Champagney (Haute-Saône)

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Champagney
De haut en bas, de gauche à droite : le château de la Houillère, les ballastières de nuit, l'église Saint-Laurent, l'école, la Maison de la Négritude, le crépuscule sur les collines environnantes et la vallée de Ronchamp-Champagney.
Château de la Houillère - XIXieme.jpg
2014-04-13 21-09-06 bassin-champagney.jpg Champagney, Église Saint-Laurent 1.jpg
2015-05 - Champagney (Haute-Saône) - 01.JPG 2015-05 - Maison de la Négritude - 01.JPG 2013-06-15 21-42-22-nuages.jpg
Panorama Ronchamp-Champagney.JPG
Blason de Champagney
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Lure
Canton Héricourt-1
Intercommunalité Communauté de communes Rahin et Chérimont
Maire
Mandat
Marie-Claire Faivre
2015-2020
Code postal 70290
Code commune 70120
Démographie
Population
municipale
3 800 hab. (2012)
Densité 104 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 42′ 23″ N 6° 40′ 58″ E / 47.7064, 6.682847° 42′ 23″ Nord 6° 40′ 58″ Est / 47.7064, 6.6828
Altitude Min. 343 m – Max. 680 m
Superficie 36,71 km2
Localisation

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Champagney

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Champagney est une commune française située dans le département de la Haute-Saône, en région Franche-Comté. Elle fait partie de la Communauté de communes Rahin et Chérimont et du bassin minier de Ronchamp et Champagney. La ville est connue pour sa Maison de la Négritude et des droits de l'homme, lieu de mémoire autour de l'esclavage des Noirs.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal dans son contexte local.

Localisation[modifier | modifier le code]

Champagney se situe entre les premiers contreforts de Vosges et le massif du Chérimont, dans la vallée du Rahin qui s'étend de Plancher-les-Mines à Ronchamp, où les forêts sont nombreuses.

La localité fait partie du canton de Champagney et appartient à la communauté de communes Rahin et Chérimont.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Champagney
Ronchamp Plancher-Bas
Magny-Danigon Champagney Frahier-et-Chatebier
Clairegoutte Étobon, Chenebier Échavanne

Topographie[modifier | modifier le code]

Champagney surplombée par les Vosges dont la Planche des Belles Filles.

Le village s'est installé sur un territoire caractérisé par la présence de vastes plaines vallonnées.

Géologie[modifier | modifier le code]

Champagney est construite sur le plateau de Haute-Saône dans la dépression sous-vosgienne[1] et s'appuie sur le versant méridional du massif des Vosges[2].

Elle fait partie du bassin minier de Ronchamp et Champagney, dont le gisement est composé de deux couches de charbon (dont l'épaisseur varie de quelques centimètres à trois mètres) s'inscrivant dans un quadrilatère de cinq kilomètres de long sur deux kilomètres de large[3]. Ce gisement est recouvert par du grès rouge et divers types d'argile[4].

Le bassin houiller stéphanien sous-vosgien s’étend sur le territoire communal et aux alentours, jusqu'à Romagny. Le charbon a débuté sa formation il y a 300 millions d'années, pendant le carbonifère. La transformation des débris végétaux a eu lieu sur une période de 20 millions d'années pour former de la houille. Pendant cette phase, les sédiments organiques se rassemblent dans une cuvette et sont recouverts par des alluvions[5].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Rahin, qui prend sa source non loin du col du Stalon, entre le ballon de Servance et le ballon d'Alsace traverse la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

L'éloignement de la région de Champagney à la mer est important à l'échelle de la France : au moins 600 km de l'Atlantique, et 500 km de la Méditerranée. Cette position engendre un climat semi-continental, caractérisé par des fortes amplitudes thermiques journalières et annuelles. Les étés chauds et lourds de Champagney alternent avec des hivers secs marqués par un froid plus vif. Les températures peuvent y descendre fréquemment en dessous des -10 °C. Les précipitations sont importantes en raison de la présence des massifs montagneux qui, à l'est, font obstacle à l'évacuation des masses d'air humides sur la Suisse. Dans la commune voisine de Ronchamp, le cumul des précipitations annuelles de l'ordre de 1 700 mm/an. En hiver, en raison du froid, les précipitations, se produisent sous forme de neige[6].

Nuvola apps kweather.png Relevés des précipitations et heures d'ensoleillement à Luxeuil-les-Bains – Saint-Sauveur[7]
Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Total année
Heures moyennes d'ensoleillement 65.2 89.7 133.6 167.5 198.1 225.5 247.8 229.5 169.5 120 73.5 55.1 1776
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 85.3 74.9 79.2 73.1 97.9 88.2 85.5 77.9 80.9 99.8 94.2 103.1 1049.1
Nuvola apps kweather.png Relevés de températures à Luxeuil-les-Bains – Saint-Sauveur
Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Moyenne année
Températures minimales moyennes (°C) -1.9 -1.8 1.1 3.5 8.0 11.1 13.1 12.7 9.4 6.2 1.7 -0.6 5.2
Températures moyennes (°C) 1.6 2.6 6.4 9.6 14.0 17.2 19.4 19.0 15.2 11.1 5.6 2.5 10.4
Températures maximales moyennes (°C) 5.1 7.0 11.6 15.6 20.0 23.3 25.7 25.4 21 16.0 9.5 5.6 15.5

Transport et voies de communications[modifier | modifier le code]

Champagney est traversée par la départementale D4 qui forme la rue principale dans la ville et par la Route nationale 19 au sud[8].

La gare de Champagney, mise en service le 26 avril 1858, est située sur la ligne de Paris-Est à Mulhouse-Ville et est desservie par les trains TER Franche-Comté qui effectuent des liaisons entre les gares de Vesoul, Belfort et Montbéliard[9]. La ville est également desservie par une ligne interdépartementale d'autobus et par les lignes saônoises[10]. La gare de Belfort - Montbéliard TGV se trouvant sur la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône, est localisée à moins de 30 kilomètres de Champagney[11]. Autrefois, plusieurs lignes des chemins de fer vicinaux de Haute-Saône passaient par la commune et la ville voisine de Ronchamp[12]. De plus, un réseau industriel de voies ferrées desservant les houillères de Ronchamp existait autrefois et reliait tous les puits en activité à la gare houillère[13].

L'EuroAirport est l'aéroport international le plus proche de la commune, situé à environ 80 kilomètres[11].

De plus, la commune est bordée par le sentier de grande randonnée 59 ainsi que par le sentier des Ducs[14],[15]. Une voie verte, ouvrira en 2017 pour desservir l'écoparc de la filature, lier l'EuroVelo 6 et la véloroute du Téméraire mais aussi pour favoriser le cyclisme à la Planche des Belles Filles, mise en valeur par le Tour de France en 2012 puis en 2014[16].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Champagne y est formé d'un bourg entouré de plusieurs hameaux qui sont Le Bas-des-Côtes, Le Ban, Éboulet et La Houillère.

Histoire[modifier | modifier le code]

Champagney se trouve sur la Trouée de Belfort et a dû subir de nombreuses invasions. Celle qui fut la plus dévastatrice eut lieu pendant la Guerre de Trente Ans. Au départ des Suédois en 1648, il ne reste plus que deux maisons[17].

Les mines[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Houillères de Ronchamp.

Les houillères de Ronchamp sont exploitées pendant plus de deux siècles, du milieu du XVIIIe siècle jusqu'au milieu du XXe siècle. Leur exploitation a profondément marqué le paysage avec ses terrils, cités minières et puits de mine, mais aussi l'économie et la population locale (immigration polonaise et traditions minières notamment).

L'exploitation a démarré dans des galeries à flanc de coteaux avant que ne soit creusé le puits Saint-Louis en 1810. Il est le premier véritable puits d'extraction du bassin minier. Les couches de charbon s'enfonçant de plus en plus, les puits se succèdent et sont de plus en plus profonds jusqu’à ce que la compagnie finisse par creuser deux fois de suite le puits le plus profond de France ; le puits du Magny (694 mètres) en 1878 et le puits Arthur-de-Buyer (1 010 mètres) en 1900. À la nationalisation des mines en 1946, les puits en activité et la centrale thermique sont confiés à Électricité de France.

Après la fermeture en 1958, les sites miniers sont mis en sécurité, les infrastructures sont pour la plupart démolies et les ouvriers sont convertis à d'autres activités. Plus tard, un musée et deux associations sont créés pour préserver la mémoire de ce passé minier ; plusieurs sites sont réaménagés pour devenir visitables.

La compagnie des houillères a creusé vingt-sept puits dans le bassin minier, parmi-eux, onze sont implantés sur la commune de Ronchamp. Ce sont les puits Saint-Louis, Henri-IV, no 1, no 2, no 3, no 4, no 5, Notre-Dame, Saint-Jean, Sainte-Barbe, Sainte-Pauline, de l’Espérance, Saint-Georges et du Tonnet.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de Champagney se blasonnent ainsi : de gueules à la clef d'or

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Mai 1896 Septembre 1903 Jules Pezet[18]    
Septembre 1903 Mai 1904 Jules Piguet[18]    
Mai 1904 Décembre 1919 Jules Décey[18] Républicain Instituteur à la retraite
Décembre 1919 Mai 1929 Hippolyte Simonin[18] SFIO  
Mai 1929 Avril 1930 Henri Roth[18] SFIO  
Avril 1930 Juillet 1933 Marcel Labbaye[18] SFIO Marchand de vin
Juillet 1933 Mars 1945 Jules Taiclet[18] SFIO Mineur puis éleveur
Mars 1945 Décembre 1945 Gilbert Gillet[19]    
Décembre 1945 Décembre 1946 Marius Olivier[19]    
Décembre 1946 Octobre 1947 Henri Roth[19] SFIO  
Octobre 1947 Février 1951 Paul Jacquot[19] SFIO  
Février 1951 Mars 1965 Jules Taiclet[19] SFIO Mineur puis éleveur
         
Mars 1972 Mars 1985 Eugène Coppey DVG, MRG Conseiller général
         
Mars 1989 Mai 2015 Gérard Poivey[20] PRG Conseiller général (2004-2015)
Mai 2015 en cours Marie-Claire Faivre[21] PRG  

Divisions territoriales[modifier | modifier le code]

Carte départementale représentant en rouge la communauté de communes Rahin et Chérimont.

Champagney fait partie du département de la Haute-Saône, en région Franche-Comté. La commune appartient également au canton d'Héricourt-1, situé dans l'arrondissement de Lure[22],[23].

En outre, la ville fait partie de la communauté de communes Rahin et Chérimont, intercommunalité créée en 2003[24], et qui se trouve dans le pays des Vosges Saônoises[25].

Instances administratives et judiciaires[modifier | modifier le code]

La commune de Champagney dépend du tribunal de grande instance de Vesoul, du tribunal d'instance de Lure, du tribunal de commerce de Vesoul, du tribunal paritaire des baux ruraux de Lure, du tribunal des affaires de Sécurité sociale du Territoire de Belfort, du conseil de prud'hommes de Lure et de la cour d'assises de Vesoul. De plus, la ville est dépendante du tribunal administratif et de la cour d'appel de Besançon ainsi que de la cour administrative d'appel de Nancy[26],[27].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La communauté de communes Rahin et Chérimont, à laquelle appartient Cahmpagney, est membre du Syndicat intercommunal de collecte et de traitement des ordures ménagères (SICTOM) de la zone sous-vosgienne, basé à Étueffont. La communauté de communes Rahin et Chérimont assure la gestion de la politique environnementale de Champagney, dont entre autres la mise en place et le suivi d’un service public d’assainissement non collectif[24].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 3 800 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 080 1 968 2 118 2 088 3 192 3 032 3 000 3 017 3 328
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 410 3 590 4 260 4 292 4 356 4 114 4 327 4 164 4 012
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 090 4 087 3 834 3 394 3 547 3 284 3 300 2 639 2 904
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 851 2 912 3 068 3 275 3 283 3 310 3 501 3 552 3 728
2012 - - - - - - - -
3 800 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2004[29].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école du centre.

La commune dépend de l'académie de Besançon[30].

Champagney possède des écoles maternelles et primaires publiques et accueille le collège Victor Schoelcher[31]. Pour la scolarisation des lycéens, le lycée Georges-Colomb de Lure est l'établissements privilégié.

En ce qui concerne les études supérieures, les établissements les plus proches sont situés dans l'aire urbaine de Belfort-Montbéliard et à Vesoul.

Santé[modifier | modifier le code]

Concernant les services hospitaliers, l'hôpital le plus proche de Champagney est celui de Lure, mais il est de plus en plus désinvesti par les services publics au profit de celui de Vesoul, principal site du C.H.I. de Haute-Saône[32]. Par ailleurs, les hôpitaux de Belfort et Montbéliard, facilement accessible depuis Ronchamp, sont appelés à fusionner en 2015 au profit de la nouvelle infrastructure commune du Centre hospitalier de Belfort-Montbéliard, à mi-chemin entre les deux villes, à Trévenans.

Sports[modifier | modifier le code]

Article connexe : Sport dans la Haute-Saône.

La commune est dotée d'un gymnase, d'un stade, d'un court de tennis et d'un skatepark fréquentés par différents clubs sportifs.

Gymnase[modifier | modifier le code]

Le collège qui y est accolé l'utilise pour ses séances de sport. Le club Champa'Gym et ses tapis y sont également présents. La Compagnie d'Arc de la vallée du Rahin vient s'y entraîner aussi. Des concours de judo et d'haltérophilie y sont organisés chaque année. Le tournoi interne de tennis disputé dans les années 1990 était suivi par de nombreux spectateurs et la plus belle finale avait vu la victoire de Jean-Baptiste Lamboley sur Didier Vieuxmaire avec un score très étriqué 7/6 7/6.

Stade[modifier | modifier le code]

Le club de football de la commune vient s'y entraîner et y jouer des matches. L'union sportive de Champagney aura été le dernier club du village proprement dit. Le club de football regroupe maintenant les anciens clubs de Ronchamp, Champagney et Plancher. Il a pris nom "Football-Club du Pays Minier" et joue sur les stades Frossard de Ronchamp, de la Bouverie à Champagney et de la Chevestraye à Plancher-Bas.

Économie[modifier | modifier le code]

La ville dépend économiquement des deux centres urbains de Lure et de l'agglomération d'Héricourt-Montbéliard. Ces deux pôles offrent de nombreux emplois et sont rapidement accessibles par un voie expresse passant dans ces axes à proximité de Champagney. L'INSEE rattache le village au bassin de vie de Champagney - Ronchamp[33].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Laurent[modifier | modifier le code]

L'église de Champagney est une des neuf plus anciennes églises de la Haute-Saône placée sous le patronage de Saint-Laurent, martyr, elle reçut la visite du Roi Louis XIV le . Reconstruite entre 1785 et 1788, elle est de style baroque comtois. Restaurée par le service des monuments historiques en 1977.

À gauche, sous le porche, une plaque rappelle la visite du roi-soleil. L'inscription latine dit : « Le roi Louis XIV a passé à Champagney la nuit du 21 juin 1683 avec la reine. Celle-ci a donné 30 pièces d'or à cette église afin qu'avec cet argent une lampe brûle perpétuellement dans le sanctuaire. Cette pierre a été placée par ordre du roi. »

Belle nef avec colonnes de grès vosgien. Au fond, autel du XVIIIe siècle, chaire, stalles de même époque, classées monuments historiques. Sur la chaire, les emblèmes des quatre évangélistes. Sur les stalles, emblèmes de l'ancien et du nouveau testament et objets du culte alternant avec des épis (le pain) et des raisins (le vins). Au fond du chœur, deux reliquaires XVIIIe siècle. Dans la nef de gauche, autel de la vierge (Vierge du XVIIIe siècle, sculptures sur bois coloriées début XIXe siècle).

À droite au fond de la nef, fonts baptismaux et tableaux du XVIIIe siècle, pierre tombale de J.-B. Priqueler, père de Jacques-Antoine Priqueler qui se trouve à l'origine du Vœu exprimé le 19 mars 1789 par les habitants de Champagney en faveur de l'abolition de l'esclavage. Autel de Sainte-Barbe (XVIIIe siècle / XIXe siècle) avec une statue de saint Laurent. Sur le côté, la statue en pierre coloriée représentant sainte Barbe, patronne des mineurs. Cette statue du XVIe siècle semble devoir être rattachée à l'école de Troyes. De l'extérieur, on peut voir le clocher de style comtois qui contient un carillon de 35 cloches (31 fixes et 4 de volées) restaurées au cours des dernières années.

Maison de la négritude et des droits de l'homme[modifier | modifier le code]

La Maison de la Négritude et des droits de l'Homme.
Articles détaillés : Maison de la Négritude et Vœu de Champagney.

Champagney fut l'une des premières communautés villageoises françaises à condamner l'esclavage. L'article 29 du cahier de doléances, dit Vœu de Champagney[34], pour la convocation des États Généraux en 1789 condamne l'esclavage des noirs et en demande son abolition. Les habitants de Champagney auraient entendu parler de cette pratique par Jacques-Antoine Priqueler, garde du corps de Louis XVI en congé dans son village natal[35].

En souvenir de cet acte, la ville a ouvert en 1971 un musée dit « Maison de la Négritude » à l'initiative de René Simonin et qui retrace l'histoire de l'esclavage et son abolition. Ce musée a été parrainé par Léopold Sédar Senghor, à l'époque président de la République du Sénégal[36].

Bassin de Champagney[modifier | modifier le code]

Lac avec ronces et herbes jaunies au premier plan, et collines dans le lointain.
Le bassin de Champagney et la digue dans le lointain.
Article détaillé : Bassin de Champagney.

Le bassin de Champagney a été construit à la fin du XIXe siècle pour servir de réservoir d'eau pour l'alimentation du canal de la Haute-Saône. Il mesure 785 mètres de longueur et 33 mètres de hauteur. La construction a duré plus de vingt ans. C'est maintenant une base nautique et un lieu de détente apprécié. La digue de maçonnerie s'étant révélée inapte, il a fallu construire une seconde digue, en béton, accolée à la première sur 700 m de long. On l'appelle "le mur-masque", débuté avant la Grande-Guerre. Après la victoire, le canal de Montbéliard à la Haute-Saône devenait inutile, et ses travaux cessèrent au lieu-dit "l'Ecluse", en pleine forêt du Chérimont.

Par contre, le barrage se révélait utile pour alimenter en eau le canal du Rhône au Rhin, et le mur-masque de béton fut achevé dans les années 1925/1930. Après un usage uniquement fonctionnel, les Voies navigables de France (VNF) essaient maintenant de concilier son utilité pour le canal du Rhône au Rhin, et son utilité touristique locale. On remplit le barrage en hiver et au printemps (il peut servir d'exutoire aux crues du Rhin), et on tâche de maintenir le niveau au plus haut durant l'été, pour satisfaire les amateurs de voile, planche ou bateau. La baignade est interdite sur tout le plan d'eau. Tous les 10 ans, VNF procède à la vidange du Bassin (13 000 000 m3) pour vérifier à fond l'ouvrage, et procéder à quelques réparations. L'ouvrage de type « barrage-poids » est surveillé en permanence, par un barragiste demeurant sur place, qui sera bientôt remplacé par des appareils de télé-sécurité électroniques. Le tremblement de terre de 2003 n'a eu aucun impact sur le barrage, les appareils étant pourtant sensibles au millimètre près. La libération des 13 000 000 m3 d'eau en catastrophe durerait plus d'une semaine et inonderait la vallée de la Lizaine de Frahier jusqu'à Montbéliard en passant par Héricourt.

Ballastières[modifier | modifier le code]

Les ballastières sont exploitées à partir de 1910 par l’entreprise Drouard. L'exploitation cesse en 1950[37].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Leopold Sedar Senghor.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « La dépression sous-vosgienne », sur http://www.caue-franche-comte.fr/
  2. [PDF] « Carte du massif des Vosges », sur http://www.massif-des-vosges.com/
  3. Jean-Jacques Parietti 2001, p. 80.
  4. « Le bassin houiller de Ronchamp et les concessions », sur Les Amis du Musée de la Mine (consulté le 12 juillet 2012).
  5. PNRBV, p. 5.
  6. Sabine Marbach et Cathy Guillot (bureau d'études techniques Ecoscop), « Plan de paysage de la communauté de communes de Rahin et Chérimont - diagnostic juin 2008 » [PDF], sur le site de l'office de tourisme de Ronchamp (consulté le 22 juillet 2015).
  7. « Luxeuil, Haute Saône(70), 271m - [1981-2010] », sur le site de Lameteo.org (consulté le 22 juillet 2015).
  8. « Plan d'accès - Itinéraire », sur champagney.fr.
  9. « Moyens de venir à Ronchamp »
  10. « Transport par autobus ».
  11. a et b Distances calculées sur Via Michelin.
  12. « Chemins de fer vicinaux de Haute-Saône », sur le site du centre de documentation du laboratoire ThéMA (consulté le 3 mai 2014).
  13. « Réseau ferré des houillères de Ronchamp », sur http://www.abamm.org (consulté le 3 mai 2014).
  14. « Le tour des Ducs (Randonnée Pédestre) », sur visugpx.com.
  15. Carte des randonnées pédestres en Rahin et Chérimont par la Communauté de communes Rahin et Chérimont.
  16. « L'écoparc la filature sur les rails », sur L'Est républicain.
  17. Georges Taiclet, op. cité, p. 12
  18. a, b, c, d, e, f et g « Maires et municipalités à Champagney entre 1900 et 1940 ».
  19. a, b, c, d et e « Maires et municipalités à Champagney - 1945-1951 ».
  20. « Champagney : le maire Gérars Poivey a démissionné », sur L'Est républicain.
  21. « Champagney : Marie-Claire Faivre succède à Gérars Poivey », sur L'Est républicain.
  22. [PDF] « Populations légales en vigueur à compter du 1er janvier 2013 (Arrondissements - cantons - communes) » (consulté le 7 mai 2014).
  23. « Notice communale de Ronchamp », sur http://cassini.ehess.fr (consulté le 7 mai 2014).
  24. a et b « Communauté de communes Rahin et Chérimont », sur http://www.ccrc70.fr (consulté le 7 mai 2014).
  25. « Présentation du pays des Vosges Saônoises », sur http://www.pays-vosges-saonoises.fr/ (consulté le 3 mai 2014).
  26. « Juridictions de Vesoul », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 7 mai 2014).
  27. [PDF]« Carte judiciaire », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 8 juin 2012).
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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