Saint-Gilles-Croix-de-Vie
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| Saint-Gilles-Croix-de-Vie | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Pays de la Loire |
| Département | Vendée |
| Arrondissement | Arrondissement des Sables-d'Olonne |
| Canton | Saint-Gilles-Croix-de-Vie (chef-lieu) |
| Code Insee abr. | 85222 |
| Code postal | 85800 |
| Maire Mandat en cours |
Patrick Nayl 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes Côte de Lumière |
| Site internet | http://www.stgillescroixdevie.com/ |
| Démographie | |
| Population | 7 281 hab. (2006) |
| Densité | 710 hab./km² |
| Aire urbaine | 20 000 hab. |
| Gentilé | Gillocruciens, Gillocruciennes |
| Géographie | |
| Coordonnées géographiques |
|
| Altitudes | mini. 0 m m — maxi. 28 m m |
| Superficie | 10,25 km² |
Saint-Gilles-Croix-de-Vie est une commune française, située sur la Côte de Lumière dans le département de la Vendée et la région Pays de la Loire.
Elle est née en 1967 de l'unification de deux communes situées de part et d'autre de l'embouchure de fleuve de la Vie : Saint-Gilles-sur-Vie et Croix-de-Vie.
Réputée pour son important port de pêche spécialisé notamment dans la sardine, Saint-Gilles-Croix-de-Vie est également classée station balnéaire depuis 1982.
Sommaire |
[modifier] Géographie
[modifier] Situation
Situé sur le littoral de l'océan Atlantique le long de la côte de Lumière à 70 kilomètres de Nantes, 320 de Bordeaux, 450 de Paris et 600 de Lyon[1], Saint-Gilles-Croix-de-Vie s'étend sur une superficie de 10,5 km²[2].
Elle est bordée par les communes de Saint-Hilaire-de-Riez au nord, Le Fenouiller au nord-est, Givrand au sud-est et Bretignolles-sur-Mer au sud[3].
Au sein de l'arrondissement des Sables-d'Olonne, elle est le chef-lieu du canton de Saint-Gilles-Croix-de-Vie qui s'étend sur 29 192 hectares et regroupe 14 communes[4] : L'Aiguillon-sur-Vie, Brem-sur-Mer, Bretignolles-sur-Mer, La Chaize-Giraud, Coëx, Commequiers, Le Fenouiller, Givrand, Landevieille, Notre-Dame-de-Riez, Saint-Hilaire-de-Riez, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Saint-Maixent-sur-Vie et Saint-Révérend.
[modifier] Cours d'eau
L'embouchure du fleuve côtier la Vie sépare la ville en deux parties : Saint-Gilles et Croix-de-Vie.
Son affluent, le Jaunay, se jette dans la Vie au niveau du port, côté Saint-Gilles.
La Vie peut être franchie en plusieurs points de passage :
- Le pont de l'Atlantique où circule une rocade semi-rapide (D38 bis) au nord.
- Le pont de la Concorde en centre-ville.
- Une passerelle cyclo-piétonne « André Bénéteau » double le pont de la Concorde depuis décembre 2001. Elle est érigée à quelques mètres en amont sur les fondations de l'ancien pont de chemin de fer emprunté par la ligne Bourgneuf - Saint-Gilles-Croix-de-Vie pour se prolonger jusqu'aux Sables-d'Olonnes[5].
- Durant la saison touristique, un passeur permet de traverser, plus en aval, le port de la mairie (côté Croix-de-Vie) à la partie nord de la grande plage (côté Saint-Gilles)[6].
[modifier] Climat
Les mesures météorologiques débutent en 1877 à Saint-Gilles[7].
Le climat de la Vendée est de type océanique. Les côtes connaissent des précipitations marquées en hiver ainsi que quelques tempêtes. Sous l'influence de l'océan Atlantique, le climat est frais en été.
Le tableau suivant compare le climat à La Roche-sur-Yon avec la moyenne nationale et quelques villes symboliques :
| Ville | Ensoleillement (h/an) | Pluie (mm/an) | Neige (j/an) | Orage (j/an) | Brouillard (j/an) |
|---|---|---|---|---|---|
| Paris | 1 797 | 642 | 15 | 19 | 13 |
| Nice | 2 694 | 767 | 1 | 31 | 1 |
| Strasbourg | 1 637 | 610 | 30 | 29 | 65 |
| La Roche-sur-Yon | 1756 | 884,3 | |||
| Moyenne nationale | 1 973 | 770 | 14 | 22 | 40 |
Durant la décennie 1993/2002, la durée annuelle d'ensoleillement est d'environ 1 700 heures pour La Roche-sur-Yon et monte à 2 000 heures sur les côtes des Sables d’Olonne, ce qui permet de comparer la station balnéaire à Toulouse ou Bordeaux[7].
La Vendée est l'un des départements les plus ensoleillés de France au niveau de l'énergie reçue avec 1268 kWh par m² et par an. L'irradition sur le plan horizontal du canton de Saint-Gilles-Croix-de-Vie se situe entre 1270 et1290 kWh/m²[8].
Le tableau ci-dessous indique les moyennes relevées de 1971 à 2000 (de 1991 à 2000 pour l'ensoleillement) à la station « La Roche-sur-Yon - Les Ajoncs »[9].
| Mois | Jan | Fév | Mar | Avr | Mai | Jui | Jui | Aoû | Sep | Oct | Nov | Déc | Année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures minimales (°C) | 2,4 | 2,5 | 3,5 | 5,1 | 8,8 | 11,3 | 13,5 | 13,1 | 11,1 | 8,5 | 4,8 | 3,2 | 7,4 |
| Températures maximales (°C) | 8,1 | 9,8 | 12,1 | 14,3 | 18,6 | 22,0 | 24,7 | 24,8 | 22,0 | 17,2 | 11,8 | 9,1 | 16,2 |
| Ensoleillement (h) | 73 | 99 | 147 | 154 | 196 | 210 | 229 | 231 | 171 | 116 | 75 | 54 | 1756[10] |
| Pluviométrie (mm) | 94,4 | 77,4 | 54,1 | 76,4 | 51,1 | 49,0 | 45,3 | 40,0 | 85,2 | 102,2 | 110,5 | 98,7 | 884,3 |
| Nombre de jours avec précipitations | 12 | 11 | 10 | 10 | 11 | 8 | 7 | 6 | 9 | 12 | 12 | 14 | 122 |
Les records de température maximale et minimale sur La Roche-sur-Yon sont respectivement de 38,7°C le 9 août 2003 durant la canicule européenne de 2003 et de -15,4°C le 10 février 1986[11]. Des vents à 140 km/h ont été enregistrés le 27 décembre 1999 et 64,8 mm de précipitations sont tombés dans la seule journée du 6 juillet 2001.
[modifier] Axes de communication
[modifier] Voies routières
Saint-Gilles-Croix-de-Vie est notamment accessible via l'autoroute française A87 jusqu'à La Roche-sur-Yon puis la D 948 jusqu'à Aizenay et enfin la D 6 jusqu'à Givrand ou bien au départ de Nantes en passant par Challans.
[modifier] Cars
La ligne 168 Les Sables-d'Olonne - Fromentine, exploitée par CAP Vendée, ainsi que les lignes 172 et 172 bis, exploitées par Sovetours vers La Roche-sur-Yon[12], déservent la ville.
[modifier] Transport ferroviaire
Terminus de la ligne Nantes - Saint-Gilles-Croix-de-Vie, la ville est déservie quotidiennement par des TER exploités par la SNCF avec le soutien du Conseil régional des Pays de la Loire.
Ces liaisons sont assurées par des trains ou par des autocars[13].
[modifier] Gare
Initialement envisagée du côté de Saint-Gilles-sur-Vie, la gare « Saint Gilles - Croix de Vie » est construite en 1881 près du port de Croix-de-Vie[14].
Elle est renommée « Croix de Vie - Saint Gilles » en 1934 après des travaux pour un nouveau bâtiment voyageur que Saint-Gilles-sur-Vie n'a pas financé[14]. Elle est fermée pendant la Seconde Guerre mondiale, puis à nouveau entre 1970 et 1982 en l'absence de lignes régulières.
En 1985, la gare prend le nom « Saint-Gilles-Croix-de-Vie »[14], dix-huit ans après la fusion des deux communes[15].
[modifier] À partir de 1881 : liaison vers Nantes
D'octobre 1881 à septembre 1970, Saint-Gilles-Croix-de-Vie n'est que le terminus d'une antenne de la ligne à voie unique reliant Nantes à La Roche-sur-Yon via Sainte-Pazanne, Challans et Aizenay[14]. Cette antenne démarre dans le sens La Roche-sur-Yon-Nantes au niveau de la gare de Commequiers, entre Challans et Aizenay, ce qui nécessite le retournement des trains en provenance de la préfecture de la Loire-Atlantique[16].
En 1982, la ligne est remaniée : la vitesse limite est relevée de 70 à 90 km/h et l'antenne de Saint-Gilles-Croix-de-Vie est ré-ouverte pour être directement raccordée vers Nantes entre Soullans et Commequiers, avec un temps de parcours réduit d'une trentaine de minutes. Le tronçon sud en direction de La Roche-sur-Yon est abandonné et déféré, une section entre Commequiers et Coëx étant néanmoins transformée en vélo-rail à usage touristique[16].
En 2009, le tronçon entre Nantes et Sainte-Pazanne est rénové et électrifié. Est alors évoqué un projet pour relever la vitesse maximale à 140 km/h et électrifier l'ensemble de la ligne d'ici 2015 : Nantes et Saint-Gilles-Croix-de-Vie seraient alors reliées en 58 minutes contre 1 h 18 auparavant, avec une augmentation du nombres de désertes et la circulation possible de TGV[17],[18].
[modifier] 1923 - 1947 : liaison vers Bourgneuf
De 1923 à 1947, la station balnéaire est également déservie par la ligne Bourgneuf - Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Comme sur la ligne Pornic - Paimboeuf, un petit train transportant voyageurs et marchandises circule le long de la côte atlantique de Bourgneuf-en-Retz en Loire-Inférieure au nord de la Vendée[19].
En 1925, lors du prolongement de la ligne Bourgneuf - Saint-Gilles-Croix-de-Vie vers Les Sables-d'Olonne, un pont est construit pour traverser la Vie puis déservir une station situé à Saint-Gilles-sur-Vie[14]. En mai 1998, cette gare, situé au 35 rue du Maréchal Leclerc, est transformée en Centre socioculturel sous le nom de « La P'tite gare »[20].
[modifier] Transport maritime
D'avril à septembre, la Compagnie vendéenne assure une liaison entre L'Île-d'Yeu et Saint-Gilles-Croix-de-Vie : cette traversée de 31 kilomètres dure une heure environ. Des liaisons vers cette île située dans l'océan Atlantique sont également proposées toute l'année au départ de Fromentine (hameau de La Barre-de-Monts) et en saison depuis l'embarcadère de la Fosse (commune de Barbâtre sur l'île de Noirmoutier)[21].
L'embarcadère est situé avenue Jean Cristau, côté Croix-de-Vie, à proximité immédiate de la commune de Saint-Hilaire-de-Riez.
| 1990 | 1995 | 2000 | 2005 | 2007 | |
|---|---|---|---|---|---|
| En passagers par an | 81 140 | 67 382 | 74 108 | 96 448 | 71 437 |
[modifier] Transport aérien
La ville est située à 68 kilomètres de l'Aéroport Nantes Atlantique, au sud-ouest de Nantes[1].
[modifier] Histoire
Saint-Gilles-Croix-de-Vie résulte de l'unification en 1967 des communes situées de part et d'autre de l'embouchure de la Vie : Saint-Gilles-sur-Vie et de Croix-de-Vie[23],[24].
En 1982, Saint-Gilles-Croix-de-Vie est classée station balnéaire[23].
[modifier] Politique et administration
[modifier] Liste des maires
| Liste des maires successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1967 1971 |
1971 1977 |
Marcel Ragon | Sans étiquette | Premier maire de la ville après l'unification |
| 1977 1983 1989 |
1983 1989 1995 |
Jean Rousseau | Sans étiquette | Professeur d'histoire, puis proviseur. |
| 1995 2001 2008 |
2001 2008 |
Patrick Nayl | UMP | Directeur de centre de soins. Conseiller municipal à partir de 1971, adjoint en 1977. Élu en 2002 et en 2007 suppléant du député Louis Guédon.[25],[26] |
[modifier] Intercommunalité
Depuis le 1er janvier 1997[27], elle fait partie de la Communauté de communes Côte de Lumière, structure intercommunale regroupant Brem-sur-Mer, Bretignolles-sur-Mer, Le Fenouiller, Saint-Gilles-Croix-de-Vie et Saint-Hilaire-de-Riez. Avec la Communauté de communes Atlancia des vals de la Vie et du Jaunay, elle forme le syndicat mixte « Mer et Vie », créé en avril 2001. Cette structure, dont le périmètre correspond exactement au territoire du canton de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, fait suite au syndicat intercommunal à vocations multiples (SIVOM) « Mer et Vie », créé en mai 1987[28].
[modifier] Jumelage
Saint-Gilles-Croix-de-Vie est jumelé avec la commune de
Gozón (Espagne) depuis 2006[29].
[modifier] Démographie
En 2006, la commune n'est pas la plus peuplée du canton de Saint-Gilles-Croix-de-Vie : la commune limitrophe de Saint-Hilaire-de-Riez compte alors 10 063 habitants selon l'Institut national de la statistique et des études économiques[30]. Cette commune étant plus étendue, Saint-Gilles-Croix-de-Vie est toutefois plus densément peuplé (710 habitants au km² contre 206).
En 1999, l'aire urbaine de Saint-Gilles-Croix-de-Vie compte 22 262 habitants, soit la 31e par taille des 50 aires urbaines de l'Ouest de la France (régions Bretagne et Pays de la Loire). Pendant les années 1990, elle a enregistré la plus forte croissance démographique des aires urbaines de l'Ouest[31].
[modifier] Évolution de la population
L'évolution du nombre d'habitants à Saint-Gilles-Croix-de-Vie est connue à travers les recensements de la population effectués depuis 1793 :

[modifier] Gentilés
Ses habitants sont appelés les Gillocruciens / Gillocruciennes. Avant l'unification en 1967 de Saint-Gilles-sur-Vie et de Croix-de-Vie, on parlait des Croixdeviaux, pour les habitants de Croix-de-Vie et des Giras pour ceux de Saint-Gilles.
En 1999, 4,7 % des 9 594 navettes domicile - travail sont effectuées en transport collectif dans l'aire urbaine de Saint-Gilles-Croix-de-Vie[35] contre 4,3 % dans l'ensemble de la région Pays de la Loire[36].
[modifier] Vie locale
[modifier] Enseignement
Saint-Gilles-Croix-de-Vie est située dans l'académie de Nantes (zone A) qui correspond à la région Pays de la Loire.
La ville administre deux écoles maternelles et élémentaires communales : « Les Salines » (côté Croix-de-Vie) et Edmond Bocquier (côté Saint-Gilles)[37]. Le département gère quant à lui le collège Pierre Garcie-Ferrande (côté Saint-Gilles).
L'enseignement privé, notamment catholique, est traditionnellement bien implanté en Vendée : en 2006, 51 % des élèves dans le primaire y sont scolarisés, 57 % dans le secondaire, soit trois fois plus que dans le reste de la France (13 % et 20 %)[38].
Saint-Gilles-Croix-de-Vie compte ainsi trois établissements privés catholiques : l'école maternelle et élémentaire « La Chapelle » (côté Saint-Gilles), l'école élémentaire « Saint-Croix » (côté Croix-de-Vie) et le collège « Saint Gilles »[37]. Revendiquant une « zone de recrutement des élèves répartie sur environ 15 communes », ce dernier compte au cours de l'année 2008/2009 1 038 élèves soit 40 classes[39].
La ville compte enfin un centre de formation en apprentissage : la maison familiale rurale d'apprentissage « La Bouchère » (côté Saint-Gilles)[37].
[modifier] Lieux de culte
La commune est équipée de deux lieux de culte catholiques, situés de part et d'autre de la Vie : les églises Saint-Gilles et Sainte-Croix.
Saint-Gilles-Croix-de-Vie appartient au diocèse de Luçon, qui correspond au département de la Vendée et qui est lui-même rattaché à la province ecclésiastique de Rennes[40].
Elle est le siège d'un doyenné qui regroupe quatre paroisses : « Sainte Anne de Riez » autour de Saint-Hilaire-de-Riez, « Saint Jean du Gué Gorand » autour de Coëx, « Saint Nicolas de l'Océan » autour de Bretignolles-sur-Mer et « Notre Dame de la Vie » autour de Saint-Gilles-Croix-de-Vie[41]. Cette dernière compte quatre clochers : les deux églises Saint-Gilles et Sainte-Croix ainsi que les églises du Fenouiller et de Givrand[42].
[modifier] Associations
[modifier] Marché
Toute l'année, cinq marchés hebdomadaires en plein air ont lieu alternativement près des deux églises de la commune[43] :
- Place du Vieux Port et place de Marché aux Herbes (côté Saint-Gilles) les mardis, jeudis et dimanches matins,
- Place Kergoustin (côté Croix-de-Vie) les mercredis et samedis matins.
En outre, tous les jours de 20 h à 0 h en juillet et août, un marché de nuit est proposé côté Saint-Gilles, quai du port fidèle et place du Vieux Port. Des artisans divers y vendent divers souvenirs et autres produits.
[modifier] Économie
[modifier] Le port
L'entrée du port était souvent obstruée par des bancs de sable. Aussi, fut-il nécessaire de réduire la largeur du chenal par un ouvrage d'art susceptible d'accroître la force de chasse des eaux à la marée descendante. C'est ainsi que fut bâti en 1839, un premier tronçon de 160 mètres de long de la jetée de la Garenne. Par la suite, cette digue sera prolongée de 400 mètres et, de l'autre coté du chenal un éperon sera ancré sur les rochers de Boisvinet. Ces travaux seront achevés en 1881. De nouveaux travaux d'allongement sur 250 mètres de la jetée de la Garenne ont été entrepris à la fin de l'année 1988.[réf. souhaitée]
[modifier] Le port de pêche
Créé au début des années 1970, le port de pêche a été modernisé dans les années 1990, avec notamment en 1995 la mise aux normes européennes de la criée d'une surface de 3 000 m2[44].
Géré par la Chambre de commerce et d'industrie de la Vendée, il compte 2 darses (bassin rectangulaire pour l'accostage des navires) de 4 hectares et un slipway (pente douce), abrité par une jetée de 250 m[45].
Le port de pêche a une longue tradition dans la pêche à la sardine. En 2001, la conserverie artisanale de poissons Gendreau obtient le label rouge[44] : la sardine est le premier animal sauvage en boite à obtenir cette distinction.
En 2007, la sardine était de loin la principale espèce vendue à la criée (1 250 tonnes) devant le merlan (295 tonnes), le congre (240 tonnes) et le bar (185 tonnes)[45]. Au total, 3 807 tonnes de poissons représentant plus de 9,5 millions d'euros ont été vendus à Saint-Gilles-Croix-de-Vie contre 6 938 (plus de 16,1 millions d'euros) en 2004.
Quatorzième port français en 2007, Saint-Gilles-Croix compte près de 70 navires de pêches, sur lesquels travaillent près de 160 marins[46].
[modifier] Le port de plaisance « Port La Vie »
Géré par la SEMVIE, « Port La Vie » se définit comme un « port de plaisance en eau profonde accessible à toute heure de la marée »[47].
Géré par une capitainerie, il compte onze pontons (numérotés de 0 à 10) : neuf sont situés du côté de Croix-de-Vie, deux du côté de Saint-Gilles[48].
Depuis sa dernière extension en juin 2009[49], il compte 1 000 anneaux auxquels s'ajoutent 100 places d'accueil[47].
Deux pontons peuvent être mobilisés pour accueillir des courses à voile. En 2004, dans le cadre de la Solitaire du Figaro, Saint-Gilles-Croix-de-Vie est ainsi la ville d'arrivée de la 2e étape en provenance de Portsmouth (Royaume-Uni) et de départ de la 3e étape en direction de Gijón (Espagne).
[modifier] Les chantiers Bénéteau
Le siège du groupe Bénéteau, spécialisé dans la construction de bateaux de plaisance, de voiliers de luxe et de mobile-homes, se trouve à Saint-Gilles-Croix-de-Vie tandis que le siège des chantiers Bénéteau est à Saint-Hilaire-de-Riez.
Les premiers bateaux de la marque devenu leader mondial dans le domaine des bateaux à voile sont fabriqués à Croix-de-Vie en 1884. Sur la rive droite de la Vie, Benjamin Bénéteau fonde son premier chantier naval artisanal pour construire des chalutiers à voile pour les marins-pêcheurs puis des thoniers à moteur[50].
[modifier] Tourisme
La station balnéaire dispose au total d'une capacité d'hébergement de 35 000 personnes (essentiellement en résidence secondaire)[51].
[modifier] Environnement
Saint-Gilles-Croix-de-Vie obtient trois fleurs (![]()
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) au palmarès 2008 (publié début 2009) du Concours des villes et villages fleuris[52].
Les dunes de la Garrenne et du Jaunay sont des espaces protégés à l'initiative d'une association locale. Le replantage d'une espèce végétale pour stabiliser la dune a été faite en partie par les enfants de la ville.
[modifier] Les plages
La station balnéaire de Saint-Gilles-Croix-de-Vie compte quatre plages[53] :
- La « grande plage », côté Saint-Gilles, est un longue plage de sable fin orientée vers l'ouest et s'étirant sur 3,6 kilomètres de la jetée de la Garenne jusqu'à Bretignolles-sur-Mer. Au centre, un remblai aménagé compte de nombreux bars et restaurants. Au nord et surtout au sud s'étend une dune côtière balisées par divers chemins.
- La « plage de Boisvinet », côté Croix-de-Vie, est orientée vers le sud et située entre la jetée du port et la corniche vers Saint-Hilaire-de-Riez.
- La « petite plage », à l'est de la précédente, est située à l'entrée du port au niveau de la tour Joséphine.
- La « plage de la Pelle à Porteau », à l'ouest de la « plage de Boisvinet », est en fait une crique au niveau la corniche vers Saint-Hilaire-de-Riez, prisée par les amateurs de pêche à pied.
Sur la « grande plage » et la « plage de Boisvinet », la baignade est surveillée en saison par des CRS.
La « grande plage » est appréciée des surfeurs pour ses vagues, tandis que les amateurs de voile disposent d'un chenal sur la « plage de Boisvinet » pour rejoindre le large.
[modifier] Culture et patrimoine
[modifier] Monuments et lieux touristiques
[modifier] Côté Saint-Gilles
L'église de Saint-Gilles date des XIIIe et XIVe siècles[24]. Le bas-côté nord de sa nef et sont clocher sont classés monument historique en 1926[54]. Un vitrail du XVIIe siècle, La victoire de Louis XIII sur les protestants représentant une bataille des guerres de religions en France dans les marais vendéens en avril 1622, est classé en 1927 puis déclassé[55].
[modifier] Côté Croix-de-Vie
D'architecture néo-byzantine, l'église Sainte-Croix de Croix-de-Vie est bâtie au XIXe siècle. Elle compte notamment une imposante chaire (tribune du prédicateur dans une église)[24], le tableau La déposition de croix, peinte à l'huile en 1895 par Charles Milcendeau (1872 - 1919) et classé monument historique en 1985[56] ainsi qu'une croix et sa hampe de procession (2,4 mètres de haut et 40 cm de large) datant du XVIIe siècle et classé en 1975[57].
Nommée en hommage à Joséphine de Beauharnais (1763 - 1814), impératrice des Français, la tour Joséphine est le premier phare de la ville. Construite au début des années 1850 après une demande formulée en 1837 par 16 capitaines du port de Croix-de-Vie, elle est mise en service en 1852 jusqu'en 1880, puis restaurée au début des années 2000. Ce phare de 8 mètres de haut comporte une lanterne de 3,5 mètres[58].
Datant du néolithique, le menhir de la Tonnelle, situé dans le cimetière de Croix-de-Vie (autrefois dans la commune de Saint-Hilaire-de-Riez), est classé par arrêté en 1921[59].
La maison du pêcheur reconstitue l'habitation typique d'une famille de marins des années 1920. Bâti en 1913 et ouvert au public en 1993, ce bâtiment de deux pièces auquel s'ajoute une cour est équipé de meubles, vaisselles et vêtements d'époque[60]. Il est situé rue du Maroc, dans un quartier qui doit son nom aux Maures d'Espagne, les « Marocains » arrivé dans la cité au XVIe siècle[61].
[modifier] « Le Hope »
« Le Hope » est un gréement, plus précisemment un bateau de pêche de type caseyeur destiné à capturer crevettes, langoustes et autres homards dans ses nasses. D'un longueur totale de 14 mètres sur près de 4 mètres de large au maître-bau, ce navire à voile est construit en 1943 sur les chantiers Thomazeau de Croix-de-Vie[62]. Désarmé à la fin des années 1960, il est acheté une vingtaine d'années plus tard par la mairie de Saint-Gilles-Croix-de-Vie avant d'être classé monument historique en janvier 1998[63]. Tout comme la maison du pêcheur, il est géré par l'association Suroit.
[modifier] Culture
Inauguré le 14 avril 2004 sous le parrainage du réalisateur Jean-Jacques Annaud[64], « Cinémarine » compte quatre salles de cinéma de 97 à 333 places[65]. Ouvert toute l'année et tous les jours (sauf le jeudi en dehors des vacances scolaires), il est accessible aux personnes à mobilité réduite.
[modifier] Événements
Depuis 1984, le festival international de jazz « Saint-jazz-sur-Vie » se déroule tous les ans durant le week-end de Pentecôte[66].
Depuis 1993, Saint-Gilles-Croix-de-Vie est animée au printemps et en été par le festival « La Déferlante ». Diverses manifestations culturelles gratuites sont organisé par l'association éponyme dans neuf stations balnéaires de la région Pays de la Loire : Saint-Brevin-les-Pins, Pornic, Barbâtre, Notre-Dame-de-Monts, Saint-Jean-de-Monts, Saint-Hilaire-de-Riez, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Les Sables-d'Olonne et La Tranche-sur-Mer (du nord au sud)[67].
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Marcel Baudouin (1860 - 1941), médecin, qui publia plusieurs articles sur la pétrographie de Saint-Gilles-sur-Vie[68],[69]. Une salle d'exposition municipale porte son nom sur la place de la gare.
- Benjamin Bénéteau, fondateur dans la commune en 1884 du groupe Bénéteau, spécialisé dans la construction de bateaux[50].
- Annette Roux née Bénéteau, petite-fille du précédent, qui a développé le groupe Bénéteau[70].
- Pierre Desproges (1939 - 1988), humoriste qui a séjourna dans la ville[71]
- Pierre Garcie-Ferrande, né en 1430 et mort en 1520 dans la commune, marin et cartographe considéré comme le premier hydrographe français[72].
- Émile Goué (1904 - 1946), compositeur : l'action de son opéra Wanda (1934) se situe à Croix-de-Vie.
[modifier] Annexes
[modifier] Notes et références
- ↑ a b (fr) « Venir à Saint Gilles Croix de Vie » sur le site officiel de l'Office du tourisme de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, consulté le 3 juillet 2009
- ↑ (fr) « Saint-Gilles-Croix-de-Vie » sur lion1906.com, consulté le 2 juillet 2009
- ↑ (fr) [pdf] « Carte des cantons et communes du département de la Vendée » sur le site officiel du Conseil général de la Vendée, consulté le 2 juillet 2009
- ↑ (fr) « Canton : Saint Gilles Croix de Vie » sur le site officiel de la Maison des communes de Vendée, consulté le 2 juillet 2009
- ↑ (fr) « "Passerelle", le mot de l'année 2001 - Saint-Gilles-Croix-de-Vie » sur larochesuryon.maville.com (Ouest-France), 8 janvier 2002
- ↑ (fr) Le guide de vos vacances 2009, p.17
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[modifier] Bibliographie
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- (fr) Dominique Auzias, Carole Chollet, Jean-Paul Labourdette et Marie-Madeleine Lauprete, Le Petit Futé Vendée, éditions Petit Futé, 2008, 405 p. (ISBN 2746921774), « Saint-Gilles-Croix-de-Vie », p. 328-341

