Montferrand-le-Château

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Montferrand-le-Château
Image illustrative de l'article Montferrand-le-Château
Blason de Montferrand-le-Château
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Canton Besançon-6
Intercommunalité Grand Besançon
Maire
Mandat
Pascal Duchezeau
2014-2020
Code postal 25320
Code commune 25397
Démographie
Population
municipale
2 086 hab. (2015 en diminution de 4,97 % par rapport à 2010)
Densité 279 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 11′ 02″ nord, 5° 54′ 31″ est
Altitude Min. 223 m
Max. 371 m
Superficie 7,48 km2
Localisation

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Montferrand-le-Château

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Montferrand-le-Château
Liens
Site web www.montferrand-le-chateau.fr

Montferrand-le-Château est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponmie[modifier | modifier le code]

Monsferrandis en 1248 ; Momfarrant en 1255 ; Montferrant en 1292 ; Montfarrand en 1352[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Grandfontaine Avanne-Aveney Rose des vents
N Rancenay
O    Montferrand-le-Château    E
S
Thoraise

Histoire[modifier | modifier le code]

Montferrand-le-Château est actuellement une petite commune de 2000 habitants sise le long du bassin fluvial du Doubs. Cependant son centre historique se situe au sommet d'un des nombreux chaînons calcaires qui parsèment la vallée du Doubs, donnant un relief particulier à la région bisontine.

Au sommet de ce point culminant a été construit un complexe de fortifications datant sans doute du Moyen Âge classique donc compris entre les Xe et XIIIe siècles, dont il reste aujourd'hui de nombreux vestiges parsemés dans la forêt, qui a recouvert ces vestiges médiévaux. Néanmoins, une ancienne tour de guet, au toit tombé en ruine, est nettement visible, facile d'accès on peut y contempler un magnifique panorama, dont les visées stratégiques étaient évidentes au Moyen Âge, car de là le seigneur de Montferrand pouvait surveiller ce qui pouvait se tramer dans les seigneuries avoisinantes comme Thoraise, Rancenay ou Avanne, mais surtout d'observer le Doubs, axe fluvial très emprunté au Moyen Âge car le plus rapide par rapport aux voies terrestres.

En contrebas de ce site de défense perché, a été construit le château de Montferrand, toujours ceint par ses murailles en pierres de tailles, délimitant ainsi le domaine de la réserve seigneuriale.

Les sires et seigneurs de Montferrand (maison de Montferrand) : du XIIIe au XVe siècle[modifier | modifier le code]

Le nom de Montferrand apparaît pour la première dans les écrits, associé à Jean de Cicon parent d'Othon de Cicon (seigneur de Karistos en Eubée, Grèce en 1206). Il prend le nom de son domaine: Jean de Montferrand (premier du nom). Famille puissante que celle des sires et seigneurs de Montferrand qui possède la rive droite du Doubs au sortir de Besançon jusqu’aux abords de la forêt de Chaux (à l'est de Dole) comprenant:

Elle partage aussi la rive gauche avec les familles d’Arguel et d’Abbans. Au sortir de Besançon, plus au nord, les villages de Pelousey, Auxon-Dessus, Miserey, Villers-Buzon et Emagny tombent en partie entre leurs mains durant un temps. Exerçant aussi une influence considérable dans les affaires de la ville de Besançon, la vicomté de Besançon lui appartient avec Pierre de Montferrand et en 1295 avec Eudes de Montferrand. Plusieurs de ses membres ont aussi été chargés par les comtes de Bourgogne de la garde de leurs forteresses principales: Fromont de Montferrand en 1276 et Jean de Thoraise en 1391 ont été ainsi baillis du comté de Bourgogne. La maison de Montferrand comptera parmi ses conquêtes, durant ses plus glorieuses années, les villages d’Avanne, Rancenay, Grandfontaine, Thoraise, Torpes, Velesmes, Routelle et Corcondray.

Les seigneurs de Montferrand durant leurs histoire sont aussi mêlés à bien des événements de la vie comtoise, française et même européenne:

- 1259: pillage et destruction du château archiépiscopal de Gy par Pierre de Montferrand et d'autres seigneurs comtois ligués contre l’Archevêque de Besançon, Guillaume de la Tour et les citoyens de Besançon appuyés par Jean de Châlon. Il est atteint, comme ses complices par la sentence d’excommunication lancée par l’Archevêque de Besançon et confirmée par le Pape Alexandre IV. C'est seulement sur l'intervention du Roi de France Saint Louis et réconciliation entre les deux parties que la paix revient à Besançon et dans le Comté.

- 1285: expédition en Sicile contre Pierre d’Aragon (Croisade d'Aragon),

- 1295-1301: Eudes de Montferrand et les seigneurs francs-comtois se rebellent contre Philippe le Bel et détruisent ses châteaux d’Ornans, Clerval et Pontarlier.

Le mariage de Jeanne de Montferrand avant 1359 scelle le destin de la maison de Montferrand à celle de sire Ansel de Salins (ministre du comte de Flandre et de Bourgogne) qui reçoit de Jean de Thoraise (branche des Montferrand à Thoraise) les fiefs de Mont et Grandfontaine en 1354 puis rachète les parts du reste de la seigneurie au cousin de son épouse Jean IV de Montferrand en 1373, et devient ainsi seigneur de Montferrand, Thoraise, Mont et Grandfontaine.

La famille Montferrand s'éteind au XVe siècle après s'être divisée en plusieurs branches adoptant ainsi les noms de leurs domaines: Montferrand, Torpes, Thoraise et Corcondray; seigneuries qui, successivement au fils des mariages et héritages, passent aux mains des seigneurs de Salins, de Vergy, d'Achey et de Grammont.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Jean de Montferrand, (? - 1252), dit "Jean de Cicon" chevalier, seigneur de Montferrand. Il est le fils de Jean de Cicon et de N. de Bourgogne. En 1230 il prête hommage à Jean Ier de Chalon, comte de Chalon, pour son château de Montferrand ; lors de cette cérémonie il déclare son fils Guillaume homme lige du comte[2].

Mariage et succession : Il épouse N... de La Tour de qui il a :

  • Guillaume qui suit,
  • Hugues,
  • Jean,
  • Fromond,
  • Henri,
  • Étienne,
  • Otton.


Guillaume de Montferrand, (? - vers 1310), damoiseau, seigneur de Montferrand. Il engage la terre de Grandfontaine à Alix de Méranie, comtesse de Bourgogne, en 1254[2].

Mariage et succession : Il épouse Isabelle/Sibylle, (? - après août 1300), fille de Thibaud III de Rougemont et de Comtesse de Belmont, de qui il a :

  • Pierre de Cicon, (? - 1273),
  • Jean qui suit.


Jean de Montferrand, (? - 1252), seigneur de Montferrand.

Mariage et succession : Son épouse est inconnue, il a :

  • Guillaume qui suit,
  • Hugues, (? - 1283/88), il épouse N... de La Tour,
  • Henri, (? - après 1264), il épouse Félicie, fille d'Hugues de Rans et de Béatrice de Pesmes.


Guillaume de Montferrand, (? - vers 1252), seigneur de Montferrand.

Mariage et succession : Son épouse est inconnue, il a :


Pierre de Montferrand, (? - 1273/77), damoiseau, seigneur de Montferrand, vicomte de Besançon. Il est cité dans un titre de la chambre des comtes de Dole en 1260 lorsqu'il obtient de Thibaud IV de Rougemont la dignité de vicomte. C'est sous ce titre qu'il est nommé en 1268 dans un acte par lequel Hugues de Montferrand s'engage à remettre les seigneuries de Granfontaine, de Mont et le bois de Vernois (ces deux derniers actuellement partie intégrante de la commune de Montferrand) au comte de Bourgogne Othon IV. À cette même époque Pierre fait la guerre à son oncle Hugues et détruit le château de Thoraise. L'année suivant Hugues fait la paix avec son neveu et Guillaume d'Aubonne, son complice[2].

Mariage et succession : Il épouse Isabelle, fille de Jean Ier de Ray et de Yolande de Choiseul, de qui il a Eudes qui suit.


Eudes de Montferrand, (? - 20 février 1328), chevalier, seigneur de Montferrand, vicomte de Besançon. Il prête hommage en 1292 à Jean Ier de Chalon-Arlay. Il donne la vicomté de Besançon à Humbert de Cuiseaux en 1293[2].

Mariage et succession : Il épouse Huguette, fille de Philippe de Vienne et d'Agnès de Bourgogne, de qui il a Jean qui suit.


Jean de Montferrand, (? - 1351), chevalier, seigneur de Montferrand. Il teste en 1351 et choisit sa sépulture dans l'église des cordeliers de Besançon[2].

Mariage et succession : Il épouse Marguerite, (? - après le 26 juin 1354), fille de Jean de Vaugrenant et d'Helvis de Villersexel, de qui il Jeanne, (? - après 1408), dame de Montferrand. Elle hérite de la seigneurie de Vaugrenant après la mort de ses neveux Jean et Aymé[2]. Elle épouse Anselme de Salins-la-Tour.

Epoque contemporaine[modifier | modifier le code]

La saline de Montferrand est exploitée à la fin XIXe siècle.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la commune

Blason de Montferrand-le-Château Blason D’azur semé de billettes d’or, au lion couronnée du même, armé de sable et lampassé de gueules brochant.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 mars 2001 Jean Bousset    
mars 2001 en cours Pascal Duchezeau[3] SE-FG  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5].

En 2015, la commune comptait 2 086 habitants[Note 1], en diminution de 4,97 % par rapport à 2010 (Doubs : +1,74 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
415 494 441 425 469 432 394 381 427
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
379 787 813 1 071 1 121 1 167 1 096 669 757
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
529 534 606 577 670 638 664 705 780
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
875 974 1 452 1 612 1 724 1 896 2 144 2 195 2 086
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alexandre Ghiczy ( Handballeur )


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Guillaume, Histoire généalogique des sires de Salins au comté de Bourgogne, Besançon, Jean-Antoine Vieille, (lire en ligne), p. 288 à 299
  • Louis Borne. Les sires de Montferrand, Thoraise, Torpes, Corcondray, aux XIIIe, XIVe et XVe siècles. Essai de généalogie et d'histoire d'une famille féodale franc-comtoise. Besançon, impr. Jacques et Demontrond, 1924.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 4, Besançon, Cêtre,
  2. a, b, c, d, e et f Histoire généalogique des sires de Salins au comté de Bourgogne
  3. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.