Écurcey

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Écurcey
Écurcey
Mairie-école d'Écurcey
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Montbéliard
Canton Maîche
Intercommunalité Communauté d'agglomération Pays de Montbéliard Agglomération
Maire
Mandat
Jean-Claude Mougin
2014-2020
Code postal 25150
Code commune 25216
Démographie
Population
municipale
270 hab. (2016 en diminution de 2,88 % par rapport à 2011)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 24′ 21″ nord, 6° 48′ 47″ est
Altitude Min. 353 m
Max. 598 m
Superficie 7,43 km2
Localisation

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Écurcey

Écurcey est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté.

En patois : Ecueché ou Etieché.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Escurce en 1180 ; Ehkurzey en 1238 ; Escrucey, Escurel en 1282 ; Escurcey en 1462 ; Escurçay en 1539 ; Ecurcey depuis le XVIIe siècle. Le lieu-dit Côte de Champ Babon est le seul vestige du village disparu de Chamabon : Camabon en 1147 ; Chamabon en 1170 ; Chamabum en 1180 ; Campi Abonis en 1182 ; Champomabon en 1189[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Mandeure Bondeval Rose des vents
Bourguignon N Roches-lès-Blamont
O    Écurcey    E
S
Pont-de-Roide-Vermondans Autechaux-Roide

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village fut bâti sur une roche impériale surplombant la vallée du Doubs. À l’époque ce village servait de champs de cultures aux fermiers des bourgs environnant. Le village est construit sous la forme architectural la plus basique. En effet il est formé d’une rue principale avec quelques petites artères secondaires. Cette construction rappelle celles de Roches-lès-Blamont, Bondeval ou encore Thulay. Cette formation facilitait le transport des charrettes pour les agriculteurs. Ainsi leurs champs étaient sur la même portion de route que leur demeure, ce qui rendait le travail moins éreintant pour ces agriculteurs et un trajet plus court pour leurs chevaux de trait.

Le village était situé sur la ligne allemande lors de la Seconde Guerre mondiale. Il fut gravement touché par les aléas de la guerre. Le cimetière comporte de nombreuses pierres tombales frappé par des impacts de balles. Comme la fameuse « Tombe Guidot ». Le clocher de l’église d’une splendeur incommensurable, fut abattu par des obus.

Un chemin situé sur le haut du plateau relie le village à une verte forêt d’une densité importante. Autrefois, au bout du chemin, chemin que l’on nommé « le chemin de feu », se trouvaient entreposées en abondance les victuailles que l’on conservait dans du sel pur. À l’époque de la Seconde Guerre mondiale, on y rangeait l’artillerie et les munitions. Le village participa activement lors de la Libération. En effet, les Allemands avaient pris position dans la localité. Ces derniers brûlèrent et saccagèrent chaque habitation et chaque champs ; le village fut détruit. Sombre destin donc pour ce village.

Chamabon et Mossonvillers[modifier | modifier le code]

Chambabon ou "Campus Abonis", qui n'existe plus, se trouvait entre Écurcey et Autechaux-Roide[2]. Sa première mention date de 1147 où, dans une charte Othon Ier de la Roche, Thiébaud de Rougemont et Pierre de la Salle (chambrier auprès du comte de Montbéliard), avec l'accord de Thierry II de Montbéliard, renoncent à leurs droits sur la terre de Chamabon au bénéfice de l'abbaye Notre-Dame de Belchamp[2].

C'est un hameau qui prend naissance au pied du fortin, élevé dès le temps des Romains sur une pointe saillante de la montagne au nord-est de Pont-de-Roide et qui porte le nom de "Tour de Chamabon" (lieu-dit côte de Chamabon) jusqu'au XVe siècle[3]. Des habitations viennent occuper le terrain de façon certaine à partir du XIVe siècle où un dénombrement fourni par Thiébaud VII de Neuchâtel-Bourgogne dit qu'il y possède "dix maignies d'hommes de franche condition"[2]. Ce château est, avec ceux "de la Motte", de "Bélieu" (tous deux à Mandeure) et le "château-Julien" (près de Valentigney), une ligne de défense qui protègent la vallée en verrouillant l'entrée des gorges du Lomont d'une part et le bassin de Mandeure d'autre part.

En 1438 les écorcheurs fondent sur la région et livrent Chamabon aux flammes. Les habitants qui avaient fui vers les deux villages voisins y restèrent et ceux-ci feront un traité pour "le pâturage au finage de Chamabon" car les bois dits "de la cote de Chamabon" avaient une étendue considérable et regorgeaient de gibier, d'ailleurs en 1622 le duc de Montbéliard y tuait un ours et prenait un ourson vivant qui fut déposé dans un fond-de-fosse du château de Montbéliard qui depuis porte le nom de "fosse aux ours"[2].

Mossonvillers était un hameau situé entre Écurcey, Roches-lès-Blamont et Chamabon, probablement détruit vers 1346-1347. Son nom désignait un lieu composé de plusieurs "meix" mainmortable (Moison, Mason, Mas, Meix désignant une métairie, une habitation rurale de condition serve et Villars signifiant village ou hameau). Son existence est avérée au XIIIe siècle par une charte concernant une transaction entre Renaud de Bourgogne, comte de Montbéliard, et Thiébaud IV de Neuchâtel-Bourgogne par laquelle ce dernier obtient "pour lui et ses sœurs la châtellenie de Blamont dont Mossonvillers fait partie"[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Gérard Bize    
mars 2008 démission le 17 juillet 2019[4] Jean-Claude Mougin[5] PS Professeur
2019[6] En cours      
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[8].

En 2016, la commune comptait 270 habitants[Note 1], en diminution de 2,88 % par rapport à 2011 (Doubs : +1,79 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
223211214250273294294286298
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
257265254218213204224204181
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
174163169174202179158129138
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
206205263277289287282282281
2013 2016 - - - - - - -
277270-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

L’essentiel des habitants sont des agriculteurs, qui se transmettent leur ferme et leurs terres de père en fils ; et de personnes amoureuses de la nature et des belles forets feuillues.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église luthérienne
Le château d'eau

La tombe Guidot.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Léopold-Eberhard de Wurtemberg acheta la métairie du Grattery en 1714 pour en doter ses enfants adultérins, les Lespérance-Coligny[1]. Ce nom est dû aux plantes entourant la bâtisse. Les pousses serrées d’orties tout au long de l’année mettent en péril la plantation de légume, rendant ainsi la tâche complexe pour les fermiers.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Les villages ruinés du comté de Montbéliard, avec quelques autres d'origine moderne, Charles Duvernoy, 1847, p.  8 à 11 et 28 à 29. Google livres

Mémoire historique sur l'abbaye de Belchamp de l'ordre des Prémonstrés, an comté de Montbéliard, M. E. A. Bouchey, édition Clerc, 1865, p.  15, 39, 44. Google livres

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 3, Besançon, Cêtre,
  2. a b c d et e Les villages ruinés du comté de Montbéliard
  3. Mémoire historique sur l'abbaye de Belchamp
  4. [1]
  5. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  6. élection prévue vers octobre 2019
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Lien externe[modifier | modifier le code]

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