Montreux-Château

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Montreux-Château
Vue générale de Montreux-Château.
Vue générale de Montreux-Château.
Blason de Montreux-Château
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Territoire de Belfort
Arrondissement Belfort
Canton Grandvillars
Intercommunalité Grand Belfort
Maire
Mandat
Laurent Conrad
2014-2020
Code postal 90130
Code commune 90071
Démographie
Gentilé Montreusiens
Population
municipale
1 158 hab. (2015 en augmentation de 4,23 % par rapport à 2010)
Densité 248 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 36′ 33″ nord, 7° 00′ 14″ est
Altitude Min. 336 m
Max. 366 m
Superficie 4,66 km2
Localisation

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Liens
Site web montreux-chateau.fr

Montreux-Château est une commune française située dans le département du Territoire de Belfort en région Bourgogne-Franche-Comté. Ses habitants sont appelés les Montreusiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé à la limite du département du Haut-Rhin à 14 km à l'est de Belfort, à une altitude d'environ 350 mètres. Il fait partie du groupe des Trois Montreux avec Montreux-Jeune et Montreux-Vieux, ces deux derniers étant situés dans le Haut-Rhin.

Le territoire de la commune s'étend sur 466 hectares, il est traversé par la Saint-Nicolas, rivière prenant sa source dans le massif des Vosges, près de Rougemont-le-Château et par la voie ferrée Belfort-Mulhouse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Petit-Croix Cunelières Chavannes-sur-l'Etang
(Haut-Rhin)
Rose des vents
Novillard N Montreux-Vieux
(Haut-Rhin)
O    Montreux-Château    E
S
Autrechêne Bretagne Montreux-Jeune
(Haut-Rhin)

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Musterol (1170), Wernerus de Munstrol (1188), Minsterueil le Chestel (1333), Mostereulx (1440), Münsterol (1458), Mosturieulx le Chaistel (1468), Monstureux le châtel en Ferrette (1580), Monstereux le Châtel (1582), Montreux-Libre (1792), Montreux-Château (1801).
  • En allemand : Münsterol die Burg[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Si plusieurs chartes du XIIe siècle mentionnent le nom de Montreux (Münsterol ou Monsterol à cette époque) sans qu’il soit possible d’identifier duquel des trois Montreux il s’agit, la première mention explicite de Montreux-Château figure dans la charte de fondation de l’abbaye de Valdieu datée de 1260.

Les localités qui ont dépendu à une période ou à une autre de la seigneurie, en plus de Montreux-Château, étaient : Bretagne, Chavannes-les-Grands, Chavannes-sur-l’Etang, Cunelières, Foussemagne, Fontaine, Frais, Lutran, Magny, Montreux-Jeune, Montreux-Vieux, une partie de Petit-Croix, Romagny et Valdieu. Pendant une courte période, Eschêne et Autrage ont également fait partie de ce fief.

En 1350, l’héritage d’Ursule de Ferrette qui comprenait la plus grande partie de l’actuel Territoire de Belfort avait été racheté par son beau-frère, l’archiduc d’Autriche Albert II de Habsbourg dit le Sage. Ajouté au comté de Ferrette que son épouse, Jeanne, lui avait apporté en dot, cet ensemble forma jusqu’au traité de Wesphalie (1648), une province du Saint Empire. Pendant trois siècles, le domaine de Montreux devint ainsi un fief impérial de la maison d’Autriche dépendant du château de Delle.

Pendant cette période, ce fief se transmit à trois générations de chevaliers de Montreux. Grâce à Jean de Montreux, l’un des plus puissants seigneurs de la région, il fut épargné par les terribles Écorcheurs qui avaient ravagé le Sundgau entre 1439 et 1444. Au milieu du XVe siècle, il fut partagé entre ses deux fils, Antoine et Frédéric. Le premier eut Bretagne, Fontaine, Foussemagne, Montreux-Jeune, Montreux-Vieux et Petit-Croix ; le second, les autres villages, Montreux-Château et la demeure seigneuriale restant partagés entre les deux frères.

En 1497, après la mort de Frédéric sans héritier mâle, sa partie du fief de Montreux fut transmise à ses gendres, et par le jeu des héritages, les descendants de Louis de Reinach en devinrent les seigneurs sous le nom de Reinach-Montreux. L’autre partie du fief restée dans les mains des héritiers d’Antoine de Montreux jusqu’en 1547 fut vendue plusieurs fois avant de revenir finalement à une autre branche des Reinach.

Avec la disparition de Philippe-Charles, la lignée des Reinach-Montreux s’éteignit définitivement en 1702. Comme sa fille Marie-Claire avait épousé son lointain cousin, François Joseph Ignace de Reinach-Foussemagne, les deux parties de l’ancien fief de Montreux furent ainsi réunies et le siège de la seigneurie se déplaça à Foussemagne dans la demeure seigneuriale qui existe encore aujourd’hui.

Le château de Montreux est mentionné dans plusieurs écrits du XIIIe siècle. Les historiens s’accordent pour faire remonter sa construction au siècle précédent, après la constitution du comté de Ferrette (1125) et l’inféodation du domaine de Montreux au premier membre de la famille éponyme.

Après avoir été le siège du pouvoir des chevaliers de Montreux puis des Reinach-Montreux pendant plus de cinq siècles, le château de Montreux se trouva à l’abandon et finit par s’écrouler vers 1750. Ses restes furent vendu comme Bien National en 1791 et le lieu servit de « carrière de pierres » pour construire les fondations des maisons à colombages du secteur.

Le village de Montreux-Château possédait déjà un lieu de culte en 1352. En 1708, l’église qui se trouvait en face du château fut démolie pour en reconstruire une plus grande sur le même lieu. Paroisse autonome au moins depuis le milieu du XVIIe siècle, Montreux-Château semble avoir dépendu du rectorat de Montreux-Jeune et fait partie de l’évêché de Bâle depuis la fin du Moyen Âge. En 1782, comme de nombreuses autres paroisses du secteur, elle fut transférée à archevêché de Besançon. L’église actuelle de Montreux-Château a été consacrée le 30 août 1953.

Cunelières, qui faisait partie de la paroisse de Montreux-Jeune fut intégré par commodité à celle de Montreux-Château le 12 avril 1780, situation qui demeure aujourd’hui.

Rien ne permet de dater la construction de la chapelle Sainte-Catherine. En se référant aux personnages dont elle abrite la sépulture, on peut affirmer qu’elle est antérieure à 1610. Deux pierres tombales armoriées y sont encore visibles : celle de Jean-Jacques de Reinach-Montreux et celle de son fils Jean-Rodolphe. Les restes d’au moins quatre autres personnages de cette famille y sont également conservés. On peut ainsi penser que les plaques funéraires dégradées par les burins de la Révolution évoquaient leur souvenir ou portaient leurs armoiries.

En 2011, l’association du Site Médiéval de Montreux a entrepris les travaux de sauvegarde, de restauration et de mise en valeur de cette chapelle. Dans son voisinage immédiat,, subsiste également la motte sur laquelle était édifié le château. L’une et l’autre sont classées à l’inventaire des monuments historiques depuis le 28 décembre 1994.

Après la défaite de 1871, Bismarck ayant exigé de conserver le contrôle de la ligne de partage des eaux entre Rhin et Rhône, la frontière mise en place par le traité de Francfort sépara administrativement et politiquement les trois Montreux.

À partir de cette date, Montreux-Château connut un développement considérable dû à l’arrivée des personnels de la gare internationale nouvellement créée, des douaniers, des gendarmes ou des déclarants en douane et de leurs familles. Le retour de l’Alsace-Lorraine à la France en 1918 eut pour conséquence un reflux de ces populations et la disparition de nombreux commerces.

Fort heureusement, ces dernières années, la commune a vu sa population à nouveau grossir de manière significative ; elle dépasse aujourd’hui largement le millier d’habitants.

La commune a été décorée de la Croix de guerre 1914-1918[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Montreux-Château.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D'azur au château d'or sur une terrasse de sinople.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie de Montreux-Château.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1999 mars 2001 Guy Edus ... ...
mars 2001 mars 2008 Serge Bohlinger ... ...
mars 2008 en cours Laurent Conrad ... ...

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[3] :

  • total des produits de fonctionnement : 717 000 , soit 633 par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 620 000 , soit 548 par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 226 000 , soit 199 par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 552 000 , soit 487 par habitant ;
  • endettement : 649 000 , soit 574 par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 11,23 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 12,35 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 46,89 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Bien qu'elle ne soit pas chef-lieu de canton, la commune abrite néanmoins les administrations qu'on trouve habituellement dans les communes de ce statut, telles qu'un collège ou une trésorerie.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5].

En 2015, la commune comptait 1 158 habitants[Note 1], en augmentation de 4,23 % par rapport à 2010 (Territoire de Belfort : +1,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
243 231 252 276 281 288 326 285 270
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
250 259 278 327 595 916 967 1 074 1 047
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 110 1 202 1 317 926 1 031 1 054 918 761 871
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
917 891 942 1 018 927 971 921 1 111 1 158
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Humbert-Nicolas-Adrien de Reinach-Montreux : Louis XIV passant un jour avec Mme de Maintenon la revue du régiment d’Alsace, commandé par le colonel de Reinach ( plus tard maréchal de camp et mortellement blessé le 30 juin 1696 d’un coup de mousqueton au siège de Barcelone après 48 années de service dans les armées du roi ) s’écria : « Madame, voyez ici, Monsieur de Reinach. La famille me fournit plus d’officiers gentilshommes que toute la Basse-Bretagne qui est pourtant une de nos plus grande province» Joseph Wirth Les gloires militaires de l’Alsace Paris Société Française d’imprimerie et de librairie- vers 1900
  • Raymond Forni (1941-2008), homme politique, ancien président de l'Assemblée nationale et président du conseil régional de Franche-Comté, conseiller municipal de Montreux-Château de 1977 à 1983, a été inhumé dans le cimetière de la commune.

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-de-la-Paix.
Lavoir.
Salle communale.
  • Église Notre-Dame-de-la-Paix[8] et l'horloge et les quatre cloches[9].
  • Pierre tombale des seigneurs de Montreux.
  • Chapelle Sainte-Catherine[10].
  • Lavoir.
  • Salle communale.
  • Monument aux morts et plaque commémorative[11],[12].
  • Motte castrale[13].
  • Patrimoine industriel :
    • usine de produits chimiques (usine de colles), puis laiterie industrielle, puis conserverie (choucrouterie), puis usine de boissellerie, puis garage de réparation automobile, actuellement logement[14] ;
    • usine textile Crouzet (usine de dévidage)[15].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]