Frossay

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Frossay
Le marais de Frossay
Le marais de Frossay
Blason de Frossay
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton Saint-Père-en-Retz
Intercommunalité Communauté de communes du Sud-Estuaire
Maire
Mandat
Sylvain Scherer
2014-2020
Code postal 44320
Code commune 44061
Démographie
Gentilé Frossetains
Population
municipale
3 034 hab. (2011)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 14′ 42″ N 1° 55′ 59″ O / 47.245, -1.9330555555647° 14′ 42″ Nord 1° 55′ 59″ Ouest / 47.245, -1.93305555556  
Altitude Min. 0 m – Max. 47 m
Superficie 57,22 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.frossay.fr/

Frossay est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).

La commune fait partie de la Bretagne historique, dans le pays traditionnel du pays de Retz et dans le pays historique du Pays nantais.

Frossay comptait 3 034 habitants au recensement de 2011. Ses habitants s'appellent les Frossetains.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Frossay dans le département de la Loire-Atlantique

Frossay est située à 20 kilomètres à l'est de Saint-Brévin-les-Pins et de Pornic, les deux plus grandes stations balnéaires du pays de Retz.

Les communes limitrophes sont Saint-Viaud, Arthon-en-Retz, Vue et Le Pellerin au sud de la Loire, Bouée et Lavau-sur-Loire au nord : le territoire communal de Frossay inclut en effet le chenal de navigation de la Loire jusqu'à Paimbœuf.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Frossay était une commune rurale non polarisée (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Elle fait partie de la Communauté de communes Sud-Estuaire avec Saint-Viaud, Saint-Père-en-Retz, Paimbœuf, Corsept et Saint-Brevin-les-Pins.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Frossay possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Froczaè (écriture ELG)[1].

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Mont-Vineux[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Frossay est une des plus vieilles paroisses du pays de Retz[3].

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, à cause de l'existence de la Poche de Saint-Nazaire, l'occupation allemande se prolongea à Frossay comme sur l'ensemble des localités voisines de l'estuaire durant 9 mois de plus (d'août 1944 au 11 mai 1945), la reddition effective de la poche intervenant 3 jours après la capitulation de l'Allemagne.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or à la croix de sable cantonnée : au premier, d'une corbeille de sable rayée d'or ; au deuxième, d'une nef de sable contournée, équipée de gueules ; au troisième, d'une grappe de raisins de gueules soulignés d'or, tigée de sable ; au quatrième, de deux clés de sable passées en sautoir, les pannetons en haut.
Commentaires : Ce blason évoque le blasonnement du pays de Retz : d'or à la croix de sable, rappelant l'appartenance de Frossay au pays de Retz ; la corbeille évoque le pain bénit ; la nef est un drakkar viking de Normands remontant vers Nantes ; les clés sont celles de Saint Pierre, patron de la paroisse. Blason conçu par M. Ferrand en 1946, enregistré le 11 juin 1990.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Michel Hyacinthe Berthelot de la Gletais    
1791 1800 Charles Jean-Marie Cadou    
1800 1803 Noël Mathurin Lemercier   procureur fiscal
1803 1815 Julien Jean Guichet    
1815 1830 Joseph Paul Berthelot de la Gletais    
1830 1831 Jean-Baptiste David    
1831 1834 Auguste Bernard   médecin-chirurgien
1834 1843 Adolphe David   médecin
1843 1851 Auguste Bernard Deschampneufs    
1851 1860 Adolphe David   médecin
1851 1860 Auguste Bernard Deschampneufs    
1865 1870 René Leroux   marchand de foin
1870 1871 Constant Garnier    
1871 1879 Camille Edmond Cadou   notaire
1879 1881 Prudent Bernard Deschampneufs    
1881 1885 André Fleuriot   armateur
1885 1886 Louis du Sel des Monts   juge
1886 1887 André Fleuriot   armateur
1887 1901 baron Baillard de Lareinty   sénateur
1901 1919 vicomte Camille de Cornulier Lucinière   lieutenant-colonel
1919 1929 Jean Morantin    
1929 1945 Constant Guillou   agriculteur
1945 1964 Julien Hachet   agriculteur
1964 1977 Louis Merlet   commerçant en grain
1977 1983 Léon Rochais   agriculteur
1983 2001 Robert Martin    
2001 2008 Jean L'Hotelier    
2008 2014 Monique Legrand[4]   retraitée
2014 en cours Sylvain Scherer Divers droite gérant de société touristique
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 034 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 662 2 088 2 261 2 381 2 636 2 821 2 723 2 708 2 712
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 787 2 801 2 726 2 804 2 900 2 951 2 949 3 390 3 870
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 911 2 817 2 679 2 305 2 232 2 062 2 075 2 017 2 040
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 171 2 018 1 913 1 911 2 099 2 110 2 398 2 575 2 901
2011 - - - - - - - -
3 034 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[5]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[6], pour le recensement 2004 : base Cassini de l'EHESS.)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,6 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à Frossay en 2009 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,5 
75 à 89 ans
8,3 
11,2 
60 à 74 ans
12,4 
18,1 
45 à 59 ans
16,1 
24,3 
30 à 44 ans
21,3 
15,9 
15 à 29 ans
16,8 
24,6 
0 à 14 ans
23,9 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le canal maritime de la Basse-Loire s'étend sur son territoire et offre de multiples facettes.
  • Les réserves de chasse et de faune sauvage du Massereau et du Migron, qui assurent la protection de 700 hectares de prairies humides, roselières, saulaies favorables à l'hivernage, à la reproduction ou à l'arrêt en halte migratoire de très nombreuses espèces d'oiseaux.
  • Le site des Champs-Neufs offre un patrimoine bâti remarquable ainsi que le site du Carnet avec son écluse.
  • Village du Migron : demeures anciennes et ruelles typiques.
  • Les promenades sur les sentiers de randonnées.
  • Le lavoir de la Bibonnière, qui fut rénové durant l'année 2008.
  • Le château de la Rousselière.
  • Le château de Ker Aulen.

Frossay possède de nombreux calvaires. Près du bourg, celui de la Fuie est l'un des plus beaux.

Dans le bourg, place du calvaire, est érigée la stèle de l'aviateur Alexis Maneyrol qui fut champion du monde de vol à voile.

  • Le Bois-Péan : remanié au XIXe, c'est un grand bâtiment d'angle avec chapelle, dont la porte est ornée d'un fronton avec écusson armorié. Des prêtres réfractaires s'y sont réfugiés pendant la Révolution. La chapelle de Bois-Péan date du XVIIe siècle, le manoir du XVIe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alexis Maneyrol (1891-1923), aviateur, né à Frossay.
  • Joseph Fouché (1759 - 1820), ministre de Napoléon, né au Pellerin, et dont les grands-parents étaient tous deux originaires de Frossay.
  • Geoffrey « Sean Paul » Bergamini (1912 - 1986), champion de France 1958 de Palet breton avec 54 point d'ecart [9].

Activités[modifier | modifier le code]

  • Pêche à la ligne
  • Aviron
  • Canoë-kayak
  • ULM
  • Parcs d'attractions (accro branches, paint-ball, parc animalier).
  • lancer de nains

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. « Histoire », sur frossay.fr, mairie de Frossay (consulté le 8 novembre 2012).
  4. « Ils ont été élus maires », Dimanche Ouest-France (éd. Loire-Atlantique), no 535,‎ 23 mars 2008, p. 10 (ISSN 1285-7688)
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  6. « Frossay 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 9 janvier 2013).
  7. « Résultats du recensement de la population - Frossay - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  8. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  9. Ouest France du 18 Mars 1958

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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