André de Lohéac

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André de Lohéac
André de Montfort de Laval, seigneur de Lohéac, amiral de France (1411-1486), Éloi Firmin Féron, 1835.
André de Montfort de Laval, seigneur de Lohéac, amiral de France (1411-1486), Éloi Firmin Féron, 1835.

Surnom André de Laval
Naissance 1408
Château de Montsûrs
Décès 1486 (à 78 ans)
Laval
Allégeance Blason France moderne.svg Royaume de France,
Blason region fr Bretagne.svg Duché de Bretagne
Arme Blason André de Lohéac.svg
Dignité d'État Maréchal de France
Conflits Guerre de Cent Ans
Faits d'armes Bataille de la Brossinière
Bataille de Patay
Campagne de Bretagne et de Normandie
Bataille de Formigny
Famille Fils de Jean de Monfort dit Guy XIII de Laval et d'Anne de Montmorency-Laval

André de Montfort-Laval[1], dit André de Lohéac, seigneur de Lohéac et de Montjean, puis baron de Retz (du chef de sa femme Marie de Rais, fille de Gilles de Rais), amiral puis maréchal de France, est né en 1408 au château de Montsûrs[2] et mort le 29 décembre 1486 à Laval.

Il accomplit son premier fait d'armes à 14 ans, résiste aux Anglais lorsqu'ils envahissent Laval en 1428, accompagne Jeanne d'Arc d'Orléans à Reims, et le roi Charles VII dans ses expéditions de 1440 à 1448. Il participe à la libération de la Normandie et de Bordeaux et à la résistance contre les Bourguignons. Entre temps, il est gouverneur de Paris et Maréchal de France.

André de Lohéac et son frère Guy XIV de Laval avaient la particularité d'être vassaux du duché de Bretagne en même temps que de la Couronne de France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

André de Lohéac est le fils de Jean de Montfort dit Guy XIII de Laval (1385-1415) et d'Anne de Montmorency-Laval (1385-1466). Il était par sa mère petit-fils par alliance du connétable Bertrand du Guesclin.

Jean de Laval
x Isabeau de Tinteniac
│
├──> Jeanne de Laval 
│    x Bertrand du Guesclin
│    x Guy XII de Laval
│    │
│    └──> Anne de Laval (1385-1466)
│         x Guy XIII de Laval
│         │
│         └──> Guy XIV de Laval
│         └──> André de Lohéac
│         └──> Louis de Laval

André et son frère Louis paraissent avoir été très liés : ils sont même parfois confondus par les historiens[3], et participent aux mêmes entreprises et reçoivent ensemble l'Ordre de Saint-Michel lors de sa création par Louis XI.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Du Guesclin est fait connétable par le roi

Au cours de la guerre de Cent Ans, armé de l’épée du connétable, il fait ses premières armes contre les Anglais dès l’âge de quinze ans. À la bataille de la Brossinière près de Bourgon en Mayenne, il est armé chevalier sur le champ de bataille par le comte d'Aumale en lui ceignant l'épée du connétable Bertrand du Guesclin.

Article détaillé : Bataille de la Brossinière.

Le 9 mars 1428[4], la ville de Laval ayant été prise de nuit par escalade, la garnison et le jeune André de Lohéac, alors âgé de dix-sept ans, se retirèrent dans le château de Laval et s'y défendirent pendant six jours. Ils se rendirent enfin aux Anglais et n'emportèrent que leurs épées et leurs habits[5]. Prisonnier de John Talbot, comte de Shrewsbury, il est libéré moyennant une rançon de 24 000 écus. Cette rançon est payée par Anne de Laval, sa mère, Guy XVI de Laval, son frère, Jeanne de Laval, sa grand-mère[6] et plusieurs de ses compagnons pour huit mille écus[7].

En 1428, André de Lohéac fut nommé lieutenant d'Arthur de Richemont, connétable de France et gouverneur du Maine pour le roi.

Compagnon de Jeanne d'Arc[modifier | modifier le code]

1429
  •      Territoires contrôlés par Henri V
  •      Territoires contrôlés par le duc de Bourgogne
  •      Territoires contrôlés par le Dauphin Charles
  •      Principales batailles
  •       Raid Anglais de 1415
  •       Itinéraire de Jeanne d'Arc vers Reims en 1429

Il rejoint le 8 juin 1429, à Selles-en-Berry (Selles-sur-Cher), l'armée royale que réunit Jeanne d'Arc et Jean II, duc d'Alençon, pour poursuivre la libération du Val de Loire après la levée du siège d'Orléans. Il se distingue, parmi d'autres, à Jargeau, Beaugency, et surtout à Patay où il combat à l'avant-garde.

Le sacre de Charles VII[modifier | modifier le code]

Avec son frère Guy XIV de Laval, il suit le souverain à Reims pour assister au sacre de Charles VII de France.

En 1430, André de Lohéac est chargé de défendre Laval, qui avait été repris sur les Anglais le 25 septembre 1429.

Article détaillé : Siège de Laval.

En 1433, le roi Charles VII fait de Lohéac le gouverneur du comté de Laval, avec pouvoir d'assiéger les places anglaises de Normandie et d'y établir des gouverneurs. Avec Ambroise de Loré, il harcele l'ennemi du coté normand. Venables, capitaine anglais, de l'abbaye de Saint-Gilles en Cotentin où il s'est retiré, fait aux alentours des excursions désastreuses pour les habitants.

Lohéac et Loré, sur les invitations pressantes du duc de Bretagne, tentent de le déloger de cette abbaye. A la tête de 800 soldats, ils y entrent de nuit par escalade; mais les Anglais se défendent et les troupes doivent se retirer après leur avoir fait perdre 200 hommes. Venables, via ce succès, se met aussitôt en campagne et s'avançe jusqu'à Lassay; mais il s'y laisse surprendre. Les deux capitaines, suivis de 700 hommes, l'attaquent, le mettennt en déroute et retournent à Laval avec un riche butin et de nombreux prisonniers.

Maréchal de France[modifier | modifier le code]

Il assiste au Siège de Paris. En 1439, de Lohéac revint de nouveau à l'armée du roi qui, par suite de ses bons services, le nomma maréchal de France en remplacement de Pierre de Rieux, décédé. Il est déchargé de sa fonction d'Amiral de France et remplacé par Prigent VII de Coëtivy[8] pour devenir un peu plus tard, maréchal de France.

En 1441, le maréchal de Lohéac continua à combattre les Anglais autour de Paris ; il commandait l'armée au siège de Pontoise, sous le roi et le dauphin, lors de l'assaut qui emporta la ville ; il commandait la troisième attaque au boulevard du Pont, à la tête de la plus forte partie de l'armée ; au bout de deux heures et demie la ville fut prise.

Plus tard il se distingua contre la garnison anglaise de Mantes, qui fit une sortie jusqu'aux portes de Paris : il la défit entièrement et revint dans la capitale avec un grand nombre de prisonniers. L'année suivante, 1442, il se trouva au siège de Beauvais. En 1443, le maréchal de Lohéac alla avec le dauphin faire lever le siège de Dieppe. Il ramèna à l’obéissance le comte d'Armagnac Jean V d'Armagnac, qui tenait en prison la comtesse de Comminges, son épouse, dont il n'avait pas d'enfant, afin de la contraindre à lui faire donation de ses terres.

En 1446, André de Lohéac participe au tournoi organisé par René d'Anjou à Saumur, et connu sous le nom d' Emprise du château de Joyeuse-Garde.

Campagne de Bretagne et de Normandie[modifier | modifier le code]

Guy XIV et André de Lohéac prirent part à l'expédition rapide, par laquelle la Normandie fut enlevée aux Anglais. On les voit à la prise de Saint-Jacques-de-Beuvron, de Mortain, de Coutances, de Saint-Lô, de Carentan, de Valognes; puis au siège de Fougères, enlevé à l'ennemi pendant la trève et qui fut remis à Pierre de Bretagne, frère du duc François; enfin à la bataille de Formigny, dans laquelle périrent 4700 Anglais. Lohéac, après la soumission de Bayeux, reçut celle de Saint-Sauveur-le-Vicomte. II se trouva aux sièges de Caen et de Falaise, et à celui de Cherbourg, la dernière place qui restât à l'ennemi dans cette province.

Article détaillé : Château de Montjean.

Campagne de Guyenne[modifier | modifier le code]

Bataille de Castillon

En 1451, le maréchal André de Laval se trouva à la reddition de toute la Guyenne, aux sièges de Blaye, Bourbourg-Fronsac, à la prise de Bordeaux le 24 juin, et enfin au siège de Bayonne qui se rendit à lui le 20 août[9].

En 1453, les Anglais étant rentrés par trahison dans plusieurs villes de la Guyenne, le roi envoya pour les chasser le maréchal de Lohéac ; il mit le siège devant Castillon le 13 juillet ; les Anglais vinrent en grand nombre sous la conduite de John Talbot, pour faire lever le siège ; ils attaquèrent les Français, mais ils furent battus; Talbot et son fils, furent tués ; dès le lendemain, 19 juillet, Castillon se rendit; Fronsac, Libourne, Langon, Cadillac, se rendirent également. Bordeaux restait à prendre, on en forma le blocus; après plusieurs assauts l'ennemi qui manquait de vivres fut obligé de capituler le 14 octobre, et les Anglais furent entièrement chassés de France ; le roi fit alors bâtir près de Bordeaux les forts Trompette et du Ham.

Après la soumission de la Guyenne, il revient à Laval où il possède l'hôtel de Loué[10] et au château de Montjean[11], qu'il fait relever. Il reste dans ce château pendant presque toute l'année 1454. Après le mariage de sa nièce Jeanne de Laval avec René d'Anjou, il reçoit l'ordre du roi de France de marcher contre Jean V d'Armagnac. Avec Jean Poton de Xaintrailles et le comte de Clermont, il entre sur les terres du comte à la tête des troupes de Guienne et se rend maître en peu de temps de 17 villes ou places fortes. Lectoure, malgré son château parfaitement fortifié, ne peut l'arrêter que quelques jours et doit à son tour faire sa soumission.

Gendre de Gilles de Rais[modifier | modifier le code]

Il se marie en 1451 avec Marie de Montmorency-Laval dite Marie de Rais, dame de Retz, fille unique de Gilles de Rais et veuve de Prigent VII de Coëtivy. Par ce mariage, il devient le nouveau baron de Retz et, entre autres, seigneur de Machecoul, de Champtocé-sur-Loire, etc. Il perdra sa femme dès 1457, et sera sans postérité. Lui succèdera René de Rais, frère de Gilles de Rais.

Les relations avec Charles VII[modifier | modifier le code]

Il sert Charles VII :

  • Charles VII l'envoie à Paris pour y veiller à ses intérêts. Les Parisiens députèrent au roi plusieurs habitants chargés de l'assurer de leur fidélité[12]  ;
  • dans les batailles contre le Dauphin (1456), futur Louis XI. Avant avril 1457, il est envoyé en mission en Dauphiné où il influence son frère Louis, qui en est le Gouverneur, pour rappeler aux habitants leur devoir d'obéissance au roi[13].

Les relations avec Louis XI[modifier | modifier le code]

En 1461, à la mort de Charles VII et donc à l'avènement de Louis XI, le maréchal de Lohéac est disgracié par le nouveau roi, qui nomme maréchal à sa place Jean de Lescun[14].

André de Lohéac quitte alors la cour et habite tantôt à Laval, tantôt à Nantes[15] jusqu'en 1465.

Le duc de Bretagne, désirant maintenir le nombre de neuf grandes baronnies du duché, diminué par la réunion de plusieurs des baronnies anciennes sur une même tête, rétablit la baronnie de Lanvaux et la donne à André de Lohéac[16].

Ligue du Bien public[modifier | modifier le code]

La guerre de la Ligue du Bien public qui se déroule à partir d'avril 1465 entre la France et la Bretagne va être un test pour la stratégie de la famille de Laval.

Article détaillé : Ligue du Bien public.

En Bretagne, le conflit interagissait avec la question du contrôle des évêchés bretons, un sujet majeur et d'importance concernant l'indépendance du duché[17]. Révolte des princes contre la politique de Louis XI qui veut briser leur volonté d’indépendance, la ligue du Bien public est une révolte féodale contre l’autorité royale, obligeant le roi à s'engager à la tête d'une armée de fidèles pour ramener ses vassaux dans le droit chemin.

André de Lohéac fait partie de l'opposition au roi Louis XI, et fait partie de la Ligue du bien public. André de Lohéac suit la révolte des princes. Il conduit 500 hommes d'armes tous bretons en ordre et bien armez..

Victorieuse à Montlhéry, l'armée quitte Étampes pour aller devant Paris ; André de Lohéac et Odet d’Aydie commandent l'avant-garde. Ce sont eux qui, arrivés au pont de Charenton, prennent, au moyen de l'artillerie, la tour et les fortifications qui en défendaient le passage. Ils logent à Conflans; le reste de l'armée s'établit à Saint-Maur. Louis XI parvint, par son adresse, à désunir tous les seigneurs qui s'étaient ligués et il fit la paix avec eux par un traité en date du 29 octobre, dont l'une des conditions était qu'André de Lohéac serait premier maréchal de France[18].

Louis XI lui rendit donc sa charge de maréchal de France en 1465. En 1466, il fut nommé amiral de France, place qu'il cumula avec celle de maréchal jusqu'en 1476. En 1468, Louis XI le nomma lieutenant-général du gouvernement de Paris après le traité de Conflans (22 août 1465).

Ordre de Saint-Michel[modifier | modifier le code]

Louis XI préside le chapitre de Saint-Michel, dans les Statuts de l'ordre de Saint-Michel, enluminure de Jean Fouquet, 1470, Paris, BnF

Après la fin de la guerre de la Ligue du Bien public, les Laval et Louis XI entretinrent de bonnes relations. La famille est restée en partie loyale au roi, et celui-ci en retour appréciait son soutien. En 1467, il marque sa gratitude en nommant les Laval au rang de membres éminents du royaume. C'est un nouveau privilège et une gratitude[19]. Le retour en faveur d'André auprès du roi est aussi marqué lors de la création de l'Ordre de Saint-Michel. Le fait d'être nommé dans les 15 premiers chevaliers de l'ordre est un honneur royal, mais aussi un moyen pour le roi de s'offrir allégeance des nobles principaux de son royaume[20]. Le fait qu'André de Lohéac et Louis de Laval-Châtillon soient choisis parmi les 15 premiers chevaliers marquent l'importance de la famille de Laval à l'époque. Le maréchal de Lohéac fut le quatrième chevalier promu[21].

André de Lohéac fut nommé, en 1471, gouverneur de la Picardie. En 1472, il résiste avec succès aux attaques de Charles le Téméraire à Beauvais, bien défendue par ses habitants à la tête desquels s'illustre Jeanne Hachette). Louis XI vint au mois d'août 1472 demander l'hospitalité au maréchal derrière des épais murs du château de Montjean. En 1481, le roi lui donna la seigneurie de la ville de Pontoise.

Décès[modifier | modifier le code]

II passa dans son hôtel de Laval les dernières années de sa vie. André de Lohéac meurt le 29 décembre 1486 à Laval[22] sans postérité. Il fut enterré dans le chœur de la collégiale Saint-Tugal de Laval par Philippe de Luxembourg, évêque du Mans[23]. Louis de Laval-Châtillon fonda une messe à Saint-Tugal qui devait être dite chaque jour pour le repos de l'âme de son frère. On y récitait, en outre, le De profundis , chaque année , le JeudiSaint , et on y célébrait un service le jour anniversaire de sa mort. La messe quotidienne fut dite jusqu'en 1793: elle était connue sous le nom de Messe du Maréchal[24].

Armoiries[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des Montmorency.
Figure Blasonnement
French heraldic crowns - Baron.svg
Blason André de Lohéac.svg
Armes de André de Lohéac :

D'or à la croix de gueules chargée de cinq coquilles d'argent et cantonnée de seize alérions d'azur ordonnés 2 et 2 ; au lambel brochant en chef d'argent à trois pendants chargés chacun de deux mouchetures d'hermine. Cimier : un lion de gueules lampassé d'or assis dans un vol d'hermine. Tortil d'or et de gueules, lambrequins d'hermine doublés de gueules.[25]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le maréchal de Lohéac descendait des anciens sires de Lohéac, mais était membre de la famille de Laval. Bibliographie bretonne.
  2. Courvaisier. Page 653.
  3. P.R. Gaussin Louis XI, un roi entre deux mondes,Paris, 1976, p. 198. : A son avènement, Louis XI licencie les deux maréchaux en fonction Louis de Laval, sire de Lohéac, maréchal depuis 1439….
  4. L'an mil quatre cent vingt-sept Faute d'avoir fait bon guet Les Anglois de nuit subtile Prirent cette noble ville.. Couanier de Launay indique que selon l'ancien style, en faisant commencer l'année à Pâques, c'est effectivement 1427; mais dans le nouveau style, l'année partant du 1er janvier, c'est 1428.
  5. La capitulation portait que Jean de la Chapelle et Jean des Vaux, capitaines du châtea , remettraient à Talbot la place avec son artillerie et ses munitions; que tous ses défenseurs auraient la vie sauve, mais qu'ils n'emporteraient que leurs habits et leurs épées; enfin que les dames de Laval paieraient vingt-cinq mille écus d'or pour la rançon du sire André de Lohéac et seize mille pour celle de la garnison.
  6. Pour acquitter cette somme, Jeanne de Laval engagea une couronne d'or enrichie de pierreries et vendit à un Angevin sa terre de Savennières.
  7. On retrouve dans une Charte du 19 juin 1428 : Le premier souscripteur est Gilles de Rais pour mille écus; le sire de la Suze pour deux mille écus; le sire de Beaumanoir pour mille écus; le sire de Bueil pour cinq cents écus; le sire de la Tour pour cinq cents écus; le sire de Tucé pour cinq cents écus ; messire Pierre Danjou pour mille écus; le sire de Beauvau pour cinq cents écus, et Jean Fournier, juge d'Anjou et du Maine, pour mille écus.
  8. Il fut créé amiral en remplacement d'André de Lohéac, nommé maréchal de France. Il prêta serment le 26 décembre 1439, et fut tué sur le champ de bataille au siège de Cherbourg.
  9. Jean Chartier, Berry.
  10. Il l'a acheté 800 écus d'or à Jean de Laval-Montmorency, seigneur de Brée
  11. Il l'a acheté pour 100 saluts d'or
  12. Robert d'Estouteville, époux d'une fille d'Ambroise de Loré, prévôt de Paris, est accusé auprès de Lohéac d'actes injustes et abusifs; celui-ci aussitôt le fit arrêter provisoirement et jeter à la Bastille. La femme du prévôt, à l'insu du maréchal, est maltraitée par les gens-d'armes chargés de l'exécution de cet ordre. On informe ensuite contre le captif, et, les accusations portées contre lui ayant été reconnues fausses, il fut remis en liberté.
  13. Manuscrit BNF, n. a. fr. 1001, fol. 43.
  14. André Duchesne, Histoire de la Maison de Montmorency.
  15. Il a acheté un très-bel hôtel aux faubourgs
  16. En 1480, André de Lohéac est très âgé et sans enfants, le duc de Bretagne transfère la possession de cette baronnie à Louis de Rohan, sire de Guémené.
  17. P. Contamine, Méthodes et instruments de travail de la diplomatie française. Louis XI et la régale des évêchés bretons. (1462-1465), in Des pouvoirs en France 1300-1500, Paris, 1992, p. 147-167. Pocquet du Haut-Jussé, Les Papes et les ducs de Bretagne, t. II, p. 814-847.
  18. Monsieur de Loyhac sera premier maréchal de France, à la charge de deux cents lances payées par le roi.
  19. Lettre de Louis XI, 19 novembre 1467. Godbert, Docuemnts relatifs à l'histoire du comté de Laval, Laval, 1860, p. 103.
  20. C'est principalement la raison du refus du duc de Bretagne par rapport à cet honneur. A. Dupouy, Histoire de Bretagne, Paris, 1932, p. 171 ; P. Contamine, Louis XI, François II, duc de Bretagne et l'ordre de Saint-Michel '1469-1470) in Des pouvoirs en France (1300-1500), Paris, 1992, p. 170-174.
  21. http://books.google.fr/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA237 Lettres patentes de Louis XI, Amboise, le 1er août 1469 (Donc, cinquième à partir du roi Louis XI)
  22. Le chapelain de Saint-Julien de Laval note la présence du maréchal et de ses gens à l'office de Saint-Julien à la vigile de sa fête, 26 janvier 1479, dans la chapelle de l'hôpital.
  23. : Et le vingt neuf viesme jour
    De décembre, sans nul séjour,
    Mourut sire André de Laval
    De France le bon mareschal,
    Qui tant fut moult vaillant et preux
    A la guerre et chevallereux,
    Tant amé du Roy et des princes
    Mais moult craint par toutes provinces.
    Saige estoit et bon conducteur
    De tous gens d'armes, sans faveur
    Avoir ne porter au royaulme ;
    Jamais ne tourna son heaulme
    Contre la couronne de France
    Mais a esté escu et lance…. Guillaume Le Doyen
  24. E.L. Couanier de Launay, Histoire de Laval, 1894, Laval, p. 186.
  25. pagesperso-orange.fr/jean-claude.colrat
  26. Jeanne d'Arc et le Bas-Maine

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Chronologie[modifier | modifier le code]