Henri de Gondi (1590-1659)

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Portrait d'Henri de Gondi, par Claude Duflos.

Henri de Gondi, né en 1590 à Machecoul et mort le 12 août 1659 à Chéméré, est un seigneur français d'origine italienne du XVIIe siècle. Il fut duc de Retz, seigneur de Machecoul, duc de Beaupréau, marquis de Belle-Île et des Îles d'Hyères, comte de Chemillé, baron du Plessis-le-Chastel, de Marly-le-Chastel et de Beaumanoir, seigneur haut-justicier de Noisy-le-Roi et de Bailly, seigneur de La Grange-l'Essart et de Versailles, Chevalier des Ordres du roi et pair de France. Il fut également le cousin germain du cardinal de Retz, qui causa à sa famille scandales et déshonneur vis-à-vis de la Cour de Louis XIV.

Biographie[modifier | modifier le code]

Naissance et famille[modifier | modifier le code]

Henri de Gondi est né en 1590 à Machecoul, de Charles de Gondi (1569-22/05/1596 au Mont-Saint-Michel), marquis de Belle-Île, gentilhomme de la Chambre, général des Galères de France et gouverneur de Fougères, et d'Antoinette d'Orléans-Longueville[Note 1] (1572 à Trie-Château – 24/04/1618 à Poitiers), dame de Château-Gontier. Par son père, il est aussi le petit-fils du duc consort de Retz Albert de Gondi[Note 2] (04/11/1522-21/04/1602) et de la salonnière et duchesse douairière de Retz Claude-Catherine de Clermont[Note 3] (1543-18/02/1603).

Ses parents auront également un autre fils après sa naissance : Léonor de Gondi, mort en bas âge en 1600.

La mort de son jeune père[modifier | modifier le code]

Le 22 mai 1596, son père Charles de Gondi, marquis de Belle-Île et héritier potentiel du duché de Retz (il est en effet le fils aîné d'Albert de Gondi et de Claude-Catherine de Clermont), est tué à l'âge de 27 ans au Mont-Saint-Michel. Le duc de Mercœur, Philippe-Emmanuel de Lorraine (09/09/1558 à Nomeny – 19/02/1602 à Nuremberg) lui avait confié en 1595 le gouvernement de Fougères, avec la promesse d'obtenir le Mont-Saint-Michel, gouverné alors par le marquis de Quéroland, un ligueur soupçonné d'infidélité par Mercœur (on est alors en pleines Guerres de religion). Le 22 mai 1596, Charles de Gondi veut entrer au Mont-Saint-Michel par surprise pour le prendre, mais il est tué dans une échauffourée, dont les circonstances resteront mystérieuses.

Henri de Gondi, alors âgé de seulement 6 ans, devient ainsi le nouvel héritier du duché de Retz, toujours détenu par ses grands parents paternels.

Jeune duc de Retz[modifier | modifier le code]

Après le décès de son grand-père Albert de Gondi le 21 avril 1602, c'est à la mort de sa grand-mère Claude-Catherine de Clermont le 18 février 1603, qu'Henri de Gondi, alors âgé de seulement 13 ans, devient de plein droit duc de Retz.

Mariage et enfants[modifier | modifier le code]

Le 15 mai 1610, Henri de Gondi épouse Jeanne de Scépeaux[Note 4] (1588-20/11/1620), duchesse de Beaupréau, comtesse de Chemillé, dont il aura deux filles :

Carrière politique et militaire[modifier | modifier le code]

Participant de la bataille des Ponts-de-Cé, du côté de Marie de Médicis, Henri de Gondi fait défection, entraînant avec lui ses 1 500 hommes ; l'armée amputée d'un tiers de ses hommes ne peut résister à l'assaut des troupes royales.

Mariage de sa fille et démission de son titre de duc de Retz[modifier | modifier le code]

Son cousin germain et gendre, Pierre de Gondi.

Henri de Gondi, qui n'a que ses deux filles (Catherine et Marguerite-Françoise) pour héritières et à marier, arrange le mariage de son aînée Catherine (pourtant promise au duc de Mercœur Louis II de Vendôme (1612-1669)), avec son jeune cousin germain Pierre de Gondi[Note 5] (1602 à Paris – 29/04/1676 à Machecoul), alors comte de Joigny. De sorte que le duché de Retz revienne, via Catherine, à Pierre de Gondi, sans pour autant sortir ensuite de la famille de Gondi. C'est donc ainsi que Catherine de Gondi épouse le 3 août 1633 à Machecoul le cousin germain de son père.

Dès 1634, Henri de Gondi, à présent âgé 44 ans, se démet de son titre en faveur de son gendre et cousin Pierre, qui devient ainsi le nouveau duc de Retz et seigneur de Machecoul, et qui est fait pair de France. On surnomme ce dernier « le jeune duc », par opposition à son beau-père, « le vieux duc Henri ».

Décès[modifier | modifier le code]

Henri de Gondi meurt le 12 août 1659 au château de Princé, à Chéméré, où il s'était retiré depuis la démission de son titre.

Postérité[modifier | modifier le code]

De son union le 15 mai 1610 avec Jeanne de Scépeaux[Note 6] (1588-20/11/1620), duchesse de Beaupréau, comtesse de Chemillé, Henri de Gondi a deux filles :

Armoiries[modifier | modifier le code]

Armes Blasonnement
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Blason Henri de Gondi (1590-1659) Duc de Retz.svg
Écartelé : 1 et 4 d'or à deux masses d'armes de sable passées en sautoir et liées de gueules (qui est de Gondi) ; 2 et 3, contre-écartelés au I et IV d'azur aux trois fleurs de lys d'or accompagné d'un lambel, un bâton péri en bande brochant sur la partition, le tout d'argent (qui est d'Orléans-Longueville), au II et III du contre-écartelé d'azur aux trois fleurs de lys d'or accompagné d'un bâton de gueules péri en bande (qui est de Bourbon).

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Fille de Léonor d'Orléans-Longueville (1540-07/08/1573 à Blois), duc de Longueville et d'Estouteville, comte de Neuchatel, de Tancarville et de Montgomery, baron de Varenguebec, seigneur de Trie-Château, pair de France, Grand chambellan de France, gouverneur de Picardie, connétable et chambellan de Normandie, et de Marie de Bourbon (30/05/1539 à La Fère – 07/04/1601 à Pontoise), duchesse d'Estouteville, comtesse de Saint-Pol, comtesse de Gacé, de Hambye et de Bricquebec.
  2. Fils d'Antonio « Guidobaldo » Gondi (02/01/1486-1569), seigneur du Perron, marchand, banquier à Lyon, receveur des domaines royaux de Lyon, échevin et conseiller de Lyon, maître d'hôtel d'Henri II, et de Marie-Catherine de Pierrevive (????-04/08/1570), dame du Perron et d'Armentières, gouvernante du futur Charles IX.
  3. Fille de Claude de Clermont, baron de Dampierre (????-1545), et de Jeanne de Vivonne (????-1583).
  4. Fille de Guy IV de Scépeaux (????-1597), duc de Beaupréau et comte de Chemillé, et de Marie de Rieux, dame du Chastel.
  5. Fils de Philippe-Emmanuel de Gondi (1581-29/06/1662 à Joigny), comte de Joigny, marquis de Belle-Île, baron de Montmirail, seigneur de Dampierre et de Villepreux, Général des galères de France, lieutenant général ès mers du Levant et Chevalier des Ordres du roi, et de Françoise Marguerite de Silly (1583-23/06/1625), baronne de Montmirail, dame de Commercy, d'Euville, de Folleville, de Paillart, de Serevillers et de Gannes.
  6. Fille de Guy IV deScépeaux (????-1597), duc de Beaupréau et comte de Chemillé, et de Marie de Rieux, dame du Chastel.
  7. Fils de Philippe-Emmanuel de Gondi (1581-29/06/1662 à Joigny), comte de Joigny, marquis de Belle-Île, baron de Montmirail, seigneur de Dampierre et de Villepreux, Général des galères de France, lieutenant général ès mers duLevant et Chevalier des Ordres du roi, et de Françoise Marguerite de Silly (1583-23/06/1625), baronne de Montmirail, dame de Commercy, d'Euville, de Folleville, de Paillart, deSerevillers et de Gannes.
  8. Fils de François de Cossé, duc de Brissac, marquis d'Acigné, lieutenant général de Bretagne, et de Guyonne Ruellan de La Ballue.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Émile Boutin. Le cardinal et les trois ducs. Société des Historiens du Pays de Retz.
  • Christophe Levantal. Ducs et pairs et duchés-pairies laïques à l'époque moderne : (1519-1790).
  • Louis Moreni. Le grand dictionnaire historique, ou le mélange curieux de l'histoire sacrée….
  • Félix Vicq-d'Azur, Jean Le Rond d'Alembert. Encyclopédie méthodique, ou par ordre de matières : Par une société…, Volume 25.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Chronologie[modifier | modifier le code]