Talmont-Saint-Hilaire

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Talmont-Saint-Hilaire
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Blason de Talmont-Saint-Hilaire
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Sables-d'Olonne
Canton Talmont-Saint-Hilaire
Intercommunalité Communauté de communes du Talmondais
Maire
Mandat
Maxence de Rugy
2014-2020
Code postal 85440
Code commune 85288
Démographie
Gentilé Talmondais
Population
municipale
7 125 hab. (2011)
Densité 80 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 28′ 05″ N 1° 37′ 01″ O / 46.4680555556, -1.61694444444 ()46° 28′ 05″ Nord 1° 37′ 01″ Ouest / 46.4680555556, -1.61694444444 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 57 m
Superficie 89,53 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.talmont-saint-hilaire.fr

Talmont-Saint-Hilaire est une commune du centre-ouest de la France, située sur la côte de Lumière, dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le château de Talmont, siège de la principauté de Talmont, était situé à l'extrémité occidentale de l'ancienne région du Bas-Poitou. Construit sur une hauteur, son caractère défensif se voyait renforcé par le fait que l'Océan Atlantique baignait ses douves deux fois par jour.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le site du Veillon et ses traces de dinosauriens[modifier | modifier le code]

En 1963, M. Gilbert Bessonnat, passionné de sciences, découvrit ces traces en effectuant un relevé géologique de la falaise. Il fut le premier à les identifier comme étant des traces de dinosauriens. Le site fut alors précisément étudié par F. Lapparent, C. Montenat et M. Ters.

Lors de la découverte, le gisement fut pillé. Aujourd'hui, il est protégé et seule l'observation et les photographies sont permises.

Les empreintes de dinosauriens ne sont visibles qu'à certaines périodes de l'année, surtout en hiver lorsque les courants marins entraînent le sable au large. Pendant la période estivale, l'observation paléontologique reste plus délicate car le sable et les algues envahissent les lieux[1].

Un paléoestuaire[modifier | modifier le code]

Le paléoestuaire du Veillon est aujourd'hui essentiellement connu par les traces tridactyles de dinosauriens bipèdes qu'il recèle. Les empreintes, par milliers, se succèdent sur trois couches géologiques dont l'épaisseur totale ne dépasse guère une dizaine de mètres.

À la base, la première strate présente des indices de sols de plaines alluviales tropicales, et l'on pense qu'il s'agissait d’une zone plane avec des apports liés à la crue du fleuve. Le second niveau témoigne d'un environnement de type lagune soumis à l'influence du fleuve. La troisième couche est constituée par un calcaire dolomitique argileux jaune plus ou moins coquillier connu sous le nom de « calcaire Nankin » . C'est ce dernier étage qui présente des traces de dinosauriens, inscrits sur une plage de fond de baie largement ouverte sur l’océan.

Il y a 204 millions d’années, à la fin du Trias et au début du Lias inférieur, la flore était essentiellement constituée d’une végétation de l’ordre des coniférales, révélant une certaine aridité du milieu, sans doute liée à la salinité.

L’étude des traces d'animaux (photographies, relevés….) permet de distinguer différents dinosauriens bipèdes dont: Eubrontes veillonensis, les Grallators olonensis et les Talmontopus Tersi. Le plus grand Eubrontes veillonensis atteignait environ 3 mètres de hauteur et avait une enjambée d'environ 1,20 mètre.

Histoire[modifier | modifier le code]

Château de Talmont
Château de Talmont

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent aux trois tours crénelées de gueules, couvertes et girouettées du même, ouvertes, ajourées et maçonnées du champ.

Administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Jean-Baptiste Garnier[Note 1]    
    Auguste Joseph Garnier    
    Paul de Bessay    
    Jean-Baptiste Deloyner de la Coudraije    
    Pierre Dorin    
  1834 Pierre Bironneau    
1834   Alexis Duroussy    
  1888 Martial Bironneau    
1888 1900 comte Arthur Soffrey de Beaumont    
1900 1902 comte Georges de La Rochethulon ALP exploitant agricole
lieutenant au 31e régiment de dragons (1893-1897)
député de la 1re circonscription des Sables-d'Olonne (1902-1906)
1902   Charles Boutolleau    
mars 2008 mars 2014 Pierre Berthomé[2] Divers droite  
mars 2014 en cours Maxence de Rugy Divers droite chargé de mission au Conseil général de la Vendée
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 125 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
550 396 464 572 600 3 087 3 123 3 363 724
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
694 980 1 043 1 040 1 027 1 043 1 047 1 159 1 155
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 209 1 333 1 233 1 116 1 166 1 107 1 101 1 014 1 014
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 046 1 110 3 347 3 865 4 409 5 363 6 533 6 693 7 125
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (28 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,8 %, 15 à 29 ans = 14,4 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 20,1 %, plus de 60 ans = 27 %) ;
  • 51,3 % de femmes (0 à 14 ans = 17,6 %, 15 à 29 ans = 13,7 %, 30 à 44 ans = 19,4 %, 45 à 59 ans = 20,3 %, plus de 60 ans = 29 %).
Pyramide des âges à Talmont-Saint-Hilaire en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,9 
7,9 
75 à 89 ans
10,6 
18,9 
60 à 74 ans
17,5 
20,1 
45 à 59 ans
20,3 
20,7 
30 à 44 ans
19,4 
14,4 
15 à 29 ans
13,7 
17,8 
0 à 14 ans
17,6 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Talmont-Saint-Hilaire a été la première commune française à accueillir un village aéronautique sur son territoire, le Vendée Air Park situé au nord-est du bourg à la limite de la commune de Poiroux.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Baptiste Garnier (1772-1821)
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Le site à dinosauriens du Veillon en Vendée - 30/09/2003 », sur Futura Sciences (consulté le 2 mars 2010)
  2. Site officiel de la préfecture de la Vendée - liste des maires(doc pdf)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  5. « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 6 mai 2011)
  6. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 », sur insee.fr (consulté le 20 juin 2011)
  7. Michel Dillange - Talmond Château - pp.253-258, dans Congrès archéologique de France. 151e session. Vendée. 1993 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1996
  8. Jean Guillaume - Talmont-Saint-Hilaire. Les Granges-Cathus - pp.259-268, dans Congrès archéologique de France. 151e session. Vendée. 1993 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1996


Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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