Florimont

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Florimont
L'église de Florimont sur une large place entourée de maisons à toits de tuiles rouges.
L'église de Florimont sur une large place entourée de maisons à toits de tuiles rouges.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Territoire de Belfort
Arrondissement Belfort
Canton Delle
Intercommunalité Communauté de communes du Sud Territoire
Maire
Mandat
Roger Scherrer
2014-2020
Code postal 90100
Code commune 90046
Démographie
Gentilé Florimontois
Population
municipale
462 hab. (2014)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 30′ 36″ nord, 7° 04′ 10″ est
Altitude Min. 367 m
Max. 505 m
Superficie 18,19 km2
Localisation

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Florimont
Panorama depuis la tour de Florimont

Florimont est une commune française située dans le département du Territoire de Belfort en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle fait partie du canton de Delle. Ses habitants sont appelés les Florimontois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village, qui comptait 394 habitants en 1999, en comptait 398 en 1803. Le territoire communal est relativement grand : 18,19 km2 et s'étend sur une dizaine de kilomètres du nord au sud. Florimont, qui fut une importante seigneurie au Moyen Âge, a incorporé dans son territoire les villages disparus de Normanvillars et de Saint-André-d'Essert.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Saint-André-d'Essert

Ce village, dont il ne reste que la ferme de Saint-André, à un kilomètre de Faverois, ne doit pas être confondu avec la ville d'Essert, près de Belfort, bien que l'origine du nom soit sans doute la même : une terre cultivable conquise sur la forêt. Au XVIIe siècle Saint-André possédait une église qui aurait existé déjà en 1274 et au minimum en 1466, date à laquelle y officiait un curé. Elle fut restaurée en 1606 mais menaçait ruine en 1749. À la fin du XVIIIe siècle il restait quatre familles d'anabaptistes et l'église avait disparu. Le hameau fait partie de la paroisse de Faverois. Dans les textes rédigés en allemand, Essert est germanisé en Schert

Normanvillars

Il est vraisemblable que Normanvillars ait disparu à la même époque que Saint-André d'Essert, dans la seconde moitié du XVe siècle victime de l'insécurité qui régnait alors dans les campagnes. Au milieu du XVIIIe siècle, des mennonites, réputés pour être des cultivateurs expérimentés, reprennent possession des lieux et forment une localité dépendant de la seigneurie de Florimont. Actuellement, le hameau se résume à quelques fermes disséminées dans une vaste clairière au milieu de laquelle se trouve une chapelle dite chapelle des Mennonites et un cimetière.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Vellescot Chavannes-les-Grands Chavanatte Rose des vents
Boron
Faverois
Delle
N Suarce
O    Florimont    E
S
Boncourt
(CH, Jura)
Courcelles Courtelevant

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Blumenberc (1258), Florimont (1264), Blumenberch (1339), Blumenberg (1359), Florimont (1365).
  • En allemand: Blumenberg[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site de Florimont a été occupé dès l'époque romaine, vraisemblablement par une tour de guet chargée de surveiller la circulation sur la voie militaire reliant Mandeure dans le Doubs à Augst et Kembs dans le Haut-Rhin. Après la création du comté de Ferrette au XIe siècle, fut construit le château féodal et les fortifications du village qui prit très rapidement de l'importance. Au XIIIe siècle, le fief, qui couvrait aussi Courcelles, Suarce, Chavanatte, Lepuix-Neuf et en partie Faverois, Grosne, Boron, Réchésy, était détenu par la famille de Blumenberg, nom allemand que l'on peut traduire par Montagne des fleurs. La terre de Florimont fut à plusieurs reprises l'objet de litiges entre l'évêque de Bâle et le comte de Ferrette. Au XVe siècle, l'importance économique de la ville n'est pas négligeable puisqu'il s'y tient un marché hebdomadaire et deux foires annuelles, l'une à la Toussaint et l'autre le mardi de Pâques.

En 1583 un incendie détruit le château qui est reconstruit. Pendant la Guerre de Trente Ans, vers 1632, les troupes suédoises, qui ravageaient les campagnes autour de Belfort, pillèrent la ville et le château qui ne se releva pas de ses ruines.

Pendant la Révolution, la population de Florimont manifesta son attachement pour son seigneur, Xavier de Ferrette en adressant au Directoire une lettre de protestation quand celui-ci fut porté sur la liste des émigrés et de ce fait considéré comme traître à la patrie. Cela n'empêcha pas les biens de la famille d'être confisqués.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie-école.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2008 2014 Arlette Ecabert ...  
2014 en cours Roger Scherrer    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 462 habitants, en augmentation de 9,22 % par rapport à 2009 (Territoire de Belfort : 1,3 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
467 444 440 488 527 530 546 540 527
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
439 460 492 476 454 425 405 387 386
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
362 347 318 297 281 278 239 236 250
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
244 292 279 324 388 394 417 439 462
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Photo du clocher de l'ancienne église au milieu du cimetière.
La tour de Florimont

L'église paroissiale, qui occupe le centre du village, est dédiée à la Vierge.
Elle a été construite en 1863 pour remplacer l'ancienne église dont il ne subsiste que le clocher (voir photo ci-contre).
Déjà mentionnée en 1275, l'église de Florimont fut annexe de celle de Courtelevant vers les XVe et XVIe siècles.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Stouff (1859-1936). Les Origines de l'annexion de la Haute-Alsace à la Bourgogne en 1469 : Étude sur les terres engagées par l'Autriche en Alsace depuis le XIVe siècle, spécialement la seigneurie de Florimont. Dijon : Damidot, Nourry, Rey, Venot ; Paris : A. Rousseau, 1900. 1 vol.(xxv, 197 p. (Université de Dijon, Revue Bourguignonne de l'Enseignement supérieur ; Tome X, nos 3 et 4)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire topographique du département du Haut-Rhin - Georges Stoffel (1868).
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .