Saffré
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| Saffré | ||||||
Les bords de l'Isac. |
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Blason |
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| Administration | ||||||
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| Pays | ||||||
| Région | Pays de la Loire | |||||
| Département | Loire-Atlantique | |||||
| Arrondissement | Châteaubriant | |||||
| Canton | Nozay | |||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Région de Nozay | |||||
| Maire Mandat |
Jocelyne Poulin 2008-2014 |
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| Code postal | 44390 | |||||
| Code commune | 44149 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Saffréens | |||||
| Population municipale |
3 537 hab. (2010) | |||||
| Densité | 62 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 17 m — Max. 78 m | |||||
| Superficie | 57,46 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | http://www.saffre.fr/ | |||||
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Saffré est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
Située au nord de l’agglomération nantaise dont elle est éloignée de 35 km, la commune de Saffré est traversée par la voie express Nantes-Rennes (RN 137, à 2x2 voies).
Les communes limitrophes sont Puceul, Abbaretz, Joué-sur-Erdre, Nort-sur-Erdre, Héric et La Chevallerais.
Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Saffré est une commune rurale monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine de Nantes et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).
Géographie physique [modifier]
La topographie est assez homogène (entre 25 m et 50 m). Elle culmine à 77 m au hameau « La Praie ». Ce promontoire mis à part, le territoire communal se caractérise par un paysage de plaine à l’Ouest avec la vallée de l’Isac et de plateau à l’Est avec la Forêt. À noter : vers 1500, il y eut deux ou trois tremblements de terre, cause probable des gouffres de la Chutenais.
Le sous-sol contient une réserve en eau exploitée après traitement dans une usine (située aux Perrières) au niveau des captages de la Chutenais.
La nappe phréatique située au Nord du bourg et des villages d’Augrain et des Ormes couvre 2 000 ha et dans sa partie la plus profonde elle peut atteindre 300 m. Elle est très vulnérable à la pollution.
Géographie humaine [modifier]
La population est répartie dans les nombreux hameaux sur un territoire s’étendant sur 5 746 ha. Cette surface est répartie entre une cinquantaine d’exploitations agricoles qui produisent du lait pour 80 % d’entre elles ; 20 % sont orientées en production de viandes. La forêt de Saffré et différentes parties boisées complètent cette surface...
Toponymie [modifier]
Saffré possède aussi un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Safrei (écriture ELG, prononcé [sa.fʁə])[1].
Histoire [modifier]
La mer à Saffré [modifier]
Un bras de mer s'avançait jusqu'à Saffré il y a plus de quarante millions d'années. On y a en effet retrouvé des coquillages fossiles identiques à ceux que l'on peut retrouver aujourd'hui en Méditerranée.
Le site préhistorique [modifier]
L’histoire de la Commune remonte à la plus haute antiquité. On a en effet retrouvé des silex éclatés et des haches en pierre polie en telle quantité qu’il n’y a aucun doute sur l’existence d’une concentration humaine à Saffré bien avant l’époque gauloise. Les plus anciens vestiges d’une présence humaine sur le site de Saffré, telles les haches polies découvertes près d’Augrain, remontent à la fin du troisième ou au début du deuxième millénaire avant Jésus-Christ. On peut rattacher à la même époque néolithique la lame de silex trouvée près du gouffre de la Chutenais, la hache-marteau de Marignac et l’anneau en phtanite recueilli au Jarrier. Mais la découverte la plus marquante fut celle d’un dépôt de 30 haches de bronze faite à la Jossaie en 1965. Saffré venait ainsi ajouter son nom à celui des 11 localités de la Loire-Atlantique, où furent mis au jour des dépôts identiques, que l’on date des alentours de l’an mille avant notre ère, le plus important étant celui de Blain (400 haches).
La période gallo-romaine [modifier]
De la période gallo-romaine, les vestiges sont encore plus évidents. On sait que les gisements de calcaire de la commune étaient exploités par les Romains et on trouve encore parfois à 200 m à l’ouest du bourg des débris de tuiles à rebords, le long d’une ancienne voie romaine (Blain, Saumur...).
Les Seigneurs [modifier]
Le premier seigneur connu de Saffré semble avoir été Alain de Pierrefeu, en 1097. Un premier château existait au Moyen Âge ({{sp-XI). L’un de ses successeurs offrit en 1223 un fief aux chevaliers du Temple de Nantes. La châtellenie de Saffré comprenait la paroisse entière de ce nom et s’étendait aux paroisses avoisinantes : Nort-sur-Erdre, Joué-sur-Erdre, Puceul. Plusieurs générations de Tournemine ont ensuite occupé les lieux, pendant plus d'un siècle. En 1542, les d’Avaugour, descendants des Ducs de Bretagne leur succédèrent. Cette famille restera aussi longtemps propriétaire du château de Saffré (jusqu'au début du XVIIIe siècle). Dans un aveu de 1679, le château est décrit ainsi : « le château de Saffré avec ses tours, cernoyé de ses douves et pont-levis, avec les bastiments en dehors, fuie, estang, bois, vignes, prés... ».
Les O'Riordan succédèrent aux d’Avaugour. Leur fille épousa un riche et ambitieux marin, Jacques-Edme Cottin, originaire de Saint-Domingue, qui acheta un titre de noblesse et devint à son tour l'un des propriétaires du château - et le dernier seigneur du lieu.
XIXe et XXe siècles [modifier]
À partir de 1824, Hubert Le Loup de Beaulieu, nouveau propriétaire du domaine (et maire de Saffré 1825 à 1830), fait effectuer de nombreuses modifications, architecturales et paysagères. Il cède la forêt de Saffré, fait creuser un nouveau lit à l’Isac et détruire tout ce qui pouvait donner l’aspect d’une forteresse (douves, pont-levis, vers 1840). Le château de Saffré devient à cette époque une habitation « moderne ». Alexis Ricordeau (maire de 1902 à 1931), avocat au barreau de Nantes et premier président du conseil d’administration de l’hôtel-Dieu de la ville, acheta le château en 1895. Il fit abattre l’aile ouest (suite à un incendie ?) et réaménagea le bâtiment selon les goûts de l’époque. Son fils Maurice en fut le dernier habitant, avant l’occupation allemande durant la Seconde Guerre mondiale. En 1990, la commune de Saffré a acquis cette propriété, inoccupée depuis lors. C'est sur le site du château que s'est déroulé pendant 10 ans le festival « le Champ du rock ». Le lieu est toujours utilisé pour de nombreuses manifestations associatives (on peut également y visiter un joli potager, des mares), en attendant un usage plus régulier...
Le Maquis de Saffré [modifier]
La commune est particulièrement célèbre pour avoir été le siège du principal maquis du département au cours de la Seconde Guerre mondiale. Il a été anéanti par l'occupant allemand dans la nuit du 27 au 28 juin 1944
Héraldique [modifier]
| Blasonnement :
D'azur aux trois croix fleurdelysées d'or, au chef du même.
Commentaires : D'après un Brevet d'Hozier (1696).
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Administration [modifier]
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
En 2010, la commune comptait 3 537 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,2 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,6 % contre 48,7 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).
Lieux et monuments [modifier]
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Jacques-Edme-Léger Cottin (1754-1823), homme politique français, propriétaire du château de Saffré et maire de la commune, y est décédé.
- François Fidèle Ripaud de Montaudevert, corsaire français, né le 25 mai 1755 à Saffré.
- Alcide Leroux, avocat, écrivain, historien, membre de La société Archéologique de Nantes et du département de la Loire-Inférieure, né à Saffré.
- Jean-Michel Dupas, originaire de la commune, responsable de la programmation à l'Olympic (Nantes) et membre de l'équipe de programmation du Printemps de Bourges.
- Philippe Tourtelier, député PS d'Ille-et-Vilaine
Jumelage [modifier]
Saffré est jumelée avec:
Winterton en Angleterre depuis 1993.
Winterton est une petite ville de 5 000 habitants, dans le Lincolnshire. Afin de développer les relations entre les deux communes, le Comité de Jumelage Saffré / Winterton organise chaque année des échanges entre familles, agrémentés de visites et de rencontres variées.
Voir aussi [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Villes bretonnes, noms gallo, Geobreizh. Consulté le 18 mars 2013
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Saffré 1836, sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique. Consulté le 31 décembre 2012.
- Résultats du recensement de la population - Saffré - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009, sur recensement-2009.insee.fr, Insee. Consulté le 10 décembre 2012.
- Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009, sur recensement-2009.insee.fr, Insee. Consulté le 10 décembre 2012.
