Delle

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Delle
L'Allaine à l'entrée du centre ville.
L'Allaine à l'entrée du centre ville.
Blason de Delle
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Territoire de Belfort
Arrondissement Belfort
Canton Delle (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Sud Territoire
Maire
Mandat
Pierre Oser
2014-2020
Code postal 90100
Code commune 90033
Démographie
Gentilé Dellois
Population
municipale
5 818 hab. (2013)
Densité 632 hab./km2
Population
aire urbaine
10 488 hab. (2008)
Géographie
Coordonnées 47° 30′ 27″ Nord 6° 59′ 56″ Est / 47.5075, 6.998888889
Altitude Min. 353 m – Max. 443 m
Superficie 9,2 km2
Localisation

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Liens
Site web delle.fr

Delle est une commune française située dans le département du Territoire de Belfort en région Bourgogne-Franche-Comté, chef-lieu de canton. Elle est située à proximité de la frontière avec le canton suisse du Jura, et son agglomération se prolonge au-delà. Par sa population, c'est la deuxième ville du Territoire de Belfort après Belfort.

Ses habitants sont appelés les Dellois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Thiancourt Joncherey Faverois Rose des vents
Fêche-l'Église N Florimont
O    Delle    E
S
Lebetain Boncourt (CH, Jura)

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Datira (728), Dadila (913), Daile (1226), Diele (1232), Villam Tatinriet (1232), L'Avoerie de Deyle (1282), In oppido de Tannenriet (1284), In villa seu castro nostro de Dela (1340), In dem ampte ze Tatenriet (1303), Seigneurie de Delles (1659), Delle-sur-Joncs (sans date).
  • En allemand: Dattenried[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Faits historiques[modifier | modifier le code]

À l'époque gallo-romaine, Delle (Datira ou Dadila) était située à l'intersection de la voie principale reliant Mandeure (département du Doubs) à Augusta Raurica (Augst dans le Haut-Rhin) et deux voies secondaires remontant vers Grandvillars et Boron. Après avoir fait partie du duché d'Alémanie au VIIe siècle, Delle devient terre mérovingienne avec le duché d'Alsace. En 728 le duc d'Alsace Eberhard fait don à l'abbaye de Murbach de la villa de Delle et de son église qui conservait les restes de saint Dizier. Cette donation est confirmée en 913 par le roi de Germanie, Conrad. Au début du XIIIe siècle, Delle, en tant que domaine ecclésiastique, est sous la protection de Frédéric II, comte de Ferrette. Vers 1232-1235, Delle fut l'objet de conflit entre les comtes de Ferrette et Montbéliard. C'est vraisemblablement à cette époque que fut construit le château.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Delle

Les armes peuvent se blasonner ainsi : d'or à la touffe de joncs de sinople mouvant de la pointe.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La commune de Delle a fusionné en 1972 avec deux communes voisines, Lebetain et Joncherey, mais elles ont toutes trois repris leur indépendance, Lebetain en 1980 et Delle et Joncherey en 1983.

Delle est la principale ville de la communauté de communes du Sud Territoire, qui regroupe 18 communes : Beaucourt, Chavanatte, Chavannes-les-Grands, Courcelles, Courtelevant, Croix, Delle, Faverois, Fêche-l'Église, Florimont, Grandvillars, Lebetain, Lepuix-Neuf, Montbouton, Réchésy, Saint-Dizier-l'Évêque, Suarce et Villars-le-Sec.

La communauté de communes est membre du Syndicat Mixte de l'Aire Urbaine.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Denis Maire PS conseiller général (1976-1982)
1991 2004 Raymond Forni PS conseiller général, président de l'Assemblée nationale
2004 en cours Pierre Oser PS conseiller général


Finances locales[modifier | modifier le code]

Cette sous-section présente la situation des finances communales de Delle[Note 1].

Pour l'exercice 2013, le compte administratif du budget municipal de Delle s'établit à 9 572 000 € en dépenses et 9 848 000 € en recettes[A2 1] :

En 2013, la section de fonctionnement[Note 2] se répartit en 6 568 000 € de charges (1 090 € par habitant) pour 6 969 000 € de produits (1 157 € par habitant), soit un solde de 401 000 € (67 € par habitant)[A2 1],[A2 2] :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnels[Note 3] pour un montant de 3 072 000 € (47 %), soit 510 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. En partant de 2008 et jusqu'à 2013, ce ratio augmente de façon continue de 427 € à 510 € par habitant ;
  • la plus grande part des recettes est constituée des impôts locaux[Note 4] pour une valeur de 1 487 000 € (21 %), soit 247 € par habitant, ratio inférieur de 45 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (448 € par habitant). Sur la période 2008 - 2013, ce ratio augmente de façon continue de 185 € à 247 € par habitant.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Delle[A2 3]. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2012[A2 3] :

La section investissement[Note 5] se répartit en emplois et ressources. Pour 2013, les emplois comprennent par ordre d'importance[A2 4] :

  • des dépenses d'équipement[Note 6] pour une somme de 2 781 000 € (93 %), soit 462 € par habitant, ratio supérieur de 20 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (385 € par habitant). Sur les 6 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 241 € par habitant en 2011 et un maximum de 462 € par habitant en 2013 ;
  • des remboursements d'emprunts[Note 7] pour un montant de 77 000 € (3 %), soit 13 € par habitant, ratio inférieur de 84 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (79 € par habitant).

Les ressources en investissement de Delle se répartissent principalement en[A2 4] :

  • nouvelles dettes pour 485 000 € (17 %), soit 80 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Depuis 6 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 0 € par habitant en 2011 et un maximum de 148 € par habitant en 2008 ;
  • subventions reçues pour une somme de 413 000 € (14 %), soit 69 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate.

L'endettement de Delle au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 8], l'annuité de la dette[Note 9] et sa capacité de désendettement[Note 10] :

  • l'encours de la dette pour une valeur de 2 328 000 €, soit 386 € par habitant, ratio inférieur de 56 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (881 € par habitant). En partant de 2008 et jusqu'à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 281 € par habitant en 2011 et un maximum de 386 € par habitant en 2013[A2 5] ;
  • l'annuité de la dette pour 123 000 €, soit 20 € par habitant, ratio inférieur de 82 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (112 € par habitant). Pour la période allant de 2008 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 18 € par habitant en 2011 et un maximum de 41 € par habitant en 2008[A2 5] ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour 901 000 €, soit 149 € par habitant, ratio inférieur de 18 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (181 € par habitant). Depuis 6 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 89 € par habitant en 2011 et un maximum de 227 € par habitant en 2012[A2 6]. La capacité de désendettement est d'environ 2 années en 2013. Sur une période de 13 années, ce ratio est constant et faible (inférieur à 4 ans)

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2010, elle était la seconde commune du département par nombres d'habitants loin derrière Belfort et ses 50 078 habitants, mais devant Valdoie et Beaucourt et leurs populations respectives de 5 165 et 5 060 habitants.


En 2013, la commune comptait 5 818 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 11],[Note 12].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
686 810 688 940 965 1 145 1 094 1 081 1 078
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 069 1 125 1 219 1 326 1 516 1 809 2 161 2 306 2 518
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 505 2 484 2 604 2 633 2 950 3 347 3 364 3 242 4 065
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009
5 189 6 134 7 975 8 161 6 992 6 624 6 246 6 000 5 953
2013 - - - - - - - -
5 818 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

Les Sports réunis dellois sont un club de football basé à Delle, qui participe à trois saisons du championnat de France de troisième niveau dans les années 1960 et 1970, dans le championnat de France amateur puis le championnat de France de Division 3.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Amaury Leveaux, champion de natation, y est né le 2 décembre 1985.
  • Jacques Santini, entraîneur de football, y est né le 25 avril 1952.
  • Claude-Max Lochu, peintre et dessinateur, y est né en 1951.
  • Le général Barthélemy Louis Joseph Schérer, commandant en chef de l’Armée d’Italie en 1794, puis de 1795 à 1797, ministre de la Guerre de 1797 à 1799, y est né en 1747.
  • Jean-Baptiste Schacre, architecte, y est né en 1808,
  • Raymond Forni, ancien président de l'Assemblée Nationale et du Conseil régional de Franche-Comté, décédé le 5 janvier 2008.
  • Maurice Feltin, ancien archevêque de Paris (1949-1966)[4] ; il est né à Delle le 15 mai 1883 et y est mort le 27 septembre 1975. Attaché à l’apostolat missionnaire, il soutint l’Action Catholique et les Prêtres ouvriers. Avec l’aide de son coadjuteur Mgr Veuillot, il prépara la création des diocèses de Créteil, Nanterre et Saint-Denis, effective le 9 octobre 1966.
  • Jules-Étienne Joseph (Delle, 1834 - Douvaine, 1901). Barnabite, aumônier militaire sous Mac Mahon en 1870, puis curé de Saint-Joseph des Eaux-Vives (Genève), enfin fondateur et directeur de l'orphelinat de Douvaine (Haute-Savoie). Chevalier de la Légion d'honneur.

Économie[modifier | modifier le code]

Bien que moins importante que par le passé, l'économie locale est toujours dominée par l'industrie (mécanique et fonderies principalement). Sont notamment implantés à Delle: Eurocast, Lisi automotive Former, Von Roll

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le centre-ville de Delle comprend de nombreux témoignages du Bas Moyen Âge et de la Renaissance : ancien hôpital, remparts, maison des cariatides, mairie (ancien château), maison à tourelle (ancien presbytère)…

Gastronomie[modifier | modifier le code]

  • Les cailloux des remparts : chocolats pralinés à l'orange.

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette sous-section Finances locales est issue d'une synthèse des données du site alize2.finances.gouv.fr du ministère de l'Économie et des Finances. Elle est présentée de façon standardisée pour toutes les communes et ne concerne que le périmètre municipal. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 1.2.1 : Yin Yang Kappa Logo de l'outil Finances localesLettre grecque Kappa en majuscule et minuscule a effectué la synthèse des 91 pages du site alize2.finances.gouv.fr concernant Delle. Finances locales est un logiciel libre distribué en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
  2. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune.
  3. Les « charges de personnel » regroupent les frais de rémunération des employés par la commune.
  4. Les « impôts locaux » désignent les impôts prélevés par les collectivités territoriales comme les communes pour alimenter leur budget. Ils regroupent les impôts fonciers, la taxe d'habitation ou encore, pour les entreprises, les cotisations foncières ou sur la valeur ajoutée.
  5. La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette.
  6. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  7. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  8. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  9. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  10. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dette/capacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources de Delle.
  11. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  12. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Base de données du ministère du Budget, relative aux comptes des communes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire topographique du département du Haut-Rhin - Georges Stoffel (1868).
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.
  4. Fiche sur www.paris.catholique.fr