Champagney (Haute-Saône)

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Champagney
De haut en bas, de gauche à droite : le château de la Houillère, l'église Saint-Laurent, la digue du bassin de Champagney, l'école, la Maison de la Négritude, le tunnel du Chérimont et la vallée de Ronchamp-Champagney.
Château de la Houillère - XIXieme.jpg
2017-05 - Église Saint-Laurent de Champagney (Haute-Saône) - 01.jpg 2017-03 - Bassin de Champagney (Haute-Saône) - 02.jpg
2015-05 - Champagney (Haute-Saône) - 01.JPG 2015-05 - Maison de la Négritude - 01.JPG 2017-03 - Tunnel du Chérimont - 03.jpg
Panorama Ronchamp-Champagney.JPG
Blason de Champagney
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Lure
Canton Héricourt-1
Intercommunalité Communauté de communes Rahin et Chérimont
Maire
Mandat
Marie-Claire Faivre
2015-2020
Code postal 70290
Code commune 70120
Démographie
Population
municipale
3 797 hab. (2014)
Densité 103 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 42′ 23″ nord, 6° 40′ 58″ est
Altitude Min. 343 m – Max. 680 m
Superficie 36,71 km2
Localisation

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Champagney

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Champagney
Liens
Site web champagney.fr

Champagney est une commune française située dans le département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle fait partie de la communauté de communes Rahin et Chérimont.

Située dans une région particulièrement vallonnée, son altitude varie de 343 mètres au centre-ville à 680 mètres au nord du territoire communal. La population compte 3 797 habitants en 2014. Elle est traversée par le Rahin ainsi que par deux autres cours d'eau plus modestes et le canal de la Haute-Saône, inachevé. Très marquée par la Seconde Guerre mondiale, Champagney a reçu la croix de guerre 1939-1945.

Au cœur d'un modeste bassin minier, Champagney connaît une forte activité d'exploitation charbonnière et industrielle, la houille ayant été exploitée du XVIIIe au XXe siècle, ce qui favorisa pleinement l'économie locale. Quatorze puits sont recensés sur la commune.

La ville est principalement connue pour sa maison de la Négritude et des droits de l'homme, lieu de mémoire autour de l'esclavage des Noirs et du Vœu de Champagney demandant l'abolition de l'esclavage. Elle possède aussi de grands plans d'eau : le bassin de Champagney et les ballastières. La commune comporte une portion inachevée du canal de la Haute-Saône, notamment le Tunnel du Chérimont.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte du territoire de Champagney et des communes voisines.
Le territoire communal dans son contexte local.

Localisation[modifier | modifier le code]

Champagney se situe entre les premiers contreforts des Vosges et le massif du Chérimont, dans la vallée du Rahin qui s'étend de Plancher-les-Mines à Ronchamp, où les forêts sont nombreuses.

La localité fait partie du canton de Champagney et appartient à la communauté de communes Rahin et Chérimont. Champagney est située dans l'Est de la Haute-Saône, dans le Nord-Est de la région Bourgogne-Franche-Comté[1].

Communes limitrophes de Champagney
Ronchamp Plancher-Bas
Magny-Danigon Champagney Frahier-et-Chatebier
Clairegoutte Étobon, Chenebier Échavanne

Topographie[modifier | modifier le code]

Une montagne arrondie s'élevant au-dessus d'une plaine vallonnée et boisée.
Champagney surplombée par les Vosges dont la Planche des Belles Filles.

Le village s'est installé sur un territoire caractérisé par la présence de vastes plaines vallonnées au pied du massif des Vosges. L’altitude varie de 343 à 680 mètres. La ville est notamment dominée par la colline du Bermont (429 m), située dans la partie nord du territoire[2]. Du fait de son altitude et de sa pente, la commune de Champagney est classée « commune de montagne » en [3].

Géologie[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs montrant le zonage géologique d'un territoire.
Carte géologique simplifiée de Champagney et du bassin minier[4].

Champagney est construite sur le plateau de Haute-Saône dans la dépression sous-vosgienne[5] et s'appuie sur le versant méridional du massif des Vosges[6]. La partie nord du territoire est montagneuse et repose essentiellement sur un sol daté du Viséen (ha) et du Stéphanien (h5)[7]. C'est à ce niveau, en bordure d'une faille, qu'affleure une partie du bassin houiller stéphanien sous-vosgien qui s'étend jusqu'à Romagny[8], et dont le gisement est ici composé de deux couches de charbon (dont l'épaisseur varie de quelques centimètres à trois mètres) s'inscrivant dans un quadrilatère de cinq kilomètres de long sur deux kilomètres de large en limite des communes de Champagney et de Ronchamp (h5A) [9].

Les terrains du Carbonifère qui affleurent au nord sont recouverts au sud par du grès rouge (r et rD) et divers types d'argile (rC) datant du Permien (Autunien principalement)[10]. Ces dépôts sont localement masqués par des alluvions terrasses (Fx et Fy)[7].

Entre ces deux grands systèmes se trouve la zone alluvionnaire de la vallée du Rahin dont les abords sont couverts d'alluvions (Fz), et de dépôts morainiques (Gx), ces derniers amenés par la glaciation de Würm, au Quaternaire. Plusieurs failles cisaillantes traversent la commune, liées à la proximité des fossés du Rhin et de la Saône[7],[11].

La même montagne que précédemment vue depuis un point d'eau.
Champagney surplombée par les Vosges dont la Planche des Belles Filles.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Rahin, qui prend sa source non loin du col du Stalon, entre le ballon de Servance et le ballon d'Alsace, traverse la commune. Celle-ci possède aussi de grands plans d'eau : les ballastières et le bassin de Champagney qui est alimenté par une dérivation du Rahin. Le bassin devait servir de réservoir d'alimentation au canal de la Haute-Saône, situé au sud de la commune et resté inachevé. La commune comporte plusieurs étangs qui sont tous artificiels[1].

Climat[modifier | modifier le code]

L'éloignement de la région de Champagney à la mer est important à l'échelle de la France : au moins 600 km de l'Atlantique, et 500 km de la Méditerranée. Cette position engendre un climat semi-continental, caractérisé par des fortes amplitudes thermiques journalières et annuelles. Les étés chauds et lourds de Champagney alternent avec des hivers secs marqués par un froid plus vif. Les températures peuvent y descendre fréquemment en dessous des −10 °C. Les précipitations sont importantes en raison de la présence des massifs montagneux qui, à l'est, font obstacle à l'évacuation des masses d'air humides sur la Suisse. Dans la commune voisine de Ronchamp, le cumul des précipitations annuelles est de l'ordre de 1 700 mm/an. En hiver, en raison du froid, les précipitations se produisent sous forme de neige[12].

Nuvola apps kweather.png Relevé météorologique entre 1981 et 2010[Note 1]
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1,9 −1,8 1,1 3,5 8 11,1 13,1 12,7 9,4 6,2 1,7 −0,6 5,2
Température moyenne (°C) 1,6 2,6 6,4 9,6 14 17,2 19,4 19 15,2 11,1 5,6 2,5 10,4
Température maximale moyenne (°C) 5,1 7 11,6 15,6 20 23,3 25,7 25,4 21 16 9,5 5,6 15,5
Ensoleillement (h) 65,2 89,7 133,6 167,5 199,1 225,5 247,8 229,5 169,5 120 73,5 55,1 1 776
Record de vent sur 10 minutes (km/h) 2,9 2,7 2,9 2,7 2,4 2,4 2,3 2,1 2,3 2,6 2,5 2,8 2,6
Précipitations (mm) 85,3 74,9 79,2 73,1 97,9 88,2 86,5 77,9 89 99,8 94,2 103,1 1 049,1
Source : « Relevé météorologique de Luxeuil-les-Bains », sur le site lameteo.org


Faune et flore[modifier | modifier le code]

Une souche reposant sur du schiste noir, recouverte par trois groupes de champignons.
Le terril Sainte-Pauline colonisé par la mycoflore.
Article connexe : Flore du massif des Vosges.

Champagney est couverte d'une forêt de feuillus comprise entre l'étage collinéen et l'étage montagnard du massif des Vosges. La commune compte 666 espèces indigènes (en particulier les genres Viola, Geranium, Euphorbia, Dryopteris, Carex, Leucanthemum vulgare, sapin, chêne, Fraxinus excelsior, Panicum virgatum, Reynoutria, Hélianthe), 69 espèces introduites parmi lesquelles 14 sont envahissantes (notamment les genres Reynoutria, Impatiens et Polygonum), trois espèces cryptogènes (Eupatorium cannabinum, Tanacetum parthenium et Linaria vulgaris) et trois domestiques (Pseudotsuga menziesii, Spiraea x billardii et Festuca rubra)[13].

Les terrils laissés par l'activité minière sont rapidement envahis par les bouleaux[14]. Une végétation spécifique s'y développe, notamment constituée de champignons, de lichen, de Drosera et de Rubus.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Vue d'une carte en couleur représentant les étapes de développement du bâti.
Développement urbain de Champagney et du bassin minier[1].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Champagney est formée d'un bourg entouré de plusieurs hameaux qui sont le Bas-des-Côtes, le Ban, Éboulet et la Houillère. L'habitat du centre-ville est particulièrement dense autour de l'église Saint-Laurent.

La commune compte aussi quatre anciennes cités minières : la cité Saint-Jean, composée de cinq maisons édifiées en 1867, la cité des Époisses construite en 1872 à côté du puits Sainte-Pauline, la cité d'Éboulet construite en 1931 près du puits Notre-Dame, ainsi que trois maisons identiques construites pour les chefs de poste[15].

L'urbanisme de Champagney est directement lié à celui de Ronchamp puisque Éboulet, la Houillère, le Bas-des-Côtes et la cité des Époisses sont dans la continuité urbaine directe du bourg de Ronchamp. Les deux villes appartiennent d'ailleurs à la même unité urbaine[A 1].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2013, le nombre total de logements à Champagney était de 1 814 dont 1 584 résidences principales, 72 résidences secondaires et logements occasionnels et 158 logements vacants. La commune totalisait 1 538 maisons et 250 appartements[A 2].

La proportion des résidences principales propriétés de leurs occupants était de 75,6 %, en 2013. Il existe 110 logements HLM sur la commune soit 6,9 % des logements[A 3].

Urbanisme et paysage[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un plan local d'urbanisme (PLU)[16],[17] comprenant un projet d'aménagement et de développement durable (PADD)[18] et elle est inscrite dans le périmètre du schéma de cohérence territoriale (SCOT) du pays des Vosges saônoises[19].

La communauté de communes Rahin et Chérimont a mis en place une démarche Plan de Paysage dont l'objectif est de conserver un paysage cohérent, préservant son caractère bucolique et respectant l'environnement[20]. En collaboration avec le parc naturel régional des Ballons des Vosges, l'intercommunalité a pour projet de mettre en œuvre un contrat d’aménagement durable de l'espace, pour la période 2013-2016[21].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

La commune est installée sur une zone sismique de niveau 3. Il existe des risques de mouvements de terrains miniers et de rupture du barrage fermant le bassin de Champagney. Il existe également un risque d’inondation en cas de crue du Rahin et de coulée de boue[22]. Champagney est située à environ 70 km de la centrale nucléaire de Fessenheim qui présente plusieurs risques en raison de son ancienneté et de sa position géographique[23].

Transport et voies de communications[modifier | modifier le code]

Deux voies ferrées bordée de deux quais et d'un petit bâtiment de gare.
La gare de Champagney.

Champagney est traversée par la départementale RD 4, qui forme la rue principale de la ville, et par la RD 619 au sud[24].

La gare de Champagney, mise en service le , est située sur la ligne de Paris-Est à Mulhouse-Ville ; elle est desservie par les trains TER Franche-Comté qui effectuent des liaisons entre les gares de Vesoul, Belfort et Montbéliard[25]. La ville est également desservie par une ligne interdépartementale d'autobus et par les lignes saônoises[26]. La gare de Belfort - Montbéliard TGV, qui se trouve sur la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône, est localisée à moins de 30 kilomètres de Champagney[27]. Autrefois, plusieurs lignes des chemins de fer vicinaux de Haute-Saône passaient par la commune et la ville voisine de Ronchamp[28]. De plus, un réseau industriel de voies ferrées desservant les houillères de Ronchamp existait autrefois et reliait tous les puits en activité à la gare houillère[29].

L'Aéroport international de Bâle-Mulhouse-Fribourg (ou EuroAirport) est l'aéroport international le plus proche de la commune, situé à environ 80 kilomètres[27].

De plus, la commune est bordée par le sentier de grande randonnée 59 ainsi que par le sentier des Ducs[30],[31]. Une voie verte ouvrira en 2017 pour desservir l'écoparc de la filature, lier l'EuroVelo 6 et la véloroute du Téméraire mais aussi pour favoriser le cyclisme à la Planche des Belles Filles, mise en valeur par le Tour de France en 2012 puis en 2014[32].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village est appelé Campaniacum en 1178. Cette appellation provient du nom romain Campanius[33] auquel est rajouté le suffixe -(i)acum indiquant la localisation ou la propriété : Campaniacum est « le lieu (ou le domaine) de Campanius ». Sur la carte de Cassini (feuille no 144 de Luxeuil-les-Bains publiée en 1760-1761), la graphie « CHAMPAGNEY » est déjà fixée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Représentation cartographique des divisions administratives des Vosges et du Jura au XIVe siècle.
En 1333, Champagney est rattachée au bailliage d'Amont.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Il est fait mention de l'acquisition du territoire de Champagney appartenant à l'archevêque de Besançon en 869 par Lothaire II. Ce territoire est acquis par l'abbaye de Lure au XIIe siècle. En 1479, une Charte des franchises est rédigée en faveur de quelques habitants[34], puis elle est étendue à l'ensemble de la population en 1547. Au XVe siècle, des débats éclatent entre les abbés de Lure et les seigneurs de Ronchamp au sujet des limites de leurs territoires respectifs pour le partage des pâturages et des exploitations forestières. Des bornes sont alors installées. À la limite orientale du territoire de Champagney se dresse la maison forte de Passavant qui défend les terres locales de l'abbaye luronne, qui comprennent alors Châlonvillars, Éboulet, Errevet, Frahier, Plancher-Bas et Plancher-Haut[35].

En 1333, le bailliage d'Amont, l'un des trois bailliages de Franche-Comté, ayant pour capitale Vesoul, est créé par Philippe VI de France. Le territoire de Champagney y est rattaché[36].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Ronchamp et Champagney sur la carte de Cassini.

Le village se trouve sur la Trouée de Belfort et a dû subir de nombreuses invasions. Celle qui fut la plus dévastatrice eut lieu pendant la guerre de Trente Ans. Au départ des Suédois en 1648, il ne reste plus que deux maisons[37]. En 1674, l'armée du maréchal de Turenne traverse la vallée et se positionne en Alsace pour favoriser la progression de Louis XIV en Franche-Comté pendant la guerre de Hollande[35]. En 1683, Louis XIV passe une nuit à Champagney lors d'un voyage dans les territoires nouvellement rattachés au royaume de France[38].

Au début du XVIIIe siècle, Champagney n'est qu'un village de 300 habitants mais en 1766, il devient un bourg de 1 200 habitants. Il dépasse les 2 000 habitants en 1800 notamment grâce à l’activité minière[38].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le Vœu de Champagney est rédigé en dans le cahier de doléances des habitants ; l'article 29 demande l'abolition de l'esclavage des Noirs[39]. La Révolution française éclate quelques mois plus tard. Le , l'Assemblée nationale décide d'accorder la pleine citoyenneté à tous les libres de couleur[40].

En 1790, Champagney fait partie du canton de Ronchamp avant de devenir en 1802 le chef-lieu de son propre canton[38].

Les mines[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Houillères de Ronchamp.

Les houillères de Ronchamp sont exploitées pendant plus de deux siècles, du milieu du XVIIIe siècle jusqu'au milieu du XXe siècle. Leur exploitation marque profondément le paysage avec ses terrils, cités minières et puits de mine, mais aussi l'économie et la population locale (immigration polonaise et traditions minières notamment).

L'exploitation démarre dans des galeries à flanc de coteau avant que ne soit creusé en 1810 le puits Saint-Louis, le premier véritable puits d'extraction du bassin minier. Les couches de charbon s'enfonçant de plus en plus, les puits se succèdent et sont de plus en plus profonds jusqu’à ce que la compagnie finisse par creuser deux fois de suite le puits le plus profond de France : le puits du Magny (694 mètres) en 1878 et le puits Arthur-de-Buyer (1 010 mètres) en 1900. Lors de la nationalisation des mines en 1946, les puits en activité et la centrale thermique sont confiés à Électricité de France.

Après la fermeture en 1958, les sites miniers sont mis en sécurité, les infrastructures sont pour la plupart démolies et les ouvriers sont convertis à d'autres activités. Plus tard, un musée et deux associations sont créés pour préserver la mémoire de ce passé minier ; plusieurs sites sont réaménagés pour devenir visitables.

Sous l’impulsion des mines, Champagney connaît une forte croissance démographique et économique tout au long du XIXe siècle, pendant la révolution industrielle. En 1866, la commune compte 4 260 habitants et plusieurs manufactures, tuileries, tanneries, huileries, scieries. Avec Ronchamp, Plancher-Bas et Plancher-les-Mines, elle forme alors une petite agglomération industrielle de 11 394 habitants constituée de quatre bourgs entourés de hameaux, et cités ouvrières ou minières[41].

Occupation, Libération et reconstruction[modifier | modifier le code]

Située depuis 1940 dans la zone occupée interdite au retour des réfugiés, Champagney subit une occupation douloureuse, les houillères sont contrôlées par l'occupant qui a besoin de charbon. La journée de travail passe ainsi à 8 heures 45 et les mineurs n'ont plus qu'un dimanche sur deux de repos. Les effectifs sont augmentés par des mineurs français démobilisés, des prisonniers de guerre et des jeunes recrutés pour le STO. Malgré ces mesures la production décroît sans cesse et le rendement devient faible[42].

Entre la fin du mois d'août et le début du mois de septembre 1944, les troupes de la Wehrmacht se replient en empruntant la RN 19, réquisitionnant tous les véhicules possibles (bicyclettes, automobiles, calèches). La commune est également traversée par des troupes auxiliaires (Milice française, armée Vlassov, composée de Soviétiques ralliés au troisième Reich). Dans la débâcle, ces derniers sont craints à la fois par les habitants et par les soldats allemands pour leurs pillages. Le , le 2e corps d'armée arrive à hauteur de Champagney, mais sa progression est stoppée par la 19e armée commandée par le général Wiese qui verrouille la Trouée de Belfort[43].

Le , alors que les soldats de la Wehrmacht s'emparaient de positions pour établir une ligne de résistance entre Ronchamp et Magny-Danigon pour freiner l'avancée des Alliés[44], le maquis du Chérimont, alors basés à Champagney reçoit l'ordre de rejoindre les troupes alliées à une vingtaine de kilomètres[45]. Un accrochage a lieu au puits Arthur-de-Buyer[46]. Fuyant vers les villages de Magny-Danigon et de Clairegoutte, une quarantaine de maquisards sont arrêtés, et huit sont emmenés pour un interrogatoire. Le reste des hommes est fusillé dos au cimetière de Magny-Danigon[44]. Les huit jeunes hommes sont ramenés au cimetière afin d'y être fusillés du fait de l'interrogatoire stérile. Trois sont sortis des rangs (un est déporté), les cinq autres sont abattus[45].

La libération de Champagney dure 55 jours du au , les avancées des troupes alliées stagnant après Ronchamp et Éboulet. Le village connaît des bombardements faisant 115 morts et 120 blessés chez les habitants ; 400 maisons sont détruites[47]. Ce sont les soldats du 22e bataillon de marche nord-africain (22e BMNA) de la 1re DFL du général Brosset qui entrent les premiers dans Champagney[48]. Au hameau d'Éboulet, une place porte le nom de ce bataillon et une stèle est érigée en hommage aux 58 soldats du bataillon tués lors des combats avec les SS allemands entre le et le (36 étaient des tirailleurs ou des sous-officiers maghrébins et 22 des Français d'Afrique du Nord, de Corse ou de métropole)[49].

La reconstruction commence juste avant le début de l'hiver et va durer une quinzaine d'années. Les tuiles des maisons en ruines étant réutilisées dans l'urgence pour mettre hors d'eau les bâtiments communaux, les familles doivent vivre dans une ou deux pièces de leurs maisons calfeutrées avec des planches et des matériaux de récupération[50]. Progressivement, durant l'après-guerre, le territoire communal est déminé (des accidents surviennent tout de même) et les infrastructures sont remises en état. Un camp de prisonniers de guerre allemands est installé au Mont‑de‑Serre de 1945 à 1948. Ceux-ci travaillent sur place avec les habitants qui peuvent les employer contre une faible somme d'argent. La ville reçoit, le 11 novembre 1948, la croix de guerre 1939-1945 avec l'étoile d'argent[51].

Depuis la Libération[modifier | modifier le code]

Après la fermeture des mines en 1958, les sites miniers sont mis en sécurité, les infrastructures sont pour la plupart démolies et les ouvriers se tournent vers d'autres activités[52].

La Maison de la Négritude ouvre en 1971 dans l'ancien collège à l'initiative de René Simonin et qui retrace l'histoire de l'esclavage et son abolition. Les actuels locaux de Maison de la Négritude ont été inaugurés en 1995[53].

En 1980, la fermeture de la MagLum, implantée dans les anciens bureaux et ateliers des houillères en 1958 pour assurer une reconversion du bassin minier, déclenche un mouvement social. Le site est resté en grande partie en friche depuis cette date[54].

Le terril du puits Saint-Charles, devenu décharge pour une usine voisine, s'embrase de 1993 à 1994 en rejetant une épaisse fumée noire, causant la frayeur des populations locales[55].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Carte départementale représentant en rouge la communauté de communes Rahin et Chérimont.

Champagney se trouve dans l'arrondissement de Lure du département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle faisait historiquement partie, jusqu'en 2015, du canton de Champagney[56],[57].

La commune est membre depuis son origine de la communauté de communes Rahin et Chérimont, intercommunalité créée en 2003[58] et située dans le pays des Vosges Saônoises[59].

Enfin, Champagney relève de la deuxième circonscription de la Haute-Saône et depuis le redécoupage cantonal de 2014 en France, elle fait partie du canton d'Héricourt-1.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Champagney est traditionnellement ancrée à gauche en raison de son passé minier et industriel. Comme dans d'autres bassins « ruralo-industriels », le vote FN se développe depuis l'élection présidentielle française de 2002[60].

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l'Europe du , le pourcentage d'habitants qui ont voté contre la Constitution européenne est de 75,78 %[61], alors qu'il est de 54,67 % pour la France[62].

À l'élection présidentielle française de 2007, le premier tour donne un score serré entre Nicolas Sarkozy (UMP) avec 23,43 %, Jean-Marie Le Pen (FN) avec 22,46 % et Ségolène Royal (PS) avec 22,07 %. Au second tour, Nicolas Sarkozy reste en tête avec 52,78 %[63]. À l'élection présidentielle française de 2012, le premier tour voit Marine Le Pen (FN) arriver en tête avec 34,24 % des suffrages exprimés, suivie de François Hollande (PS) qui totalise 25,02 %. Au second tour, François Hollande obtient 55,46 % des suffrages exprimés contre 44,54 % pour Nicolas Sarkozy[64]. Lors de l'élection présidentielle française de 2017, le premier tour voit se démarquer Marine Le Pen (FN) avec 39,90 %. Au second tour, cette dernière récolte 59,90 % des votes contre 40,10 % pour Emmanuel Macron (EM) qui remporte l'élection à l'échelle nationale[65].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Vue d'un bâtiment orné de drapeaux.
La mairie.

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 3 500 et 4 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 27[66].

Composition du conseil municipal de Champagney (2014-2020)[67]
Président de groupe Effectif Statut
     DVG Marie-Claire Faivre 21 Majorité
     SE Daniel Charmy 3 Opposition
     DVD Alain Ipponich 3 Opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Portrait rapproché d'un homme portant des lunnettes.
Gérard Poivey, maire de 1989 à 2015.
Liste de maires d'Ancien Régime[68]
Période Identité Étiquette Qualité
1256   Vauthier Progresse    
1307   Colin de Châlonvillars    
1572   Thiébaud Claire    
1700 1717 Laurent Vergnedroye    
1717   Laurent Pequigney    
1722 1725 Claude Didier    
1767 1784 Pierre Vergnedroye    
1788 1790 Bonaventure Taiclet    
Liste des maires depuis la Révolution française[68],[69],[70]
Période Identité Étiquette Qualité
1791 1792 François Burcey    
1792 1811 Joseph Burcey    
1811 1813 Claude Arsène Didier    
1813 1814 M. Moton    
1814 1814 Pierre-Laurent Lacour    
1814 1815 Pierre-Laurent Taiclet    
1815   Pierre-Laurent Lacour    
1829 1848 Jean-Baptiste Taiclet    
août 1860 juin 1861 Claude Cardot    
juin 1861   Jean-François Mathey    
mai 1884 mai 1896 Théophile Tugnot    
mai 1896 septembre 1903 Jules Pezet   Démissionnaire
septembre 1903 mai 1904 Jules Piguet    
mai 1904 décembre 1919 Jules Décey[71] Républicain Instituteur à la retraite
décembre 1919 mai 1929 Hippolyte Simonin[72] SFIO  
mai 1929 avril 1930 Henri Roth[73] SFIO Industriel
Démissionnaire
avril 1930 juillet 1933 Marcel Labbaye[74] SFIO Marchand de vin
juillet 1933 mars 1945 Jules Taiclet[75] SFIO Mineur
mars 1945 décembre 1945 Gilbert Gillet    
décembre 1945 décembre 1946 Marius Olivier    
décembre 1946 octobre 1947 Henri Roth[73] SFIO  
octobre 1947 février 1951 Paul Jacquot SFIO  
février 1951 mars 1965 Jules Taiclet[75] SFIO Mineur puis éleveur
mars 1965 décembre 1968 Aimé Cachot DVG  
décembre 1968 mars 1989 Eugène Coppey DVG, MRG Conseiller général de Champagney (1972 → 1985)
mars 1989 mai 2015[76] Gérard Poivey PRG Agriculteur
Conseiller général de Champagney (2004 → 2015)
Vice-Président du Conseil Général[Quand ?]
Démissionnaire
juin 2015[77] en cours Marie-Claire Faivre PRG[78] Conseillère départementale d'Héricourt-1 (2015[79] →)
Vice-présidente du conseil départemental (2015[80] → )
Vice-présidente de la CC Rahin et Chérimont (2014 → )

Finances locales[modifier | modifier le code]

En 2015, les finances de la commune étaient constituées ainsi[81] :

  • total des produits de fonctionnement : 2 337 000 €, soit 601 € par habitant ;
  • total des charges : 2 012 000 €, soit 517 € par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 711 000 €, soit 183 € par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 518 000 €, soit 133 € par habitant ;
  • endettement : 2 740 000 €, soit 705 € par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 8,44 % ;
  • taxe foncière sur le bâti : 8,57 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 67,19 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune est le siège du syndicat intercommunal d'alimentation des eaux potables de Champagney (SI AEP), qui alimente 16 communes membres : Ronchamp, Plancher-Bas, Plancher-les-Mines, Frahier-et-Chatebier, Châlonvillars, Mandrevillars, Errevet, Échavanne, Échenans, Luze, Chagey, Couthenans, Chenebier, Tavey, Laire et Brevilliers mais aussi des communes clientes non membres comme Héricourt[82],[83].

La communauté de communes Rahin et Chérimont, à laquelle appartient Champagney, est membre du Syndicat intercommunal de collecte et de traitement des ordures ménagères (SICTOM) de la zone sous-vosgienne, basé à Étueffont. La communauté de communes Rahin et Chérimont assure la gestion de la politique environnementale de Champagney, dont entre autres la mise en place et le suivi d’un service public d’assainissement non collectif[58].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au , Champagney n'a signé aucun jumelage[84].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1700. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[85]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[86],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 3 797 habitants, en augmentation de 1,85 % par rapport à 2009 (Haute-Saône : -0,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1700 1766 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
300 1 200 2 080 1 968 2 118 2 088 3 192 3 032 3 000
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
3 017 3 328 3 410 3 590 4 260 4 292 4 356 4 114 4 327
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936
4 164 4 012 4 090 4 087 3 834 3 394 3 547 3 284 3 300
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004
2 639 2 904 2 851 2 912 3 068 3 275 3 283 3 310 3 501
2009 2014 - - - - - - -
3 728 3 797 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[87] puis Insee à partir de 2006[88].)
Histogramme de l'évolution démographique

Entre le XIXe siècle et le milieu du XXe siècle, la courbe démographique de Champagney est directement liée aux effectifs et à la production de houille des mines, notamment lors des pics de 1876 et 1886[89], année pendant laquelle l'effectif des houillères atteint son maximum avec 1 600 ouvriers[90].

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'académie de Besançon[91].

Champagney possède des écoles maternelles et primaires publiques et accueille le collège Victor-Schœlcher[92]. Pour la scolarisation des lycéens, le lycée Georges-Colomb de Lure est l'établissement privilégié.

En ce qui concerne les études supérieures, les établissements les plus proches sont situés dans l'aire urbaine de Belfort-Montbéliard et à Vesoul.

Santé et sécurité[modifier | modifier le code]

Bâtiment moderne marqué par la couleur rouge et surmonté d'une grande antienne.
La caserne des pompiers.

Champagney est équipé d'une caserne de pompiers et d'une brigade de gendarmerie.

Sur le territoire communal se trouvent en 2017 deux médecins généralistes, une pharmacie, des infimières, un dentiste et un kinésithérapeute[93].

Concernant les services hospitaliers, l'hôpital le plus proche de Champagney est celui de Lure, mais il est de plus en plus désinvesti par les services publics au profit de celui de Vesoul, principal site du C.H.I. de Haute-Saône[94]. Par ailleurs, les hôpitaux de Belfort et Montbéliard, facilement accessibles depuis Champagney, fusionnent en 2017 au profit de la nouvelle infrastructure commune du centre hospitalier de Belfort-Montbéliard, située à mi-chemin entre les deux villes, à Trévenans[95].

Instances administratives et judiciaires[modifier | modifier le code]

La commune de Champagney dépend du tribunal de grande instance de Vesoul, du tribunal d'instance de Lure, du tribunal de commerce de Vesoul, du tribunal paritaire des baux ruraux de Lure, du tribunal des affaires de Sécurité sociale du Territoire de Belfort, du conseil de prud'hommes de Lure et de la cour d'assises de Vesoul. De plus, la ville est dépendante du tribunal administratif et de la cour d'appel de Besançon ainsi que de la cour administrative d'appel de Nancy[96],[97].

Sports[modifier | modifier le code]

Article connexe : Sport dans la Haute-Saône.

La commune est dotée d'un complexe sportif à La Bouverie. Il se compose d'un gymnase accolé au collège, d'un stade de football, d'un court de tennis et d'un skatepark[98] fréquentés par différents clubs sportifs[99].

L'union sportive de Champagney aura été le dernier club du village proprement dit. Le club de football regroupe maintenant les anciens clubs de Ronchamp, Champagney et Plancher. Il a pris nom « Football-Club du Pays Minier » et joue sur les stades Frossard de Ronchamp, de la Bouverie à Champagney et de la Chevestraye à Plancher-Bas.

Médias[modifier | modifier le code]

La presse écrite est représentée par le quotidien régional L'Est républicain[100] ainsi que par le journal hebdomadaire Les Affiches de la Haute-Saône. La ville est couverte par les programmes de France 3 Franche-Comté[101]. Elle bénéficie d'un réseau 4G dans sa partie urbanisée[102].

Cultes[modifier | modifier le code]

Peti bâtiment des années 1950 surmonté d'un petit campanile et marquée d'une croix chrétienne sut son fronton.
La chapelle Sainte-Pauline.

La commune est au centre de l'unité pastorale de Champagney[103], faisant partie du doyenné de Lure, qui dépend de l'archidiocèse de Besançon[104]. Deux lieux de culte catholiques sont recensés dans la commune : la chapelle Sainte-Pauline et l'église Saint-Laurent[103],[105].

Concernant d'autres religions, les lieux de cultes les plus proches sont les temples de Magny-Danigon et Clairegoutte pour les protestants, la synagogue de Belfort pour les juifs et la mosquée de Lure pour les musulmans[106].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2013, 50,4 % des foyers fiscaux de Champagney étaient imposables. La même année, le revenu fiscal médian par ménage était de 19 082 €[A 4].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2013, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 2 282 personnes, parmi lesquelles on comptait 74,3 % d'actifs dont 64,4 % ayant un emploi et 9,9 % de chômeurs contre 7,8 % en 2008[A 5].

On comptait 667 emplois dans la zone d'emploi, contre 618 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 1 490, l'indicateur de concentration d'emploi est de 44,8[A 6].

Le taux d'activité parmi les 15 ans ou plus a atteint 57,3 % en 2013[A 6].

Entreprises et secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

L'activité communale est essentiellement orientée vers l'agriculture (polyélevage[107]) et l'exploitation forestière. Au , la commune de Champagney comptait 218 établissements dont 19 dans l'agriculture, 24 dans l'industrie, 37 dans la construction, 104 dans le commerce-transports-services divers et 34 relatifs au secteur administratif[A 7]. En 2015, dix entreprises ont été créées à Champagney[A 8] dont sept sous le régime auto-entrepreneur[A 9].

La ville dépend économiquement des deux centres urbains de Lure et de l'agglomération d'Héricourt-Belfort-Montbéliard (27 à 48 % de la population travaille dans ces deux dernières villes en 2004[108]). Ces deux pôles offrent de nombreux emplois et sont rapidement accessibles par une voie express passant dans ces axes à proximité de Champagney. L'INSEE rattache le village au bassin de vie de Champagney - Ronchamp[A 10].

La société Gestamp Automocion possède un atelier de découpage et d'emboutissage de pièces automobiles à Champagney. Celui-ci emploie 88 salariés en 2014[109],[A 11].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Localisation des lieux touristiques et culturel :
(1) : ballastières ;
(2) : digue du bassin de Champagney ;
(3) : tunnel du Chérimont ;
(4) : église Saint-Laurent ;
(5) : la Maison de la Négritude.

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

La commune compte quinze objets[110] protégés au titre des monuments historiques ainsi que six lieux et monuments recensés à l'inventaire général du patrimoine culturel[111].

Église Saint-Laurent[modifier | modifier le code]

Clocher comtois de l'église.
Façade.

L'église de Champagney est l'une des neuf plus anciennes églises du département de la Haute-Saône. Elle est construite entre 1785 et 1788 et de style baroque comtois. Placée sous le patronage de saint Laurent, martyr, elle reçoit la visite du roi Louis XIV le . Elle est restaurée par le service des monuments historiques en 1977[112].

À gauche, sous le porche, se trouve une plaque rappelant la visite du Roi-Soleil. L'inscription latine dit : « Le roi Louis XIV a passé à Champagney la nuit du avec la reine. Celle-ci a donné 30 pièces d'or à cette église afin qu'avec cet argent une lampe brûle perpétuellement dans le sanctuaire. Cette pierre a été placée par ordre du roi. »[112].

La nef est supportée par des colonnes de grès vosgien. Au fond se trouve l'autel du XVIIIe siècle, la chaire et des stalles de même époque qui sont classées à titre objet des monuments historiques[113]. L'édifice est surmonté d'un clocher de style comtois abritant un carillon de 35 cloches (31 fixes et quatre de volées). Ce carillon est restauré au début du XXIe siècle[112].

Maison de la négritude et des droits de l'homme[modifier | modifier le code]

Petit bâtiment de style industriel ancien agrémenté de brique rouge.
La Maison de la Négritude et des droits de l'homme.
Articles détaillés : Maison de la Négritude et Vœu de Champagney.

Champagney fut l'une des premières communautés villageoises françaises à condamner l'esclavage. L'article 29 de son cahier de doléances, dit Vœu de Champagney[114], pour la convocation des États généraux de 1789 condamne l'esclavage des Noirs et en demande son abolition. Les habitants de Champagney auraient entendu parler de cette pratique par Jacques-Antoine Priqueler, garde du corps de Louis XVI en congé dans son village natal[115].

En souvenir de cet acte et à l'initiative de René Simonin, la ville ouvre en 1971 un musée dit Maison de la Négritude qui retrace l'histoire de l'esclavage et son abolition. Ce musée a été parrainé par Léopold Sédar Senghor, à l'époque président de la République du Sénégal[116].

Le canal et le tunnel du Chérimont[modifier | modifier le code]

La commune possède une section inachevée du canal de la Haute-Saône comportant l'écluse du Beuveroux, un port d'attente (étang Déchaudé) et le tunnel du Chérimont (1 330 m) creusé entre 1884 et 1897[117],[118].

Cet ensemble est mis en valeur par un sentier pédestre de l'office de tourisme Rahin et Chérimont[119].

Bassin de Champagney[modifier | modifier le code]

Un long mur de pierre massif.
La digue du bassin de Champagney.
Article détaillé : Bassin de Champagney.

Le bassin de Champagney a été construit à la fin du XIXe siècle pour servir de réservoir d'eau pour l'alimentation du canal de la Haute-Saône. Il mesure 785 mètres de longueur et 33 mètres de hauteur. Sa construction a duré plus de vingt ans. C'est maintenant une base nautique et un lieu de détente apprécié. La digue de maçonnerie s'étant révélée inapte, il a fallu construire une seconde digue, en béton, accolée à la première sur 700 m de long. On l'appelle « le mur-masque » ; sa construction a débuté avant la Grande Guerre. Après la victoire, le canal de Montbéliard à la Haute-Saône devint inutile, et ses travaux cessèrent au lieu-dit l’Écluse, en pleine forêt du Chérimont.

Par contre, le barrage se révélait utile pour alimenter en eau le canal du Rhône au Rhin, et le mur-masque de béton fut achevé dans les années 1925-1930. Après un usage uniquement fonctionnel, les Voies navigables de France (VNF) essaient maintenant de concilier son utilité pour le canal du Rhône au Rhin et son utilité touristique locale. On remplit le barrage en hiver et au printemps (il peut servir d'exutoire aux crues du Rahin) et on tâche de maintenir le niveau au plus haut durant l'été pour les sports nautiques : voile, planche ou bateau. La baignade est interdite sur tout le plan d'eau.

Tous les dix ans, Voies navigables de France (VNF) procède à la vidange du Bassin (13 000 000 m3) pour vérifier à fond l'ouvrage et procéder à quelques réparations. L'ouvrage de type « barrage-poids » est surveillé en permanence, par un barragiste demeurant sur place, qui sera bientôt remplacé par des appareils de télé-sécurité électroniques. Le tremblement de terre de 2003 n'a eu aucun impact sur le barrage, les appareils étant pourtant sensibles au millimètre près.

La libération des 13 000 000 m3 d'eau en catastrophe durerait plus d'une semaine et inonderait la vallée de la Lizaine de Frahier jusqu'à Montbéliard en passant par Héricourt.

Ballastières[modifier | modifier le code]

Photo ancienne en noir et blanc d'une équipe d'ouvriers devant une excavatrice.
Une équipe devant l'excavatrice.
Vue éloignée de bungalows au bord d'une étendue d'eau.
Le camping des ballastières.

Les ballastières sont formées de deux bassins de 7 mètres de profondeur séparés par un barrage. Elles sont exploitées à partir de 1910 par l’entreprise Drouard sur des terrains acquis par la Compagnie des chemins de fer de l'Est, qui compte utiliser le ballast pour les voies ferrées. En 1913, un pont métallique est construit pour franchir le Rahin. Il est démonté à la fin de l'exploitation, la commune n'en faisant pas usage. Au début de l'extraction, 70 ouvriers exploitent du sable et du gravier en trois équipes travaillant chacune huit heures. Ce nombre augmente jusqu'à une centaine à l’apogée de l'activité avant de redescendre à une soixantaine dans les années 1930. Dans les années 1920, la carrière est équipée d'une excavatrice à godets et d'un concasseur. Le site produit des granulats alluvionnaires (sable, gravillons, galets et des matériaux concassés). Le transport des matériaux se fait via le réseau ferré des houillères de Ronchamp. Une carrière de pierre sèche annexe est exploitée d'avril 1934 à 1949 au lieu-dit Sous‑Passavant. L'activité est fortement ralentie sous l'Occupation. Après 1945, le chantier n'est plus éclairé et le travail de nuit cesse. La production est essentiellement destinée à l'Île-de-France. Les plans d'eau étant régulièrement gelés de novembre à avril, la saison hivernale est consacrée à la maintenance[120].

L'exploitation cesse définitivement à l’épuisement du gisement en 1950. Les chemins de fer préfèrent utiliser par la suite les déchets de haut fourneau et exploiter la carrière de Lepuix‑Gy. La SNCF vend le site au syndicat intercommunal des Ballastières, qui assure la reconversion d'après-mine. Un camping est implanté avant la fin du XXe siècle. Les lieux sont alors consacrés au tourisme, à la pêche et aux sports nautiques[120],[121].

Patrimoine minier[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Puits des houillères de Ronchamp.

De même, Champagney concentre un important patrimoine minier. La compagnie des houillères a creusé vingt-sept puits dans le bassin minier, dont quatorze sont implantés sur la commune de Champagney. Ce sont les puits Saint-Louis, Henri-IV, no 1, no 2, no 3, no 4, no 5, Notre-Dame, Saint-Jean, Sainte-Barbe, Sainte-Pauline, de l’Espérance, Saint-Georges et du Tonnet. Au nord se trouvent les travaux des affleurements de l'Étançon qui regroupe des descenderies, terrils et anciens puits peu profonds. Le château de la Houillère, logement de fonction des directeurs des mines du milieu du XIXe siècle à la fermeture en 1958, fait partie du patrimoine architectural de la commune. Plusieurs cités minières sont également présentes.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Des monuments commémoratifs sont présents à Champagney. Un monument aux morts est consacré aux deux guerres mondiales. Il existe également trois plaques commémoratives (celle de la 1re armée, celle de l'officier Louis Stiervater et celle du général Brosset)[122] ainsi que la stèle du hameau d'Éboulet[123].

Sites naturels[modifier | modifier le code]

Champagney fait partie du parc naturel régional des Ballons des Vosges[124]. Champagney compte sur son territoire une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF), nommée « le Mont de Vannes et le Rhien » et protégée car particulièrement liée à la reproduction des espèces[125].

ZNIEFF de Champagney, Ronchamp et Magny-Danigon.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Portrait d'un homme assis portant un costume-cravate et des lunettes.
Leopold Sedar Senghor.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Champagney (Haute-Saône).svg

Les armes de Champagney se blasonnent ainsi : de gueules à la clef d'or[131].

La devise de la commune est : « Point n’est besoin de poing »[132].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Relevé de la station météorologique de la commune de Luxeuil-les-Bains.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. « Unité urbaine de Champagney - Ronchamp (70201) ».
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2013.
  5. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  6. a et b EMP T5 - Emploi et activité.
  7. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2014.
  8. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2015.
  9. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2015.
  10. « Bassin de vie 2012 de Champagney - Ronchamp (70120) ».
  11. CEN T2 - Postes salariés par secteur d'activité au 31 décembre 2014.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Carte IGN de Champagney sur Géoportail..
  2. Alain Jacquot-Boileau, « La colline du Bermont » (consulté le 5 septembre 2015).
  3. « Champagney et Clairegoutte en zone de montagne », sur L'Est républicain, (consulté le 2 avril 2016).
  4. « Carte géologique du bassin minier de Ronchamp », sur Géoportail (consulté le 26 juin 2017).
  5. « La dépression sous-vosgienne », sur http://www.caue-franche-comte.fr/.
  6. [PDF] Plaquette massif des Vosges - mille envie de découverte !, comité de promotion touristique collective du Massif des Vosges, (lire en ligne).
  7. a, b et c « Carte géologique de la France au 1/50 000 - Lure » [PDF], sur le site Ficheinfoterre du BRGM (consulté le 5 mai 2017).
  8. PNRBV, p. 5.
  9. Jean-Jacques Parietti 2001, p. 80.
  10. « Le bassin houiller de Ronchamp et les concessions », sur Les Amis du Musée de la Mine (consulté le 12 juillet 2012).
  11. « Montbéliard : carte géologique », sur Lithothèque de Franche-Comté (consulté le 21 septembre 2015).
  12. Sabine Marbach et Cathy Guillot (bureau d'études techniques Ecoscop), « Plan de paysage de la communauté de communes de Rahin et Chérimont - diagnostic juin 2008 » [PDF], sur le site de l'office de tourisme de Ronchamp (consulté le 22 juillet 2015).
  13. INPN, « Inventaire du patrimoine naturel de Champagney », sur inpn.mnhn.fr (consulté le 5 septembre 2015).
  14. Alain Banach, « Colonisation du terril du puits Sainte-Pauline », sur abamm.org (consulté le 5 septembre 2015).
  15. Jean-Jacques Parietti 2010, p. 102-103.
  16. « Documents d'urbanisme en Haute-Saône » [PDF], sur le site de la préfecture de Haute-Saône, (consulté le 1er septembre 2015).
  17. « L'élaboration du plan local d’urbanisme », sur champagney.fr (consulté le 6 septembre 2015).
  18. « Le projet d'aménagement et de développement durable », sur champagney.fr (consulté le 6 septembre 2015).
  19. « SCOT du pays des Vosges saônoises » [PDF], sur haute-saone.gouv.fr (consulté le 28 août 2015).
  20. Sandrine Marbach et Cathy Guillot 2008, p. 1-81.
  21. [PDF] « Politique de réouvertures paysagères au sein de la Communauté de Communes Rahin et Chérimont », sur http://www.ccrc70.fr/ (consulté le 28 août 2015).
  22. « Champagney : État des risques naturels, miniers et technologiques », sur georisques.gouv.fr (consulté le 12 août 2017).
  23. « Pourquoi la centrale nucléaire de Fessenheim est-elle ciblée ? », Le monde,‎ (lire en ligne).
  24. « Plan d'accès - Itinéraire », sur champagney.fr.
  25. « Moyens de venir à Ronchamp ».
  26. « Transport par autobus ».
  27. a et b Distances calculées sur Via Michelin.
  28. « Chemins de fer vicinaux de Haute-Saône », sur le site du centre de documentation du laboratoire ThéMA (consulté le 3 mai 2014).
  29. « Réseau ferré des houillères de Ronchamp », sur http://www.abamm.org (consulté le 3 mai 2014).
  30. « Le tour des Ducs (Randonnée Pédestre) », sur visugpx.com.
  31. Carte des randonnées pédestres en Rahin et Chérimont par la Communauté de communes Rahin et Chérimont.
  32. « L'écoparc la filature sur les rails », sur L'Est républicain.
  33. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 1, Droz, (lire en ligne), p. 500.
  34. L. Suchaux 1866, p. 114.
  35. a et b L. Suchaux 1866, p. 115.
  36. « Vesoul - Universalis », sur le site de Encyclopædia Universalis (consulté le 5 mai 2014).
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  38. a, b et c L. Suchaux 1866, p. 116.
  39. Alain Jacquot-Boileau, « Le cahier de doléances de Champagney - contexte ».
  40. Jean Sévillia, Historiquement correct. Pour en finir avec le passé unique, Paris, Perrin, (ISBN 2-262-01772-7), p. 254.
  41. L. Suchaux 1866, p. 117.
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