Arbois

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Arbois
Arbois
Hôtel de ville d'Arbois, partiellement classé au titre des Monuments historiques[1].
Blason de Arbois
Héraldique
Arbois
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura (département)
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Arbois
(chef-lieu)
Intercommunalité Cœur du Jura
Maire
Mandat
Bernard Amiens
2014-2020
Code postal 39600
Code commune 39013
Démographie
Gentilé Arboisiens
Population
municipale
3 407 hab. (2015 en diminution de 3,21 % par rapport à 2010)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 54′ 13″ nord, 5° 46′ 29″ est
Altitude Min. 246 m
Max. 613 m
Superficie 45,42 km2
Localisation

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Liens
Site web arbois.fr

Arbois est une commune française située dans le département du Jura en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Arbois possède un paysage typique du Revermont. La plaine est plutôt occupée par une agriculture de type céréalière avec des parcelles de taille moyenne. Les bas du coteau sont principalement cultivés en prairies entourées de petites haies pour l'élevage laitier. Certaines vignes sont cultivées dans la même zone. Le reste des coteaux est occupé par de petites parcelles de vigne avec quelques prés disséminés suivant les zones. Le haut des coteaux et le plateau sont recouverts de bois.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Arbois est traversée par la rivière Cuisance, et fait partie du Revermont puisqu'elle se trouve au pied du premier plateau du Jura, à la sortie de la reculée des Planches dans laquelle la Cuisance prend sa source.

Associée à Salins-les-Bains et Poligny, elle forme le « Pays du Revermont ».

Les premières pentes du plateau du Jura sont consacrées aux vignobles, et la forêt couvre le dessus du plateau et les pentes en ubac.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La ville est à 40 minutes environ en voiture de Dole (35 km), Besançon (48 km) et Lons-le-Saunier (38 km). À 10 minutes, on trouve la gare de Mouchard qui est desservie par des TGV (ligne Paris / la Suisse). Il faut compter 1 h 30 environ pour Genève et 1 h 45 pour Lyon.

Tous les TER Franche-Comté (Besançon - Lyon ou autre) desservent cette gare.

Climat[modifier | modifier le code]

Arbois bénéficie d'un climat continental caractérisé par des hivers marqués mais sans excès et des étés tempérés à chaud. Les précipitations sont relativement importantes (1350 mm par an contre une moyenne nationale de 900 mm, 640 mm à Paris et 1210 mm à Brest). La présence des vignes en témoigne et les rivières de la Loue et du Doubs sont assez éloignées pour limiter les nappes de brouillard en hiver, l'influence de la petite rivière La Cuisance étant faible.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Arbois
Grozon Vadans,Villette-lès-Arbois,Montigny-lès-Arsures Aiglepierre, Pretin
Buvilly, Pupillin Arbois Mesnay
Les Planches-près-Arbois
Poligny, Molain La Châtelaine

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le mot « arbois » désigne dans les Vosges le cytise. Selon le lexique de André Pégorier, il a en Suisse le sens de « terre riche ». Enfin, le mot peut désigner « un bosquet, un lieu planté d'arbres » (variante de l'ancien français arbroi).

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine de la ville d'Arbois remonte à des temps déjà reculés où il est difficile d'en préciser l’époque. On assure cependant que ses vins étaient déjà connus des Romains.

  • Jusqu'en 1260, Arbois ne fut qu’une villa, ou bourg sans défense ; elle s'entoura de remparts durant les dix années suivantes.
  • Août 1595, après un siège de quelques jours, la ville est prise par les troupes françaises du Maréchal de Biron (Charles de Gontaut). La population arboisienne qui refusait les appels à la réddition et n'était protégée par aucune garnison n'a pu résister face aux canons. Des exactions sont ensuite commises par les troupes et Henri IV arrivé sur place le 9 août, ne fait rien pour y mettre un terme. Il exigea même le versement d'une rançon.
  • En 1674, à la suite de la conquête de la Franche-Comté par Louis XIV, Arbois cessa d'être une ville fortifiée.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires d'Arbois[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 mars 1965 Marcel Poux RPF puis UNR Négociant
Conseiller général (1945-1965)
mars 1965 mars 1971 Marcelle Chauvin    
mars 1971 mars 1977 Constant Chauvin PS  
mars 1977 mars 1983 Jean-Pierre Bocat RPR  
mars 1983 mars 1989 Constant Chauvin PS Conseiller général (1979-1985)
mars 1989 juin 2000 Jean-Pierre Bocat RPR  
juin 2000 mars 2008 Raymond Page RPR puis UMP  
mars 2008 en cours Bernard Amiens[3] UDI Retraité

Jumelages[modifier | modifier le code]

Arbois est jumelé avec :

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2015, la commune comptait 3 407 habitants[Note 1], en diminution de 3,21 % par rapport à 2010 (Jura : -0,36 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 6496 4146 5556 4246 7417 1317 0026 9586 901
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 0076 6725 8955 2735 0274 9574 6664 3554 240
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 2094 0933 9263 4753 6163 6813 6273 4573 733
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
3 9604 2094 0893 9983 9003 6983 5093 5473 407
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Petite ville rurale, au riche patrimoine historique, Arbois bénéficie d'atouts importants avec une activité agricole portée par la viticulture, une entreprise industrielle parmi les 10 plus importantes du département et une activité touristique basée sur le patrimoine et la gastronomie.

Cela ne saurait masquer cependant une fragilité économique certaine avec un vieillissement de la population qui s'amplifie, des industries sensibles au risque de délocalisation, une dégradation de la diversité de l'offre commerciale et une surestimation de la valeur de l'immobilier dissuasive pour les jeunes ménages.

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'économie agricole de la commune est orientée vers la production viticole avec une répartition dominante de la SAU en viticulture. La surface moyenne des exploitations est de 7 ha. Le nombre d'exploitations est passé de 140 en 1988 à 108 en 2010 et la surface agricole a presque été divisée par deux sur la même période[8]. Le terroir arboisien produit quelques-uns des meilleurs vins jurassiens, dont le vin jaune et le vin de paille. C'est l'activité dominante. Arbois compte de nombreux vignerons comme Henri Maire, Rolet, Tissot, Clairet, Gahier ou Fumey-Chatelain.

Certaines bouteilles portent sur leur étiquette le dicton : « le vin d'Arbois, plus on en boit, plus on va droit !  ». Et une vieille chanson bien connue, le Tourdion, chante les vins d'Anjou ou Arbois. Il est aussi évoqué par Jacques Brel dans la chanson Pour mon dernier repas, ainsi que par Hubert-Félix Thiéfaine dans La cancoillotte, et dès 1285 : le comte de Chiny en offre à ses invités lors du tournoi de Chauvency, selon le trouvère Jacques Bretel qui en a bu en compagnie d'Henri de Briey.

Arbois possède aussi des élevages de vaches laitières de race montbéliarde, car elle se trouve dans la zone d'appellation comté et morbier. Mais le nombre de têtes de bétail a chuté de 652 à 84 sur les 20 dernières années C'est pour cela que la fromagerie est aujourd'hui regroupée avec les fruitières de Chilly-sur-Salins et Ivory formant la Fruitière du plateau arboisien[9].

Industrie[modifier | modifier le code]

D'autres industries que le vin forment la richesse de la ville, notamment Bost-Garnache Industrie (groupe Stanley / Facom) avec la fabrication de tournevis, SIOBRA (moules en zinc injecté) et CIFC (constructions de charpentes industrielles en bois).

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

La richesse patrimoniale et culturelle d'Arbois lui permet de bénéficier du label de Cité de Caractère de Bourgogne-Franche-Comté.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voir aussi : catégorie « Monument historique à Arbois »

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Monument à Pasteur, dans la ville d'Arbois
Façade du restaurant 2 étoiles au Guide Michelin de Jean-Paul Jeunet face à l'Hôtel de Ville d'Arbois.

Personnalités nées à Arbois[modifier | modifier le code]

Personnalités extérieures ayant résidé à Arbois[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Patrauld (1751-1817), né à Ray-sur-Saône et mort à Villemoutiers, frère minime à Arbois, professeur de mathématiques de Napoléon Ier et de Jean-Charles Pichegru à l’École Royale militaire de Brienne-le-Château.
  • Louis Pasteur (1822-1895), chimiste, physicien, microbiologiste. Il grandit et réside à Arbois. Il éprouve cet amour du pays qu’il communique à son épouse et ses enfants. Pour preuve, la description faite par Jean-Baptiste Pasteur à son ami René Vallery-Radot en 1879, quelques mois avant son mariage avec sa sœur Marie-Louise : « […] Nos allées ombreuses sont les chemins de tout le monde, nos coins de verdure sont les bois des montagnes d'alentour, nos bancs de mousse n'existent que dans ton imagination, les ruisseaux roucoulant se réduisent à un torrent qui traverse Arbois sous le nom de la Cuisance, et notre castel n'est autre que la plus modeste des habitations situé en pleine petite ville, sans le moindre jardinet ni devant ni derrière. C'est ici que mon père a passé toute son enfance et cette maison, en partie habitée par la sœur de mon père et sa famille, il a toujours tenu à la revoir, à s'y retrouver chaque année avec nous, à la garder, par un sentiment de pitié pour la mémoire vénérée du grand-père Pasteur. Viens donc, mon cher René, et viens vite, tu ne verras ni parc, ni tourelles, mais tu trouveras dans un pays superbe, au milieu d'une famille qui t'adore, une hospitalité à laquelle tu dois bien t’attendre […] »[23].
  • René Garoz, maquisard originaire de Lons-le-Saunier, ayant participé à un attentat contre des policiers allemands, le 14 mars 1944, à Arbois, arrêté le 26 mars, condamné à mort le 30 mai et exécuté le 1er juin, à la Citadelle de Besançon.
  • Joseph Nechvatal (1951-), peintre, docteur en philosophie de l'art et en nouvelles technologies, professeur à la School of Visual Arts de New York. Il développe un programme de virus informatiques, à la maison Pasteur, lors de son séjour à Arbois, de 1990 à 1993.
  • Jean-Claude Pirotte (1939-2014), écrivain et poète.
  • Joël Bagage (1929-2016), érudit, linguiste et figure locale.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Arbois.svg

Les Armoiries d'Arbois se blasonnent ainsi : D'azur au pélican d'argent becquetant sa poitrine gouttelée de gueules pour ses petits aussi d'argent, le tout posé sur un nid d'or[24].

Symboles[modifier | modifier le code]

Armoiries d'Arbois : le symbole d'Arbois est le pélican héraldique, dit pélican de piété, nourrissant ses petits en se perçant le cœur de son bec. Il s'agit là d'un symbole christique et accompagné de la devise de la ville est Sic his quos diligo (Ainsi je fais pour ceux que j'aime en latin). La fanfare d'Arbois, qui joue lors de la fête du Biou, s'appelle le Pélican en référence à cet animal symbolique. Il existe aussi une guggenmusik appelée la Biou'Z'Musik.

Le blasonnement est décrit selon les sources et les représentations « d'azur à un pélican d'argent avec sa piété dans une aire d'or », ou encore « de sable, au pélican d'or avec sa piété dans une aire du même », ce dernier utilisant les couleurs de la ville. Les couleurs d'Arbois sont en effet le jaune (or) et le noir (sable), dans lesquels on peut voir une allusion au vin jaune et à la forêt.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Chaudat. Les mondes du vin. Ethnologie des vignerons d’Arbois (Jura), Paris, l’Harmattan, coll. Connaissance des hommes (préface de Jean-Pierre Warnier), 2004.
  • Ernest Girard. Chroniques arboisiennes, 1906. Réimpr. en 2003 par Le Livre d'histoire.
  • Georges Grand. Histoire d'Arbois, 1959. Réimpr. en 1996 par Le Livre d'histoire.
  • Emmanuel Bousson De Mairet. Annales historiques et chronologiques de la ville d'Arbois, 1856. En ligne sur Google Books. Réimpr. en 2003 par Le Livre d'histoire sous le titre Histoire d'Arbois.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Ancien couvent des Ursulines, actuel Hôtel de Ville et tribunal », notice no PA00125400, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. [1] VERNUS Michel, "La Révolution de 1848 à Salins et Arbois. La présence du fouriérisme dans le mouvement démocratique", Cahiers Charles Fourier, n° 10, décembre 1999, pp. 77-90
  3. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consulté le 2 mai 2010
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  8. [2]
  9. [3]
  10. « Église Saint-Just (XIIe-XVIe-XVIIIe s) », notice no PA00101801, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Maison des consords Brand (XIIIe s) », notice no PA00101804, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Château Bontemps (XVIe s) », notice no PA00102058, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Château Pécauld (XVIe s) », notice no PA00101800, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Tour Gloriette (XVIe s) », notice no PA00101805, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Couvent des Ursulines (Hôtel de ville) (XVIIIe s) », notice no PA00125400, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Maison Delort (XVIIIe s) », notice no PA39000069, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Moulins Béchet (XVIIIe s) », notice no IA39000100, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Demeure de la Rue de Verreux (XVIIIe s) », notice no PA39000017, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Maison Pasteur (XVIIIe s) », notice no PA00101803, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Fruitière vinicole (XIXe s) », notice no IA39000131, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Hôtel de Broissia (XIXe s) », notice no PA00101802, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Centrale hydroélectrique (XXe s) », notice no IA39000102, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. Pasteur à Arbois thèse 05-064 année 2005 présentée et soutenue publiquement par le Docteur Philippe Bruniaux le 21 octobre 2005
  24. forum.cancoillotte.net