Corcoué-sur-Logne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Corcoué-sur-Logne
Mairie.
Mairie.
Blason de Corcoué-sur-Logne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Legé
Intercommunalité Communauté de communes Loire-Atlantique méridionale
Maire
Mandat
Claude Naud
2014-2020
Code postal 44650
Code commune 44156
Démographie
Gentilé Corcouéens
Population
municipale
2 610 hab. (2011)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 57′ 59″ N 1° 34′ 33″ O / 46.9663888889, -1.5758333333346° 57′ 59″ Nord 1° 34′ 33″ Ouest / 46.9663888889, -1.57583333333  
Altitude Min. 10 m – Max. 69 m
Superficie 50,39 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

Voir sur la carte administrative de Loire-Atlantique
City locator 14.svg
Corcoué-sur-Logne

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

Voir sur la carte topographique de Loire-Atlantique
City locator 14.svg
Corcoué-sur-Logne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Corcoué-sur-Logne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Corcoué-sur-Logne
Liens
Site web http://www.corcoue-sur-logne.fr

Corcoué-sur-Logne est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).

Le territoire de la commune fait partie de la Bretagne historique, dans le pays traditionnel du pays de Retz et dans le pays historique du Pays nantais. Avant 1830, la commune était divisée entre trois paroisses : La Benâte, Saint-Étienne-de-Corcoué et Saint-Jean-de-Corcoué. A la veille de la Révolution, toutes trois faisaient partie des Marches communes de Bretagne-Poitou au plan temporel et du Diocèse de Nantes au plan spirituel.

Les habitants de la commune s'appellent les Corcouéens.

Corcoué-sur-Logne comptait 2 610 habitants au recensement de 2011.

Géographie[modifier | modifier le code]

Corcoué-sur-Logne est situé à 32 km au sud de Nantes, 39 km au nord de La Roche-sur-Yon, 58 km à l'ouest de Cholet et 64 km au sud de Saint-Nazaire.

Les communes limitrophes sont Legé, Touvois, Saint-Étienne-de-Mer-Morte, La Limouzinière et Saint-Colomban dans le département de la Loire-Atlantique, Saint-Philbert-de-Bouaine et Rocheservière dans le département de la Vendée.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Corcoué-sur-Logne était une commune rurale non polarisée (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Situé en plein bocage armoricain, Corcoué-sur-Logne est traversée par la Logne qui coupe en deux bourgs l'agglomération centrale de Corcoué : Saint-Jean-de-Corcoué à l'ouest, Saint-Étienne-de-Corcoué à l'est ; à l'ouest de Saint-Jean-de-Corcoué se trouve le village de La Bénate.

Situation de la commune de Corcoué-sur-Logne dans le département de la Loire-Atlantique.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Corcoué possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Corcóaé (écriture ELG, prononcé [kɔʁ.kwə ])[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Corcoué-sur-Logne a été créée en 1971, de la fusion des communes de Saint-Jean-de-Corcoué[2] et Saint-Étienne-de-Corcoué[3]. L'ancienne commune de Saint-Jean-de-Corcoué était elle-même composée des paroisses de Saint-Jean-de-Corcoué et de La Bénate, fief d'une ancienne châtellenie, intégrée en 1830[4].

Les trois anciens villages[modifier | modifier le code]

A la veille de la Révolution française, le territoire de la commune actuelle faisait partie des basses marches communes entre le Poitou et la Bretagne. Les trois paroisses de Saint-Jean-de-Corcoué, La Bénate et Saint-Etiene-de-Corcoué faisaient partie du diocèse de Nantes. Avant 1700, Saint-Étienne-de-Corcoué faisait partie du celui de Luçon.

Saint-Étienne-de-Corcoué[modifier | modifier le code]

La paroisse de Saint-Étienne-de-Corcoué est citée sous l'appellation Sanctus Stephanus dans des textes du XIIe siècle. Au sein desbasses marches communes entre le Poitou et la Bretagne du Moyen-Age à la Révolution, elle a dépendu du diocèse de Luçon jusqu'en 1700, puis du diocèse de Nantes.

Saint-Jean-de-Corcoué[modifier | modifier le code]

La paroisse de Saint-Jean-de-Corcoué est mentionnée dans les écrits dès 1059. Au sein des basses marches communes entre le Poitou et la Bretagne du Moyen-Age à la Révolution, elle dépendait du diocèse de Nantes.

La Bénate[modifier | modifier le code]

La paroisse de La Bénate (anciennement La Bénaste, La Bénâte) est mentionnée dans des écrits du XIIe siècle (première mention en 1150). Elle devient au fil des siècles le siège d'une importante châtellerie, de taille considérable puisqu'elle va s'étendre sur 33 paroisses. Parmi celles-ci se trouvent des paroisses situées dans le pays des Marches Bretagne-Poitou :

Le seigneur Renaud de La Bénate part en croisade en 1160.

La construction du château de La Bénate débute en 1383.

Révolution française[modifier | modifier le code]

À la Révolution française, La Bénate dépend du canton de Legé, alors que Saint-Jean-de-Corcoué et Saint-Étienne-de-Corcoué dépendent de l'éphémère canton de La Limouzinière.

Lors de la création des départements français en 1793, les trois paroisses, devenues des communes, sont intégrées à la Loire-Inférieure.

La commune est fortement secouée par les Guerres de Vendée avec le massacre de La Chapelle Notre-Dame-la-Blanche en 1794. La même année, l'église de La Bénate est incendiée.

Fusions et création de Corcoué-sur-Logne[modifier | modifier le code]

La commune de La Bénate est rattachée à Saint-Jean-de-Corcoué le 24 février 1830 sur décret de Charles X, et devient une paroisse succursale de Saint-Jean-de-Corcoué en 1839.

Saint-Jean-de-Corcoué et Saint-Étienne-de-Corcoué sont rattachés au canton de Legé au début du XIXe siècle.

Ce n'est qu'en 1971 que Saint-Jean-de-Corcoué et Saint-Étienne-de-Corcoué fusionnent pour devenir Corcoué-sur-Logne. En 1985, les trois anciennes paroisses (Saint-Jean-de-Corcoué, Saint-Étienne-de-Corcoué et La Bénate) n'en font plus qu'une seule.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De sinople aux façades d'argent des trois églises du lieu, posées sur une champagne de sable chargée d'une d'ondée d'or.
Commentaires : Les trois églises représentées sont celles des trois anciennes communes de Saint-Jean-de-Corcoué, Saint-Étienne-de-Corcoué et La Bénate. La plaine de sable à la divise d'or sont aux mêmes couleurs que le blasonnement du pays de Retz : d'or à la croix de sable, rappelant l'appartenance de Corcoué-sur-Logne au pays de Retz. Blason conçu par l'héraldiste Michel Pressensé.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Ancienne châtellenie de La Bénate[modifier | modifier le code]

Jarnigon et Geffroy de La Bénate, vivant au XIIe siècle, sont les premiers seigneurs connus de la châtellenie. La Bénate passe en 1189 à Guillaume de Clisson, époux de la dernière héritière Flavie de La Bénate, puis en 1232 à Olivier de Coché, époux de Pétronille de Clisson, fille de Flavie de La Bénate et de Guillaume de Clisson. Marquise de Coché, fille d'Olivier de Coché, l'apporte ensuite son époux, le capétien Olivier de Machecoul, qualifié de seigneur de La Bénate en 1265. Lui succèdent, de père en fils, Jean de Machecoul en 1285, Gérard de Machecoul, et Louis de Machecoul, qui ne laisse qu'une fille nommée Catherine. Catherine de Machecoul apporte La Bénate à son mari Pierre de Craon, qui la transmet à son fils Jean de Craon. La fille de ce dernier, Marie de Craon, devient baronne de Retz en épousant en 1404 Guy de Montmorency-Laval, dit Guy de Retz, baron de Retz. Leur fils Gilles de Retz hérite donc de la châtellenie de La Bénate à la mort de son grand-père maternel en 1432. À partir de cette époque La Bénate appartiendra aux barons puis ducs de Retz ; elle sera cependant vendue un temps en 1437 par Gilles de Retz au duc Jean V de Bretagne, qui en fera don à son frère Arthur de Bretagne ; mais après la mort de Gilles de Retz en 1440, La Bénate reviendra à la fille de Gilles de Retz, Marie. Elle passera ensuite à René de Retz, frère cadet de Gilles de Retz, qui en rendra aveu en 1461. La châtellenerie sera réunie au duché de Retz en 1581 et appartiendra aux ducs de Retz jusqu'à la Révolution française[5].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Maires successifs[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Marie-Louise Charrier    
mars 2008 en cours Claude Naud[6] Divers gauche conseiller pédagogique, conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

La commune absorbe Saint-Jean-de-Corcoué en 1971.

En 2011, la commune comptait 2 610 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
900 1 174 1 108 1 205 1 256 1 302 1 360 1 388 1 353
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 368 1 401 1 383 1 427 1 442 1 392 1 430 1 407 1 422
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 425 1 355 1 175 1 147 1 059 1 064 1 019 1 033 1 022
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 -
1 029 1 812 1 918 1 959 1 990 2 306 2 395 2 610 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[9])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,6 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (20,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,9 % contre 48,7 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

Pyramide des âges à Corcoué-sur-Logne en 2009 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
1,6 
7,1 
75 à 89 ans
12,2 
10,9 
60 à 74 ans
11,0 
21,1 
45 à 59 ans
18,7 
24,1 
30 à 44 ans
22,6 
14,9 
15 à 29 ans
14,3 
21,2 
0 à 14 ans
19,6 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Note 3]Yves Don, Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique, vol. 1, Charenton-le-pont, Flohic éditions,‎ 1999, 1383 p. (ISBN 2-84234-040-X) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • [Note 4]G. Brunellière, La Benâte, Lyon, Association culturelle de Legé,‎ 1936, 211 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. Il s'agit d'un ouvrage collectif, l'auteur dont le nom est mentionné ne doit être crédité que de la partie concernant le canton de Legé.
  4. Il s'agit d'un ouvrage ne traitant que du village de La Bénate, un des 3 anciens bourgs de la commune jadis indépendant.

Références[modifier | modifier le code]