Héricourt (Haute-Saône)

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Héricourt
 
Héricourt, Viaduc de la Lizaine.jpg
Héricourt (mairie).jpg Eglise Saint-Christophe d'Héricourt4.jpg
Cour.jpg Héricourt.jpg
Fontaine-lavoir du Savourot.jpg
Diverses vues de Héricourt
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Lure
Canton Chef-lieu de 2 cantons :
Héricourt-Est
Héricourt-Ouest
Intercommunalité communauté de communes du Pays d'Héricourt
Maire
Mandat
Fernand Burkhalter
2014-2020
Code postal 70400
Code commune 70285
Démographie
Population
municipale
10 239 hab. (2011)
Densité 566 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 34′ 42″ N 6° 45′ 44″ E / 47.5783333333, 6.76222222222 ()47° 34′ 42″ Nord 6° 45′ 44″ Est / 47.5783333333, 6.76222222222 ()  
Altitude Min. 320 m – Max. 541 m
Superficie 18,08 km2
Localisation

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Héricourt

Héricourt est une commune française, située dans le département de la Haute-Saône en région Franche-Comté. Elle est le siège de la Communauté de communes du Pays d'Héricourt et des cantons d'Héricourt-Est et Héricourt-Ouest

Héricourt est la deuxième ville la plus peuplée du département après Vesoul. Elle se situe dans une aire urbaine de plus de 300 000 d'habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Localisation de Héricourt
Héricourt
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Localisation de Héricourt

Héricourt est une ville située dans l'est du département de la Haute-Saône (70), à proximité de Belfort et de Montbéliard, sur la Lizaine. Elle fait d'ailleurs partie de l'Aire urbaine de Belfort-Montbéliard-Héricourt-Delle. La ville forme un triangle urbain avec Belfort et Montbéliard.

Son altitude minimale[1] est de 320 m et son altitude maximale est de 541 m, pour une altitude moyenne de 334 m. L'altitude de la mairie d'Héricourt est de 334 m. Sa superficie est de 18,08 km2 et sa densité est de 580 habitants/km2. Héricourt, comme le département, se situe entre le massif vosgien et le massif du Jura.

Les habitants d'Héricourt se nomment les Héricourtois.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Luze
Couthenans
Échenans-sous-Mont-Vaudois Belfort (Territoire de Belfort) Rose des vents
Coisevaux
Verlans
N Brevilliers
O    Héricourt    E
S
Tavey Vyans-le-Val
Montbéliard (Doubs)
Bethoncourt (Doubs)

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Quartiers[modifier | modifier le code]

Héricourt est divisé en plusieurs quartiers. L'Insee découpe la ville en 4 grands quartiers, munis eux-mêmes de plusieurs secteurs. Au nord d'Héricourt se trouve les Chenevières, la ZUP et les nouveaux quartiers, quartier possédant de nombreux logements sociaux et modernes. Le quartier du centre-ville se trouve proche du centre-ancien. Le quartier du Faubourg de Belfort est un quartier qui se situe à l'Est de la ville, surplombant la ville éponyme. Le quartier du Faubourg de Montbéliard est situé à l'ouest de la ville[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Héricourt vit au cours des siècles nombre d’événements marqués par l’influence des différents courants politiques et religieux de l’histoire européenne : ambitions territoriales bourguignonnes, guerres de religion au XVIe siècle, guerre de Trente Ans, conquête et Révolution française…

La région est très tôt habitée, pour preuve : les vestiges d'une enceinte préhistorique, datant du néolithique, au sommet du Mont-Vaudois, détruite pendant la construction du Fort du même nom en 1874.

L'enceinte préhistorique était longue de 400 mètres et formait un triangle. Sa hauteur variait de 2,50 à 3,30 m et sa base de 22 à 32 mètres d'épaisseur. Ce genre d'enceinte, appelée vallum, est ici particulier d'après Félix Vaulot qui y conduisit des fouilles avant la construction du Fort. Ce serait un "vallum funéraire", une sorte de nécropole puisqu'il y a découvert des squelettes inhumés à l'extérieur, à l'intérieur et au sein même de l'enceinte. F. Vaulot n'a trouvé aucune trace de blessure violente sur les ossements, ce qui laisse penser que le vallum était bien à dessein funéraire. Vaulot parle également de traces de rituels comme l'incinération partielle d'une femme de 17-21 ans sur le corps de laquelle on aurait sacrifié un sanglier[3].

Pendant l'époque celtique, le site d'Héricourt appartient au territoire des Séquanes qui couvrait approximativement l'actuelle Franche-Comté, puis tombe sous domination romaine après la Guerre des Gaules. Puis, quand l'Empire romain chute, le territoire passe sous domination burgonde. Les Burgondes verront leur territoire conquis par les Francs et Héricourt et la région suivront les aléas de ce dernier peuple.

En 843 le traité de Verdun scinde l’empire carolingien en trois royaumes distincts. Le comté de Montbéliard, dont Héricourt fait partie, confond alors son destin avec la Lotharingie. En 860, Francie et Germanie se partagent la Lotharingie. Ce partage scelle l’avenir d’Héricourt dans le monde germanique pour plus de neuf siècles.

La fondation de la ville[modifier | modifier le code]

Elle est citée pour la première fois en 1173 dans une charte par laquelle Walon de Oriecourt est nommé comme témoin à la donation de l'église de Voujeaucourt à l'abbaye Notre-Dame de Belchamp[4].

La châtellenie se compose à cette époque de la ville, de vingt-deux villages et hameaux (Bians, Brevilliers, Bussurel, Chagey, Champey, Chenebier, Coisevaux, les Combottes, Darnin, Echenans, Échavanne, Frenebie, Genéchie, Laire, Luze, Mandrevillars,Saint-Valbert, Semondans, Tavel, Trémoins, Verlans et Vians) et de plusieurs fiefs[4].

Le testament de Renaud de Bourgogne[modifier | modifier le code]

Le 14 mars 1321, peu de temps avant son décès, Renaud de Bourgogne, alors comte de Montbéliard, et qui affectionnait résider au château d'Héricourt, y rédige un second testament, le premier stipulait que "les châtel et ville d'Héricourt et mille livrées de terre, dont cinq cents lui seront assises sur ladite ville et ses appartenances, et sur les plus prochaines villes, finaiges et territoires, issues et appartenances de ladite ville d'Héricourt; et le châtel d'icelle ne doit être compté ni estimé" et avait été rédigé en faveur de son épouse Guillemette de Neufchâtel décédé avant lui en 1317 au château d'Étobon. Dans le second il précise que si son fils Othenin (handicapé mental, décédé en 1339) n'est pas en état de gouverner, ses biens devaient être partagés entre ses quatre filles (Agnès, Jeanne, Marguerite et Alix) ; Belfort, Héricourt et la suzeraineté sur le Châtelot revenant à Jeanne mariée à Raoul-Hesse, marquis de Bade. Jeanne à son tour partagea ses terres entre ses quatre filles Jeanne, Ursule, Marguerite et Adélaïde. Marguerite, épouse de Frédéric, marquis de Bade, son cousin, hérite des seigneuries d'Héricourt et de Florimont[4].

Marguerite de Bade est une femme très dépensière, plus que ne le permet les ressources dont elle dispose. Aussi elle à souvent recours à des "aliénations" qui lui permettent de "tenir son rang". En l'espace de deux ans elle vend plusieurs domaines dont Echenans à Thomas de Beurnevesin en mars 1360 (celui-ci originaire de l'évêché de Bâle et gentilhomme fera élever une forteresse sur le plateau dominant le village) et Semondans avec des parts dans la châtellenie d'Étobon et du Chastel-Thierry à son oncle le comte de Montbéliard en mars 1362. C'est aussi pour la même raison qu'elle accorde des lettres d'affranchissements à "tous ses hommes et femmes de la terre d'Héricourt" le 15 mars 1361 pour la somme de 250 livres bâloises. Avec ces franchises viennent s'appliquer dans la seigneurie d'Héricourt "les us et coutumes du comté de Ferrette" ainsi elle formait un domaine "de propre et franc-alleu, placé ès bornes de ferrette, près de Bourgogne". Le 17 février 1374 Albert et Léopold tous deux ducs d'Autriche et fils de Jeanne de Ferrette, viennent compléter l'acte de franchise[4].

Selon les dernières volontés de Marguerite de Bade la seigneurie est transmise à sa fille, nommée également Marguerite, épouse de Geoffroy, comte de Linange et de Richecourt[4].

Un XIVe siècle de prospérité[modifier | modifier le code]

L'acte de 1374 est important pour la seigneurie et sera le fondement du régime municipal sous lequel la ville prospérera plusieurs siècles. En plus de déclarer les habitants "francs et quittes de toutes tailles, exactions, impositions, services et servitudes, quels qu'ils soient" il autorise l'élection annuelle d'un magistrat composé de neuf membres ayant la charge de gouverner la communauté. Ainsi à côté d'un tribunal dit "de la mairie" s'élevait bien vite une "justice de la prévôté" formée d'un prévôt et de cinq "prud'hommes" choisi parmi les maires des communes voisines. Ces deux cours pouvaient voir leurs sentences être soumises en appel à la cour du bailli. Thiébaud VI de Neuchâtel, propriétaire de la seigneurie confirme ces franchises le 29 avril 1378. Il l'avait acheté aux ducs en novembre de l'année précédente pour la somme de 11200 florins d'or sous la réserve de ré-achat et "du droit d'ouverture du château pour les ducs et leurs gens à toute réquisition"[4].

Ces transferts de propriété sont la source de désolation pour Héricourt dès le début du XIVe siècle où elle fait l'objet d'un indivis entre les seigneurs de Neuchâtel-Bourgogne et l'évêque de Bâle. Le refus de Thiébaud de Neuchâtel-Bourgogne de restituer la seigneurie malgré la clause de remboursement, signifiée dans l'acte d'achat de 1377, entraine la venue à main armée de l'évêque Jean de Fleckenstein accompagné du comte de Thierstein en novembre 1425. La ville et le château sont pillés et incendiés de même que ceux de Clémont. Quelques années plus tard, en 1444, le dauphin, futur Louis XI, menace à son tour la seigneurie lors de sa campagne contre les bandes de "routiers" qui écumaient la région. L'habileté de Thiébaud VIII de Neuchâtel à protéger ses biens de même que ceux de Granges et d'Étobon, qui appartenaient aux jeunes comtes de Wurtemberg Louis IV et Ulrich V, ses neveux qu'il avait sous sa protection, réussit à éviter le désastre. La gouvernance des Neuchâtel-Bourgogne permet une époque de prospérité pour la communauté d'autant que ceux-ci entretiennent de bonnes relations avec Montbéliard comme en témoigne la lettre adressé à Herman d'Eptingue, alors bailli de la cité : "Très chier et grant amy. Je me recommande a vous; quant je suis venu en ce lieu d'Ericourt, j'ai sceu que vous vous doubtez fort a Montbéliart et y fait-on grant guet et garde. Veuillez moy faire savoir de qui c'est que vous doubtez. Mon propos a tousiours esté et est encor de deffendre et revanger Montbéliart et la seigneurie a tout ce que honneste et possible me serait; se chose voulu que je puisse, je le feray voluntiers. Nostre seigneur vous ayt en sa garde. Escript aud. Éricourt, le Xe jour de may, l'an LXVII. T. de Neufchastel, d'Espinal et de Chastel sur Mozelle, maréchal de Bourgongne"[4].

L'incursion de Charles le Téméraire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : bataille d'Héricourt (1474).

Dès les années 1474-1477 la région subit les dégâts causés par la "Guerre de Bourgogne" que livre Charles le Téméraire contre les cantons Suisses. Les seigneurs de Neuchâtel, par leur position de vassaux du duc de Bourgogne, sont obligé de s'unir à lui pour affronter la Confédération Suisse. Celle-ci s'empare des châteaux d'Héricourt, du Châtelot, de L'Isle-sur-le-Doubs, de Blamont et de Clémont. Malgré la présence d'Étienne de Hagenbach et la venue de 15 000 bourguignons à son secours, Héricourt tombe après 15 jours de siège et la ville est laissée à l'archiduc d'Autriche. Celui-ci, en 1481, consentait sur l'insistance d'Henri de Neuchâtel et de Claude, tous deux fils de Thiébaud IX, à leur restituer la ville ainsi que Châtelot et L'Isle. Mais la guerre avait ruiné la seigneurie qui se trouvait en péril à tel point que "si quelque aide ou provision n'y estait mise, la ville estait en voie de brief demeurer inhabitée". Au début du XVIe siècle s'éteignait la lignée de Neuchâtel. L'héritage de Thiébaud IX était transmis à la branche de Neuchâtel-Montaigu en la personne de Jean son frère. Furieux d'être dépossédé de cette riche succession les époux des petite-filles de Thiébaud IX, Félix de Werdemberg et Guillaume de Furstemberg, s'emparent des terres[4].

Guillaume de Furstemberg reçoit Héricourt ainsi que Châtelot, L'Isle et Clémont. Il prend le titre de "souverain-seigneur" et entreprend d'élargir les droits de commerce et d'octroyer de nouvelles franchises. La maison de Montaigu n'était pas restée sans rien faire devant la spoliation de son héritage. Ses membres avaient entamé une procédure de restitution qui sera poursuivie par Ulrich VI de Wurtemberg après qu'il eut acheté la seigneurie pour 6 000 florins d'or. L'affaire trainait en longueur et deux prétendants s'affrontaient pour s'emparer des terres, d'un côté le duc de Wurtemberg qui l'avait achetée aux Montaigu, de l'autre Gabriel de Salamanque, comte d'Ortembourg qui la tenait de l'archiduc Ferdinand qui avait lui-aussi acheté la seigneurie mais cette fois à Guillaume de Furstemberg. L'affaire se régla par l'affrontement, aux pieds des murailles de la ville, d'un corps de troupe du duc, fort de 4 000 hommes et de 200 cavaliers, face aux milices de Montbéliard en juin 1561[4]. Héricourt et sa seigneurie deviennent officiellement montbéliardaise. Dès lors, cette seigneurie et celles de Blamont, Châtelot et Clémont formeront les Quatre Terres ou Quatre Seigneuries. Et deux ans plus tard, Héricourt et sa seigneurie deviennent luthériennes (voir Protestantisme à Héricourt).

Les invasions de 1587-1588[modifier | modifier le code]

Lors des guerres de Religion le comté de Montbéliard subit les incursions des troupes du duc de Guise et Héricourt se voit sommé de se rendre par Ehrard de Reinach. Très mécontent de la soumission des habitants de la ville, le comte Frédéric fera abattre les murs et les portes de la ville en obligeant les Héricourtois à faire eux-mêmes ce travail. Il leur retira leurs franchises ainsi que leurs revenus municipaux le 2 février 1588 lors d'une cérémonie sur la place devant le château d'Héricourt où il leur fit la remontrance : "ce n'est à vous autres rebelles d'avoir des privilèges, ains à mes bourgeois de Montbéliard qui les ont mieux mérités que vous" ; ceci dit il déchira les originaux des franchises et les jeta au sol. Sept des habitants furent jugés et pendus à des arbres aux avenues de la ville et plusieurs seront conduits dans les prisons du château de Montbéliard. les habitants n'auront de cesse de supplier le duc de revenir sur sa décision et plusieurs fois, en 1588, 1589, 1590 et 1602, ils lui adresseront leurs suppliques : "Qu'il vous plaise donc, très juste et benin prince, accorder la requête des pauvres supplians ; qu'ils ne soient du tout détruits et ruinés et exposés comme à la merci de vos ennemis et des leurs ; démonstrez un témoignage très louable et perpétuel de votre bénigne clémence envers la pauvre ville d'Héricourt ; rendez par ce moyen la moitié de la vie à vos pauvres bourgeois et sujets ; munissez leur peu de biens ; garantissez des brigands et des voleurs la pudicité de leurs femmes et de leurs filles, ayant compassion de vingt ou trente villages qui n'ont ou n'avalent aultre refuge propre pour retirer leurs biens en temps de guerre qu'audit Héricourt ; rappeliez leur jeunesse et aultres de leurs bourgeois, manans et habitans, qui, pour la désolation de leur ville, absentent le pays ; que votre bonne excellence s'assure que, moyennant l'aide de Dieu, les supplians se maintiendront mieux que jamais sous son obéissance, et qu'ils abandonneront plutôt leurs vies et leurs biens que de jamais rencheoir en telle faute qu'il y a deux ans". Le duc Frédéric refusera toujours de revenir sur sa décision. Il faudra attendre le 14 février 1609 pour que son fils Jean-Frédéric de Wurtemberg consente à répondre positivement à la requête des habitants[5].

Gravure représentant Héricourt au XIXe siècle.

XVIIe siècle et XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

La Princesse Magdalena-Sibylla de Wurtemberg, veuve du Duc Léopold-Frédéric vient s'installer au Château d'Héricourt à partir de 1662. L'un de ses amis d'enfance, le compositeur Johann Jakob Froberger la rejoint peu après. Il y mourra en mai 1667.

Un autre souverain européen s'intéresse à Héricourt. Suivant sa fameuse Politique des Réunions et après avoir conquis la Franche-Comté, Louis XIV s'empare de la Seigneurie d'Héricourt en occupant la Principauté de Montbéliard de 1676 à 1699. Bien que le Montbéliard retrouve par la suite son indépendance, les Quatre Terres (dont Héricourt) restent occupées par les forces françaises.

Le Roi Très Chrétien impose alors un curé royal pour convertir les protestants. Toutefois, les protestants ne se convertissent que peu.

Petit à petit, la France administre la ville et sa seigneurie, via les actions de l’intendant de Franche-Comté et du Parlement de Besançon, ou encore par la réunion juridique des Quatre Seigneuries au Bailliage d’Amont. Cette mainmise de la France est même confirmée par les Wurtemberg sous le règne de Eberhard-Louis, par un décret publié le 9 août 1723. En effet, le Duc décida que « les [Quatre] seigneuries continueraient à être gouvernées suivant les droits et coutumes du comté de Bourgogne et suivant les ordonnances de la France, ajoutant que dans tous les cas où l’on pourrait s’en écarter, on devoit y suivre les ordonnances du comté de Montbéliard pour les affaires ecclésiastiques, économiques et financières. »[6] Toutefois, la domination montbéliardaise et son influence sur Héricourt restent importantes, puisque les mêmes institutions, et surtout la même religion, restent présentes jusque, au moins, en 1748. Les Princes de Montbéliard avaient toujours régi cette seigneurie jusqu’à l’occupation française, car avant la conquête française, le nouveau Magistrat (équivalent du conseil municipal actuel), lorsqu’il était élu, prêtait serment sur les Évangiles qui étaient entre les mains du « Maire », le représentant du Prince. Enfin, le lien avec la domination princière ne se coupa jamais véritablement, ne serait-ce que sur le plan religieux.

Mais cette occupation française ne pouvait rester officieuse. Ainsi, une Convention entre la France et le Wurtemberg se tint en 1748 à Versailles.

La Convention de Versailles de 1748[modifier | modifier le code]

Le 10 mai 1748 se tient à Versailles une convention qui réunit le roi de France et le duc de Wurtemberg, dont le sujet est le statut des Quatre Seigneuries. Avec cette Convention, « le Prince [de Montbéliard recouvre] ses revenus et droits seigneuriaux et le droit de nommer tous les fonctionnaires attachés aux justices des 4 seigneuries mais ils doivent obligatoirement être choisis parmi des catholiques et recevoir l’agrément du roi pour pouvoir entre[r] en fonction »[7]. En clair, le prince reconnait la souveraineté du roi de France sur les Quatre Seigneuries et devient, en ce qui concerne ces dernières, le vassal du Roi Très Chrétien. Héricourt devient alors française de jure et les catholiques s'installent en ville.

Dès lors, la seigneurie d’Héricourt est rattachée à la Franche-Comté. Elle appartient au bailliage d’Amont et au bailliage secondaire de Vesoul, mais elle dépend de la subdélégation de Baume-les-Dames : le subdélégué de l’intendant qui y réside reçoit les comptes de la ville d’Héricourt ou tout autre acte pris par la commune, les vérifie, puis les renvoie à l’intendant.

Etant ainsi reconnu comme seigneur d’Héricourt et des autres Seigneuries, le prince de Montbéliard peut alors toucher les revenus de son domaine utile, c’est-à-dire « tous droits de justice haute, moyenne et basse ; plusieurs domaines, fiefs, arrières fiefs, foi, hommages, cens, rentes, tailles, dixmes, corvées, terreages, champarts, mainmorte, droits de lods et vente de commises, plusieurs bois, étangs, rivières, ruisseaux, moulins, prels, vignes, et autres droits seigneuriaux »[8]. Cela se traduit par la remise en fonction d’un système médiéval le mi-partisme. Ce système se résumait ainsi : les différentes communautés de la Seigneurie étaient coupées en deux, une partie payait ses impôts au prince, l’autre au roi. Selon Emilie Cardoni, « la partie non montbéliardaise de la population des villages mi-partis représentait en fait les sujets appartenant [autrefois] aux seigneurs de Neuchâtel[-Urtière], vassaux du Comté de Bourgogne ainsi qu’une partie des terres des villages »[9]. Ces possessions entrèrent dans le domaine de la maison de Poitiers qui les céda juridiquement aux Wurtemberg suite à un procès perdu en 1688 – ces terres étaient montbéliardaises de facto depuis la fin du XVIe siècle, ce qui explique pourquoi le système n’apparut pas sous la domination des princes, puisque ces derniers étaient les seigneurs des deux parties de ces communautés.

Dans la Seigneurie, plusieurs villages sont mi-partis : Aibre, Bussurel, Champey, Coisevaux, Echenans-sous-Mont-Vaudois, Laire, Tavey et Trémoins, qui entourent la ville d’Héricourt qui, rappelons-le, n’était pas une communauté mi-partie. Ainsi, dans ces villages, certaines personnes étaient assujetties directement au roi de France, d’autres au prince de Montbéliard. Mais un tel système ne pouvait fonctionner, car il était difficile de savoir quel foyer devait payer au prince ou au roi. Ainsi, beaucoup d’habitants de la Seigneurie auraient profité de la confusion fiscale qui s’était installée depuis 1700. Le prince demanda donc au roi de l’aider, ce que ce dernier fit en publiant un « Mandement au terrier » en 1759 qui obligea tous les habitants à justifier leurs titres de propriété, mandement qui énuméra la nature et l’étendue des droits du prince sur la Seigneurie... et qui le rendit impopulaire.

Bien que la Convention fût signée en 1748 entre le roi et le prince, elle était difficilement applicable. Le prince et le roi se rendirent compte de cela et décidèrent, le 21 mai 1786, de signer un traité qui établissait des échanges commerciaux entre le Duché et le Royaume, et qui devait régler le problème des villages mi-partis : un échange territorial fut projeté entre les deux souverains. Le duc devait retrouver ses pleins pouvoirs dans plusieurs villages dont des villages mi-partis, d’autres villages mi-partis échoueraient en totalité au roi. Dans la Seigneurie d’Héricourt, les communautés attribuées au duc étaient : Trémoins, Laire, Bussurel, Champey, Coisevaux, Aibre, Tavey, l’actuel Vyans-le-Val, Byans et Saint-Valbert (maintenant un quartier d'Héricourt) ; la communauté d’Echenans-sous-Mont-Vaudois, elle, irait au roi de France. Les deux souverains promirent aussi de respecter les religions catholique et luthérienne qui étaient présentes sur leurs territoires respectifs. Cependant, comme le dit Jean-Pierre Dormois, ce traité « ne reçut jamais d’application du fait de l’opposition du parlement de Besançon, et ce, malgré le lit de justice du 8 mai 1788 : en 1789, il est encore sur ses bureaux »[10].

Sur place, les autorités royales locales ne mettent que peu d’ardeur à défendre les revendications du vassal du roi de France. Le « Mandement au terrier » est particulièrement impopulaire dans la Seigneurie d’Héricourt. L’image du Prince est ternie depuis la Convention de Versailles. Précisons aussi que le duc de Wurtemberg s’était converti au catholicisme, ce qui n’était pas pour plaire aux luthériens. De ce fait, des conflits naissent entre la Seigneurie d'Héricourt et le Prince pour des causes diverses : par exemple, en 1757 débute un procès entre le Prince et les bourgeois d’Héricourt, à propos de la perception des droits sur la distribution du sel, les lods, et les ventes ; en 1789, le procès est encore en instance. Les gens d’Héricourt avaient l’impression que les autorités seigneuriales et les autorités montbéliardaises s’étaient mises de concert avec les autorités royales pour chercher à imposer la ville le plus possible. Ainsi, le Prince de Montbéliard ne semblait plus être, pour les Héricourtois, le défenseur idéal de leurs franchises face à l’affirmation du pouvoir royal.

1789 : les habitants d'Héricourt rédigent deux cahiers de doléance : un pour la ville et un pour les protestants

1790 : Héricourt est rattachée au département de Haute-Saône et devient chef-lieu de canton.

Les 15, 16 et 17 janvier 1871, l’armée de l’Est commandée par le général Bourbaki livre la bataille dite de la Lizaine ou d'Héricourt. Les Prussiens sont en retraite depuis la victoire française de Villersexel. Tandis que les Prussiens bombardés et en voie d'encerclement s'apprêtent à se replier, les Français, malades, doivent renoncer à poursuivre l'offensive et sont ensuite contraints de se réfugier en Suisse.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Héricourt est occupée par les Allemands et sera libérée le 18 novembre 1944 par des troupes françaises.

Darnin[modifier | modifier le code]

Darnin, village limitrophe de Brevilliers et de Bussurel, s'étend le long d'un coteau boisé maintenant nommé "bois du Mont Danin" converti en vignoble dès le début du XVIIe siècle. L'église Saint-Maimbœuf de Montbéliard avait des possessions à Darnin qui furent confirmées par Célestin III en 1196. Ce chapitre les cède en 1333 à Henri de Montfaucon, seigneur de Montfaucon, comte de Montbéliard. Déjà au début du XIVe siècle Renaud de Bourgogne, beau-père d'Henri, avait réuni à ses terres le fief que Jean de Belmont, écuyer tenait en ce lieu. Un autre noble avait des biens à Darnin, il s'agit de Renaud de Bavans. Après la mort de ce dernier ses fils Vuillemein et Huguenin, écuyers, vendaient en 1303 à Thiébaud IV de Neuchâtel ce qu'ils tenaient à Darnin. En 1321 le prieuré de Saint-Valbert possédait le bois dit "la Roche-Salamon". Darnin devait disparaître vers 1362[11]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1947 1971 Georges Tournu SFIO  
1971 1983 André Girard PSD Président du Conseil général de la Haute-Saône
1983 1989 Jean-Pierre Michel PS, puis MDC
et AGR
Député, puis sénateur de la Haute-Saône
2004 2014[12] Jean-Michel Villaumé PS Député de la Haute-Saône
mars 2014 en cours Fernand Burkhalter PS Président de la Communauté de communes du Pays d'Héricourt (depuis 2008)

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Héricourt est le siège de la Communauté de communes du Pays d'Héricourt

Cantons[modifier | modifier le code]

La ville est la principale ville et le siège de deux cantons : Canton de Héricourt-Est et Canton de Héricourt-Ouest.

Transport[modifier | modifier le code]

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare d'Héricourt.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune d'Héricourt comptait 10239 habitants. À partir du XXIe siècle siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Les autres « recensements » sont des estimations.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 511 1 462 1 498 1 998 2 838 3 353 3 518 3 526 3 770
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 485 3 551 2 856 2 826 3 558 3 646 3 759 4 720 5 499
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 230 6 610 6 850 6 054 5 552 5 811 6 136 5 437 6 794
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
7 160 7 485 8 578 10 014 9 742 10 133 10 361 10 239 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'éducation à Héricourt est assurée de la maternelle au lycée[15].

Écoles maternelles

  • École maternelle Petit
  • École maternelle des Chenevières
  • École maternelle du Centre
  • École maternelle Gabrielle Paris

Groupes scolaire

  • Groupe scolaire André Borey
  • Groupe scolaire Robert Ploye
  • Groupe scolaire Eugène Grandjean
  • École Privée Saint Joseph
  • École de Bussurel
  • Pôle des écoles liées

Collèges

  • Collège Pierre et Marie Curie
  • Collège Privé Saint-Joseph

Lycées

  • Lycée Louis Aragon

Religion[modifier | modifier le code]

Protestantisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Protestantisme à Héricourt.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le temple luthérien de Bussurel
  • La "Grosse Tour" : C'est pratiquement tout ce qui reste de l'ancien château féodal d'Héricourt. Ses créneaux d'origine ont fait place à une toiture à 4 pans, lors d'une opération de sauvegarde. Dans la cour, l'ancien puits du château subsiste sous une dalle, et le cellier a été aménagé en salle de réception.
Article détaillé : Château d'Héricourt.
  • La maison du bailli ou "Petit Château" : Construite vers 1525 par Guillaume de Furstemberg, il est à peu près certain qu'elle a servi d'habitation aux baillis de la seigneurie jusqu'au début du XVIIIe siècle. Elle est aujourd'hui englobée dans le collège St-Joseph. Elle comporte encore un escalier à vis ou "viret" et une salle médiévale dite "salle du bailli Sirebon" avec un pilier central sculpté et fenêtres géminées. Une porte secrète construite dans la muraille entourant la maison, appelée aussi "Porte de Fer", donnait d'un côté sur les prés et de l'autre sur les dépendances de la maison du bailli. Elle servait d'issue à la ville en cas d'attaques ou de sièges.
  • Le temple (ou Église luthérienne Saint-Christophe) : Construit au XIe ou XIIe siècle, il s'agissait au départ d'une église catholique dédiée à Saint Christophe. Son architecture est un mélange de Roman et de Gothique. En 1565, les ducs de Wurtemberg imposèrent la réforme Protestante dans le pays de Montbéliard ; l'église devint alors un temple. En 1700, après l'annexion de la Franche-Comté par Louis XIV, le catholicisme fut rétabli. Le temple accueillit alors les deux cultes, les catholiques dans le chœur et les protestants dans la nef. Ce "Simultaneum" a perduré jusqu'à la construction de l'église St-Christophe en 1887. À côté du temple (à la place de l'actuel "parking de l'église"), jusqu'en 1823, se trouvait le cimetière.
  • Les portes : La ville ne possédait que deux entrées : à l'ouest, la porte de Saint-Valbert et à l'est la porte de Brevilliers. Entre ces deux portes s'étendait la Grande Rue. Ces portes étaient défendues par des tours et des fossés, sur lesquels il y avait des ponts-levis et des corps de gardes.
  • Les Halles : Au cœur du centre-ville, en plein centre de la Grande Rue, se trouvait le bâtiment des Halles (38 mètres de longueur sur 16 mètres de largeur). Les Halles furent probablement construites vers 1585 et ont été détruites en 1853. Dans le rez-de-chaussée ouvert se tenaient le marché hebdomadaire et les deux foires annuelles (23 avril et 28 octobre). On y trouvait le Corps de Garde ainsi que les pompes à incendie. Au premier étage, plusieurs grandes salles dans lesquelles on stockait les grains et où se tenaient les audiences de justice du bailliage. À côté des Halles se trouvaient l'école, la prison ainsi que le Four banal. C'est sur l'emplacement de ce bâtiment des Halles que l'on a construit l'actuel Hôtel de Ville.
  • La fontaine du Savourot, en demi-cercle, et la Chapelle de Saint-Valbert, au lieu-dit du même nom.
  • À la Grand-Pré, subsiste la dernière cheminée d'usine d'Héricourt, rappelant son activité passée de filatures et tissages.
  • Le Musée Minal : Ce bâtiment (de style néoclassique en briques et pierres) fut dès son origine conçu pour être un musée. Il tient son nom de Héloïse Durif (1836-1917), veuve de Charles Emile Minal (1817-1899). Ce dernier, natif d'Héricourt, amassa une importante collection d'œuvres d'art. À sa mort en 1917, Héloïse Minal fit don de cette collection (composée de tableaux, de bijoux, de vaisselle et de meubles) à la ville d'Héricourt, avec les subsides nécessaires à la construction d'un musée destiné à accueillir cette collection. Le musée fut inauguré en 1923. Il accueille aujourd'hui des expositions temporaires.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Écrit Oyricort en 1173.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : d’argent au tau de gueules, au chef du même chargé d’une balance d’or.

Les anciennes armoiries portaient : « de gueules à la potence de sable, au chef d'azur chargée d'une potence d'argent » (une chronique du seizième siècle indique : « d'argent à la potence de gueules, au chef de gueules chargé d'une balance d'or »[16].

Personnalités liées à Héricourt[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Altitude », sur un site commercial de la Sarl Advercity (consulté le 2 septembre 2012).
  2. « Quartier de Héricourt », sur http://www.insee.fr/fr/ (consulté le 30 décembre 2012).
  3. VAULOT F., Bulletins de la Société d'anthropologie de Paris, vol.11, 1876, p. 191 à 199
  4. a, b, c, d, e, f, g, h et i Notice sur l'ancienne seigneurie d'Héricourt jusqu'en l'année 1561
  5. Revue des études historiques, Volumes 2 à 3
  6. TUEFFERD L., Essai sur l’administration gouvernementale du Comté de Montbéliard et des Quatre Seigneuries jusqu’en 1793, in : Bulletins et Mémoires de la Société d’Emulation de Montbéliard, n°12, 1862, p.22.
  7. CZAJKA H., Les institutions judiciaires de la principauté de Montbéliard aux XVII° et XVIII° siècles, 1676-1793, 1972, p.118.
  8. GIRARDOT J., La Haute-Saône pendant la Révolution, Société d’Agriculture, Lettres, Sciences et Arts de la Haute-Saône, Tomes I, Vesoul, 1973, p. 171
  9. CARDONI E., Voujeaucourt au dix-huitième siècle, Mémoire de Maîtrise d’Histoire moderne sous la direction de M. François Vion-Delphin, Université de Franche-Comté, octobre 2003, p.13.
  10. DORMOIS J.-P., Justice et société dans la seigneurie d’Héricourt au XVIII° siècle, Mémoire de Maîtrise sous la direction du Professeur Pierre Chaunu de l’Institut, Univ. de Paris-Sorbonne (Paris IV), 1981-1982, p.98.
  11. Les villages ruinés du comté de Montbéliard
  12. Préfecture de Haute-Saône, Liste des communes de Haute-Saône, consultée le 18 juillet 2013
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  15. « L'enseignement à Héricourt », sur http://www.hericourt.com/ (consulté le 30 décembre 2012).
  16. Mentionné par Eugène Rougebief, Histoire de la Franche-Comté ancienne et moderne : précédée d'une description de cette province, Paris, 1851, p.28.
  17. Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine, Jean-Marie Mayeur, André Encrevé, ed. Beauchesne, 1993.
  18. Biographie détaillée d'Ernest Ginsburger

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Histoire d'Héricourt, Charles Canel, 1913
  • Recherches historiques sur l'ancienne seigneurie d'Héricourt, Pierre-Frédéric Beurlin, pasteur de la paroisse d'Etobon, 1881
  • Les villages ruinés du comté de Montbéliard, avec quelques autres d'origine moderne, Charles Duvernoy, 1847, p.  19 à 21. Google livres
  • Notice sur l'ancienne seigneurie d'Héricourt jusqu'en l'année 1561, Charles Duvernoy, 1838. Google livres
  • Revue des études historiques, Volumes 2 à 3, Société des études historiques, 1835, p.  page 25, 29, 30, 32.Google livres

Lien externe[modifier | modifier le code]