Chemillé
| Chemillé | ||||||
| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Pays de la Loire | |||||
| Département | Maine-et-Loire | |||||
| Arrondissement | Cholet | |||||
| Canton | Chemillé | |||||
| Intercommunalité | C. C. région de Chemillé | |||||
| Commune | Chemillé-Melay | |||||
| Statut | Commune déléguée | |||||
| Date de fusion | 1er janvier 2013 | |||||
| Code postal | 49120 | |||||
| Code commune | 49092 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Chemillois, Chemilloise | |||||
| Population | 7 028 hab. (2010) | |||||
| Densité | 143 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 42 m – Max. 114 m | |||||
| Superficie | 49,2 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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Chemillé est une ancienne commune française, située dans le département de Maine-et-Loire et la région Pays de la Loire.
Le 1er janvier 2013, les anciennes communes de Chemillé et de Melay se sont regroupées en la commune nouvelle de Chemillé-Melay[1], dont Chemillé constitue depuis cette date une commune déléguée.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Localisation[modifier]
Ville angevine des Mauges, Chemillé se situe à l'est de La Chapelle-Rousselin, sur la RD160 (ex-RN160) qui est l'axe Angers-Cholet[2].
Chemillé est distante de Cholet de 20 km (au sud-ouest) et d'Angers de 32 km (au nord-est)[3].
Territoire[modifier]
Son territoire a une superficie de plus de 49 km2 (4 920 hectares)[4] et son altitude varie de 42 à 114 mètres[5].
Hydrographie[modifier]
Chemillé se trouve sur les bords de l'Hyrôme, affluent du Layon[2].
Toponymie et héraldique[modifier]
Toponymie[modifier]
Chemillé est mentionné sous les formes Camilliacus villa en 775[6], Cella Camilliacus en 844[6], Chimilli en 1050[6], Camilliacum vers 1130[7]. La graphie moderne Chemillé est attestée dans la carte de Cassini dès le XVIIIe siècle[8].
La forme Chimilli montre qu'en 1050 déja, le nom village se prononce [tʃimiji] > [ʃœmije], aujourd'hui. La forme latine est en usage traditionnellement dans la documentation administrative ou autre, rédigée en cette langue au moins jusqu'à l'ordonnance de Villers-Cotterêts.
Il s'agit d'une formation toponymique gallo-romane fréquente *CAMILLIACU (cf. Chambly, Camilly, Chemilly, etc.), composé du nom de personne Camillus (> Camille) et du suffixe -(i)-acum[9]. Dans la partie ouest de la France (sud ouest de la Normandie, Maine, est de la Bretagne gallo, Anjou,..), la graphie usuelle du produit de -(i)acum est la finale -é. Ce nom gallo-romain n'a pas de lien avec la camomille.
Chemillé est la capitale française des plantes médicinales avec un jardin spécialement dédié aux simples, dont plus particulièrement la camomille, clin d’œil à la poétique étymologie.
Héraldique[modifier]
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Blason ville de Chemillé : |
Histoire[modifier]
Site et situation[modifier]
Ancienne place forte au Moyen Âge, Chemillé est construite en amphithéâtre sur les bords de l'Hyrôme, affluent du Layon.
Les vieilles murailles furent détruites au moment des guerres de religion au XVIe siècle, ouvrant ainsi la ville aux échanges, aux marchés qui lui ont donné sa réputation de centre commercial important, rôle encore renforcé par sa situation de carrefour.
Généralités historiques[modifier]
- Présence néolithique et protohistorique.
- Domaine gallo-romain de Camilliacus.
- Église Saint-Pierre antérieure au VIIIe siècle.
- Seigneurie, prieuré et maladrerie au XIe siècle.
- Ville close au XIIIe siècle.
- Pillée par les huguenots au XVIe siècle.
Après la Révolution éclate une insurrection royaliste, et en 1793 celle de la guerre de Vendée. Tout l'Anjou sera concerné par ces événements.
- "Grand choc de Chemillé" en 1793 (11 avril) : victoire des Vendéens sur les Républicains. Au château de Souchereau (Jallais) fut pris le général vendéen Stofflet.
- Incendié en 1793.
À la réorganisation administrative qui suivit la Révolution, en 1790 Chemillé est rattaché au canton de Chemillé et au district de Cholet, puis en 1800 l'arrondissement de Beaupreau et à sa disparition en 1857 à l'arrondissement de Cholet[8].
- Au début du XXe siècle étaient présents des carrières de moellon, des blanchisseries, des teintureries, des filatures, des tanneries, des minoteries et du tissage de toile.
Commune nouvelle de Chemillé-Melay[modifier]
En 2012, les équipes municipales de Chemillé et de Melay initient un rapprochement entre les deux communes, sous la forme d'une commune nouvelle, régie par la loi du 16 décembre 2010[11].
Le conseil municipal de Chemillé valide en octobre la création d'une commune nouvelle Chemillé-Melay[12]. S'ensuit un débat et la question est portée auprès du préfet de Maine-et-Loire[13],[14], qui valide le 12 novembre la création de la commune nouvelle[1],[15].
| Nom de la commune | Population (2010) |
Surface (hectares) |
Alt. mini (mètres) |
Alt. maxi (mètres) |
|---|---|---|---|---|
| Chemillé | 7 028 | 4 920 | 42 | 114 |
| Melay | 1 608 | 2 270 | 75 | 212 |
| Ensemble | 8 636 | 7 190 | 42 | 212 |
Administration[modifier]
Administration actuelle[modifier]
Depuis le 1er janvier 2013, elle constitue une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Chemillé-Melay et dispose d'un maire délégué.
Administration ancienne[modifier]
La commune est érigée en municipalité en 1790[8].
Jumelage[modifier]
Ville Jumelée : Aspach (Bade-Wurtemberg) (Allemagne)
Ancienne situation administrative[modifier]
Intercommunalité[modifier]
Au 31 décembre 2012, la commune était intégrée à la communauté de communes région de Chemillé ; structure intercommunale ayant pour objet le développement et la solidarité des communes de la région de Chemillé dont les principales compétences sont l'aménagement de l'espace communautaire, les actions de développement économique, la protection et mise en valeur de l'environnement, la politique du logement et du cadre de vie, la voirie, la construction et l'entretien d'équipements communautaires, et la mise en place de techniques d'information et de communication (T.I.C.)[17].
Créée en 1994, cette structure intercommunale regroupait treize communes jusqu'en décembre 2012, dont Chemillé et Melay.
La communauté de communes était, à cette date, membre du syndicat mixte Pays des Mauges, structure administrative d'aménagement du territoire regroupant sept communautés de communes : Bocage, Centre-Mauges, Champtoceaux, Chemillé, Moine-et-Sèvre, Montrevault et Saint-Florent-le-Vieil.
Autres circonscriptions[modifier]
Au 31 décembre 2012, la commune de Chemillé faisait partie du canton de Chemillé et de l'arrondissement de Cholet. Le canton de Chemillé comprenait à cette date dix communes, dont Chemillé et Melay. C'est l'un des quarante et un cantons que compte le département ; circonscriptions électorales servant à l'élection des conseillers généraux, membres du conseil général du département.
À cette date, Chemillé faisait partie de la deuxième circonscription de Maine-et-Loire, composée de cinq cantons dont Chemillé, Chalonnes-sur-Loire et Les Ponts-de-Cé. La deuxième circonscription de Maine-et-Loire est l'une des sept circonscriptions législatives que compte le département.
Population et société[modifier]
Évolution démographique[modifier]
En 2009, Chemillé compte 6 967 habitants (soit une augmentation de 13 % par rapport à 1999). La commune occupe le 1 409e rang au niveau national, alors qu'elle était au 1 492e en 1999, et le 9e au niveau départemental sur 363 communes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Chemillé depuis 1793.
L'importante baisse de population est à noter entre 1793 et 1800 comme dans beaucoup de communes de la Vendée Militaire. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par loi du 27 février 2002, dite loi de démocratie de proximité[18], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est inférieure à 10 000 habitants, les enquêtes sont exhaustives et ont lieu par roulement tous les cinq ans[19]. Pour Chemillé, le premier recensement a été fait en 2008 [20], les suivants étant en 2013, 2018, etc. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006, qui, pour Chemillé, est une évaluation intermédiaire.
Le maximum de la population a été atteint en 2009 avec 6 967 habitants.

Pyramide des âges[modifier]
La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,7 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :
- 49,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,9 %, 15 à 29 ans = 20,6 %, 30 à 44 ans = 21,2 %, 45 à 59 ans = 20,9 %, plus de 60 ans = 16,4 %) ;
- 50,8 % de femmes (0 à 14 ans = 20,1 %, 15 à 29 ans = 19,8 %, 30 à 44 ans = 20,3 %, 45 à 59 ans = 18,8 %, plus de 60 ans = 20,8 %).
Vie locale[modifier]
- Association Lanrunners, association de jeux vidéo en réseaux depuis 1999 sur Chemillé
- Cinéma Le Club
- École de Musique de la Région de Chemillé
- Médiathèque Victor Hugo
- TFC Théâtre Foirail Camifolia, spectacles et séminaires et jardin de plantes médicinales
Ville Fleurie : **
Économie[modifier]
Tissu économique[modifier]
Sur 632 établissements présents sur la commune à fin 2010, 19 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 9 % du secteur de l'industrie, 8 % du secteur de la construction, 52 % de celui du commerce et des services et 13 % du secteur de l'administration et de la santé[29].
Activité économique de la région[modifier]
Ville la plus importante du Chemillois, Chemillé se trouve au cœur de l'activité économique intercommunale.
Sur le territoire de la communauté de communes, sur 1853 établissements présents à fin 2010, 34 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 8 % du secteur de l'industrie, 9 % du secteur de la construction, 39 % de celui du commerce et des services et 10 % du secteur de l'administration et de la santé[30].
Culture locale et patrimoine[modifier]
Architecture civile[modifier]
- Château de L'Echo, du XIXe siècle, séjours du général de Gaulle, plaque à l'entrée.
- Château du Cloître, du XIXe siècle par René Hodé.
- Château de Salbœuf, du XIXe siècle.
- Château de la Sorinière, tours et douves des XIVe, XVIe et XVIIIe siècles.
- Lavoir, du XVIIe siècle.
- Trois moulins à vent en ruine.
- Porte Est et poterne Sud de l'ancien château, du XIIIe siècle.
- Restes du prieuré, du XVIIIe siècle.
Édifices religieux[modifier]
- Chapelle de la Sorinière XVIe siècle, restes de peintures murales XVIe siècle.
- Église Notre-Dame (ancienne)
Classé MH (1862)
Classé MH (1914)
Classé MH (1929) - Église Notre-Dame la Neuve
Inscrit MH (2006) [31], terminée en 1884. - Église Saint-Pierre XIe / XXe siècles : portail XIIIe siècle et clocher XIIe siècle, vestiges de peintures murales XIIIe siècle, nef et bas-côtés 1902 ; vitraux rappelant l'histoire de Chemillé pendant la Révolution.
Classé MH (1969) [31]
- Église Saint-Gilles (détruite par les guerres de Vendée en février 1794)
- Ruines de l'église Saint-Léonard.
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Pétronille de Chemillé (+1149), première abbesse de Fontevraud.
- Charles-Jean Cesbron-Lavau (1763-1829), né et décédé sur la commune, manufacturier et homme politique.
- Xavier de Gaulle y épouse en 1920 Germaine Gourdon, châtelaine du château de l'Echo.
- Jules Mougin (1912-2010), poète, y passa sa retraite.
- Laurent Buffard (1963- ), né sur la commune, entraineur de basket-ball.
- Mgr. Jean-Louis Henri Maurice Papin (1947-), né sur la commune, évêque de Nancy-Toul et primat de Lorraine depuis 1999.
Voir aussi[modifier]
Articles connexes[modifier]
Bibliographie[modifier]
- Célestin Port, Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : A-C, t. 1, Angers, H. Siraudeau et Cie, 1965, 2e éd. (notice BnF no FRBNF331411051) [lire en ligne]
Liens externes[modifier]
Notes et références[modifier]
- Préfecture de Maine-et-Loire, Arrêté no 2012317-0003 portant création de la commune nouvelle de Chemillé- Melay, du 12 novembre 2012 (JORF no 0292 du 15 décembre 2012 page 19589 texte no 22)
- IGN et BRGM, Géoportail Chemillé (49), consulté le 4 janvier 2013
- Les distances affichées sont des distances orthodromiques (à vol d'oiseau).
Lion1906, Distances orthodromiques à partir de Chemillé (49), consulté le 4 janvier 2013 - Ign, Répertoire Géographique des Communes (superficies RGC 2011), consulté le 6 janvier 2013 - Données consultables sur WikiAnjou
- Ign, Répertoire Géographique des Communes (altitudes RGC 2011), consulté le 6 janvier 2013 - Données consultables sur WikiAnjou
- Célestin Port, Dictionnaire historique géographique et biographique de Maine-et-Loire, 1874 1878, Édition révisée de 1965 par Jacques Levron et Pierre d'Herbécourt, t. 1 p. 716 et suivantes
- Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6)
- EHESS, Notice communale de Chemillé, consultée le 4 janvier 2013
Nom de la municipalité en 1793 (an II), selon le recensement réalisé sur l’ensemble du territoire français de l’époque, et en 1801, selon les « Arrêtés de réduction des justices de paix » (actes publiés au Bulletin des lois) constituant la première nomenclature officielle des circonscriptions administratives de la France contemporaine. - Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
- Armorial des communes de Maine-et-Loire - Gérard Byron-Clouzard, Le blason des communes de l'Anjou, 1991
- Communauté de Communes de la Région de Chemillé, Compte-rendus du conseil municipal de Melay, octobre 2012
- Ouest France, Melay-Chemillé : vote favorable à la fusion des communes, du 22 octobre 2012
- Ouest France, Fusion Melay-Chemillé : les questions en suspens, du 23 octobre 2012
- Ouest France, SOS Melay écrit au préfet et menace d'un recours, du 27 octobre 2012
- Courrier de l'Ouest, Le préfet valide Chemillé-Melay, Édition du 19 novembre 2012
- Population : Insee, Populations municipales 2010, mis à jour le 4 janvier 2013
Surfaces et altitudes : IGN, Répertoire Géographique des Communes (RGC 2011), consulté le 23 novembre 2012 - C. C. région de Chemillé, Les compétences de la CCRC, consulté le 4 janvier 2013
- Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V "des opérations de recensement".
- INSEE : Les grandes étapes : 2002 – 2009.
- Calendrier des recensements des communes du département de Maine-et-Loire, sur le site de l'Insee. Consulté le 24 mars 2012..
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 24 mars 2012.
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007), sur le site de l'Insee. Consulté le 24 mars 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2009, sur le site de l'Insee. Consulté le 24 mars 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2010, sur le site de l'Insee. Consulté le 24 mars 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2011, sur le site de l'Insee. Consulté le 24 mars 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2012, sur le site de l'Insee. Consulté le 24 mars 2012.
- Évolution et structure de la population à Chemillé en 2008, sur le site de l'Insee. Consulté le 24 mars 2012.
- Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008, sur le site de l'Insee. Consulté le 24 mars 2012.
- Insee, Statistiques locales du territoire de Chemillé (49), consultées le 30 décembre 2012
- Insee, Statistiques locales de l'EPCI de la CC de la Région de Chemillé (244900577), consultées le 6 janvier 2013
- Eglise Notre-Dame la Neuve, base Mérimée, ministère français de la Culture