement a produit de l’eau-de-vie, notamment la Fine Bretagne Seguin. À l’origine spécialisée dans la distillation, la société s’est lancée ensuite dans le négoce. Elle a modifié sa raison de distillerie pour devenir bonificatrice d’eau-de-vie, c’est-à-dire fabriquant des produits finis en bouteilles et destinés à la vente et à l’exportation vers 110 pays. La société, aujourd’hui disparue, a laissé des bâtiments de styles, près de la gare[216].
  • La Minoterie (XIX-XXe siècle), Rue du Bourg-Mignon, aujourd’hui transformée en logements[217].
  • Le site de La Rabine. Terrain cédé par le marquis Alexandre de Brie-Serrant, dernier duc de Retz, pour en faire un lieu de promenade pour les Machecoulais[218], le terrain comporte aujourd’hui un complexe sportif (stade, salle de basket, terrain de rugby, etc.), une piscine, un camping et une salle polyvalente, L’Hexagone. Il accueille aussi cirques, fêtes des écoles, Téléthon et le feu d’artifice annuel du 14 juillet.
  • Le Monument aux Morts (1919), dans le cimetière, listant les noms des Machecoulais tombés pour la France lors de la Première Guerre mondiale. Des plaques ont été ajoutées depuis pour les morts de la Seconde Guerre mondiale et de la Guerre d’Algérie. Devant le monument, se trouvent les tombes des morts pour la France qui ont pu être rapatriés à Machecoul[219].
  • La fresque historique (1946) d’Armand Pavageau (????-1984), ensemble de tableaux qui présentent 27 scènes retraçant les grands événements historiques de Machecoul. Pendant deux mois, Armand Pavageau a préparé, au sein d’une salle de cours du collège Saint-Joseph, les plans types de sa future fresque sur du papier kraft. Il a ensuite réalisé, à l’aide de pochoirs, le contour des sujets, pour peindre enfin au pinceau et au petit rouleau le contenu des personnages et des motifs. Un maçon a accompagné l’artiste pour fixer le travail réalisé avec de la chaux grasse[220]. La fresque contient des inexactitudes et de grossières erreurs de dates et d’interprétations historiques, mais permet aux intéressés d’avoir un extraordinaire et splendide résumé visuel de l’histoire de Machecoul. Située auparavant dans la salle de l’ancien cinéma Saint-Honoré, la fresque est aujourd’hui exposée dans le Hall des Fresques, hall d’entrée du nouveau cinéma rénové en 2008, Cinémachecoul[221].
  • Les écluses du Port la Roche (début du XXe siècle), dans les marais[222].
  • L’Espace de Retz (1986). Anciennement Bourse du Commerce, l’édifice est une salle polyvalente pour les fêtes et les événements communaux, et comporte une salle de théâtre, la salle Simone Berriau.
  • Le Champ de Foire, ancienne place où l’on vendait les bœufs, au marché aux bestiaux. Le Champ de Foire a ensuite servi à accueillir foires, expositions, cirques et manifestations diverses[223], ainsi que le stationnement de cars scolaires pour le collège-lycée voisin Saint-Joseph. Transformé aujourd’hui en parking pour l’Espace de Retz voisin.
  • Les aires de loisirs, détente et pique-nique : le Parc de l’Europe, anciennement Parc des Platanes ; le Petit Pré ; le Grand Étang, étang réaménagé, lieu de détente, parcours sportif, plage ; Les Redoux[224].
  • Le Falleron et le Tenu, rivières traversant la commune.
  • Le Marais breton.
  • La forêt de Machecoul, au nord-est du territoire de la commune, domaine privé qui se traverse en suivant les sentiers pédestres[225].
  • Les Jardins d’Yves (pépinière). Jardin d'ambiance et de sérénité caractérisé par la présence exceptionnelle de végétaux sculptés. Le jardin est parsemé de petits décors paysagers dignes de scène de théâtre[226].
  • La fromagerie Beillevaire. Fromagerie pouvant se visiter : au cœur de l'entreprise, par le biais d'une salle panoramique, on peut voir se perpétuer les gestes et le savoir-faire des métiers du lait[227].


[modifier] Personnalités liées à la commune


[modifier] Anecdotes


[modifier] Voir aussi


[modifier] Géographie


[modifier] Histoire


[modifier] Données généalogiques


[modifier] Sources et liens externes

[modifier] Données générales et historiques


[modifier] Données généalogiques


[modifier] Notes et références

  1. Il existe une petite incertitude quant à la prononciation exacte du nom Machecoul : officiellement, on ne doit pas prononcer le « l » final (il faut donc dire « Machecou »). Mais beaucoup de gens de la région prononcent aujourd’hui le « l » final… à commencer par les Machecoulais eux-mêmes !
  2. INFOBRETAGNE. Étymologie et histoire de Machecoul, 2008.
  3. c’est la seule langue (à part le latin Machicolium et les diverses formes en ancien français) dans laquelle Machecoul a un nom différent
  4. INFOBRETAGNE. Étymologie et histoire de Machecoul, 2008.
  5. Population totale : 6 004 habitants au recensement effectué le 1er janvier 2006 (Sources : MAIRIE DE MACHECOUL. Recensement de la population… nous sommes 6 004 Machecoulais(es), Regards : le magazine d’information de la ville de Machecoul, mars-avril 2009, p. 3.).
  6. INFOBRETAGNE. Étymologie et histoire de Machecoul, 2008.
  7. GUÉRIN, Louis. Histoire, Machecoul, 1996, p. 18-22. (Fascicule contenant un historique rédigé par le frère Louis Guérin).
  8. FICHTL, Stephan. Les peuples gaulois, IIIe-Ier siècles av. J.-C.. Éditions Errance, 2004. Carte p. 10.
  9. BOUTIN, Émile. Un peu d’histoire…, Regards : le magazine d’information de la ville de Machecoul, bulletins municipaux.
  10. BOUTIN, Émile. Un peu d’histoire…, Regards : le magazine d’information de la ville de Machecoul, bulletins municipaux.
  11. GUÉRIN, Louis. Histoire, Machecoul, 1996, p. 18-22. (Fascicule contenant un historique rédigé par le frère Louis Guérin).
  12. BOUTIN, Émile. Un peu d’histoire…, Regards : le magazine d’information de la ville de Machecoul, bulletins municipaux.
  13. INFOBRETAGNE. Patrimoine de Machecoul, 2008.
  14. GUÉRIN, Louis. Histoire, Machecoul, 1996, p. 18-22. (Fascicule contenant un historique rédigé par le frère Louis Guérin).
  15. GUÉRIN, Louis. Histoire, Machecoul, 1996, p. 18-22. (Fascicule contenant un historique rédigé par le frère Louis Guérin).
  16. GUÉRIN, Louis. Histoire, Machecoul, 1996, p. 18-22. (Fascicule contenant un historique rédigé par le frère Louis Guérin).
  17. GUÉRIN, Louis. Histoire, Machecoul, 1996, p. 18-22. (Fascicule contenant un historique rédigé par le frère Louis Guérin).
  18. BOUTIN, Émile. Un peu d’histoire…, Regards : le magazine d’information de la ville de Machecoul, bulletins municipaux.
  19. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  20. BOUTIN, Émile. Un peu d’histoire…, Regards : le magazine d’information de la ville de Machecoul, bulletins municipaux.
  21. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  22. INFOBRETAGNE. Étymologie et histoire de Machecoul, 2008.
  23. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  24. GUÉRIN, Louis. Histoire, Machecoul, 1996, p. 18-22. (Fascicule contenant un historique rédigé par le frère Louis Guérin).
  25. GUÉRIN, Louis. Histoire, Machecoul, 1996, p. 18-22. (Fascicule contenant un historique rédigé par le frère Louis Guérin).
  26. BOUTIN, Émile. Un peu d’histoire…, Regards : le magazine d’information de la ville de Machecoul, bulletins municipaux.
  27. BOUTIN, Émile. Un peu d’histoire…, Regards : le magazine d’information de la ville de Machecoul, bulletins municipaux.
  28. INFOBRETAGNE. Étymologie et histoire de Machecoul, 2008.
  29. GUÉRIN, Louis. Histoire, Machecoul, 1996, p. 18-22. (Fascicule contenant un historique rédigé par le frère Louis Guérin).
  30. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  31. INFOBRETAGNE. Étymologie et histoire de Machecoul, 2008.
  32. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  33. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  34. GUÉRIN, Louis. Histoire, Machecoul, 1996, p. 18-22. (Fascicule contenant un historique rédigé par le frère Louis Guérin).
  35. INFOBRETAGNE. Ancienne noblesse de Machecoul, 2008.
  36. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  37. INFOBRETAGNE. Étymologie et histoire de Machecoul, 2008.
  38. INFOBRETAGNE. Ancienne noblesse de Machecoul, 2008.
  39. INFOBRETAGNE. Ancienne noblesse de Machecoul, 2008.
  40. INFOBRETAGNE. Machecoul et son histoire, 2008.
  41. Site Geneweb
  42. WEB.GÉNÉALOGIE. Maison Chabot
  43. INFOBRETAGNE. Ancienne noblesse de Machecoul, 2008.
  44. GUÉRIN, Louis. Histoire, Machecoul, 1996, p. 18-22. (Fascicule contenant un historique rédigé par le frère Louis Guérin).
  45. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  46. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  47. INFOBRETAGNE. Machecoul et son histoire, 2008.
  48. INFOBRETAGNE. Étymologie et histoire de Machecoul, 2008.
  49. INFOBRETAGNE. Machecoul et son histoire, 2008.
  50. INFOBRETAGNE. Étymologie et histoire de Machecoul, 2008.
  51. On a tenté de trouver d’autres explications au nom de la ville, la plupart invraisemblables, ou hasardeuses et/ou problématiques. L’autre explication « officielle » donnée traditionnellement au nom de la ville est la suivante : la région machecoulaise étant considérée comme les marches de la Bretagne, on y a vu une étymologie signifiant « Col de la Marche » (Source : Carte d’identité de Machecoul, sur le site de la commune), expression qui existe effectivement pour désigner le sud de la Bretagne. Mais, étymologiquement parlant, « Marche-Col » ne semblerait être qu’un jeu de mot maladroit (inventé par des pseudo-historiens au XXe siècle qui font fi de l’aspect purement linguistique), et qui ne suit ni la logique historique, ni surtout l’aspect étymologique du nom en ancien français depuis ses origines (en particulier, on ne retrouve le « r » de « marche » ni dans Machecoul, ni dans ses anciennes formes latines et médiévales, ce qui est plutôt problématique pour cette explication ; par ailleurs, l’expression « Col de la Marche » semble être largement postérieure au nom de la ville). Et en outre, l’expression « Col de la Marche » désigne géographiquement toute une région (l’ouest du Pays de Retz et le nord-ouest de la Vendée) et non pas seulement une ville : appeler un simple petit village « Col de la Marche » aurait été réducteur pour la région en question et curieusement trop valorisant pour un simple petit oppidum fortifié. L’expression « Col de la Marche » devenant alors très ambiguë lorsqu’on la mentionne : désigne-t-on la région ou la ville ?… Encore plus invraisemblable est l’explication d’autres pseudo-historiens, selon laquelle Machecoul viendrait de « mâche-cou », lieu ou l’on « mâchait des cous » (Source : GUÉRIN, Louis. Histoire, Machecoul, 1996, p. 18-22. (Fascicule contenant un historique rédigé par le frère Louis Guérin)), c’est-à-dire lieu où l’on étranglait et pendait des brigands, la ville étant certes à l’époque un haut lieu de justice qu’exerçaient les seigneurs locaux (de plus, appeler une ville de la sorte n’aurait vraiment rien d’honorifique pour elle et ses habitants !). En outre cette explication ne fait que reprendre l’étymologie première du mot mâchicoulis mot-à-mot… Le nom de la ville ne s’explique pas par ce genre de jeux de mots trop faciles, qui sonnent trop « XXe siècle »…
  52. BOUTIN, Émile. Un peu d’histoire…, Regards : le magazine d’information de la ville de Machecoul, bulletins municipaux.
  53. GUÉRIN, Louis. Histoire, Machecoul, 1996, p. 18-22. (Fascicule contenant un historique rédigé par le frère Louis Guérin).
  54. INFOBRETAGNE. Étymologie et histoire de Machecoul, 2008.
  55. BOUTIN, Émile. Un peu d’histoire…, Regards : le magazine d’information de la ville de Machecoul, bulletins municipaux.
  56. WEB.GÉNÉALOGIE. Maison Chabot
  57. INFOBRETAGNE. Ancienne noblesse de Machecoul, 2008.
  58. GUÉRIN, Louis. Histoire, Machecoul, 1996, p. 18-22. (Fascicule contenant un historique rédigé par le frère Louis Guérin).
  59. INFOBRETAGNE. Étymologie et histoire de Machecoul, 2008.
  60. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  61. INFOBRETAGNE. Ancienne noblesse de Machecoul, 2008.
  62. WEB.GÉNÉALOGIE. Maison Chabot
  63. WEB.GÉNÉALOGIE. Maison de Montmorency
  64. INFOBRETAGNE. Ancienne noblesse de Machecoul, 2008.
  65. Lors du procès de Gilles de Retz, on frémit d’horreur en lisant les détails obscènes et atroces de ces crimes et actes de barbarie qui dépassent l’entendement et vont au-delà de la simple pédophilie homosexuelle : jamais les plus sanguinaires des tyrans n’ont imaginé plus abominables cruautés que celles qu’il a mêlées à ses infâmes plaisirs. Les innocentes victimes, de jeunes garçons âgés de 8 jusqu’à 18 ans, sont égorgées vivantes, sodomisées, violées, torturées à mort, décapitées, etc. : il est dit qu’avant de perpétrer ses débauches sur les garçons et afin d’empêcher leurs cris et éviter qu’ils ne soient entendus, Gilles de Retz les « accrochent » parfois avec ses propres mains, ou les fait accrocher par le cou par d’autres complices, avec des cordes ou des crochets dans sa chambre. Puis il les relâche et, les soulageant, assure qu’il n’a pas voulu leur nuire ni les blesser, prétendant juste avoir voulu jouer avec eux. Et de cette manière, il les fait arrêter de pleurer. La vue du sang le porte au plus haut degré de l’excitation sexuelle et à l’orgasme. Il commet parfois ses plaisirs avec les garçons avant de les blesser, mais c’est rare ; d’autres fois, il les sodomise après les avoir accrochés ou avant de leur infliger d’autres blessures ; d’autres fois encore, après leur avoir tranché la gorge, il se masturbe sur les veines du cou ou de la gorge, ou sur le sang giclant ; d’autres fois encore, ils les viole alors qu’ils sont en train d’agoniser interminablement, à condition qu’il y ait encore quelle chaleur dans leurs corps. Lors de son procès, il précise même qu’il a plus de plaisir au meurtre des enfants, à voir séparer leurs têtes et leurs membres, à les voir languir et à voir leur sang gicler, qu’à simplement les connaître charnellement. Après ces débauches horribles, il les tue immédiatement, en les rendant coupables de leurs propres morts. Parfois les garçons sont décapités, parfois leurs gorges sont tranchées, parfois ils sont démembrés et parfois leurs cous sont cassés avec un bâton de bois. Il n’est pas certain que le viol soit de mise mais plutôt l’accomplissement d’une jouissance devant les supplices et l’interminable agonie des enfants. Il fait démembrer les enfants par des complices, expose parfois les entrailles à l’air libre ou écrase les têtes à l’aide d’une massue armée de clous. Une fois les garçons morts, il les embrasse ; ceux qui ont les plus belles têtes et les plus beaux membres, il les donne à contempler, et il fait cruellement ouvrir leur corps et se délecte de leurs organes intérieurs. De plus, quand les enfants meurent, il s’assoit sur leur ventre, prend plaisir à les voir mourir et il en rit. Le tout est accompagné de sorcellerie et de rites sataniques. À la fin de cette boucherie inimaginable, les serviteurs nettoient les salles du château de tout ce sang tandis que Gilles de Retz va se reposer. Les cadavres sont ensuite précipités dans les fosses d’aisance quand il est en voyage, ou brûlés dans la cheminée de ses châteaux, et il jette les cendres au vent. Malgré ces précautions, on trouvera 46 cadavres à Champtocé-sur-Loire et 80 à Machecoul. Le nombre réel de victimes paraît incalculable si l’on considère que ces massacres ont eu lieu, presque sans relâche, dans ses châteaux de Machecoul, de Champtocé-sur-Loire, de Tiffauges, dans son hôtel de La Suze-sur-Sarthe, à Nantes, et dans la plupart des villes où il passait, et qu’ils ont duré 8 ans suivant ses propres aveux, ou 14 ans suivant la déclaration d’un de ses complices.
  66. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  67. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  68. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  69. INFOBRETAGNE. Étymologie et histoire de Machecoul, 2008.
  70. GUÉRIN, Louis. Histoire, Machecoul, 1996, p. 18-22. (Fascicule contenant un historique rédigé par le frère Louis Guérin).
  71. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  72. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  73. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  74. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  75. INFOBRETAGNE. Ancienne noblesse de Machecoul, 2008.
  76. INFOBRETAGNE. Ancienne noblesse de Machecoul, 2008.
  77. WEB.GÉNÉALOGIE. Maison d’Annebault
  78. WEB.GÉNÉALOGIE. Maison de Clermont-Tonnerre
  79. INFOBRETAGNE. Machecoul et son histoire, 2008.
  80. WEB.GÉNÉALOGIE. Maison de Gondi
  81. INFOBRETAGNE. Étymologie et histoire de Machecoul, 2008.
  82. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  83. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  84. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  85. GUÉRIN, Louis. Histoire, Machecoul, 1996, p. 18-22. (Fascicule contenant un historique rédigé par le frère Louis Guérin).
  86. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  87. INFOBRETAGNE. Étymologie et histoire de Machecoul, 2008.
  88. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  89. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  90. WEB.GÉNÉALOGIE. Maison de Gondi
  91. WEB.GÉNÉALOGIE. Maison de Gondi
  92. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  93. INFOBRETAGNE. Patrimoine de Machecoul, 2008.
  94. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  95. INFOBRETAGNE. Patrimoine de Machecoul, 2008.
  96. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  97. WEB.GÉNÉALOGIE. Maison de Gondi
  98. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  99. WEB.GÉNÉALOGIE. Maison de Gondi
  100. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  101. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  102. INFOBRETAGNE. Ancienne noblesse de Machecoul, 2008.
  103. INFOBRETAGNE. Ancienne noblesse de Machecoul, 2008.
  104. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  105. GUÉRIN, Louis. Histoire, Machecoul, 1996, p. 18-22. (Fascicule contenant un historique rédigé par le frère Louis Guérin).
  106. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  107. GUÉRIN, Louis. Histoire, Machecoul, 1996, p. 18-22. (Fascicule contenant un historique rédigé par le frère Louis Guérin).
  108. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  109. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  110. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  111. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  112. GUÉRIN, Louis. Histoire, Machecoul, 1996, p. 18-22. (Fascicule contenant un historique rédigé par le frère Louis Guérin).
  113. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  114. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  115. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  116. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  117. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  118. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  119. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  120. Carte d’identité de Machecoul, sur le site de la commune.
  121. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  122. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  123. GUÉRIN, Louis. Histoire, Machecoul, 1996, p. 18-22. (Fascicule contenant un historique rédigé par le frère Louis Guérin).
  124. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  125. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  126. INFOBRETAGNE. Patrimoine de Machecoul, 2008.
  127. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  128. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  129. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  130. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  131. INFOBRETAGNE. Patrimoine de Machecoul, 2008.
  132. GUÉRIN, Louis. Histoire, Machecoul, 1996, p. 18-22. (Fascicule contenant un historique rédigé par le frère Louis Guérin).
  133. MAIRIE DE MACHECOUL. Machecoul au fil des siècles : des mots… des images…, bulletin municipal hors-série, 2000, 36 p.
  134. GUÉRIN, Louis. Histoire, Machecoul, 1996, p. 18-22. (Fascicule contenant un historique rédigé par le frère Louis Guérin).
  135. MAIRIE DE MACHECOUL. Machecoul au fil des siècles : des mots… des images…, bulletin municipal hors-série, 2000, 36 p.
  136. MAIRIE DE MACHECOUL. Machecoul au fil des siècles : des mots… des images…, bulletin municipal hors-série, 2000, 36 p.
  137. MAIRIE DE MACHECOUL. Machecoul au fil des siècles : des mots… des images…, bulletin municipal hors-série, 2000, 36 p.
  138. MAIRIE DE MACHECOUL. Machecoul au fil des siècles : des mots… des images…, bulletin municipal hors-série, 2000, 36 p.
  139. MAIRIE DE MACHECOUL. Machecoul au fil des siècles : des mots… des images…, bulletin municipal hors-série, 2000, 36 p.
  140. MAIRIE DE MACHECOUL. Recensement de la population… nous sommes 6 004 Machecoulais(es), Regards : le magazine d’information de la ville de Machecoul, mars-avril 2009, p. 3.
  141. MAIRIE DE MACHECOUL. Église, le point sur les travaux de ravalement, Regards : le magazine d’information de la ville de Machecoul, mai-juin 2008, p. 8-9.
  142. MAIRIE DE MACHECOUL. Anniversaire et jumelage : Allemands, roumains et anglais réunis à Machecoul, Regards : le magazine d’information de la ville de Machecoul, mai-juin 2008, p. 12.
  143. MAIRIE DE MACHECOUL. Anniversaire et jumelage : Allemands, roumains et anglais réunis à Machecoul, Regards : le magazine d’information de la ville de Machecoul, mai-juin 2008, p. 12.
  144. MAIRIE DE MACHECOUL. Anniversaire : 20 ans de jumelage avec Shifnal, Regards : le magazine d’information de la ville de Machecoul, septembre-octobre 2008, p. 6.
  145. MAIRIE DE MACHECOUL. Anniversaire et jumelage : Allemands, roumains et anglais réunis à Machecoul, Regards : le magazine d’information de la ville de Machecoul, mai-juin 2008, p. 12.
  146. MAIRIE DE MACHECOUL. Machecoul et Valea Draganului, villes jumelées, Regards : le magazine d’information de la ville de Machecoul, juillet-août 2008, p. 6.
  147. C’est aussi le blason des villes d’Haroué (Meurthe-et-Moselle) et Chambellay (Maine-et-Loire).
  148. Source : GASO, La Banque du Blason.
  149. MALTE-BRUN, Victor Adolphe. La France illustrée, 1882. : indique le même blasonnement en inversant les couleurs : De gueules à trois chevrons d’argent . Mais la ville de Machecoul n’a jamais utilisé cet autre blasonnement.
  150. Écus du Pays de Nantes
  151. INFOBRETAGNE. Ancienne noblesse de Machecoul, 2008.
  152. WEB.GÉNÉALOGIE. Maison Chabot
  153. WEB.GÉNÉALOGIE. Maison de Montmorency
  154. WEB.GÉNÉALOGIE. Maison de Montmorency
  155. WEB.GÉNÉALOGIE. Maison d’Annebault
  156. WEB.GÉNÉALOGIE. Maison de Clermont-Tonnerre
  157. WEB.GÉNÉALOGIE. Maison de Gondi
  158. MAIRIE DE MACHECOUL. Un peu d’histoire…, Regards : le magazine d’information de la ville de Machecoul, bulletins municipaux.
  159. INFOBRETAGNE. Étymologie et histoire de Machecoul, 2008.
  160. Le maire René Caviézel est tué lors des massacres de Machecoul en 1793.
  161. Réélu en 1925, 1929 et 1935.
  162. Réélu.
  163. Réélu en 1947.
  164. Réélu en 1959 et 1965 ; décédé pendant son mandat le 12 avril 1970.
  165. Réélu en 1971.
  166. Réélu en 1977, 1983 et 1987.
  167. Réélu en 1995, 2001 et 2008.
  168. Carte d’identité de Machecoul, sur le site de la commune.
  169. Population totale : 6 004 habitants au recensement de 2006 (Sources : MAIRIE DE MACHECOUL. Recensement de la population… nous sommes 6 004 Machecoulais(es), Regards : le magazine d’information de la ville de Machecoul, mars-avril 2009, p. 3.).
  170. MAIRIE DE MACHECOUL. Regards : le magazine d’information de la ville de Machecoul, bulletins municipaux.
  171. MAIRIE DE MACHECOUL. Regards : le magazine d’information de la ville de Machecoul, bulletins municipaux.
  172. Site du Musée du Pays de Retz
  173. INFOBRETAGNE. Patrimoine de Machecoul, 2008.
  174. INFOBRETAGNE. Patrimoine de Machecoul, 2008.
  175. INFOBRETAGNE. Patrimoine de Machecoul, 2008.
  176. INFOBRETAGNE. Patrimoine de Machecoul, 2008.
  177. INFOBRETAGNE. Patrimoine de Machecoul, 2008.
  178. INFOBRETAGNE. Patrimoine de Machecoul, 2008.
  179. INFOBRETAGNE. Patrimoine de Machecoul, 2008.
  180. INFOBRETAGNE. Patrimoine de Machecoul, 2008.
  181. INFOBRETAGNE. Patrimoine de Machecoul, 2008.
  182. INFOBRETAGNE. Étymologie et histoire de Machecoul, 2008.
  183. INFOBRETAGNE. Patrimoine de Machecoul, 2008.
  184. Site du Musée du Pays de Retz
  185. INFOBRETAGNE. Patrimoine de Machecoul, 2008.
  186. INFOBRETAGNE. Patrimoine de Machecoul, 2008.
  187. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  188. Site du Musée du Pays de Retz
  189. INFOBRETAGNE. Patrimoine de Machecoul, 2008.
  190. Site de la communauté de communes de la région de Machecoul
  191. GUÉRIN, Louis. Histoire, Machecoul, 1996, p. 18-22. (Fascicule contenant un historique rédigé par le frère Louis Guérin).
  192. INFOBRETAGNE. Patrimoine de Machecoul, 2008.
  193. INFOBRETAGNE. Patrimoine de Machecoul, 2008.
  194. INFOBRETAGNE. Patrimoine de Machecoul, 2008.
  195. INFOBRETAGNE. Patrimoine de Machecoul, 2008.
  196. INFOBRETAGNE. Patrimoine de Machecoul, 2008.
  197. INFOBRETAGNE. Patrimoine de Machecoul, 2008.
  198. INFOBRETAGNE. Patrimoine de Machecoul, 2008.
  199. INFOBRETAGNE. Patrimoine de Machecoul, 2008.
  200. INFOBRETAGNE. Patrimoine de Machecoul, 2008.
  201. INFOBRETAGNE. Patrimoine de Machecoul, 2008.
  202. INFOBRETAGNE. Patrimoine de Machecoul, 2008.
  203. BOUTIN, Émile. Un peu d’histoire…, Regards : le magazine d’information de la ville de Machecoul, bulletins municipaux.
  204. INFOBRETAGNE. Patrimoine de Machecoul, 2008.
  205. Site de la communauté de communes de la région de Machecoul
  206. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  207. Site du Musée du Pays de Retz
  208. INFOBRETAGNE. Patrimoine de Machecoul, 2008.
  209. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  210. MAIRIE DE MACHECOUL. Église, le point sur les travaux de ravalement, Regards : le magazine d’information de la ville de Machecoul, mai-juin 2008, p. 8-9.
  211. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  212. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  213. MAIRIE DE MACHECOUL. Travaux : Les halles se refont une beauté : Le saviez-vous ?, Regards : le magazine d’information de la ville de Machecoul, novembre-décembre 2006, p. 3.
  214. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  215. MAIRIE DE MACHECOUL. L’hippodrome des Chaumes : plus de 500 000 visiteurs depuis sa création, Regards : le magazine d’information de la ville de Machecoul, juillet-août 2007, p. 8-9.
  216. MAIRIE DE MACHECOUL. Regards : le magazine d’information de la ville de Machecoul, bulletins municipaux.
  217. INFOBRETAGNE. Patrimoine de Machecoul, 2008.
  218. LEDUC, Emmanuel. L’Histoire de Machecoul au travers de la fresque Pavageau de la Salle St Honoré, 200?, 22 p.
  219. MAIRIE DE MACHECOUL. Machecoul au fil des siècles : des mots… des images…, bulletin municipal hors-série, 2000, 36 p.
  220. MAIRIE DE MACHECOUL. Machecoul au fil des siècles : des mots… des images…, bulletin municipal hors-série, 2000, 36 p.
  221. MAIRIE DE MACHECOUL. CinéMachecoul : demandez le programme !, Regards : le magazine d’information de la ville de Machecoul, novembre-décembre 2008, p. 8-9.
  222. Site de la communauté de communes de la région de Machecoul
  223. MAIRIE DE MACHECOUL. Machecoul au fil des siècles : des mots… des images…, bulletin municipal hors-série, 2000, 36 p.
  224. Site de la communauté de communes de la région de Machecoul
  225. Site de la communauté de communes de la région de Machecoul
  226. Site de la communauté de communes de la région de Machecoul
  227. Site de la communauté de communes de la région de Machecoul
  228. GUÉRIN, Louis. Histoire, Machecoul, 1996, p. 18-22. (Fascicule contenant un historique rédigé par le frère Louis Guérin).
  229. GUÉRIN, Louis. Histoire, Machecoul, 1996, p. 18-22. (Fascicule contenant un historique rédigé par le frère Louis Guérin).
  230. MAIRIE DE MACHECOUL. Regards : le magazine d’information de la ville de Machecoul, bulletins municipaux.
  231. MAIRIE DE MACHECOUL. Regards : le magazine d’information de la ville de Machecoul, bulletins municipaux.
  232. MAIRIE DE MACHECOUL. Regards : le magazine d’information de la ville de Machecoul, bulletins municipaux.
  233. LE FLÉCHER, Ronan. Bianca Taillard ravissante bretonne de Machecoul en Loire-Atlantique, 4e dauphine de Miss France 2009, Agence Bretagne Presse, 6 décembre 2008.


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