Vescemont

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Vescemont
Vescemont
Une maison de Vescemont.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Territoire de Belfort
Arrondissement Belfort
Canton Giromagny
Intercommunalité Communauté de communes des Vosges du Sud
Maire
Mandat
Claude Trébault
2014-2020
Code postal 90200
Code commune 90102
Démographie
Gentilé Vescemontois ou Rosemontois
Population
municipale
760 hab. (2016 en augmentation de 5,12 % par rapport à 2011)
Densité 108 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 44′ 34″ nord, 6° 50′ 41″ est
Altitude Min. 458 m
Max. 988 m
Superficie 7,05 km2
Localisation

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Vescemont est une commune française située dans le département du Territoire de Belfort en région Bourgogne-Franche-Comté. La commune, peuplée de 760 habitants au dernier recensement de 2016, est administrativement rattachée au canton de Giromagny. Ses habitants sont appelés les Vescemontois ou les Rosemontois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La Rosemontoise.
Château du Rosemont.

Vescemont est située au pied des Vosges du sud, à l'entrée d'une vallée glaciaire dans laquelle prend sa source la Rosemontoise.

C'est l'une des 189 communes du parc naturel régional des Ballons des Vosges[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Lepuix Riervescemont Rose des vents
N Lamadeleine-Val-des-Anges
O    Vescemont    E
S
Giromagny Rougegoutte

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • D'un nom de personne germanique Wizzo(n) + montem[3].
  • Wessenberch (1276), Wissenberg (1427), Wissemont (1533), Wessenburg (1662), Vescemont (1793).
  • En allemand : Wessenberg[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Vescemont est située sur un très ancien lieu de passage.

À l'époque de l'empire romain, la vallée de la Rosemontoise était le seul point de passage entre la Lorraine et la Trouée de Belfort. De nombreuses monnaies de Trajan (empereur romain de 98 à 117) ont été découvertes à Vescemont et la tradition populaire situe un camp romain à l’emplacement du fort de Giromagny.

Dès le XIe siècle, Vescemont fait partie de la seigneurie du Rosemont. On peut encore voir quelques vestiges du château du Rosemont qui se dressait sur un rocher à la limite de la commune de Riervescemont. Le château du Rosemont a été construit vers 1050 par l’un des premiers comtes de Montbéliard[5]. Il est composé d’une tour carrée de deux ou trois étages maçonnée en pierres brutes, mesurant 10 m de côté avec des murs de 1,50 m d'épaisseur, et d'un ouvrage extérieur qui subsiste à l'est. Le seigneur du Rosemont exerçait son autorité sur un grand nombre de localités et le château fut longtemps le fief le plus prestigieux de la région.

La première apparition du nom de Vescemont dans un texte date de 1347. La seigneurie du Rosemont passait alors à la couronne d’Autriche (après avoir appartenu au comte de Ferrette) et le village de Vescemont apparaît ainsi, dans les titres allemands, sous le nom de Wessemberg (Wissemont en français) : c’est le nom que prit la famille investie du fief. Ce nom pourrait remonter à Hesson de Vesinberg qui fut tué lors d’une bataille en 1111. Vescemont fait alors partie de la paroisse de Rougegoutte, sauf la partie située sur la rive droite du ruisseau de la Louvière qui dépend de la paroisse de Giromagny.

On ne connaît pas avec certitude les circonstances de l'abandon du château. Deux hypothèses prévalent :

  • Le château du Rosemont perd son rôle stratégique vers 1469 et est abandonné.
  • Le château est assiégé et détruit par les Suédois en 1632 pendant la guerre de Trente Ans

En 1577, Vescemont était le chef-lieu d'une mairie du Rosemont et comprenait sans doute les hameaux qui ont formé au XVIIe siècle la commune de Riervescemont.

Au XVIIIe siècle, le village dépendait de la paroisse de Rougegoutte et du bailliage de Belfort ; c'était une mairie du Haut-Rosemont appartenant au comté de Belfort, domaine des Mazarin. Les Reinach et les Riboutet y avaient aussi des biens.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie de Vescemont.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2008 2014 Michel Gaidot    
2014 En cours Claude Trébault    

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[6] :

  • total des produits de fonctionnement : €, soit 515 € par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 321 000 €, soit 420 € par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 295 000 €, soit 385 € par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 284 000 €, soit 372 € par habitant ;
  • endettement : 291 000 €, soit 380 € par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 7,61 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 11,14 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 85,18 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[8].

En 2016, la commune comptait 760 habitants[Note 1], en augmentation de 5,12 % par rapport à 2011 (Territoire de Belfort : +0,52 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
413430432566618659672695671
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
607592585560610588610629618
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
602571551517425420415405414
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
431476542564644695742722767
2016 - - - - - - - -
760--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

En 1882 les habitants partageaient leur activité entre agriculture et exploitation de la forêt.

Le patrimoine industriel :

  • Usine de décolletage Sonnet, puis Ackermann, puis Picquerez, actuellement Décolletage du Rosemont[12].
  • Usine de bonneterie Cheviron[13].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Pierre Écrite[modifier | modifier le code]

  • Pétroglyphe sur la pierre écrite
    Pétroglyphe sur la pierre écrite
    Site naturel classé par décret présidentiel, en date du [14] : Pierre dite "Pierre écrite".
Classée pour son caractère artistique, elle se trouve à 975 m[15], à la limite avec la commune de Riervescemont, près du point culminant de Vescemont (988 m).
Dans son ouvrage Les Vosges avant l'Histoire, Voulot, conservateur du musée d'Épinal en 1870, s'exprime ainsi au sujet de la Pierre Écrite :
« Je viens de trouver la preuve matérielle de l'ensemble de mes croyances sur la présence des peuples préhistoriques d'Asie dans nos Vosges. C'est précisément sur une cime escarpée que je l'ai rencontrée : une simple roche, en forme de table, au sommet d'un col (à proximité du col du Chantoiseau) entre Lepuix et Riervescemont a conservé le nom de Pierre Écrite.
Le Moyen Âge paraît l'avoir vénérée et l'avoir couverte du symbole du Christianisme qui côtoie les plus anciens hiéroglyphes. Je crois y avoir distingué une grande ascia particulière qui en fait un tombeau et le nom d'une divinité, parfois en combinaison, d'autre fois seul, tel qu'il figure sur les plus anciens hiéroglyphes médoscythiques.
La découverte dans nos montagnes d'une inscription de ce genre, la seule en Europe, c'est la certitude d'un monde nouveau à découvrir, c'est le sceau même des Pélasges qu'ils nous ont légué pour témoigner, des milliers d'années après leur mort, de leurs travaux impérissables dus à leur foi inébranlable dans l'avenir. »
  • Ascia[16] : outil en forme d'herminette. Le mot désigne aussi un symbole funéraire sur des tombeaux gallo-romains.
  • Pélasges : les Pélasges sont reconnus comme un des plus anciens peuples préhistoriques proto-européens qui auraient développé les premières formes de la civilisation en Europe : Italie, Balkans, Crète, Asie Mineure et tout le bassin de la Mer Méditerranée
  • Opinion de Philippe Berger, membre de l'Institut et président de la Société Belfortaine d'Émulation, en 1892:
« Certaines personnes croient reconnaître des caractères phéniciens et même cunéiformes, d'autres n'y voient qu'amusement de pâtres égarés dans la montagne. Il est certain que plus d'un des signes qui recouvrent le rocher sont ou bien un jeu du hasard, ou bien l'œuvre de mauvais plaisants qui n'ont pas craint de profaner un monument antique. L'histoire de l'un d'eux est connue, c'est celle du carré de l'hypoténuse que traça, en 1839, par manière de dérision, un professeur de Besançon. Et pourtant, d'autres figures n'ont pas la même origine et donnent à ceux qui ont l'habitude de consulter les vestiges du passé, l'impression d'une haute antiquité. »
En 1902, Jacques Flasch, professeur de législation comparée, croit remarquer, dans les signes gravés sur la Pierre Écrite, certaines représentations parentes avec celle des dolmens et des menhirs, notamment une étoile exactement orientée et encadrée dans un carré plus vaste. L'aspect même du rocher, sa position à l'extrême pointe du sommet, où il servait en quelque sorte d'observatoire, fait songer aux anciennes pierres sacrées.
La graphie cunéiforme (du latin cuneus: coin, clou), née à Sumer en 2800 av. J.-C. : les lignes courbes, difficiles à tracer sur l’argile molle, sont décomposées en lignes droites que le scribe ne grave plus, mais imprime à l’aide d’une tige de roseau à bout triangulaire, laissant des empreintes en forme de coins ou de clous.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé, Territoire de Belfort, habitants.fr
  2. « Liste des 189 communes adhérentes au parc naturel régional des ballons des Vosges, 3ème Charte 2012 - 2024 » [PDF].
  3. Toponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes-Ernest Nègre.
  4. Dictionnaire topographique du département du Haut-Rhin - Georges Stoffel (1868)
  5. Ruines du château du Rosemont
  6. Les comptes de la commune
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. Prêtre catholique entre les deux guerres : Georges Chiron, curé de Rougemont-le-Château
  12. « usine de décolletage Sonnet, puis Ackermann, puis Picquerez, actuellement Décolletage du Rosemont », notice no IA90000027, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « usine de bonneterie Cheviron », notice no IA90000006, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Pierre écrite de VEescemont », DREAL Franche Comté (consulté le 5 mars 2015)
  15. « Pierre écrite de Vescemont (fiche descriptive du site - bilan des sites 2011) » [PDF], (consulté le 5 mars 2015)
  16. Requiem aeternam... L'ascia, instrument et symbole de l'inhumation Paul-Louis Couchoud, Amable Audin Revue de l'histoire des religions Année 1952 Volume 142 Numéro 1 pp. 36-66