Château-Gontier

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Château-Gontier
L’hôtel de ville.
L’hôtel de ville.
Blason de Château-Gontier
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Château-Gontier (sous-préfecture)
Canton chef-lieu de 2 cantons :
Château-Gontier-Est
Château-Gontier-Ouest
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Château-Gontier
Maire
Mandat
Philippe Henry
2008-2014
Code postal 53200
Code commune 53062
Démographie
Gentilé Castrogontérien
Castelgontérien
Bazilicien
Population
municipale
11 585 hab. (2010)
Densité 413 hab./km2
Population
aire urbaine
24 843 hab. (2009)
Géographie
Coordonnées 47° 49′ 43″ Nord 0° 42′ 10″ Ouest / 47.8286111111, -0.702777777778 / 47.8286111111; -0.70277777777847° 49′ 43″ N 0° 42′ 10″ O / 47.8286111111, -0.702777777778 / 47.8286111111; -0.702777777778  
Altitude Min. 26 m – Max. 99 m
Superficie 28,03 km2
Localisation

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Château-Gontier
Liens
Site web www.ville-chateau-gontier.fr

Château-Gontier est une commune française, située dans le département de la Mayenne et la région Pays de la Loire, peuplée de 11 585 habitants[Note 1].

Sommaire

Géographie[modifier]

Cité du Haut-Anjou, traversée par la Mayenne, Château-Gontier est une sous-préfecture de la Mayenne, situé dans la Mayenne angevine, à 30 km au sud de Laval qui est la préfecture de ce département et à 40 km au nord d'Angers.

L'agglomération de Château-Gontier réunit les bourgs de Bazouges, Azé et Saint-Fort. L'ensemble regroupe autour de 16 000 habitants.

Château-Gontier détient le marché aux veaux le plus grand d'Europe (parc Saint-Fiacre).

Économie[modifier]

Le fabricant de meubles de bureau Arféo-Buroform emploie 211 salariés. Menacé de faillite, il a été repris en coopérative en 2013 par ses employés[1].

Histoire[modifier]

Moyen Âge[modifier]

Le comte d'Anjou Foulque Nerra donna le domaine de Bazouges aux bénédictins de l’abbaye Saint-Aubin d'Angers. Ils édifièrent le prieuré Saint-Jean-Baptiste. Foulque Nerra, voulant renforcer ses frontières avec la Bretagne, décida de faire élever un château. En 1007, il en confia la garde au sieur Gontier, un vassal de Foulques III Nerra.

Par la suite, Château-Gontier devient une baronnie au profit de Renaud. La baronnie de Château-Gontier offre cette particularité historiquement intéressante que sa limite nord était comme indécise entre le Maine et l'Anjou. L'autorité civile et féodale du comte d'Anjou avait empiété par droit de conquête sur le territoire manceau, avant le XIe siècle, mais à une époque où les paroisses étaient déjà constituées. Aussi l'évêque du Mans avait-il maintenu sa juridiction sur l'étendue de son diocèse[2][réf. incomplète].

Carte de l'Anjou au XVIIIe siècle.
Sénéchaussée de Château-Gontier sous l'Ancien régime
Article détaillé : Baronnie de Château-Gontier.

En 1343, le sel devient un monopole d'État par une ordonnance du roi Philippe VI, qui institue la gabelle, la taxe sur le sel. L'Anjou fait partie des pays « de grande gabelle » et comprend seize tribunaux spéciaux ou « greniers à sel », dont celui de Château-Gontier.

En 1368, les Anglais démantèlent partiellement le château.

Temps modernes[modifier]

En 1577, Château-Gontier devient le siège d’une élection, ainsi que d’une sénéchaussée royale en 1595.

La ville devient capitale de l'Anjou sous la Ligue et obtient le droit d'ouvrir des temples protestants. La cité possède plusieurs établissements ecclésiastiques.

En 1628, le cardinal de Richelieu, revenant de La Rochelle pour Paris, de passage à Château-Gontier, ordonne la destruction des ruines du château.

En 1639, la sénéchaussée secondaire de Château-Gontier (dépendante de la sénéchaussée principale d'Angers devient le siège d'un présidial ou tribunal royal dont les divers tribunaux couvrent toute sa juridiction pour les affaires criminelles et de droit public.

En 1692, une maison de ville est constituée suite à un édit royal. Un prévôt, un chevalier du guet, un lieutenant des maréchaux de France, un procureur du roi, un greffier et des archers y sont affectés.

Révolution française[modifier]

Le 11 novembre 1789, l'Assemblée constituante ordonne aux députés des anciennes provinces françaises de se concerter, afin de mettre en place un réseau de nouveaux départements d'environ 324 lieues carrées, soit 6 561 km² actuels.

Des réunions se tiennent aussitôt dans l'hôtel du duc de Choiseul-Praslin, député de la noblesse de la sénéchaussée d'Angers. Une trentaine de députés des trois provinces composants la généralité de Tours (Anjou, Maine et Touraine) présents envisagent de rétrocéder des territoires au Poitou et de subdiviser le domaine restant en quatre départements, autour des capitales traditionnelles, Tours, Angers et le Mans, et autour de la ville de Laval, qui récupérerait des terres du Maine et de l'Anjou (sénéchaussée de Château-Gontier plus le pays de Craon).

En 1790, une partie du Haut-Anjou (Château-Gontier et Craon) est séparée du reste de l'Anjou pour former le département de la Mayenne avec une partie du Maine. Depuis, cette partie du Haut-Anjou est appelée la Mayenne angevine.

La ville de Château-Gontier a fêté son millénaire en 2007.

Héraldique[modifier]

Blason Blasonnement :
D'azur au château couvert d'argent, flanqué de tours crênelées d'argent et pavillonnées du même, ouvert du champ, maçonné et ajouré de sable, au chef cousu de gueules chargé de deux clefs aussi d'argent.

Administration[modifier]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
         
1955 1971 Georges Lefèvre - -
1971 2001 Jean Arthuis UDF Sénateur de la Mayenne, ancien ministre de l'Économie et des Finances, président du conseil général de la Mayenne
2001 en cours Philippe Henry[4] UDI[5] Conseiller général du canton de Château-Gontier-Est, président de la communauté de communes du Pays de Château-Gontier


Liste des maires de Bazouges
Période Identité Étiquette Qualité
         
1835 1858 Joseph Salmon - -
1858 1870 Louis Hardy - -
1870 1873 Jean Dauphin - -
1873 1881 Eléonore Boucher - -
1881 1885 Emile Joseph - -
1885 1900 Camille Rogon, comte de Carcaradec - -
1900 1912 Louis Denieul    
1912 1925 Henry Walsh, vicomte de Serrant - -
1925 1940 Félix Rivière - -
1940 1945 Jules Ledroit - -
1945   Gabriel Dupré - -

Démographie[modifier]

En 2010, la commune comptait 11 585 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 605 4 546 4 834 5 963 6 143 6 226 6 485 6 749 6 799
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7 066 7 214 7 364 7 048 7 218 7 107 7 334 7 281 7 227
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 080 6 975 6 815 6 097 6 280 6 291 6 307 6 676 6 729
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
7 065 7 888 8 342 8 023 11 085 11 131 11 025 11 181 11 353
2009 2010 - - - - - - -
11 532 11 585 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[6] puis Insee à partir de 1968[7].)

Histogramme de l'évolution démographique


  • Absorbe en 1809 Bazouges, Saint-Rémy et Azé.
  • Cède entre 1810-1820 Bazouges et Azé.
  • S'associe à Bazouges en 1990.
  • Fusionne en 2006 avec Bazouges.

Personnalités liées à la commune[modifier]

Monuments et lieux touristiques[modifier]

Monuments historiques[modifier]

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La commune compte quinze monuments historiques, dont la plupart est située dans le secteur sauvegardé qui s’étend sur 66 hectares[8] :

  • Les halles, édifiées en 1892, inscrites partiellement par arrêté du 25 septembre 1997[9].
  • L’hôtel du Tertre de Sancé, construit aux XVe et XVIe siècles et réaménagé au début du XVIIIe siècle, inscrit par arrêté du 3 février 1993[10].
  • L’hôtel de Lantivy, construit au XVIIe siècle par la famille de Lantivy à partir de deux maisons datant du XVIe siècle. Il a été classé par arrêté du 10 mai 1988[11].
  • Un immeuble situé 1 rue de la Harelle, inscrit par arrêté du 7 mars 1952[12].
  • Le couvent des Ursulines, édifié au XVIIe siècle autour d’un manoir datant du XVe siècle. Le couvent lui-même ainsi que le manoir de la Touche ont été classés par arrêté du 31 octobre 1991. La chapelle ruinée et des bâtiments annexes ont été inscrits par arrêté du 9 décembre 1992[13].
  • L’hôtel de Saint-Luc, construit aux XVIIe et XVIIIe siècles, inscrit par arrêté du 26 juin 1989[14].
  • Le café de la Mairie, dont le décor intérieur a été réalisé de 1900 à 1904 par le céramiste lorrain Schuller et le peintre Pierre-Louis Richard. Il a été inscrit par arrêté du 11 avril 1990[15].
  • Les vestiges du château du XIIIe siècle, inscrits par arrêté du 5 avril 1930[16].
  • Le lycée Victor-Hugo, édifié en 1731, inscrit partiellement par arrêté du 6 juin 1995[17].
  • L’ancienne hôtellerie du Louvre, du XVIIe siècle, inscrit par arrêté du 23 décembre 1987[18].
  • L’église de la Trinité (XVIIe siècle), église de l’ancien couvent des Ursulines, classée par arrêté du 29 octobre 1969[19].
  • L’église Saint-Jean-Baptiste, du XIe siècle, cruciforme terminée par trois absides ; crypte sous le chœur, clocher central du XIIe siècle, restauré au XIXe siècle. Elle a été classée par arrêté du 20 février 1941[20].
  • La chapelle du Genneteil, édifiée au XIIe siècle, a été classée par arrêté du 9 juillet 1980[21]. C’est aujourd’hui un endroit où des artistes contemporains exposent temporairement (sculptures, gravures, peintures…).
  • Le manoir de Montviant, situé sur l’ancienne commune de Bazouges, a été édifié aux XVIIIe et XIXe siècles. Il a été inscrit par arrêté du 24 juin 1975[22].
  • La chapelle du Moulinet, située sur l’ancienne commune de Bazouges, a été édifiée au XVIe siècle. Elle a été inscrite par arrêté du 27 avril 1976[23].

Autres lieux et monuments[modifier]

  • Le Musée d'Art et d'Archéologie, installé dans un hôtel du XVIIe siècle, qui possède des collections antiques, médiévales, contemporaines...
  • Les eaux minérales du rocher de « Versailles » furent renommées dès le XIVe siècle.
  • Promenades, dites du Bout-du-Monde, d'où l'on découvre d'agréables points de vue.
  • Église Saint-Rémi, construite dans le style du XIIIe siècle, avec flèche en pierre.
  • Hôtel Saint-Julien, dont la chapelle date du XVIIe siècle.
  • Monastère de l’Olivier, communauté de sœurs augustines. Ce monastère de sœurs hospitalières venues de Dieppe au XVIIe siècle, était au service de l'hôpital Saint-Julien de 1674 à 1982. Le monastère est affilié à la congrégation des Augustines de la Miséricorde de Jésus.
  • Mur-relief (1966-1975), Lycée professionnel Pierre et Marie Curie, œuvre du sculpteur François Stahly. Haut-relief de 60 m de long et 2,50 m de haut, exécuté en travertin florentin.

La commune est une ville fleurie (quatre fleurs) au concours des villes et villages fleuris[24].

Sports[modifier]

Jumelages[modifier]

Festivals[modifier]

  • Le festival musical Le Foirail qui se déroule chaque année en septembre dans le Couvent des Ursulines.
  • Le Festival Voisinages, spectacles variés en tout genre, se déroule chaque année dans la salle de spectacle Le Carré, Scène Nationale.
  • Le Fête de la Saint-Fiacre qui se déroule à côté de la salle du Haut-Anjou et non loin de l'hôpital, est une petite fête foraine.

Voir aussi[modifier]

Articles connexes[modifier]

Lien externe[modifier]

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Sources[modifier]

Bibliographie[modifier]

Notes et références[modifier]

Notes[modifier]

  1. Population municipale 2010.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier]

  1. Nolwenn Weiler, « En Mayenne, des salariés sauvent leur entreprise », Bastamag, publié le 25 janvier 2013
  2. Abbé Angot, Baronnie de Château-Gontier, 1915.
  3. Sylvie Béthuel, Loïc Bouillé, Figures du Passé, Château-Gontier millénaire, En quête d'histoire
  4. Liste des maires de la Mayenne actualisée au 25 juin 2009, site de la préfecture de la Mayenne, consulté le 6 septembre 2009
  5. Ouest-france.fr - Élections Cantonales 2011 - Canton de Château-Gontier-Est (53). Consulté le 21 mars 2011
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  8. Le secteur sauvegardé sur le site de la ville.
  9. Notice no PA53000004, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Notice no PA00125648, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Notice no PA00109486, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Notice no PA00109488, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. Notice no PA00109483, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. Notice no PA00109631, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Notice no PA00109630, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. Notice no PA00109482, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. Notice no PA00135555, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. Notice no PA00109487, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. Notice no PA00109485, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Notice no PA00109484, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Notice no PA00109481, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. Notice no PA00109468, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. Notice no PA00109467, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. Villes et Villages Fleuris
  25. Site officiel de la Ligue du Maine – Ancienne de Château-Gontier. Consulté le 23 mai 2013
  26. Site officiel de la Ligue du Maine – Château-Gontier. Consulté le 23 mai 2013
  27. Disponible en ligne sur le site du conseil général