Saint-Jean-de-Monts

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Saint-Jean-de-Monts
Le front de mer
Le front de mer
Blason de Saint-Jean-de-Monts
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Arrondissement des Sables-d'Olonne
Canton Canton de Saint-Jean-de-Monts
Intercommunalité Communauté de communes Océan marais de Monts
Maire
Mandat
André Ricolleau
2014-2020
Code postal 85160
Code commune 85234
Démographie
Gentilé Montois
Population
municipale
8 196 hab. (2011)
Densité 133 hab./km2
Population
aire urbaine
12 049 hab.
Géographie
Coordonnées 46° 47′ 37″ N 2° 03′ 32″ O / 46.7936111111, -2.0588888888946° 47′ 37″ Nord 2° 03′ 32″ Ouest / 46.7936111111, -2.05888888889  
Altitude Min. 0 m – Max. 30 m
Superficie 61,72 km2
Localisation

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Saint-Jean-de-Monts
Liens
Site web http://www.mairie-saintjeandemonts.fr/

Saint-Jean-de-Monts est une commune de l'ouest de la France, située sur la côte de Lumière, dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

Possédant une longue plage de huit kilomètres, c'est une station balnéaire de la côte Atlantique très fréquentée en été. La ville compte 8 192 habitants en 2010 et 12 225 habitants dans son aire urbaine selon l'Insee en 2010.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située à l'ouest du département de la Vendée entre Notre-Dame-de-Monts et Saint-Hilaire-de-Riez, au début de la Côte de Lumière. Elle est séparée en deux par un cordon dunaire planté de pins s'étendant du nord au sud et longeant la côte, constituant une partie de la Forêt des Pays de Monts, configuration qui s'étend ainsi sans discontinuer sur 25 km du nord au sud, de La Barre-de-Monts à Saint-Hilaire. Le cœur du bourg se situe à l'est du cordon dunaire tandis que le front de mer constitue un deuxième ensemble plus vivant en été à l'ouest de ce cordon qui constitue ainsi une « Coulée verte » d'au minimum 200 mètres de largeur, les deux parties étant reliées entre elles par plusieurs avenues boisées.

La plage est le grand attrait de Saint-Jean-de-Monts et a fait sa renommée. Elle offre de larges espaces car elle mesure plus de 8 kilomètres de long. Elle est accessible à tous et rarement agitée en été grâce à une pente sableuse très douce au fond de l'eau. Les vagues sont peu importantes et la hauteur d'eau reste faible sur plusieurs centaines de mètres. Lors des grandes marées, la surface de plage est très grande et offre un terrain de jeux idéal aux pêcheurs à pied et aux sportifs en tout genre.

Environnement[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-de-Monts a obtenu quatre fleurs au Concours des villes et villages fleuris (palmarès 2007).

Saint-Jean-de-Monts a mis en place une démarche autour du développement durable. Celle-ci maintenant bien connue sous le nom d'EMMA réunit des acteurs publics et semi-publics ainsi que des professionnels. Un plan d’action a été établi autour des thèmes suivants : Gestion des déchets, Économie d'eau, Économie d’énergie, Aménagement paysager, Transport, Sensibilisation à l’environnement et Biodiversité.

La commune a été nommée :

  • aux Trophées du Tourisme responsable, Trophée Destination et Territoire de France, en 2009 ;
  • au Concours des Sceptres d'Or du développement durable, en 2008.

Le marais et la forêt restent aujourd'hui les espaces écologiques incontournables de la commune. Le front de mer ayant subi la frénésie immobilière des années 1960 et 1970, le photographe Philippe Café avait saisi l'occasion de mettre au premier plan la beauté de l'arrière-pays et du cordon forestier sur ses photos noir et blanc d'époque.

En 2014 la commune de Saint Jean de Monts a reçu le trophée de la "Fleur d'Or".

Climat[modifier | modifier le code]

La côte de lumière bénéficie de 2300 heures de soleil par an.

Démographie[modifier | modifier le code]

La population de Saint-Jean-de-Monts a doublé en l'espace de 50 ans, passant de 4000 habitants en 1950 à plus de 8192 habitants en 2010.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-de-Monts est la 1ère station balnéaire en capacité d'accueil de tout l'ouest de la France (2nd sur le plan national) avec 130 000 lits auxquels il convient d'ajouter les nombreux visiteurs à la journée.

En 2011, la commune comptait 8 196 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 800 2 703 3 050 4 006 3 809 3 880 3 680 4 024 4 038
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 091 4 021 4 016 4 054 4 024 3 973 4 107 4 240 4 251
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 500 4 704 4 797 4 559 4 710 4 704 4 826 5 048 4 488
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
4 715 5 146 5 540 5 435 5 959 6 886 7 599 7 650 8 192
2011 - - - - - - - -
8 196 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (35,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,9 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 16 %, 15 à 29 ans = 13,5 %, 30 à 44 ans = 18,9 %, 45 à 59 ans = 20 %, plus de 60 ans = 31,7 %) ;
  • 52,9 % de femmes (0 à 14 ans = 14,2 %, 15 à 29 ans = 10,9 %, 30 à 44 ans = 17,5 %, 45 à 59 ans = 19 %, plus de 60 ans = 38,4 %).
Pyramide des âges à Saint-Jean-de-Monts en 2007 en pourcentage[3]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,9 
90 ans ou +
2,6 
10,0 
75 à 89 ans
14,2 
20,8 
60 à 74 ans
21,6 
20,0 
45 à 59 ans
19,0 
18,9 
30 à 44 ans
17,5 
13,5 
15 à 29 ans
10,9 
16,0 
0 à 14 ans
14,2 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Grands-Monts[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La paroisse de Saint-Jean existe depuis le XIVe siècle, l'église qui date en grande partie de cette époque est le plus ancien monument du bourg.

Avant la Révolution, Saint-Jean est placé sous la domination des seigneurs de Bois Masson. Puis, à l'issue des guerres de Vendée, le bourg se relève de ses ruines et Napoléon Ier y installe un premier collège. Celui-ci sera supprimé au bout de 10 ans car jugé non viable et sera donc transféré à Bourbon-Vendée (aujourd'hui La Roche-sur-Yon). ses locaux serviront alors de presbytère et de mairie.

Des travaux ayant pour but de stabiliser les sables et d'empêcher qu'ils n'envahissent l'arrière pays sont entrepris sous le Second Empire. En 1862, la fixation des dunes et leur gestion, sont confiés au service des eaux et forêts, prenant la suite du service des Ponts et Chaussées.

Dès 1867, les baigneurs viennent sur les plages de Saint-Jean-de-Monts. Depuis 1892, des générations d'artistes s'en sont inspirées. Un petit hôtel ainsi qu'une vingtaine de villas seront édifiés rapidement. À la fin du XIXe siècle, Saint-Jean-de-Monts compte déjà 4 500 habitants.

Puis le quartier de la plage se transforme, d'autres hôtels sont construits, ainsi qu'un lotissement privé de 6 hectares. Avant la Première Guerre mondiale, on compte une centaine de chalets. La population n'y atteint pas le millier de personnes.

En 1923, le chemin de fer à voie métrique Ligne Bourgneuf - Les Sables-d'Olonne facilite encore l'arrivée des estivants. Les années 1920 voient Saint-Jean-de-Monts prendre son essor. La vulgarisation de l'automobile, le petit train côtier et le fait que le goût du bain de mer gagne de nouveaux milieux sociaux en sont la cause. Une dizaine d'hôtels s'ouvrent successivement, pour la plupart dans le quartier de la plage. Des magasins font leur apparition et le nombre de villas ne cesse d'augmenter. Deux nouveaux lotissements sont créés dans la zone littorale.

L'entre-deux-guerres et la création des congés payés voient apparaître aussi la mode des colonies de vacances et du camping.

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, Saint-Jean-de-Monts est déjà une station assez importante pour l'époque : 400 résidences secondaires y sont implantées. Le nombre des estivants est estimé jusqu'à 5 000.

Malgré la fermeture de la ligne ferroviaire en 1947, Saint-Jean-de-Monts encourage son développement touristique. Un vaste programme d'aménagement du front de mer est entrepris dès les années 1950 avec la construction du remblai et du Palais des Congrès.

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à la fasce d'argent, accompagnée en chef d'un agneau pascal du même, la tête nimbée et contournée, portant une bannerette chargée d'une croisette aussi d'argent à la hampe d'or, et en pointe d'un mont de trois coupeaux du même.

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de Saint-Jean-de-Monts : Crescere. Croître.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1799 1812 Jérôme René Chartier   garde national, juge de paix
1812 1816 Jacques François Robert de Châtaigner    
1816 1817 Pierre Louis Fortin   major de la division des Marais
1817 1821 Sébastien Brochard   premier adjoint du maire, fait fonction de maire dont la place est vacante
1821 1825 Jacques François Robert de Châtaigner    
1825 1826 Sébastien Brochard   marchand
1827 1830 Jean-Baptiste Chaillou   constructeur
1830 1831 Pierre Armand Constant Mourain    
1831 1832 Hyacinthe Juguet   notaire royal
1832 1835 Jacques Aimé Burgaud    
1835 1839 Jean-Baptiste Chaillou    
1839 1845 Jacques Aimé Burgaud    
1846 1849 Pierre Pineau    
1849 1856 Théodore Robert de Lézardière    
1856 1858 Armand Lenoir & A. Pineau   la place est vacante : Armand Lenoir et A. Pineau, adjoints, remplissent les fonctions de maire
1858 1865 Pierre Girard    
1865 1878 Armand Lenoir    
1878 1883 Mathurin Caiveau    
1883 1884 Thomas Laurent    
1884 1897 Armand Lenoir    
1897 1898 Louis Moulin    
1898 1904 Pierre Guérin    
1904 1908 François Pelloquin    
1908 1947 Ernest Guérin   médecin
1947 1959 Théodule Chartier    
1959 1967 Pierre Farcy   notaire
1967 1989 Jean Jacques Viguié[Note 3] RPR  
1989 en cours André Ricolleau[Note 4],[5] Divers gauche pharmacien
Les données manquantes sont à compléter.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les grands espaces naturels :

  • Une plage de 14 Kilomètres de long qui en fait la plus grande plage de Vendée, idéale pour le char a voile.
  • Forêt domaniale de 700 ha plantée sous Napoléon III.
  • Marais breton vendéen

Les incontournables :

  • L'estacade est un ponton sur la mer qui est le lieu de prédilection de nombreux promeneurs et pêcheurs.
  • La sculpture "Les oiseaux de mer", dernière œuvre de Jan et Joël Martel, en mémoire d'Auguste Lepère et de Charles Milcendeau.
  • "La Baigneuse" sculpture d'Henry Murail symbolise la prédominance de l'eau dans cette cité balnéaire. Elle fut inaugurée le 11 décembre 1999.
  • L'église Saint-Jean dont les plus anciennes parties remontent du XIVe siècle, a été plusieurs fois reconstruite depuis. Elle reste néanmoins le plus ancien monument du bourg.

Les équipements de loisirs :

  • Base Nautique restructurée et rénovée en 2009. Propose char à voile, catamaran, kite surf, optimist, ...
  • Palais des Congres «  Odysséa » rénové en 2009.
  • Centre aquatique Océabul inauguré en 2008.
  • Médiathèque-Espace culturel rénovée en 2010.
  • Thermes Marins
  • golf 18 trous
  • Casino
  • Hippodrome de l'Atlantique
  • La Ferme du Vasais, siège d'Arexcpo (Association de Recherche et d'Expression pour la culture populaire) en Vendée

Lieux d'expositions et d'ateliers :

  • Palais des Congres et des expositions Odysséa rénové en 2009.
  • Droguerie Montoise, Maison Averty fondée en 1928, lieu d'expositions culturelles.

Culture[modifier | modifier le code]

Depuis 1993, la ville est animée au printemps et en été par le festival « La Déferlante ». Diverses manifestations culturelles gratuites sont organisées par l'association éponyme dans dix stations balnéaires de la région Pays de la Loire : Saint-Brevin-les-Pins, Pornic, Barbâtre, Noirmoutier-en-l'Île, Notre-Dame-de-Monts, Saint-Jean-de-Monts, Saint-Hilaire-de-Riez, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Les Sables-d'Olonne et La Tranche-sur-Mer (du nord au sud)[6].

Tournages[modifier | modifier le code]

Galerie de photographies[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. Réélu en 1971, 1977 et 1983.
  4. Réélu en 1995, 2001, 2008 et 2014.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  3. « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 6 mai 2011)
  4. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 », sur insee.fr (consulté le 11 juin 2011)
  5. Site officiel de la préfecture de la Vendée - liste des maires(doc pdf)
  6. (fr) « Présentation » sur le site officiel du festival « La Déferlante », consulté le 2 juillet 2009