Déols

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Déols
La mairie.
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Blason de Déols
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Indre
Arrondissement Châteauroux
Canton Châteauroux-Est
Intercommunalité Communauté d'agglomération castelroussine
Maire
Mandat
Michel Blondeau
2014-2020
Code postal 36130
Code commune 36063
Démographie
Gentilé Déolois
Population
municipale
8 042 hab. (2011)
Densité 253 hab./km2
Population
aire urbaine
85 674 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 46° 49′ 51″ N 1° 42′ 24″ E / 46.8308333333, 1.70666666667 ()46° 49′ 51″ Nord 1° 42′ 24″ Est / 46.8308333333, 1.70666666667 ()  
Altitude Min. 140 m – Max. 165 m
Superficie 31,74 km2
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DéolsPrononciation du titre dans sa version originale Écouter est une commune française située dans le département de l'Indre, en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le centre[1] du département, dans la région naturelle de la Champagne berrichonne. Elle appartient à l'aire urbaine de Châteauroux et à l'unité urbaine de Châteauroux.

Les communes limitrophes[1] et chefs-lieux[1] sont : Châteauroux (2 km), Coings (6 km), Montierchaume (6 km), Saint-Maur (6 km), Villers-les-Ormes (7 km), Le Poinçonnet (7 km), Étrechet (8 km), Diors (9 km), Vineuil (10 km), Issoudun (25 km), La Châtre (35 km) et Le Blanc (54 km).

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les hameaux[2] et lieux-dits[2] de la commune sont : le Pressoir, Mauvis et Brassioux.

Géologie et hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est arrosé par les rivières Indre[2] et Ringoire[2]. Le confluent de ces deux cours d'eau est sur le territoire de la commune.

La rivière Indre.
La rivière Indre.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

L'autoroute A20[3] (L’Occitane) passe par le territoire communal et dessert un échangeur (numéro 12). On trouve aussi les routes départementales[3] : 64, 80, 151, 151A, 920, 925 et 956.

La ligne des Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon passe par le territoire communal. La commune possédait autrefois une petite gare ferroviaire sur cette ligne. La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Châteauroux[3], à 2,8 km.

La commune est desservie par les lignes : 4, 5, 7, A et F2 du réseau de bus Horizon[4] et par les lignes 8 et 37 du réseau d'autocars TER Centre[5].

La commune possède sur son territoire communal un aéroport[3].

Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée 46[2].

Réseau électrique[modifier | modifier le code]

La commune possède un poste source[6] sur son territoire qui est situé à proximité du lieu-dit Bitray.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Déols est appelée Dolensi et Dolensem Vicum au VIe siècle[7] par Grégoire de Tours, Dolus Vigo Fitur/Dolus Vico/Dolus au VIe siècle[8], Villa Dolis le 2 septembre 917[7], Vico Dolensis le 21 septembre 927[7].

Vers 1020[9], apparait pour la première fois la désignation comme bourg : Dolis… burgo qui circa monasterium, Omne jus districtionis mee Odo, senior Dolis quod habeam in burgo Sancte Marie integerrime vers mars 1030[10], Locum Dolensem en 1034[11], Odoni Dolensis vers 1040[12], Solidi Dolenses en 1243, In Burgo Dolensi en décembre 1275[13], Bourg de Deolz vers 1250[14], De marcha argenti de Burgo Dolensi au XIIIe siècle[15], Priores exempti de Burgo de Deux vers 1330[16], Déolz en février 1351[17], Déols en novembre 1380[18] et Déols Bourg Dieu au XVIIIe siècle[19].

Au XIVe siècle, le latin est de plus en plus fréquemment remplacé par le français dans les actes et en 1348 apparaît pour la première fois le terme « le bourg de Dieu », confusion ou plutôt glissement de sens qui n'existait pas dans les textes latin[20]. En 1453 s'opère le transfert du terme « Bourg » à celui de « Ville » : « la dite ville du bourg de Déols[21] ». En 1612 Joachim Duviert représente Châteauroux et Déols en mettant comme titre : « Vue cavalière de Châteauroux et du Bourg-Dieu (Déols)[22] ». La feuille tirée de l'Atlas de la Grande Route Royale de Paris à Toulouse (réalisée vers 1747), porte à l'emplacement de l'agglomération la mention « Bourg Déols[23] ». La minute de la feuille de Châteauroux, de la carte de Cassini, réalisée par l'ingénieur Miquel en 1755 porte : « Bourg-Dieu[24],[25] ». Quant au plan de M. de Fassardy réalisé en 1769, il porte le titre : « plan de la ville de Déols dite le Bourg Dieu[26] » Les événements révolutionnaires vont fixer le nom de la commune. En effet, le 12 novembre 1789, un décret décidant l'établissement d'une municipalité dans chaque ville et paroisse est édicté. À Déols, les assemblées électorales se réunissent les dimanches 24 janvier et 31 janvier 1790, puis encore le 7 février et Joseph Bisson devient le premier maire élu de la nouvelle « municipalité de Déols ». Peu de temps après un cachet portant cette mention est réalisé[24].

Durant la Révolution française, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Céréale[27].

La dénomination Céréal (en réalité sans « e ») ne fut utilisée pour Déols que de juin à novembre 1794[24].

Ses habitants sont appelés les Déolois[28].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces de présence humaine, sur le plateau au nord de Châteauroux remontent au Paléolithique inférieur (des bifaces et un racloir). Le Paléolithique moyen est représenté à l'état résiduel sous la forme d'un Moustérien de Tradition Acheuléenne. Au Paléolithique supérieur apparaissent les premières pseudo-concentrations généralement sur de faibles éminences sableuses réparties uniformément sur tout le plateau[29].

Plusieurs interventions d'archéologie préventive ont permis de découvrir et de fouiller sur le territoire de la commune :

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

L'origine de Déols semble remonter à l'époque gallo-romaine. Un point de franchissement à gué de la rivière Indre aurait été à l'origine de la fixation d'une petite agglomération secondaire. Plus au nord, la présence dans l'église Saint-Étienne d'un fragment d'inscription funéraire du Ier siècle, ainsi que de deux sarcophages de la fin du IIIe siècle, celui dit de saint Ludre en marbre décoré de scènes de chasse et celui en calcaire dit de Léocade, permettent de localiser la nécropole antique qui marquait la limite septentrionale de l'agglomération secondaire gallo-romaine. Encore plus au nord, la construction du nouveau quartier des Maussants à permis en 1890, la fouille archéologique d'un temple gallo-romain de type Fanum[37].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La porte du Pont-Perrin.
La porte du Pont-Perrin.

C’est aux environs de 469 que Déols rentre l'histoire en étant le lieu de la bataille de Déols, qui opposa les Bretons du roi Riothamus, alliés d’un Empire romain d'Occident en pleine déliquescence, aux Wisigoths d'Euric qui menaçaient la partie de l'Aquitaine restée romaine, et qui terminent vainqueurs de l'affrontement. C'est Grégoire de Tours qui évoque cette bataille qui se serait passée près de Déols.

Les premières mentions de Déols dans les sources écrites remontent à la fin du VIe siècle. À cette époque, Grégoire de Tours indique dans son ouvrage De la gloire des confesseurs que « le bienheureux Ludre, fils du sénateur Léocade, repose à Déols (Dolensi), agglomération du diocèse de Bourges » et évoque dans son Histoire des francs, un « Dolensem vicum », le vicus signifiant à l'époque un habitat groupé moins important qu'une ville[7].

Un acte[38] rédigé à Bourges, par la chancellerie ducale, le 2 septembre 917, Ebbes le Noble, seigneur de Déols, donne différents biens afin qu'un monastère régulier soit élevé à Déols à la condition expresse qu'il soit dirigé par Bernon qui à l'époque est abbé de Cluny. En cela, il copie son suzerain Guillaume, duc d'Aquitaine qui, par une charte rédigée à Bourges en septembre 909 ou 910, avait fondé et mis sous l'autorité immédiate du pape l'abbaye de Cluny. Les biens donnés par Ebbes le Noble pour fonder le monastère de Déols se situent le long de la rive droite de l'Indre dans une riche plaine alluviale dotée de plusieurs moulins et de prés. Le lieu n'est pas désert une petite agglomération existe déjà elle semble avoir perduré depuis l'époque gallo-romaine. L'habitat se trouve en partie dans la vallée et sur le plateau nord qui à cet endroit présente une légère pente vers la vallée de l'Indre.

Si l'acte de fondation de l'abbaye Notre-Dame de Déols fut signé à Bourges, celui de confirmation en 927, le fut au château de Déols, un lieu situé sur un escarpement en rive gauche de l'Indre à deux kilomètres en aval du monastère et dont l'existence est déjà mentionnée dans l'acte de 917. C'est ce dernier emplacement (le futur château Raoul) qui fut à l'origine de l'agglomération castelroussine. Cette particularité a suscité toute une série de confusions. Ainsi lorsque l'on évoque ses deniers, en argent de Déols, il ne s'agit pas de monnaies frappées à l'abbaye de Déols, mais de monnaies émises par les seigneurs de Déols depuis Châteauroux[39],[40],[41].

La famille des Ebbes de Déols apparaît dans les décennies 920-930 : ils s’implantent d’abord à Déols au voisinage duquel ils construisent un château. Ils fondent l’abbaye de Déols en 917, donnée à Cluny, et fondent le château de Châteauroux, qui devient leur résidence principale et le centre de leur « principauté[42] ». Ils s’appuient également sur l’abbaye de Déols, puissante à cette époque. À la fin du XIIe siècle, cette principauté s’étend sur les deux tiers sud de l’actuel département de l’Indre[43]. Les seigneurs de Déols-Châteauroux deviennent vassaux du comte Alphonse de Poitiers (prince apanagiste) au début du XIIIe siècle[44]. Bourg-de-Dieu prospère néanmoins, avec la création de trois paroisses[45].

Si l'agglomération secondaire a précédé l'implantation de l'abbaye, vers 1020 apparaît pour la première fois le terme : « bourg de Déols » entourant le monastère (Dolis burgo qui circa monasterium[10]). En 1220, il est question des libertés et immunités du bourg de Déols (libertatem et immunitatem Burgi Dolensis). Une volonté d'indépendance des habitants se manifeste[7].

Au XVe siècle[39], pour faire face à une insécurité croissante, une enceinte urbaine est édifiée contre la clôture de l'abbaye Notre-Dame de Déols, protégeant ainsi une partie de l'agglomération préexistante, mais laissant non protégée toutes les maisons établies autour de l'église Saint-Étienne. Cette nécessaire mise en défense d'une partie de la ville est confirmée le 16 juin 1443. Les habitants de Déols reçoivent du roi de France, le renouvellement de l'autorisation donnée le 12 décembre 1439, de « parfaire les fortifications de la ville ». Le 28 septembre 1453, Guy III de Chauvigny seigneur de Châteauroux reconnait la possibilité pour les religieux et habitants de Déols de « faire et parfaire la fortification et emparement de la ville à leur plaisir ». La porte du Pont Perrin, la porte du Pré Grand et la porte de l'Horloge contrôlaient l'accès au nouvel espace urbain enclos. En dehors des portes l’enceinte se limite à une simple courtine précédée d'un fossé[41],[39].

À l'époque la rivière Indre, que l'on franchissait aux « Ponts du Pont Perrin » (le passage est en effet constitué par la succession de plusieurs tronçons de pont s'appuyant sur une île) ne constitue pas la limite entre les agglomérations fortifiées de Châteauroux et de Déols, qui sont séparées par un vaste espace agricole encore non urbanisé[46]. En 1539, les recettes du temporel de l'abbaye Notre-Dame de Déols indiquent que, encore à cette époque, les maisons de la rive gauche de l'Indre constituant le quartier du Rochat, relèvent de Déols[47].

Le recensement connu le plus ancien, donne pour l'année 1565 : 516 feux à Déols (soit environ 2 320 personnes), contre 908 feux à Châteauroux (soit environ 4 086 personnes) et 1 830 feux à Bourges (soit environ 8 235 personnes), alors qu'en 1709 il n'en comptera pour Déols plus que 260 feux (soit environ 1 170 personnes), contre 1 500 feux (soit environ 6 750 personnes) pour Châteauroux et 2 050 feux pour Issoudun (soit environ 9 220 personnes)[48]. Déols connaît donc un déclin[49].

Plusieurs raisons expliquent ce déclin :

  • la période des Guerres de religion (1562-1594) se révéla désastreuse à la fois pour la ville qui fut occupée à plusieurs reprises, mais aussi pour l'abbaye Notre-Dame de Déols qui fut en partie détruite par les protestants[50] ;
  • l'abbaye ne s'en remettra pas et sa mort définitive sera signée quelques années plus tard. Le 29 décembre 1622, après avoir obtenu l'accord du Roi de France Louis XIII, le prince Henri II de Condé obtient à Rome du pape Grégoire XV, la bulle prononçant la sécularisation des abbayes du Bourg-dieu (Notre-Dame de Déols), de Saint-Gildas et du prieuré de Grandmont. Puis le 11 septembre 1629, des lettres patentes enregistrent les pouillé et bénéfices des abbayes de Déols, Saint-Gildas et du prieuré de Grandmont, pour être rattachés au domaine du duché-pairie de Châteauroux et remis à la nomination du prince. Très vite les bâtiments de l'abbaye deviennent une carrière où le prince Henri II de Condé envoie les paysans du Duché de Châteauroux travailler à la journée pour démonter les bâtiments. Privé de son poumon religieux, l'agglomération déoloise s'endort progressivement et ceci d'autant plus vite qu'aucune activité économique nouvelle ne s'y implante[51] ;
  • en 1640, nouvelle épreuve, le passage « des ponts du Pont Perrin », dont les vestiges au milieu de l'Indre sont visibles en aval du pont actuel, est partiellement emporté par une crue. Ce passage qui était important à l'époque, car il était emprunté par les courriers allant de Paris à Toulouse, fut finalement réparé grâce à un financement fourni par le pouvoir royal[46].

En 1741, le pont de Déols est rétabli provisoirement une fois de plus[52]. En 1747, Gendrier l'ingénieur des Pont et Chaussées du Berry, vient visiter le vieux pont de Déols et estime qu'un pont neuf est absolument nécessaire. Très rapidement les travaux du nouveau pont débutent en amont de l'ancien. Les pierres du prieuré de Grandmont en forêt de Châteauroux et de l'abbaye Notre-Dame de Déols sont utilisées. Le pont est achevé vers 1756-1757 et est relié à une levée aboutissant à Châteauroux. Cette levée qui avait été réalisée quelques années plus tôt est l'actuelle avenue Marcel Lemoine (ancienne avenue de Paris à Châteauroux). Dans Déols, le nouveau tracé tranche dans le tissus urbain en passant sur les terrains de l'ancienne enceinte de ville qui est propriété du roi, passe par deux anciennes places publiques et rejoint le nouveau tracé en obliquant vers le nord au lieu de reprendre le tracé de l'ancienne grande route. Mais tout n'est pas fini, un autre projet touche l'agglomération déoloise. Celui de la nouvelle route de Déols à Issoudun. En 1769, le projet de M. de Fassardy envisage soit de reprendre l'ancien tracé, soit de passer légèrement plus à l'est pour rejoindre le nouveau pont en détruisant l'église Saint-Germain[53]. Les événements révolutionnaires retarderont les travaux.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Déols décline après 1790, qui voit Châteauroux choisi pour être le chef-lieu du département de l'Indre.

Si à l'occasion de la réunion ayant pour objet l'élaboration du Cahier des Doléances de Déols, le 1er mars 1789, la population de l'unique paroisse de Déols est estimée à 360 feux (soit approximativement 1 620 personnes), le préfet Dalphonse fournit en 1801 pour la commune de Déols un chiffre de 1 535 habitants[49].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La porte Saint-Étienne.
La porte Saint-Étienne.

En 1812, la procédure d'expropriation et d'enquête, pour le passage de la route d'Issoudun, touche une nouvelle fois le cœur urbain ancien de Déols. L'axe retenu passe en partie sur l'ancien cimetière Sainte-Marie (actuellement place La Fayette), puis sur l'extrémité de la nef de l'ancienne église abbatiale Notre-Dame de Déols devenue entre temps des terrains agricoles, puis rejoint en ligne droite le pont[54].

Héritage du passé le cadastre de Déols réalisé en 1834 montre un espace périurbain intégralement occupé par le parcellaire viticole. C'est la crise du phylloxéra qui marquera à la fin du XIXe siècle, la disparition de ce paysage et son remplacement progressif par la production céréalière. Seuls subsistent de nos jours, comme mémoire de ce temps passé : des noms de lieux sur l'ancien cadastre et au cœur de la ville de Déols, les petites maisons bien adaptées aux besoins des vignerons, avec un escalier dominant de quelques marches, l'accès à une cave semi-enterrée[55]

Dans les années qui suivent, la tendance commence à s'inverser. En 1835, le maire signale que la population de Déols augmente d'une manière surprenante, depuis quelques années et que beaucoup d'étrangers viennent s'y fixer. Il précise même « depuis 1830 vingt maisons au moins ont été construites et plusieurs autres sont en construction et des demandes d'alignement sont adressées à l'administration ». Cette croissance se vérifie, en 1911 Déols comptera 2 760 habitants[49].

Le 31 août 1846, le roi Louis-Philippe autorise, par ordonnance, la congrégation des Sœurs de la Charité de Bourges, à fonder un établissement à Déols et à accepter la donation faite par le sieur Michel Chagnon, curé de la paroisse, de deux maisons avec dépendances et jardins. Les membres de cet établissement s'engagent à affecter les deux immeubles à la création d'une salle d'asile, à former des annexes de l'école des filles de la commune de Déols et s'il y a lieu, une maison pour les orphelines pauvres du département de l'Indre, que la commune de Déols sera ultérieurement autorisée à fonder. Les Sœurs s'installent sur une partie de l'emplacement de l'ancienne abbaye Notre-Dame de Déols. Le 10 septembre 1857, une société de patronage pour les orphelines pauvres du département de l'Indre dite « Œuvre de l'orphelinat de Déols » est créée par autorisation impériale. À partir de 1889 les Sœurs se consacreront exclusivement à l'orphelinat sur l'ancien site de l'abbaye et ceci jusqu'en 1969, quand il apparut plus sage de faire construire des locaux neufs au 8 rue du Robinson à Déols. Les nouveaux locaux rue du Robinson furent inaugurés de 7 novembre 1973[56].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le recensement de 1906 permet de dresser une image précise de la population de la commune de Déols. Sur 2 681 personnes recensées, 1 180 ont une profession connue (28 % des hommes et 16 % des femmes). Le secteur primaire (34 %) est dominé par les cultivateurs suivis des journaliers et journalières qui se louent en fonction des besoins dans les domaines agricoles. Viennent ensuite les jardiniers ou maraîchers. Seulement vingt-six personnes se déclarent vignerons, car la crise du phylloxera à la fin du XIXe siècle a largement fait disparaître le vignoble de Déols. Le secteur secondaire (31 %) indique une large participation des déolois aux activités industrielles implantées à Châteauroux. En effectif la manufacture des tabacs de l'avenue de La Châtre à Châteauroux est le premier employeur : 127 déoloises sont des cigarières. Le second est la chemiserie Schwob qui emploie 95 lingères et 69 couturières à domicile (ouvrières finisseuses). Par contre uniquement huit personnes travaillent aux établissements Balsan qui fabriquent des draps utilisés par l'armée et l'administration. Les imprimeurs sont également représentés (quinze imprimeurs et trois typographes chez Melloté, cinq typographes chez Meltzheim). Viennent ensuite les brasseurs : quatre brasseurs et un camionneur à la brasserie Grillon et Cie, avenue de Paris à Châteauroux, deux limonadiers, un livreur et deux camionneurs à l'association ouvrière des brasseurs et similaires qui se trouvait au numéro 78 de la rue du Montet à Déols. On trouve ensuite des fabricants de machines agricoles (quatre personnes chez Auguste Hidien, né à Déols en 1842, installé quartier des Capucins à Châteauroux, puis rue Paul Accolas ; trois mécaniciens également chez Guillon dans l'atelier de chaudronnerie installé à Bitray, commune de Déols). Les artisans sont au nombre de 212 personnes (18 %). On trouve les métiers du bâtiment, la consommation, l'habillement et la production de biens d'équipement, la plupart travaillant à Déols. Il faut ajouter la Compagnie de chemin de fer Paris-Orléans (une garde-barrière à Bitray et son mari un poseur chargé de l'entretien des voies). Pour la compagnie de tramways : un chauffeur et un chef de dépôt résidant à Déols. Le secteur tertiaire (toutes les activités ne faisant pas l'objet de la production d'un bien matériel) représente 195 personnes (17 %) travaillant pour diverses administrations (18 personnes), pour l'éducation (12 personnes) et le commerce local (165 personnes)[57],[58].

Le dimanche 17 et le lundi 18 octobre 1909, Jacques Balsan est le premier homme à faire décoller et atterrir à plusieurs reprises un plus lourd que l'air dans le département de l'Indre. Aux commandes d'un Blériot XI, type traversée de la Manche, Jacques Balsan effectue au-dessus de la commune de Déols plusieurs vols à partir des terres du domaine du Grande Verger. Depuis le dimanche 17 octobre 2009, une rue (Jacques Balsan, Pionnier de l'Aéronautique (1868-1956)) rappelle dans la zone d'activités du « Grandéols » cet événement[59].

Le vendredi 31 mars 1911, dans le cadre d'un raid Pau-Paris, le capitaine Bellenger et le lieutenant Tricornot de Rose sur des monoplans Blériot se posent à Brassioux, commune de Déols, sur des terres appartenant à Étienne Balsan, frère de Jacques Balsan. Le capitaine Bellenger et le lieutenant Tricornot de Rose repartent de Brassioux le lendemain 1er avril 1911 et prennent la direction de Paris. Ce raid fut filmé par Pathé Journal[60].

Dimanche 2 et lundi 3 juillet 1911, le premier meeting aérien dans l'Indre a lieu au nord de l'agglomération déoloise, sur le champ de tir du Grand Verger. Pour l'occasion, la Société des fêtes du commerce et de l'industrie de Châteauroux a acheté le concours de deux aviateurs : Daillens le directeur de l'aérodrome de Nevers et son élève Vuttoz[61].

4 octobre 1915 : le sous-secrétaire d’État de l'aéronautique militaire annonce par courrier, au général commandant en chef, la mise en route le 25 octobre 1915, d'une école d’aviation militaire à Châteauroux. L'école s'installe près du signal de La Martinerie, sur le territoire des communes de Déols et Étrechet, le long de la route de Lignières, à trois kilomètres à l'est de l'agglomération castelroussine[62].

Le 20 juillet 1919, le conseil municipal de Déols vote une somme de 5 000 F en prévision de la construction d'un « monument aux morts de la guerre 14-18 sur une place publique ». Le 31 janvier 1924 deux maquettes sont présentées, l'une de monsieur Picard de Déols et l'autre de M. Ernest Nivet de Châteauroux. La maquette de M. Roger Picard est retenue. Lors de la même réunion le conseil municipal décide de mettre le monument aux morts place Carnot. Le monument est inauguré le 10 août 1924[63]. En 2011, à l'occasion de la rénovation de la Place Carnot, le monument aux morts fut déplacé afin de faciliter les cérémonies.

En janvier 1920, l'Aviation de Combat (chasse + bombardement) est réorganisée. La base de La Martinerie implantée sur la commune de Déols est attribuée au 3e R.A.C. (le 3e Régiment d'aviation de chasse). Les terrains provisoirement occupés depuis 1915 sont déclarés d'utilité publique le 17 novembre 1921[64]. En octobre 1936, le triplement du potentiel offensif de l'armée de l'air amène la permutation entre le 3e R.A.C. (devenu Escadre de chasse) et la 32e Escadre de Dijon qui est équipée à l'époque de bombardiers moyen. Les Groupes I/32 et II/32 resteront sur la base de La Martinerie jusqu'au début de la guerre (septembre 1939)[65]. En janvier 1945, la base aérienne de La Martinerie devient la première école de pilotage dans la France libérée. Le dimanche 22 avril 1945, comme symbole de la renaissance de l'armée de l'air, se déroule sur le terrain de La Martinerie, le baptême de la première promotion d'élèves pilotes, la promotion « Commandant Tulasne ». Séjournent également à l'école d'aviation de La Martinerie les premières femmes pilotes : Paulette Bray-Bouquet, Andrée Dupeyron, Yvonne Jourjon, Elisabeth Lion, Mazelier, Elisabeth Boselli, Yvette Grollet-Briant, Anne-Marie Imbrecq, Suzanne Melk et Geneviève Lefèvre-sellier[66]

Pendant toute la première moitié du XXe siècle, Déols possédait une halte sur la ligne de tramway de Châteauroux à Valençay[67] (qui se trouvait devant le square Jean Jaurès) et un dépôt des machines (route de Villers).

En juin 1934, l'entreprise Odetti et ses fils est chargée de construire, dans le quartier du Clou à Déols, un château d'eau[68]. Ce château d'eau fut désaffecté en 1977. En 1989, le conseil municipal décide de le mettre à disposition du comité départemental de montagne et du comité départemental de spéléologie. Gérard Laplace a choisi de faire figurer à l'extérieur de la structure un ensemble de données climatologiques fournies par la station météorologique de Déols (située près de la tour de contrôle de l'aéroport). L'inauguration du mur d'escalade eut lieu le 10 novembre 1990.

En avril 1936, Marcel Bloch annonce dans un courrier adressé au sénateur de l'Indre, Paul Bénazet : « je me suis décidé à acquérir aux portes de Châteauroux, un terrain de cent hectares, en vue d'y aménager, un champ d'aviation avec lequel j'ai prévu la construction d'une usine de 10 000 m2, qui sera terminée sous quelques mois ». C'est l'origine de la création de l'usine d'aviation Marcel Bloch de Déols qui au moment des nationalisations de 1937 deviendra l'une des usines de la Société nationale des constructions aéronautiques du sud-ouest[69] (SNCASO).

Châteauroux-Déols Air Dépôt.
Châteauroux-Déols Air Dépôt.

Déols s’industrialise suite au plan de nationalisation de l’industrie aéronautique française. Afin de garantir la production en cas de guerre contre l’Allemagne, les usines sont réparties sur le territoire. La SNCASO choisit Déols, loin des frontières, pour fabriquer le Bloch MB.150[70]. L’usine est construite de 1936 à 1939, le long de la RN 20, au milieu des champs[71], sous la direction de Marcel Bloch et sur les plans de Georges Hennequin[70]. Elle construit des chasseurs MB 151/152, à la cadence de cinquante appareils par mois début 1939, et des bombardiers MB 131 RB4[72]. Détruite par un bombardement dans la nuit du 10 au 11 mars 1944, elle est reconstruite quasiment à l’identique par Hennequin en 1945-1946[73].

Le 1er juin 1938, le premier Bloch MB.131 (un bimoteur) assemblé à l'usine d'aviation de Déols décolle sur la piste en herbe devant tous les ouvriers. L'année 1938 sera également l'année de la mise en place d'une école d'apprentissage à l'usine d'aviation de la SNCASO à Déols. Le 3 avril 1940, le premier vol du premier chasseur monomoteur Bloch MB.155 de série, le no 701 se déroule sur la piste de l'usine d'aviation SNCASO de Déols. Dans la nuit du 10 au 11 mars 1944, l'usine d'aviation de la SNCASO subit l'attaque de trente Lancaster de la R.A.F., stoppant toute activité de production[74]

La Martinerie en 1951.
La Martinerie en 1951.

Le 24 octobre 1939, l'association Saint-Étienne qui a vu le jour le 15 mars 1939 obtient un permis de construire pour édifier une salle paroissiale : la salle Régina, au 32 route d'Issoudun à Déols. Le gros œuvre est confié à l'entreprise déoloise La Concorde.

En août 1951, les autorités françaises remettent l'ensemble du site de Châteauroux-Déols aux autorités militaires américaines (l'usine d'aviation de la SNCASO à Déols et la base de La Martinerie). À partir du 4 juillet 1951, les premiers soldats américains logent dans la partie orientale de l'ancien champ d'aviation dans « Tent city » côté La Martinerie. Le 15 septembre 1952, la piste en béton « de l'aérodrome américain de Déols » (longue de 2 517,64 m et large de 63 m) est mise en service à l'est de l'usine de la SNCASO[75],[76]. L’usine Marcel-Bloch est louée à l’US Air Force de 1951 à 1967, dans le cadre des activités de l'OTAN[73]. Dans ce cadre, est créé Brassioux, cité de la commune de Déols, construite en 1957 pour les officiers américains de la base de l’OTAN. La cité de Brassioux construite pour les familles des officiers américains à quatre kilomètres du centre ville de Châteauroux se trouve le long de la route de Châteauroux à Levroux. Les noms de rues à l'époque étaient des noms d'États américains. Le 26 février 1968, le conseil municipal de Déols décide l'intégration des voies desservant la cité de Brassioux dans la voirie communale. Les dénominations de l'époque américaine (des noms d'États américains) sont remplacées par des dénominations de fleurs : « Texas drive » devient par exemple « Allée des Roses[77] ».

En 1956-1957, à côté de l'ancienne usine d'aviation de Déols, des bâtiments opérationnels viennent renforcer les installations complémentaires : une nouvelle tour de contrôle de cinq étages, un poste incendie limité à un rez-de-chaussée, un poste de commandement et intendance avec salle de briefing, une aérogare de fret, un dispensaire et une coopérative-magasin de vente[78].

Les Américains quittent la base aérienne de Déols en 1967, après la décision du général de Gaulle de quitter le commandement intégré de l’OTAN. Les Américains laissent et transfèrent les installations aux autorités civiles du département et de la ville.

L'emprise de la base militaire de La Martinerie retourne en 1968, en partie, à l'armée française. Le centre d'instruction du service du matériel (CISM) no 2 de Lunéville et le no 3 de Metz, suivis en 1976 du no 1 de Montluçon y sont regroupés[79] .

Du 1er janvier 1969 au 30 juin 1976, date de sa fermeture, l'usine d'aviation de Déols est exploitée successivement par Sud-Aviation, puis par la Société Nationale Industrielle Aérospatiale (SNIAS) avec des activités de révision ou modification de F-100 armée de l'air ; de grande visite et modification de Constellation, de maintenance et modification d'avions d'affaire du type « Marquis » ; d'entretien majeur de Fouga CM 170 : Maroc, Algérie, Gabon, Togo, Cameroun, Patrouille de France ; de visites périodiques 1.200 heures et modification de Transall C160 ; visites périodiques, grande visite, modification et réparation de Nord 262 ; révision de deux Viscount d'Air Inter, ainsi que de fabrication de trappes de Mirage F.1 et de poutres et supports d'équipement Airbus A.300 B. Seul un service après-vente arrivé en 1970 subsistera sur le site jusqu'au 31 août 1987[80],[81]. En février 1975, le préfet de l'Indre signe en faveur de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Indre un Arrêté d'Occupation Temporaire, qui confie la gestion de l'aérodrome à la Chambre de commerce et d'industrie de l'Indre. Cette dernière prend à sa charge les travaux de réfection des joints de dilatation sur la piste[81].

En 1976, début réel de l'exploitation de l'aérodrome par la Chambre de commerce et d'industrie de l'Indre, avec une nécessaire modernisation de cet outil tombé en déshérence. Des travaux de remise en état de l'infrastructure sont engagés avec l'aide de l'État[80] (reconstitution du balisage, installation d'un système ILS permettant un atterrisage aux instruments).

Également en 1976, au moment où le matériel devient une arme à part entière, le CISM devient l'ESMAT (l'école de spécialisation du matériel de l'armée de terre). L'école subsistera à La Martinerie, jusqu'à l'arrivée du 517e régiment du Train, le 3 juillet 1998[79].

Le jeudi 30 juin 1977, inauguration par la Chambre de commerce et d'industrie de l'Indre de l'aérogare de Châteauroux-Déols. Avec cette aérogare, l'objectif est d'ajouter aux activités en cours de développement du fret et des vols d'entraînement, des capacités d'accueil des voyageurs[81].

En juillet 1978, le championnat du monde de vol à voile se déroule sur la plate-forme de Châteauroux-Déols. Mi juin 1984, le prototype 001 du Concorde effectue sa première sortie d'entraînement sur la piste de l'aéroport de Châteauroux-Déols. Le mardi 25 janvier 1994, l'aéroport de Châteauroux-Déols est baptisé « aéroport Marcel-Dassault » en présence d'Olivier Dassault, député de l'Oise et pilote, petit-fils du grand avionneur[82] .

Le 18 juin 1990, pour le cinquantième anniversaire de « l'appel du 18 juin », l'ancienne route de Paris, dans sa traversée de l'agglomération déoloise, fut rebaptisée avenue du Général-de-Gaulle[83].

En janvier 1991, est créé au confluent de l'Indre et de la Ringoire sur 22 hectares, l'écoparc des Chénevières. Ce lieu proche de l'agglomération déoloise, aisément accessible par la route de Villers, est un espace naturel ouvert à tous. Il comporte un jardin des senteurs et un jardin des plantes médicinales[84].

En juin 1992 fut inauguré le décor du fond de scène du centre socio culturel Paulette-Gillet. Cette peinture de 7,5 m par 2,5 m œuvre de Philippe Gonthier alias Delry représente l'abbaye, la porte de l'horloge et la porte du Pont Perrin[85].

Le 15 décembre 1994, la Chambre de commerce et d'industrie de l'Indre transfère la gestion de l'aéroport au syndicat mixte de l'aéroport de Châteauroux-Déols Marcel-Dassault. En mars 2007, l'aéroport de Châteauroux-Déols passe au main de l'établissement public régional : aéroport de Châteauroux-Centre[86] en application du processus de décentralisation de 140 aéroports français (arrêté n° 2007-03-0011 du 2 mars 2007).

Le 15 février 1996, le conseil municipal siège pour la première fois dans la nouvelle salle du conseil de Déols[87]. Les locaux acquis, par la municipalité en 1994 et refaits à neuf, offraient une surface de 135 m2 pouvant servir à la fois de salle de réunion pour le conseil municipal et de salle des mariages[88].

Du 18 mars au 30 août 2002, le pont sur l'Indre qui relie les communes de Déols et de Châteauroux fait l'objet d'une rénovation complète[89].

Le 17 mars 2012, a été inauguré sur la place Carnot rénovée, la « Stèle du Souvenir » rappelant les unités militaires ayant séjourné à La Martinerie. La dissolution du 517e régiment du Train (roulage de l'étendard, le 23 mai 2012) et le déplacement du centre d'instruction élémentaire de conduite marque la fin de presque un siècle de présence militaire sur le site de La Martinerie.

Politiquement, la ville fut un bastion communiste avant de passer à droite en 1989 avec l'élection de Michel Blondeau.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'arrondissement de Châteauroux, du canton de Châteauroux-Est, de la première circonscription de l'Indre et de la communauté d'agglomération castelroussine.

Elle dispose d'un trésor public[90], d'un bureau de poste[91], d'un point info de tourisme[92] et d'un centre de secours.

Concours des villes et villages fleuris
Nombres de fleurs Années d'obtentions
3 fleurs palmarès 2008[93]
palmarès 2011[94]
palmarès 2013[95]
2 fleurs palmarès 2004[96]
palmarès 2005[97]
palmarès 2006[98]
palmarès 2007[99]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
6 avril 1944 30 octobre 1947 Fleury Lafont  ? Maire
31 octobre 1947 10 octobre 1958 Ferdinand Gigot  ? Maire
11 octobre 1958 21 mars 1959 Jean Chambre  ? Maire
22 mars 1959 19 mars 1977 Marcel Lemoine  ? Maire
20 mars 1977 12 mars 1983 Paulette Gillet  ? Maire
mars 1959 mars 1989 Marcel Lemoine PCF Député de l'Indre
mars 1989 en cours Michel Blondeau[100],[101],[102] NC puis UDI Cadre retraité de l'Équipement
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 8 042 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 424 1 515 1 561 1 759 2 113 2 280 2 344 2 507 2 575
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 355 2 415 2 564 2 564 2 650 2 757 2 773 2 657 2 665
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 737 2 681 2 760 3 275 3 042 3 616 3 617 3 863 4 453
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
6 340 4 834 8 431 7 639 7 875 8 089 8 731 8 736 7 916
2011 - - - - - - - -
8 042 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[103] puis Insee à partir de 2004[104].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Une partie de l'économie est repose sur la zone industrielle aéroportuaire (ZIAP), géré par la Chambre de commerce et d'industrie de l'Indre.

Population et société[modifier | modifier le code]

La commune possède comme lieux d'enseignements[105] : trois écoles maternelles publiques (L'Abbaye, Jean-Monnet et Paul-Éluard), trois écoles élémentaires publiques (Henri-Wallon, Jean-Monnet et Paul-Langevin) et un collège public (Romain-Rolland). Les lycées publics de secteur[106] se trouvent à Châteauroux (lycée général Jean-Giraudoux et lycée polyvalent Blaise-Pascal).

Le « miracle de Notre-Dame de Déols » eut lieu le 31 mai 1187 et fit grand bruit à l'époque. En cette époque troublée, un soldat fou furieux d'avoir perdu au jeu, lança une pierre contre une statue de la vierge à l'enfant dont il rompit le bras. « De la statue sortit une grande abondance de sang et le malheureux soldat tomba tout roide mort ». Ce miracle donna lieu à une grande dévotion envers Notre-Dame de Déols, qui se perpétua jusqu'au XXe siècle. Voici ce qu'en dit Jacques des Gachons dans son livre Le Berry (1936) : « Un des cottereaux du roi Richard, qui jouait aux dés devant une des chapelles, furieux de perdre, lança une pierre contre la statue de la Vierge sculptée au tympan d'un portail de la basilique et cassa un bras à l'enfant Jésus. Du sang jaillit de la pierre et le misérable mourut dans la journée… La statue miraculeuse se trouve à l'église Saint-Étienne et près d'elle on peut voir quatre tableaux du XVIIe siècle qui représentent cette légende. »

La commune est couverte par les médias suivants : La Nouvelle République du Centre-Ouest, Le Berry républicain, La Bouinotte, Le Petit Berrichon, Berry Issoudun Première, Vibration, Forum, France Bleu Berry et RCF en Berry.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le M.A.C.H 36.
Le M.A.C.H 36.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Déols Blason De gueules aux trois fasces d’or ; au chef d’argent chargé d’une couronne de marquis d’or.
Détails * Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (or sur argent).
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Logo Déols.jpg Logotype de la commune de Déols :

Le logotype de la commune est retenu en septembre 1990, à la suite d’un concours organisé par la municipalité. Il est réalisé par Jean-Michel Lauret. La représentation graphique met en évidence avec le clocher l'héritage historique cher aux déolois. Les deux coups de pinceaux rouges et jaunes symbolisent les deux grandes voies de circulation qui traversent le centre de l'agglomération : l'avenue du Général-de-Gaulle et la route d'Issoudun[109].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

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Les coordonnées de cet article :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nelly Alletru, L’Usine d’aviation Marcel Bloch à Déols, Inventaire général du patrimoine culturel du Centre, Orléans, coédition Lyon : Lieux-dits éditions,‎ 2007, 53 p. (ISBN 9782914528351).
  • Didier Dubant, Monique Carrillon, Simone Mardelle et Nicole Rollin, Promenade dans Déols : Histoire des rues et lieux-dits d'une commune de l'Indre, vol. 8, Déols, Office de Tourisme de Déols,‎ 1998, 256 p..
  • René Pécherat, Pierre Remérand et Didier Dubant, L'abbaye Notre-Dame de Déols (Indre), Lancosme éditeur et l'Académie du Centre,‎ 2009, p. 7.
  • Bernard Moreau, Le Tacot petit train berrichon, t. 2,‎ 1989, 176 p..
  • Christian Poitou, Dictionnaire d'histoire administrative et démographique : Paroisses et communes de France, Indre CNRS,‎ 1997, 580 p..
  • Didier Dubant, L'évolution du réseau routier autour de Châteauroux et Déols d'après la documentation cartographique (1632-1885), Académie du Centre,‎ 1997, p. 9-38.
  • Daniel Audoux et Didier Dubant, Bilan de dix années de prospections au nord de la vallée de l'Indre (Indre), t. 86 - 4, Bulletin de la Société Préhistorique Française,‎ 1989, p. 109-113.
  • Didier Dubant, 50 ans d'aviation dans le ciel de l'Indre 1909-1959, Alan Sutton,‎ 2009, 160 p..
  • Didier Dubant, Base américaine de Châteauroux - Déols 1951-1968, Alan Sutton,‎ 2008, 144 p..
  • Didier Dubant, Ceux de l'usine d'aviation Bloch. Mémoire d'ouvriers dans l'Indre (1936-1951), Alan Sutton,‎ 2011, 160 p..

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Site de Lion 1906 : Indre, consulté le 10 septembre 2012.
  2. a, b, c, d et e Site du Géoportail : Déols, consulté le 15 décembre 2013.
  3. a, b, c et d Site de ViaMichelin : Déols, consulté le 14 décembre 2013.
  4. Site de Horizon : Horaires et plan, consulté le 14 décembre 2013.
  5. Site SNCF TER Centre : Fiches horaires, consulté le 29 septembre 2013.
  6. « Un grand défi technique pour ERDF », La Nouvelle République du Centre-Ouest, Indre,‎ 28 octobre 2009.
  7. a, b, c, d et e Dubant et al. 1998, p. 7.
  8. Monnaies mérovingiennes dans Blanchet : Manuel de numismatique française, Monnaies frappées en Gaule depuis les origines jusqu'à Hugues Capet, t. 1,‎ 1912, p. 281.
  9. Cartulaire de Déols man, lat no 11820, f° 63.
  10. a et b B.N.-Ms Latin 12.820, fol. 63.
  11. Abandon de mauvaises coutumes par Eudes de Déols à l'Abbbaye de Déols - copie XVIe Archives Départementales de l'Indre, H suppl.
  12. Cartulaire de Saint-Sulpice de Bourges, Suppl. V.
  13. Archives nationales-K 34.
  14. Archives Départementales du Cher-1 G 3, Pouillé de Bourges, p. 146.
  15. Archives Départementales du Cher-1 G 3, Pouillé de Bourges, p. 9.
  16. Pouillé de Tours, p. 268.
  17. Archives Nationales-JJ 80, no 279, fol. 195.
  18. Archives Nationales-JJ 118, no 128, fol. 68.
  19. Carte de Cassini, consulté le 16 août 2012.
  20. Lettre de Philippe VI de Valois du 6 novembre 1348, Archives Départementales de l'Indre F124.
  21. Acte entre Guillaume de Chauvigny et Simon abbé de Déols, Archives Départementales de l'Indre A107.
  22. Estampes, collection Bibliothèque Nationale, Lallemant de Betz, no 3039.
  23. Archives Nationales, série F. 14, no 8459, f° 18.
  24. a, b et c Dubant et al. 1998, p. 8.
  25. Cartothèque de l'I.G.N. Saint-Mandé.
  26. Archives Départementales de l'Indre S1042.
  27. Charles Bouyssi, Communes et paroisses d’Auvergne,‎ 2002 (lire en ligne).
  28. « Nom des habitants des communes françaises, Déols », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos (consulté le 24 mars 2012).
  29. Audoux et Dubant 1989, p. 109-113.
  30. Tony Hamon, L'enceinte néolithique du Montet à Déols (Indre) Notre Préliminaire, vol. 2, t. 94, Bulletin de la Société Préhistorique Française,‎ 1997, p. 230-236.
  31. Tony Hamon, Données récentes sur le néolithique ancien et moyen dans le Berry ou Augy retrouvé : Actes du XXIe colloque inter-régional sur le néolithique, Poitiers,‎ octobre 1984, p. 27-49.
  32. F. Thieriot, Déols Indre Les Battes, Rapport de Fouille Préventive,‎ 1998, 26 p..
  33. Sophie Talin d'Eyzac et Fabrice Porcell, Déols Les Battes, Opération d’Évaluation Archéologique,‎ 1998, 6 p..
  34. « Des fouilles aux Grands Maussants », La Nouvelle République du Centre-Ouest, Indre,‎ 10 septembre 2004.
  35. Jean-Philippe Baguenier, Une ferme gauloise à Déols, Inrap,‎ 2010.
  36. Nicolas Fouillet, Un habitat rural du Haut Moyen Âge à Déols (Indre), t. 38, Revue Archéologique du Centre de la France,‎ 1999, p. 169-194.
  37. Dubant et al. 1998, p. 13.
  38. Pécherat, Remérand et Dubant 2009, p. 7.
  39. a, b et c Dubant et al. 1998, p. 70-71.
  40. Dubant et al. 1998, p. 82.
  41. a et b Dubant et al. 1998, p. 111-112.
  42. Berry médiéval : à la découverte de l’Indre au Moyen Âge, catalogue d’exposition, Châteauroux, Archives départementales de l’Indre, 2009, p. 10.
  43. Berry médiéval, p. 11.
  44. Berry médiéval, p. 14.
  45. Berry médiéval, op. cit., p. 53.
  46. a et b Dubant et al. 1998, p. 110.
  47. Didier Dubant, Les rues de Déols en 1539, Bulletin des Amis de Reuilly et de ses environs,‎ 1996, p. 6 à 9.
  48. Poitou 1997, p. 285, 317 et 355.
  49. a, b et c Dubant et al. 1998, p. 10.
  50. Pécherat, Remérand et Dubant 2009, p. 54-57.
  51. Pécherat, Remérand et Dubant 2009, p. 58-63.
  52. Dubant et al. 1998, p. 111.
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  54. Dubant 1997, p. 25.
  55. Dubant et al. 1998, p. 53-54.
  56. Dubant et al. 1998, p. 27-30.
  57. Archives Départementales de l'Indre M4905.
  58. Archives Municipales de Déols cote F1 - 1906.
  59. Dubant 2009, p. 10-12.
  60. Dubant 2009, p. 13-14.
  61. Dubant 2009, p. 14-17.
  62. Dubant 2009, p. 36.
  63. Dubant et al. 1998, p. 41.
  64. Dubant 2009, p. 46.
  65. Dubant 2009, p. 60-61.
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  68. Dubant et al. 1998, p. 44-45.
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  70. a et b Alletru 2007, p. 9.
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  73. a et b Alletru 2007, p. 13.
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  76. Dubant 2008, p. 40.
  77. Dubant 2008, p. 42-45.
  78. Dubant 2011, p. 47.
  79. a et b Dubant et al. 1998, p. 148-151.
  80. a et b Dubant 2011, p. 48.
  81. a, b et c Dubant 2011, p. 49.
  82. Dubant 2011, p. 50-51.
  83. La Nouvelle République du Centre-Ouest, édition de l'Indre du mercredi 20 juin 1990.
  84. La Nouvelle République du Centre-Ouest, édition de l'Indre du samedi 26 janvier 1991.
  85. La Nouvelle République du Centre-Ouest, édition de l'Indre du vendredi 19 juin 1992.
  86. Dubant 2011, p. 52.
  87. La Nouvelle République du Centre-Ouest, édition de l'Indre du mercredi 21 février 1996.
  88. La Nouvelle République du Centre-Ouest, édition de l'Indre du samedi 3 février 1996.
  89. « Le pont inauguré », La Nouvelle République du Centre-Ouest, Indre,‎ 20 septembre 2002.
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  93. [PDF] 49e concours des villes et villages fleuris - Palmarès 2008, consulté le 23 septembre 2009.
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