Villers-le-Lac

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Villers-le-Lac
Villers-le-Lac
L’église Saint-Jean (XIXe siècle), la plus grande des quatre églises de Villers-le-Lac.
La flèche culmine à 40 m.
Blason de Villers-le-Lac
Blason
Villers-le-Lac
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Pontarlier
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Morteau
Maire
Mandat
Dominique Mollier
2020-2026
Code postal 25130
Code commune 25321
Démographie
Population
municipale
5 090 hab. (2018 en augmentation de 8,76 % par rapport à 2013)
Densité 169 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 03′ 41″ nord, 6° 40′ 15″ est
Altitude Min. 750 m
Max. 1 260 m
Superficie 30,17 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Morteau
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Liens
Site web villers-le-lac.fr

Villers-le-Lac est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté, dans le canton de Morteau, à la frontière franco-suisse.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Villers-le-Lac est située sur la route départementale D 461 qui mène de Morteau (France) à Le Locle (canton de Neuchâtel, Suisse), elle est bordée à l'est par le Doubs qui marque la frontière avec la Suisse. Elle englobe le lieu-dit Les Pargots juste à côté de la frontière suisse, ainsi que Les Vergers, La Courpée et Le Cernembert mais également le lieu-dit Le Col France à la frontière avec Le Locle en Suisse où l'on peut admirer le bal des frontaliers chaque matin et chaque soir. Le lac de Chaillexon, lors de grands froids (jusqu'à −39 °C), devient la plus grande patinoire naturelle d'Europe (les bassins du Doubs, 7 km de long). La commune est également dotée de pistes de ski alpin au lieu-dit « le Chauffaud » proche du Meix Musy (1 287 m), mais également de ski de fond. Sa proximité avec la Suisse place la ville parmi les plus riches de France en revenu moyen par ménages (Insee).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes françaises limitrophes

Communes suisses du canton de Neuchâtel limitrophes

Carte de la commune de Villers-le-Lac et des proches communes.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Villers-le-Lac est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Villers-le-Lac, une unité urbaine monocommunale[4] de 4 985 habitants en 2017, constituant une ville isolée[5],[6]. La commune est en outre hors attraction des villes[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (45,8 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (48,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (43,6 %), zones agricoles hétérogènes (26,6 %), prairies (19,1 %), zones urbanisées (7,9 %), eaux continentales[Note 2] (2,8 %), terres arables (0,1 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

L’ancre de marine orne le blason de la cité, prouvant, s’il est besoin, que Villers-le-Lac doit ses origines à l’activité des pêcheurs. Lors de fouilles il a été retrouvé un site néolithique au bord du lac attestant de la transhumance estivale des premiers occupants. Des habitants de la Tène (célèbre site celtique en Suisse), montaient de Neuchâtel en été, suivant les troupeaux de rennes. Ils s’installaient à la Roche aux Pêcheurs. Un autre site néolithique a été découvert lors de la construction de la route de contournement de la ville mais a été recouvert par ordre du maire de l'époque sans faire de fouilles approfondies.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1919 1935 Émile Droz-Bartholet    
1935 1959 Maxime Cupillard PRL puis CNIP Industriel
Conseiller général du canton de Morteau (1945 → 1964)
1959 1970 Pierre Berçot CD Ingénieur
Conseiller général du canton de Morteau (1964 → 1967)
1970 mars 1983 Alix Girardot[11]    
mars 1983 juin 1995 Claude Vermot RPR Entrepreneur menuiserie-charpente
Conseiller général du canton de Morteau (1985 → 2004)
juin 1995 mars 2014 Jean Bourgeois DVD  
mars 2014 En cours
(au 31 mai 2020)
Dominique Mollier [12]
Réélue pour le mandat 2020-2026
DVD Employée
Vice-présidente de la CC du Val de Morteau
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[14].

En 2018, la commune comptait 5 090 habitants[Note 3], en augmentation de 8,76 % par rapport à 2013 (Doubs : +1,53 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3251 1991 2661 3581 4941 5931 5651 6031 719
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9762 1052 1602 2882 4183 0532 8303 1473 119
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 1383 0952 9732 5662 6592 7522 8393 0773 657
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
3 7283 8284 4284 1424 2034 1964 3394 4454 889
2018 - - - - - - - -
5 090--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Musée de l'horlogerie de Villers-le-Lac.

Le principal attrait touristique de la commune est le Saut du Doubs, visité chaque année par plus de 300 000 touristes. La commune dispose également d'un musée consacré à l'horlogerie où différentes pièces de collection sont présentées. En hiver, de nombreuses activités sportives nordiques sont possibles : ski alpin, ski nordique, raquettes, etc. En été, différentes activités nautiques se déroulent sur le lac y compris le plongeon. Des vedettes panoramiques sillonnent les lieux. Des randonnées pédestres sont possibles sur de nombreux sentiers, notamment sur le GR5 qui traverse la commune.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La ville doit sa renommée à la cascade du Saut du Doubs haute de 27 mètres. Site naturel classé de France dont il est le premier en Franche-Comté, il est le point de départ des bateaux croisières et des calèches pour visiter le site et découvrir les paysages du Haut-Doubs.

Une requalification totale du lieu se poursuit depuis 2001. Après la construction d’une passerelle franco-suisse, les belvédères et les sentiers ont été complètement revus.

  • Musée de la Montre ancienne. Il propose une visite guidée et présente les grandes époques de la montre, de ses origines en 1500 à nos jours : montres de poche prestigieuses, évolution de la montre-bracelet, porte-montres, clefs, outils, machines et outils reconstitués, animés par dix automates grandeur nature, ainsi qu'un film relatant la fabrication des montres.
  • Belvédère des bassins du Doubs. Sur les hauteurs de Villers-le-Lac, il s'agit d'un point de vue des Bassins du Doubs.
  • Chapelle Saint-Joseph-aux-Bassots de Villers-le-Lac.

Galerie[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Caporal Jules André Peugeot, premier mort de la grande guerre de 1914-1918, instituteur au Pissoux, un hameau de Villers-le-Lac ;
  • Jean-Marie Binetruy (1946-), homme politique ;
  • Hippolyte Parrenin (1851-1915), horloger.
  • Abbé Simon, record de plongeon.
  • Marcelle Mourot, (1918-1982), résistante, arrêtée à Villers le Lac en compagnie de six prisonniers évadés et un passeur.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Villers-le-Lac Blason
Taillé d'or et d'azur à l'ancre de sable brochant.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Villers-le-Lac », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. « La rue Alix-Girardot inaugurée », L'Est républicain,‎ (lire en ligne).
  12. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.