Lucien Aimar

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Lucien Aimar
Image illustrative de l'article Lucien Aimar
Lucien Aimar lors du Tour de France 1973.
Informations
Nom Lucien Aimar
Date de naissance 28 avril 1941 (73 ans)
Pays Drapeau de la France France
Équipes amateurs
1963-1964 Saint-Raphael - Gitane
Équipes professionnelles
1965-1966
1967-1969
1970-1971
1972
1973
Ford France
Bic
Sonolor - Lejeune
Rokado
De Kova - Lejeune
Principales victoires
1 grand tour

Jersey yellow.svg Tour de France 1966
1 championnat

MaillotFra.PNG Champion de France sur route 1968

Lucien Aimar, né le 28 avril 1941 à Hyères dans le Var, est un coureur cycliste français.

Il a gagné le Tour de France 1966 et le championnat de France sur route en 1968.

Carrière amateur[modifier | modifier le code]

Lucien Aimar fut l'un des amateurs cyclistes français les plus brillants, participant notamment aux Jeux olympiques de Tokyo en 1964.

Deux mois plus tôt, il avait terminé à la 2e place du Tour de France de l'Avenir, à 42 secondes de l'Italien Felice Gimondi, ayant fait l'objet auparavant d'une pénalisation d'une minute infligée à la suite d'une altercation avec un coureur belge.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

1965[modifier | modifier le code]

Il passe professionnel en 1965 dans l'équipe Ford-Gitane au sein de laquelle courait Jacques Anquetil. Lucien Aimar devient rapidement l'un des grands espoirs du directeur sportif Raphaël Géminiani. Ses débuts dans le Tour de France sont marqués par un abandon dramatique dans l'ascension de l'Aubisque, au cours de la 9e étape.

1966[modifier | modifier le code]

Sa saison 1966 fut brillante : vainqueur de Gênes-Nice en début de saison, il termina 2e de la Flèche wallonne et surtout remporta le Tour de France. Grâce à deux échappées dans l'étape de l'Aubisque et dans celle de Turin, grâce à ses talents de descendeur et aussi à l'appui de Jacques Anquetil, Aimar parvient à endosser le maillot jaune à l'issue de la 17e étape et à le conserver jusqu'à la fin, préservant un avantage de 1 min 7 s sur le Hollandais Jan Janssen et sur Raymond Poulidor. Sélectionné pour le championnat du monde couru sur le Nürburgring en Allemagne, Aimar termine à une très honorable 9e place, ayant toutefois encouru le reproche d'avoir ramené le futur vainqueur, l'Allemand Rudi Altig sur un groupe d'échappés au sein duquel se trouvait son coéquipier Jacques Anquetil, qui finit à la deuxième place.

1967[modifier | modifier le code]

En 1967, toujours coéquipier de Jacques Anquetil au sein de l'équipe Bic, Aimar remporte les Quatre jours de Dunkerque, la course de côte du mont Faron, avant de terminer 7e d'un Tour d'Italie effectué au service d'Anquetil. Sélectionné pour le Tour de France au sein de l'équipe nationale, comme leader au même titre que Poulidor et Roger Pingeon, il remporte la 8e étape au sommet du ballon d'Alsace, avant de jouer le jeu d'équipe en faveur de Pingeon et de terminer l'épreuve à la 6e place. Sur sa lancée du Tour de France, il termine à la 2e place le championnat de France couru à Felletin (Creuse) derrière le Breton Désiré Letort qui sera par la suite déclassé pour dopage.

1968[modifier | modifier le code]

Pour la saison 1968, alors que Jacques Anquetil s'approche doucement de la retraite, Lucien Aimar conforte sa place de leader au sein du groupe Bic. Il jette son dévolu sur le Tour d'Espagne qu'il ne termine qu'à la 9e place, l'épreuve étant remportée par Felice Gimondi. Pour le Tour de France, il décline sa sélection en équipe nationale, préférant un statut de leader unique au sein de l'équipe de France « B ». Aimar termine ce tour à la 7e place, son fait d'armes le plus remarquable étant une place de 2e dans l'étape de la Chartreuse, derrière Roger Pingeon détaché. Aimar prendra sa revanche en août dans le championnat de France, couru sur un circuit très sélectif à Aubenas (Ardèche). Auteur d'une longue échappée avec Roger Pingeon, il devance celui-ci au sprint, endossant ainsi pour un an le maillot tricolore qui lui avait été refusé l'année précédente.

1969[modifier | modifier le code]

1969 voit le renforcement de l'équipe Bic qui accueille notamment le vainqueur du Tour de France Jan Janssen, dont le groupe « Pelforth » a été dissous, et l'Espagnol José Pérez Francés. Aimar bénéficie, quant à lui, de l'apport du Grassois Gilbert Bellone. 1969 sera une année difficile pour Aimar, qui peine à trouver son poids de forme. Un mois de suspension pour dopage lui ferme la possibilité de courir le Tour d'Espagne. Il perd son maillot tricolore en juin au profit de Raymond Delisle et son tour de France sera désastreux, à l'image de celui de son équipe Bic. Défaillant dans les Alpes, il termine à une modeste 30e place, bien loin du grand vainqueur Eddy Merckx. Déçu par l'équipe, le directeur sportif Raphaël Geminiani s'est arrêté chez lui à Clermont-Ferrand, sans accompagner ses coureurs jusqu'à Paris…

1970[modifier | modifier le code]

En 1970, l'équipe Bic se restructure autour de Luis Ocaña, drivé par Maurice De Muer, Lucien Aimar rejoint la jeune formation « Sonolor Lejeune » dirigée par Jean Stablinski dont il devient un des leaders, au côté de Lucien Van Impe et Bernard Guyot. Aimar sauve sa saison en remportant le critérium de la Polymultipliée au cours de laquelle Merckx termine à une place modeste. Dans le Tour de France, c'est Lucien Van Impe, grâce à ses talents de grimpeur, qui s'affirme le leader de l'équipe Sonolor, Aimar terminant à la 17e place. Aimar a prévu de se réhabiliter en courant le mythique « Bordeaux-Paris » qu'il termine courageusement à la 2e place, loin derrière l'inaccessible Herman Van Springel qui signe la première de ses 7 victoires dans le « derby de la route ».

1971[modifier | modifier le code]

En 1971, Aimar est encore sociétaire de Sonolor, mais le leader dans les courses par étapes reste Lucien Van Impe, qui termine le Tour de France à la 3e place en remportant le grand prix de la montagne. Aimar, dont le fait d'armes aura été sa participation à l'échappée fleuve d'Eddy Merckx entre Orcières et Marseille, finit à la 9e place, son meilleur classement depuis 1968.

1972[modifier | modifier le code]

La saison 1972 voit Aimar quitter Sonolor pour intégrer, avec ses compatriotes Gilbert Bellone et Jean Graczyk, le nouveau groupe allemand Rokado, constitué autour de Rolf Wolfshohl et Gerben Karstens. Lucien Aimar disputera son 8e Tour de France consécutif, qu'il terminera, assez éprouvé, à une 17e place très en retrait par rapport à ses performances passées.

1973[modifier | modifier le code]

En 1973, Aimar entreprend sa dernière saison comme leader du nouveau groupe français "de Kova-Lejeune", drivé par Raphaël Géminiani, le directeur sportif de ses débuts. Financé par une danseuse mécène, Myriam de Kova, habillé d'un maillot rose, le groupe ne fera guère parler de lui sur la route. Préparé pour Bordeaux-Paris, qui renaît après deux ans d'interruption, Aimar termine à une modeste 8e place, loin derrière le vainqueur, le modeste Enzo Mattioda. Lucien Aimar court son 9e et dernier Tour de France, qu'il finit à la 17e place -pour la 3e fois !-, peu aidé par une équipe assez faible qui aura eu la particularité de fournir les 5 derniers du classement général.

À l'issue du Tour de France, faute de financement et de résultats, le groupe "de Kova" est dissous, et Lucien Aimar arrête le cyclisme de compétition, devenant conseiller technique régional pour la Provence-Côte d'Azur puis organisateur du Tour méditerranéen de sa création en 1974 jusqu'à 2012[1].

Palmarès et résultats[modifier | modifier le code]

Palmarès amateur[modifier | modifier le code]

Palmarès professionnel[modifier | modifier le code]

Résultats sur les grands tours[modifier | modifier le code]

Tour de France[modifier | modifier le code]

Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

Tour d'Italie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alexandre Mignot, « Lucien Aimar quitte l'organisation », sur cyclismactu.net,‎ 26 juin 2012
  2. Le vainqueur de la course, Désiré Letort est déclassé pour cause de dopage mais Lucien Aimar n'est pas déclaré champion de France.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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