Longevelle-sur-Doubs

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Longevelle-sur-Doubs
Longevelle-sur-Doubs
La mairie
Blason de Longevelle-sur-Doubs
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Montbéliard
Intercommunalité CA Pays de Montbéliard Agglomération
Maire
Mandat
Pierre-Aimé Girardot
2020-2026
Code postal 25260
Code commune 25345
Démographie
Population
municipale
661 hab. (2021 en diminution de 5,16 % par rapport à 2015)
Densité 80 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 27′ 12″ nord, 6° 39′ 07″ est
Altitude Min. 295 m
Max. 432 m
Superficie 8,31 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Montbéliard
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bavans
Législatives 3e circonscription du Doubs
Localisation
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Liens
Site web http://www.longevelle-sur-doubs.fr/

Longevelle-sur-Doubs est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont nommés les Longevellois et Longevelloises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Le village vu du pont.

Longevelle-sur-Doubs est un village périurbain de la vallée du Doubs situé à 13 km au sud-ouest de Montbéliard, 53 km au nord-est de Besançon et 72 km à l'ouest de Bâle, à 25 km de la frontière franco-suisse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est limité au sud par le Doubs (rivière), un sous-affluent du Rhône par la Saône.

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons (1 000 à 1 500 mm/an), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre[2].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 242 mm, avec 13,4 jours de précipitations en janvier et 10,5 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Medière », sur la commune de Médière à 4 km à vol d'oiseau[3], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 105,2 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 40,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17 °C, atteinte le [Note 1],[4],[5].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[6]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[7].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Longevelle-sur-Doubs est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[8],[9],[10].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montbéliard, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 137 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (52 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (52 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (52 %), prairies (18,9 %), zones agricoles hétérogènes (17,1 %), zones urbanisées (5,7 %), terres arables (3,4 %), eaux continentales[Note 4] (3 %)[13]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Longevilla en 1134 ; Longeveule en 1413 ; Longeville-sur-Doubs depuis 1943[14].

En patois : Londgevelle.

A l'époque gallo-romaine : Longavilla (grande maison).

Le sobriquet des habitants en patois étaient: Lai Berbis nars (les brebis noires). Tous les villages du pays de Montbéliard avaient des surnoms sarcastiques.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site de Longevelle est occupé depuis la période préhistorique où des trouvailles archéologiques jalonnent ces établissements. À la suite de travaux routiers effectués en 1972-1973, des découvertes datant du Paléolithique et Épipaléolithique ont été trouvées sur les sites de la Roche aux Gours.

Les découvertes les plus exceptionnelles ont été faites en 1827 lorsqu'un paysan qui labourait en face du moulin découvrit des fragments de maçonnerie et une fouille révéla une superbe mosaïque géométrique à décors blanc, noir et rouge de rosaces sur 4,75 m x 9,11 m[15]. Des fragments furent déposés au musée de Besançon. D'autres vestiges ont été découverts au lieu-dit Les Bussières lors de travaux d'élargissement de voirie[16]

Parmi les trouvailles, il faut ajouter une base de colonne d'ordre toscan et une monnaie à l'effigie de Jules César, ce qui confirme l'existence d'une villa gallo-romaine du Ier siècle. De plus, des sépultures burgondes ont été découvertes vers 1880.

À ses origines, Longevelle faisait partie du comté de Montbéliard mais en 1282, le village entra sous la formation de la seigneurie du Châtelot sous la suzeraineté des sires de Neufchâtel en Bourgogne (aujourd'hui Neuchâtel-Urtière). Cette situation dure jusqu'en 1789 mais avec des seigneurs différents : les Neufchâtel, les Furstemberg et les Ortembourg.

Durant cette période, plusieurs actes mentionnent une famille noble de Longevelle : Humbert de Longevelle. La famille de Longevelle disparait vers le milieu du XIVe siècle. Elle portait les armoiries "de gueules à une bande d'or au premier canton d'un point d'échiquier".

Comme les autres villages du comté de Montbéliard, les habitants de Longevelle ont eu beaucoup à souffrir des guerres, des meurtres, de la famine et épidémies dans les XIVe et XVe siècles.

Longevelle pendant la guerre de Trente Ans est dévasté tour à tour par les troupes lorraines et autrichiennes entre 1633 et 1637. À la guerre se joignirent la peste et la famine. La population, comme ailleurs, fut pratiquement anéantie et les terres sans cultures.

Le prince de Montbéliard-Wurtemberg, en sa qualité de seigneur du Châtelot, perd tous ses droits seigneuriaux en 1789 au début de la Révolution française. La seigneurie est supprimée en 1790 par suite des nouvelles divisions du territoire français, départements et cantons. La commune de Longevelle intègre le canton d'Onans (district de Baume-les-Dames) et le département du Doubs puis passe dans le canton de L'Isle-sur-le-Doubs par arrêté du 19/10/1801.

La Guerre franco-prussienne de 1870 est encore fatale au village de Longevelle qui est réquisitionné pour la bataille entre les soldats français et allemands.

Enfin, pendant la Seconde Guerre mondiale, en , Longevelle se trouve pratiquement deux mois sur le front. Le à 11h20, les troupes du 5e Régiment de Tirailleurs Marocains et la 2e Division d'Infanterie Coloniale, en compagnie du régiment du Lomont (F.F.I), lancent l'attaque contre les soldats allemands retranchés au cimetière dans le Bois du Chânois.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Jean-Paul Charrier   Conseiller général de L'Isle-sur-le-Doubs (1994 → 2001)
mars 2008 En cours
(au 9 décembre 2014)
Pierre-Aimé Girardot DVD Cadre
Vice-président de la CA Pays de Montbéliard Agglomération (2020 → )
Réélu pour le mandat 2020-2026[17]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[19].

En 2021, la commune comptait 661 habitants[Note 5], en diminution de 5,16 % par rapport à 2015 (Doubs : +1,89 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
320317329372369370399433442
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
407446441407395387352372368
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
362341322291305334323318408
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
412448493493657604628635679
2018 2021 - - - - - - -
675661-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église protestante luthérienne de Longevelle-sur-Doubs
  • Anciennes fontaines
  • Anciens linteaux de portes et fenêtres gravés

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Description: De gueules à bande d'or et au canton d'azur.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  3. « Orthodromie entre Longevelle-sur-Doubs et Médière », sur fr.distance.to (consulté le ).
  4. « Station Météo-France « Medière », sur la commune de Médière - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  5. « Station Météo-France « Medière », sur la commune de Médière - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  6. « Les nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. », sur drias-climat.fr (consulté le )
  7. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.com, (consulté le )
  8. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  14. Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 4, Besançon, Cêtre, .
  15. H. Stern, Recueil général des mosaïques de la Gaule, I, 3, 1963, no 316-317.
  16. J.-P. Morel, « Circonscription de Franche-Comté », Gallia, t. 32, no 2,‎ , p. 401-426, notamment 407 (ISSN 2109-9588, lire en ligne, consulté le ), sur Persée.
  17. « Un 3e  mandat pour Pierre Aimé Girardot », L'Est Républicain,‎ 24 mai 2020 mis à jour le 02 juin 2020 (lire en ligne, consulté le ).
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.