Champagney (Haute-Saône)

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Champagney
De haut en bas, de gauche à droite : le château de la Houillère, les ballastières de nuit, l'église Saint-Laurent, l'école, la Maison de la Négritude, le crépuscule sur les collines environnantes et la vallée de Ronchamp-Champagney.
Château de la Houillère - XIXieme.jpg
2014-04-13 21-09-06 bassin-champagney.jpg Champagney, Église Saint-Laurent 1.jpg
2015-05 - Champagney (Haute-Saône) - 01.JPG 2015-05 - Maison de la Négritude - 01.JPG 2013-06-15 21-42-22-nuages.jpg
Panorama Ronchamp-Champagney.JPG
Blason de Champagney
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Lure
Canton Héricourt-1
Intercommunalité Communauté de communes Rahin et Chérimont
Maire
Mandat
Marie-Claire Faivre
2015-2020
Code postal 70290
Code commune 70120
Démographie
Population
municipale
4 000 hab. (2015)
Densité 109 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 42′ 23″ N 6° 40′ 58″ E / 47.7064, 6.682847° 42′ 23″ Nord 6° 40′ 58″ Est / 47.7064, 6.6828
Altitude Min. 343 m – Max. 680 m
Superficie 36,71 km2
Localisation

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Champagney

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Champagney

Champagney est une commune française située dans le département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle fait partie de la communauté de communes Rahin et Chérimont.

Située dans une région particulièrement vallonnée, son altitude varie de 343 mètres au centre-ville à 680 mètres. La population comte 4 000 habitants en 2015. Elle est traversée par le Rahin ainsi que par deux autres cours d'eau plus modestes et le canal de la Haute-Saône, inachevé. Très marquée par la Seconde Guerre mondiale, Champagney a reçu la croix de guerre 1939-1945.

Au cœur d'un modeste bassin minier, Champagney connait une forte activité d'exploitation charbonnière et industriel, la houille ayant été exploitée du XVIIIe au XXe siècle, ce qui favorisa pleinement l'économie locale. Quatorze puits sont recensés sur la commune.

La ville est principalement connue pour sa maison de la Négritude et des droits de l'homme, lieu de mémoire autour de l'esclavage des Noirs. Elle possède aussi de grands plans d'eau : le bassin de Champagney et les ballastières.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal dans son contexte local.

Localisation[modifier | modifier le code]

Champagney se situe entre les premiers contreforts de Vosges et le massif du Chérimont, dans la vallée du Rahin qui s'étend de Plancher-les-Mines à Ronchamp, où les forêts sont nombreuses.

La localité fait partie du canton de Champagney et appartient à la communauté de communes Rahin et Chérimont.

Communes limitrophes de Champagney
Ronchamp Plancher-Bas
Magny-Danigon Champagney Frahier-et-Chatebier
Clairegoutte Étobon, Chenebier Échavanne

Topographie[modifier | modifier le code]

Champagney surplombée par les Vosges dont la Planche des Belles Filles.

Le village s'est installé sur un territoire caractérisé par la présence de vastes plaines vallonnées au pied du massif des Vosges. L’altitude varie de 343 à 680 mètres. La ville est notamment dominée par la colline du Bermont (429 m), située dans la partie Nord du territoire[1]. Du fait de son altitude et de sa pente, la commune de Champagney est classée « commune de montagne » en mars 2016[2].

Géologie[modifier | modifier le code]

Champagney est construite sur le plateau de Haute-Saône dans la dépression sous-vosgienne[3] et s'appuie sur le versant méridional du massif des Vosges[4]. La partie nord et montagneuse repose essentiellement sur un sol daté du Viséen tandis que la partie sud est occupé par la bassin houiller et le terrain permien. Les abords du Rahin sont couverts d'alluvions du Quaternaire[5].

Elle fait partie du bassin houiller sous-vosgien, dont le gisement est composé de deux couches de charbon (dont l'épaisseur varie de quelques centimètres à trois mètres) s'inscrivant dans un quadrilatère de cinq kilomètres de long sur deux kilomètres de large[6]. Ce gisement est recouvert par du grès rouge et divers types d'argile[7].

Le bassin houiller stéphanien sous-vosgien s’étend sur le territoire communal et aux alentours, jusqu'à Romagny. Le charbon a commencé sa formation il y a 300 millions d'années, pendant le carbonifère. La transformation des débris végétaux a eu lieu sur une période de 20 millions d'années pour former de la houille. Pendant cette phase, les sédiments organiques se rassemblent dans une cuvette et sont recouverts par des alluvions[8].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Rahin, qui prend sa source non loin du col du Stalon, entre le ballon de Servance et le ballon d'Alsace traverse la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

L'éloignement de la région de Champagney à la mer est important à l'échelle de la France : au moins 600 km de l'Atlantique, et 500 km de la Méditerranée. Cette position engendre un climat semi-continental, caractérisé par des fortes amplitudes thermiques journalières et annuelles. Les étés chauds et lourds de Champagney alternent avec des hivers secs marqués par un froid plus vif. Les températures peuvent y descendre fréquemment en dessous des -10 °C. Les précipitations sont importantes en raison de la présence des massifs montagneux qui, à l'est, font obstacle à l'évacuation des masses d'air humides sur la Suisse. Dans la commune voisine de Ronchamp, le cumul des précipitations annuelles de l'ordre de 1 700 mm/an. En hiver, en raison du froid, les précipitations, se produisent sous forme de neige[9].

Nuvola apps kweather.png Relevé météorologique entre 1981 et 2010[Note 1]
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1,9 −1,8 1,1 3,5 8 11,1 13,1 12,7 9,4 6,2 1,7 −0,6 5,2
Température moyenne (°C) 1,6 2,6 6,4 9,6 14 17,2 19,4 19 15,2 11,1 5,6 2,5 10,4
Température maximale moyenne (°C) 5,1 7 11,6 15,6 20 23,3 25,7 25,4 21 16 9,5 5,6 15,5
Ensoleillement (h) 65,2 89,7 133,6 167,5 199,1 225,5 247,8 229,5 169,5 120 73,5 55,1 1 776
Record de vent sur 10 minutes (km/h) 2,9 2,7 2,9 2,7 2,4 2,4 2,3 2,1 2,3 2,6 2,5 2,8 2,6
Précipitations (mm) 85,3 74,9 79,2 73,1 97,9 88,2 86,5 77,9 89 99,8 94,2 103,1 1 049,1
Source : « Relevé météorologique de Luxeuil-les-Bains », sur le site lameteo.org


Faune et Flore[modifier | modifier le code]

Une souche reposant sur du schiste noir, recouverte par trois groupes champignons
Le terril Sainte-Pauline colonisés la mycoflore.
Article connexe : Flore du massif des Vosges.

Champagney est couverte d'une forêt de feuillus comprise entre l'étage collinéen et l'étage montagnard du massif des Vosges. La commune compte 666 espèces indigènes (en particulier les genres Viola, Geranium, Euphorbia, Dryopteris, Carex, Leucanthemum vulgare, sapin, chêne, Fraxinus excelsior, Panicum virgatum, Reynoutria, Hélianthe), 69 espèces introduites parmi lesquels 14 sont envahissantes (notamment les genres Reynoutria, Impatiens et Polygonum), trois espèces cryptogènes (Eupatorium cannabinum, Tanacetum parthenium et Linaria vulgaris) et trois domestiques (Pseudotsuga menziesii, Spiraea x billardii et Festuca rubra)[10].

Les terrils laissés par l'activité minière sont rapidement envahis par les bouleaux[11]. Une végétation spécifique s'y développe, notamment champignons, lichen, Drosera et Rubus.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Champagne y est formée d'un bourg entouré de plusieurs hameaux qui sont Le Bas-des-Côtes, le Ban, Éboulet et la Houillère.

La commune compte aussi quatre anciennes cités minières : la cité Saint-Jean, composée de cinq maisons édifiées en 1867, la cité des Époisses construite en 1872 à côté du puits Sainte-Pauline, la cité d'Éboulet construite en 1931 près du puits Notre-Dame et trois maisons identiques construites pour les chefs de poste[12].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2012, le nombre total de logements à Champagney était de 1 815 dont 1 584 résidences principales, 73 résidences secondaires et logements occasionnels et 73 logements vacants.

La commune totalisait 1 539 maisons et 250 appartements. La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 72,2 %, en 2012[A 1]. Il existe 110 logements HLM sur la commune soit 6,9 % des logements[A 2].

Urbanisme et paysage[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un PLU[13],[14] comprenant un projet d'aménagement et de développement durable (PADD)[15] et fait partie du SCOT du pays des Vosges saônoises[16].

La communauté de communes Rahin et Chérimont a mis en place une démarche Plan de Paysage dont l'objectif est de conserver un paysage cohérent, préservant son caractère bucolique et respectant l'environnement[17]. En collaboration avec le parc naturel régional des Ballons des Vosges, l'intercommunalité a pour projet de mettre en œuvre un contrat d’aménagement durable de l'espace, pour la période 2013-2016[18].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

La commune est installée sur une zone sismique de niveau 3. Il existe des risques de mouvements de terrains miniers et de rupture du barrage fermant le bassin de Champagney. Il existe également un risque d’inondation en cas de crue du Rahin et de coulée de boue[19]. Champagney est située à environ 70 km de la centrale nucléaire de Fessenheim qui présente plusieurs risques en raison de son ancienneté et de sa position géographique[20].

Transport et voies de communications[modifier | modifier le code]

Champagney est traversée par la départementale D 4 qui forme la rue principale dans la ville et par la route nationale 19 au sud[21].

La gare de Champagney, mise en service le 26 avril 1858, est située sur la ligne de Paris-Est à Mulhouse-Ville et est desservie par les trains TER Franche-Comté qui effectuent des liaisons entre les gares de Vesoul, Belfort et Montbéliard[22]. La ville est également desservie par une ligne interdépartementale d'autobus et par les lignes saônoises[23]. La gare de Belfort - Montbéliard TGV se trouvant sur la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône, est localisée à moins de 30 kilomètres de Champagney[24]. Autrefois, plusieurs lignes des chemins de fer vicinaux de Haute-Saône passaient par la commune et la ville voisine de Ronchamp[25]. De plus, un réseau industriel de voies ferrées desservant les houillères de Ronchamp existait autrefois et reliait tous les puits en activité à la gare houillère[26].

L'EuroAirport est l'aéroport international le plus proche de la commune, situé à environ 80 kilomètres[24].

De plus, la commune est bordée par le sentier de grande randonnée 59 ainsi que par le sentier des Ducs[27],[28]. Une voie verte, ouvrira en 2017 pour desservir l'écoparc de la filature, lier l'EuroVelo 6 et la véloroute du Téméraire mais aussi pour favoriser le cyclisme à la Planche des Belles Filles, mise en valeur par le Tour de France en 2012 puis en 2014[29].

Eau potable[modifier | modifier le code]

La commune est le siège du syndicat intercommunal d'alimentation des eau potables de Champagney (SI AEP) qui alimente 14 autres communes voisines : Plancher-Bas, Frahier-et-Chatebier, Châlonvillars, Mandrevillars, Errevet, Échavanne, Échenans, Luze, Chagey, Couthenans, Chenebier, Tavey, Laire et Brevilliers[30].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village est appelé Campaniacum en 1178, cette appellation provient du nom romain Campanius[31].

Histoire[modifier | modifier le code]

Représentation cartographique des divisions administratives des Vosges et du Jura au XIVe siècle.
En 1333, Ronchamp est rattaché au bailliage d'Amont.

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Il est fait mention de l'acquisition du territoire de Champagney appartenant à l'archevêque de Besançon en 869 par Lothaire II. Ce territoire est acquis par l'abbaye de Lure au XIIe siècle. En 1479, une Charte des franchises est rédigé en faveur de quelque habitants[32], elle est étendue à l'ensemble de la population en 1547. Au XVe siècle, des débats éclatent entre les abbés de Lure et les seigneurs de Ronchamp concernant les limites de leurs territoires respectifs pour la partage des pâturages et des exploitations forestières. Des bornes sont alors installées. À la limite orientale du territoire de Champagney se dresse la maison forte de Passavant qui défend les terres locales de l'abbaye luronne comprennent alors Châlonvillars, Eboulet, Errevet, Frahier, Plancher-Bas et Plancher-Haut[33].

En 1333, le bailliage d'Amont, l'un des trois bailliages de Franche-Comté, ayant pour capitale Vesoul, est créé par Philippe VI de France. Le territoire de Champagney y est rattaché[34].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Ronchamp et Champagney sur la carte de Cassini.

Le village se trouve sur la Trouée de Belfort et a dû subir de nombreuses invasions. Celle qui fut la plus dévastatrice eut lieu pendant la guerre de Trente Ans. Au départ des Suédois en 1648, il ne reste plus que deux maisons[35]. En 1674, l'armée du maréchal de Turenne traverse la vallée et se positionne en Alsace pour favoriser la progression de Louis XIV en Franche-Comté pendant la guerre de Hollande[33]. En 1683, Louis XIV passe une nuit à Champagney lors d'un voyage dans les territoire nouvellement rattaché au royaume de France[36].

Au début du XVIII siècle, Champagney n'est qu'un village de 300 habitants mais en 1766, ce village deviens un bourg de 1 200 habitants et dépasse les 2 000 habitants en 1800 notamment grâce à l’activité minière[36].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le Vœu de Champagney est rédigé en mars 1789, dans le cahier de doléances des habitants ; l'article 29 demande l'abolition de l'esclavage des Noirs[37]. La Révolution française éclate quelques mois plus tard. Le , l'Assemblée nationale décida d'accorder la pleine citoyenneté à tous les libres de couleur[38].

En 1790, Champagney fait partie du canton de Ronchamp avant de devenir en 1802, le chef-lieu de son propre canton[36].

Les mines[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Houillères de Ronchamp.

Les houillères de Ronchamp sont exploitées pendant plus de deux siècles, du milieu du XVIIIe siècle jusqu'au milieu du XXe siècle. Leur exploitation a profondément marqué le paysage avec ses terrils, cités minières et puits de mine, mais aussi l'économie et la population locale (immigration polonaise et traditions minières notamment).

L'exploitation a démarré dans des galeries à flanc de coteaux avant que ne soit creusé le puits Saint-Louis en 1810. Il est le premier véritable puits d'extraction du bassin minier. Les couches de charbon s'enfonçant de plus en plus, les puits se succèdent et sont de plus en plus profonds jusqu’à ce que la compagnie finisse par creuser deux fois de suite le puits le plus profond de France ; le puits du Magny (694 mètres) en 1878 et le puits Arthur-de-Buyer (1 010 mètres) en 1900. À la nationalisation des mines en 1946, les puits en activité et la centrale thermique sont confiés à Électricité de France.

Après la fermeture en 1958, les sites miniers sont mis en sécurité, les infrastructures sont pour la plupart démolies et les ouvriers sont convertis à d'autres activités. Plus tard, un musée et deux associations sont créés pour préserver la mémoire de ce passé minier ; plusieurs sites sont réaménagés pour devenir visitables.

La compagnie des houillères a creusé vingt-sept puits dans le bassin minier, parmi-eux, quatorze sont implantés sur la commune de Champagney. Ce sont les puits Saint-Louis, Henri-IV, no 1, no 2, no 3, no 4, no 5, Notre-Dame, Saint-Jean, Sainte-Barbe, Sainte-Pauline, de l’Espérance, Saint-Georges et du Tonnet.

Développement[modifier | modifier le code]

Sous l’impulsion des mines, Champagney connait une forte croissance démographique et économique tout au long du XIXe siècle, pendant la révolution industrielle. En 1866, la commune compte 4 260 habitants et plusieurs manufactures, tuileries, tanneries, huileries, scieries. Avec Ronchamp, Plancher-Bas et Plancher-les-Mines, elle forme alors une petite agglomération industrielle de 11 394 habitants constituée de quatre bourgs entourés de hameaux, et cités ouvrières ou minières[39].

Libération et reconstruction[modifier | modifier le code]

Entre la fin du mois d'août et le début du mois de septembre 1944, les troupes de la Wehrmacht se replient en empruntant la RN 19, réquisitionnant tous les véhicules possibles (bicyclettes, automobiles, calèches). La commune est également traversée par des troupes auxiliaires (Milice française, Cosaques, Mongols). Dans la débâcle, ces derniers sont craints à la fois par les habitants et par les soldats allemands pour leurs pillages. Le 20 septembre, le 2e corps d'armée arrive à hauteur de Champagney, mais sa progression est stoppée par la 19e armée commandée par le générale Wiese qui vérouille la Trouée de Belfort[40].

La libération de Champagney dure 55 jours du 2 octobre au . Les avancées des troupes alliés stagnant après Ronchamp et Éboulet. Le village connait des bombardements faisant 115 morts et 120 blessés chez les habitants ; 400 maisons sont détruites[41]. Ce sont les soldats du 22e bataillon de marche nord-africain (22e BMNA) de la 1re DFL du général Brosset qui entrent les premiers dans Champagney[42]. Au hameau d'Eboulet, une place porte le nom de ce bataillon et une stèle a été érigée en hommage aux 58 soldats du bataillon tués lors des combats avec les SS allemands entre le 29 septembre et le 3 octobre 1944 (36 étaient des tirailleurs ou des sous-officiers maghrébins et 22 des Français d'Afrique du Nord, de Corse ou de métropole)[43].

La reconstruction commence juste avant le début de l'hiver et va durer une quinzaine d'années, les tuiles des maisons en ruines sont utilisées pour mettre hors d'eau les bâtiments communaux, les familles doivent vivre dans une ou deux pièces de leurs maisons calfeutrées avec des planches et des matériaux de récupération[44]. Progressivement, à l'après-guerre, le territoire communal est déminé (des accidents surviennent tout de même) et les infrastructures sont remises en état. Un camp de prisonniers de guerre allemands est installé au Mont‑de‑Serre de 1945 à 1948. Ceux-ci travaillent sur place avec les habitants qui peuvent les employer contre une faible somme d'argent. La ville reçoit la croix de guerre 1939-1945 avec l'étoile d'argent[45].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Champagney relève de la deuxième circonscription de la Haute-Saône. Elle est traditionnellement ancrée à gauche en raison de son passé minier et industriel. Comme dans d'autres bassins « ruralo-industriels », le vote FN se développe depuis l'élection présidentielle française de 2002[46].

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l'Europe du , le pourcentage d'habitants qui ont voté contre la Constitution européenne est de 75,78 %[47], alors qu'il est de 54,67 % pour la France[48].

À l'élection présidentielle française de 2007, le premier donne un score serré entre Nicolas Sarkozy (UMP) avec 23,43 %, Jean-Marie Le Pen (FN) avec 22,46 % et Ségolène Royal (PS) avec 22,07 %. Concernant le second tour, Nicolas Sarkozy reste en tête avec 52,78 %[49]. À l'élection présidentielle française de 2012, le premier tour voit Marine Le Pen (FN) arriver en tête avec 34,24 % des suffrages exprimés, suivie de François Hollande (PS) qui totalise 25,02 %. Au second tour, François Hollande obtient 55,46 % des suffrages exprimés contre 44,54 % pour Nicolas Sarkozy[50].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 3 500 et 4 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 27[51].

Composition du conseil municipal de Champagney (2015-2020)[52]
Président de groupe Effectif Statut
     DVG Marie-Claire Faivre 21 Majorité
     SE Daniel Charmy 3 Opposition
     DVD Alain Ipponich 3 Opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
Décembre 1945 Décembre 1946 Marius Olivier[55]    
Décembre 1946 Octobre 1947 Henri Roth[55] SFIO  
Octobre 1947 Février 1951 Paul Jacquot[55] SFIO  
Février 1951 Mars 1965 Jules Taiclet[55] SFIO Mineur puis éleveur
Mars 1965 Décembre 1968 Aimé Cachot[53] DVG  
Décembre 1968 Mars 1989 Eugène Coppey[53] DVG, MRG Conseiller général
Mars 1989 Mai 2015 Gérard Poivey[56] PRG Conseiller général (2004-2015)
Mai 2015 en cours Marie-Claire Faivre[57] PRG Conseillère départementale (depuis 2015)[58]

Divisions territoriales[modifier | modifier le code]

Carte départementale représentant en rouge la communauté de communes Rahin et Chérimont.

Champagney fait partie du département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté. La commune appartient également au canton d'Héricourt-1, situé dans l'arrondissement de Lure[59],[60].

En outre, la ville fait partie de la communauté de communes Rahin et Chérimont, intercommunalité créée en 2003[61], et qui se trouve dans le pays des Vosges Saônoises[62].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La communauté de communes Rahin et Chérimont, à laquelle appartient Cahmpagney, est membre du Syndicat intercommunal de collecte et de traitement des ordures ménagères (SICTOM) de la zone sous-vosgienne, basé à Étueffont. La communauté de communes Rahin et Chérimont assure la gestion de la politique environnementale de Champagney, dont entre autres la mise en place et le suivi d’un service public d’assainissement non collectif[61].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2015, la commune comptait 4 000 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1700. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1700 1766 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
300 1 200 2 080 1 968 2 118 2 088 3 192 3 032 3 000
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
3 017 3 328 3 410 3 590 4 260 4 292 4 356 4 114 4 327
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936
4 164 4 012 4 090 4 087 3 834 3 394 3 547 3 284 3 300
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004
2 639 2 904 2 851 2 912 3 068 3 275 3 283 3 310 3 501
2008 2009 2013 2015 - - - - -
3 665 3 728 3 799 4 000 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[63] puis Insee à partir de 2004[64].)
Histogramme de l'évolution démographique

Entre le XIXe siècle et le milieu du XXe siècle, la courbe démographique de Champagney est directement liée aux effectifs et à la production de houille des mines, notamment lors des pics de 1876 et 1886[65], année pendant laquelle l'effectif des houillères atteint son maximum avec 1 600 ouvriers[66].

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école du centre.

La commune dépend de l'académie de Besançon[67].

Champagney possède des écoles maternelles et primaires publiques et accueille le collège Victor-Schoelcher[68]. Pour la scolarisation des lycéens, le lycée Georges-Colomb de Lure est l'établissement privilégié.

En ce qui concerne les études supérieures, les établissements les plus proches sont situés dans l'aire urbaine de Belfort-Montbéliard et à Vesoul.

Santé et sécurité[modifier | modifier le code]

Le caserne des pompiers.

Champagney est équipé d'une caserne de pompier et d'une brigade de gendarmerie.

Concernant les services hospitaliers, l'hôpital le plus proche de Champagney est celui de Lure, mais il est de plus en plus désinvesti par les services publics au profit de celui de Vesoul, principal site du C.H.I. de Haute-Saône[69]. Par ailleurs, les hôpitaux de Belfort et Montbéliard, facilement accessible depuis Ronchamp, sont appelés à fusionner en 2015 au profit de la nouvelle infrastructure commune du Centre hospitalier de Belfort-Montbéliard, à mi-chemin entre les deux villes, à Trévenans.

Instances administratives et judiciaires[modifier | modifier le code]

La commune de Champagney dépend du tribunal de grande instance de Vesoul, du tribunal d'instance de Lure, du tribunal de commerce de Vesoul, du tribunal paritaire des baux ruraux de Lure, du tribunal des affaires de Sécurité sociale du Territoire de Belfort, du conseil de prud'hommes de Lure et de la cour d'assises de Vesoul. De plus, la ville est dépendante du tribunal administratif et de la cour d'appel de Besançon ainsi que de la cour administrative d'appel de Nancy[70],[71].

Sports[modifier | modifier le code]

Article connexe : Sport dans la Haute-Saône.

La commune est dotée d'un complexe sportif à La Bouverie. Il se compose d'un gymnase, d'un stade, d'un court de tennis et d'un skatepark[72] fréquentés par différents clubs sportifs[73].

Gymnase[modifier | modifier le code]

Le collège qui y est accolé l'utilise pour ses séances de sport. Le club Champa'Gym et ses tapis y sont également présents. La Compagnie d'Arc de la vallée du Rahin vient s'y entraîner aussi. Des concours de judo et d'haltérophilie y sont organisés chaque année. Le tournoi interne de tennis disputé dans les années 1990 était suivi par de nombreux spectateurs et la plus belle finale avait vu la victoire de Jean-Baptiste Lamboley sur Didier Vieuxmaire avec un score très étriqué 7/6 7/6.

Stade[modifier | modifier le code]

Le club de football de la commune vient s'y entraîner et y jouer des matches. L'union sportive de Champagney aura été le dernier club du village proprement dit. Le club de football regroupe maintenant les anciens clubs de Ronchamp, Champagney et Plancher. Il a pris nom "Football-Club du Pays Minier" et joue sur les stades Frossard de Ronchamp, de la Bouverie à Champagney et de la Chevestraye à Plancher-Bas.

Médias[modifier | modifier le code]

La presse écrite est représentée par le quotidien régional L'Est républicain[74] ainsi que par le journal hebdomadaire Les Affiches de la Haute-Saône. La ville est couverte par les programmes de France 3 Franche-Comté[75]. Elle bénéficie d'un réseau 4G dans sa partie urbanisée[76].

Cultes[modifier | modifier le code]

La chapelle Sainte-Pauline.

La commune est au centre de l'unité pastorale de Champagney[77], faisant partie du doyenné de Lure, qui dépend de l'archidiocèse de Besançon[78]. Deux lieux de culte catholiques sont recensés dans la commune : la chapelle Sainte-Pauline et l'église Saint-Laurent[77].

Concernant d'autres religions, les lieux de cultes les plus proches sont les temples de Magny-Danigon et Clairegoutte pour les protestants, la synagogue de Belfort pour les juifs et la mosquée de Lure pour les musulmans[79].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2012, 59,5 % des foyers fiscaux de Champagney étaient imposables[A 3]. La même année, le revenu fiscal médian par ménage était de 18 536 €[A 4].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2012, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 2 283 personnes, parmi lesquelles on comptait 74,3 % d'actifs dont 64,4 % ayant un emploi et 9,9 % de chômeurs contre 7,4 % en 2007[A 5].

On comptait 628 emplois dans la zone d'emploi, contre 626 en 2007. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 1 490, l'indicateur de concentration d'emploi est de 42,1 %[A 6].

Le taux d'activité parmi les 15 ans ou plus a atteint 57,3 % en 2012[A 6].

Entreprises et secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

L'activité communale est essentiellement orientée vers l'agriculture (polyculture[80]) et l'exploitation forestière. Au , la commune de Champagney comptait 193 établissements dont 17 dans l'agriculture, 20 dans l'industrie, 33 dans la construction, 92 dans le commerce-transports-services divers et 31 relatifs au secteur administratif[A 7]. En 2014, 22 entreprises ont été créées à Champagney[A 8] toutes sous le régime auto-entrepreneur[A 9].

La ville dépend économiquement des deux centres urbains de Lure et de l'agglomération d'Héricourt-Belfort-Montbéliard (27 à 48 % de la population travaille dans ces deux dernières villes en 2004[81]). Ces deux pôles offrent de nombreux emplois et sont rapidement accessibles par un voie expresse passant dans ces axes à proximité de Champagney. L'INSEE rattache le village au bassin de vie de Champagney - Ronchamp[A 10].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Sites naturels[modifier | modifier le code]

Champagney fait partie du parc naturel régional des Ballons des Vosges[82]. Un zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) est protégée car particulièrement liée à la reproduction des espèces sont recensées sur le territoire communal : le Mont de Vannes et le Rhien[83].

Église Saint-Laurent[modifier | modifier le code]

L'église de Champagney est une des neuf plus anciennes églises de la Haute-Saône placée sous le patronage de saint Laurent, martyr, elle reçut la visite du roi Louis XIV le . Reconstruite entre 1785 et 1788, elle est de style baroque comtois. Restaurée par le service des monuments historiques en 1977.

À gauche, sous le porche, une plaque rappelle la visite du roi-soleil. L'inscription latine dit : « Le roi Louis XIV a passé à Champagney la nuit du 21 juin 1683 avec la reine. Celle-ci a donné 30 pièces d'or à cette église afin qu'avec cet argent une lampe brûle perpétuellement dans le sanctuaire. Cette pierre a été placée par ordre du roi. »

Belle nef avec colonnes de grès vosgien. Au fond, autel du XVIIIe siècle, chaire, stalles de même époque, classées monuments historiques. Sur la chaire, les emblèmes des quatre évangélistes. Sur les stalles, emblèmes de l'ancien et du nouveau testament et objets du culte alternant avec des épis (le pain) et des raisins (le vins). Au fond du chœur, deux reliquaires XVIIIe siècle. Dans la nef de gauche, autel de la vierge (Vierge du XVIIIe siècle, sculptures sur bois coloriées début XIXe siècle).

À droite au fond de la nef, fonts baptismaux et tableaux du XVIIIe siècle, pierre tombale de J.-B. Priqueler, père de Jacques-Antoine Priqueler qui se trouve à l'origine du Vœu exprimé le 19 mars 1789 par les habitants de Champagney en faveur de l'abolition de l'esclavage. Autel de Sainte-Barbe (XVIIIe siècle / XIXe siècle) avec une statue de saint Laurent. Sur le côté, la statue en pierre coloriée représentant sainte Barbe, patronne des mineurs. Cette statue du XVIe siècle semble devoir être rattachée à l'école de Troyes. De l'extérieur, on peut voir le clocher de style comtois qui contient un carillon de 35 cloches (31 fixes et 4 de volées) restaurées au cours des dernières années.

Maison de la négritude et des droits de l'homme[modifier | modifier le code]

La Maison de la Négritude et des droits de l'Homme.
Articles détaillés : Maison de la Négritude et Vœu de Champagney.

Champagney fut l'une des premières communautés villageoises françaises à condamner l'esclavage. L'article 29 du cahier de doléances, dit Vœu de Champagney[84], pour la convocation des États Généraux en 1789 condamne l'esclavage des noirs et en demande son abolition. Les habitants de Champagney auraient entendu parler de cette pratique par Jacques-Antoine Priqueler, garde du corps de Louis XVI en congé dans son village natal[85].

En souvenir de cet acte, la ville a ouvert en 1971 un musée dit « Maison de la Négritude » à l'initiative de René Simonin et qui retrace l'histoire de l'esclavage et son abolition. Ce musée a été parrainé par Léopold Sédar Senghor, à l'époque président de la République du Sénégal[86].

Bassin de Champagney[modifier | modifier le code]

Lac avec ronces et herbes jaunies au premier plan, et collines dans le lointain.
Le bassin de Champagney et la digue dans le lointain.
Article détaillé : Bassin de Champagney.

Le bassin de Champagney a été construit à la fin du XIXe siècle pour servir de réservoir d'eau pour l'alimentation du canal de la Haute-Saône. Il mesure 785 mètres de longueur et 33 mètres de hauteur. La construction a duré plus de vingt ans. C'est maintenant une base nautique et un lieu de détente apprécié. La digue de maçonnerie s'étant révélée inapte, il a fallu construire une seconde digue, en béton, accolée à la première sur 700 m de long. On l'appelle "le mur-masque", débuté avant la Grande-Guerre. Après la victoire, le canal de Montbéliard à la Haute-Saône devenait inutile, et ses travaux cessèrent au lieu-dit l’Écluse, en pleine forêt du Chérimont.

Par contre, le barrage se révélait utile pour alimenter en eau le canal du Rhône au Rhin, et le mur-masque de béton fut achevé dans les années 1925-1930. Après un usage uniquement fonctionnel, les Voies navigables de France (VNF) essaient maintenant de concilier son utilité pour le canal du Rhône au Rhin, et son utilité touristique locale. On remplit le barrage en hiver et au printemps (il peut servir d'exutoire aux crues du Rhin), et on tâche de maintenir le niveau au plus haut durant l'été, pour les sports nautiques : voile, planche ou bateau. La baignade est interdite sur tout le plan d'eau.

Tous les 10 ans, VNF procède à la vidange du Bassin (13 000 000 m3) pour vérifier à fond l'ouvrage, et procéder à quelques réparations. L'ouvrage de type « barrage-poids » est surveillé en permanence, par un barragiste demeurant sur place, qui sera bientôt remplacé par des appareils de télé-sécurité électroniques. Le tremblement de terre de 2003 n'a eu aucun impact sur le barrage, les appareils étant pourtant sensibles au millimètre près.

La libération des 13 000 000 m3 d'eau en catastrophe durerait plus d'une semaine et inonderait la vallée de la Lizaine de Frahier jusqu'à Montbéliard en passant par Héricourt.

Ballastières[modifier | modifier le code]

Une équipe devant l'excavatrice.
La camping des ballastières.

Les ballastières sont formées de deux bassins de 7 mètres de profondeur, séparés par un barrage. Elles sont exploitées à partir de 1910 par l’entreprise Drouard sur des terrains acquis par la Compagnie des chemins de fer de l'Est qui compte utiliser le ballast pour les voies ferrées. En 1913, un pont métallique est construit pour franchir le Rahin, il est démonté à la fin de l'exploitation, la commune n'en ayant pas l'utilité. Au début de l'extraction, 70 ouvriers exploitent du sable et du gravier en trois équipes travaillant chacune huit heures. Ce nombre augmente jusqu'à une centaine à l’apogée de l'activité avant de redescendre à une soixantaines dans les années 1930. Dans les années 1920, la carrière est équipée d'une excavatrice à godets et d'un concasseur. Le site produit des granulats alluvionnaires (sable, gravillons et galets et des matériaux concassées. Le transport des matériaux se fait via le réseau ferré des houillères de Ronchamp. Une carrière de pierre sèche annexe est exploité d'avril 1934 à 1949 au lieu-dit Sous‑Passavant. L'activité est fortement ralenti sous l'Occupation. Après 1945, le chantier n'est plus éclairé et le travail de nuit cesse, la production est essentiellement destiné à l'Île-de-France. Les plans d'eau étant régulièrement gelés de novembre à avril, la saison hivernal est consacrée à la maintenance[87].

L'exploitation cesse définitivement à l’épuisement du gisement en 1950. Les chemins de fer préfèrent utiliser par la suite les déchets de haut fourneau et exploiter la carrière de Lepuix‑Gy. La SNCF vent le site au syndicat intercommunal des Ballastières qui assure la reconversion d'après-mine. Un camping est implanté avant la fin du XXe siècle, les lieux sont alors consacrés au tourisme, à la pêche et aux sports nautiques[87],[88].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Leopold Sedar Senghor.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de Champagney se blasonnent ainsi : de gueules à la clef d'or[91].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Relevé de la station météorologique de la commune de Luxeuil-les-Bains.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  2. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  3. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  4. REV T3 - Distribution des revenus disponibles de l'année 2012.
  5. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  6. a et b EMP T5 - Emploi et activité.
  7. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2013.
  8. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2014.
  9. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2014.
  10. « Bassin de vie 2012 de Champagney - Ronchamp (70120) ».

Autres sources[modifier | modifier le code]

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