Montferrand-le-Château

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Montferrand-le-Château
Montferrand-le-Château
Blason de Montferrand-le-Château
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Intercommunalité Grand Besançon Métropole
Maire
Mandat
Michel Gaillot
2020-2026
Code postal 25320
Code commune 25397
Démographie
Population
municipale
2 171 hab. (2018 en augmentation de 0,56 % par rapport à 2013)
Densité 290 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 11′ 02″ nord, 5° 54′ 31″ est
Altitude Min. 223 m
Max. 371 m
Superficie 7,48 km2
Unité urbaine Montferrand-le-Château
(ville-centre)
Aire d'attraction Besançon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Besançon-6
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
Voir sur la carte administrative de Bourgogne-Franche-Comté
City locator 14.svg
Montferrand-le-Château
Géolocalisation sur la carte : Doubs
Voir sur la carte topographique du Doubs
City locator 14.svg
Montferrand-le-Château
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Montferrand-le-Château
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Montferrand-le-Château
Liens
Site web www.montferrand-le-chateau.fr

Montferrand-le-Château est une commune française située dans le département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont les Montferrandais et Montferrandaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Monsferrandis en 1248 ; Momfarrant en 1255 ; Montferrant en 1292 ; Montfarrand en 1352[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Grandfontaine Avanne-Aveney Rose des vents
N Rancenay
O    Montferrand-le-Château    E
S
Thoraise

Transport[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les lignes 52 54  du réseau de transport en commun Ginko.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Montferrand-le-Château est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Montferrand-le-Château, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[5] et 2 523 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Besançon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 312 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (38,8 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (44 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (37,5 %), zones urbanisées (20,4 %), prairies (19,5 %), zones agricoles hétérogènes (14,2 %), terres arables (5,1 %), eaux continentales[Note 3] (3,3 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Montferrand-le-Château est actuellement une petite commune de 2 000 habitants sise le long du bassin fluvial du Doubs. Cependant son centre historique se situe au sommet d'un des nombreux chaînons calcaires qui parsèment la vallée du Doubs, donnant un relief particulier à la région bisontine.

Au sommet de ce point culminant a été construit un complexe de fortifications datant sans doute du Moyen Âge classique donc compris entre les Xe et XIIIe siècles, dont il reste aujourd'hui de nombreux vestiges parsemés dans la forêt, qui a recouvert ces vestiges médiévaux. Néanmoins, une ancienne tour de guet, au toit tombé en ruine, est nettement visible, facile d'accès on peut y contempler un magnifique panorama, dont les visées stratégiques étaient évidentes au Moyen Âge, car de là, le seigneur de Montferrand pouvait surveiller ce qui pouvait se tramer dans les seigneuries avoisinantes comme Thoraise, Rancenay ou Avanne, mais surtout observer le Doubs, axe fluvial très emprunté au Moyen Âge car plus rapide par rapport aux voies terrestres.

Les sires et seigneurs de Montferrand (maison de Montferrand) : du XIIIe au XVe siècle[modifier | modifier le code]

Le nom de Montferrand apparaît pour la première dans les écrits, associé à Jean de Cicon parent d'Othon de Cicon (seigneur de Karistos en Eubée, Grèce en 1206). Il prend le nom de son domaine: Jean de Montferrand (premier du nom). Famille puissante que celle des sires et seigneurs de Montferrand qui possède la rive droite du Doubs au sortir de Besançon jusqu’aux abords de la forêt de Chaux (à l'est de Dole) comprenant:

Elle partage aussi la rive gauche avec les familles d’Arguel et d’Abbans. Au sortir de Besançon, plus au nord, les villages de Pelousey, Auxon-Dessus, Miserey, Villers-Buzon et Emagny tombent en partie entre leurs mains durant un temps. Exerçant aussi une influence considérable dans les affaires de la ville de Besançon, la vicomté de Besançon lui appartient avec Pierre de Montferrand et en 1295 avec Eudes de Montferrand. Plusieurs de ses membres ont aussi été chargés par les comtes de Bourgogne de la garde de leurs forteresses principales: Fromont de Montferrand en 1276 et Jean de Thoraise en 1391 ont été ainsi baillis du comté de Bourgogne. La maison de Montferrand comptera parmi ses conquêtes, durant ses plus glorieuses années, les villages d’Avanne, Rancenay, Grandfontaine, Thoraise, Torpes, Velesmes, Routelle et Corcondray.

Les seigneurs de Montferrand durant leurs histoire sont aussi mêlés à bien des événements de la vie comtoise, française et même européenne :

- 1259: pillage et destruction du château archiépiscopal de Gy par Pierre de Montferrand et d'autres seigneurs comtois ligués contre l’Archevêque de Besançon, Guillaume de la Tour et les citoyens de Besançon appuyés par Jean de Châlon. Il est atteint, comme ses complices par la sentence d’excommunication lancée par l’Archevêque de Besançon et confirmée par le Pape Alexandre IV. C'est seulement sur l'intervention du Roi de France Saint Louis et réconciliation entre les deux parties que la paix revient à Besançon et dans le Comté.

- 1285: expédition en Sicile contre Pierre d’Aragon (Croisade d'Aragon),

- 1295-1301: Eudes de Montferrand et les seigneurs francs-comtois se rebellent contre Philippe le Bel et détruisent ses châteaux d’Ornans, Clerval et Pontarlier.

Le mariage de Jeanne de Montferrand avant 1359 scelle le destin de la maison de Montferrand à celle de sire Ansel de Salins (ministre du comte de Flandre et de Bourgogne) qui reçoit de Jean de Thoraise (branche des Montferrand à Thoraise) les fiefs de Mont et Grandfontaine en 1354 puis rachète les parts du reste de la seigneurie au cousin de son épouse Jean IV de Montferrand en 1373, et devient ainsi seigneur de Montferrand, Thoraise, Mont et Grandfontaine.

La famille Montferrand s'éteint au XVe siècle après s'être divisée en plusieurs branches adoptant ainsi les noms de leurs domaines : Montferrand, Torpes, Thoraiseet Corcondray; seigneuries qui, successivement au fil des mariages et héritages, passent aux mains des seigneurs de Salins, de Vergy, d'Achey et de Grammont.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Jean de Montferrand, (? - 1252), dit "Jean de Cicon" chevalier, seigneur de Montferrand. Il est le fils de Jean de Cicon et de N. de Bourgogne. En 1230 il prête hommage à Jean Ier de Chalon, comte de Chalon, pour son château de Montferrand ; lors de cette cérémonie il déclare son fils Guillaume homme lige du comte[12].

Mariage et succession : Il épouse N... de La Tour de qui il a :

  • Guillaume qui suit,
  • Hugues,
  • Jean,
  • Fromond,
  • Henri,
  • Étienne,
  • Otton.

Guillaume de Montferrand, (? - vers 1310), damoiseau, seigneur de Montferrand. Il engage la terre de Grandfontaine à Alix de Méranie, comtesse de Bourgogne, en 1254[12].

Mariage et succession : Il épouse Isabelle/Sibylle, (? - après ), fille de Thibaud III de Rougemont et de Comtesse de Belmont, de qui il a :

  • Pierre de Cicon, (? - 1273),
  • Jean qui suit.

Jean de Montferrand, (? - 1252), seigneur de Montferrand.

Mariage et succession : Son épouse est inconnue, il a :

  • Guillaume qui suit,
  • Hugues, (? - 1283/88), il épouse N... de La Tour,
  • Henri, (? - après 1264), il épouse Félicie, fille d'Hugues de Rans et de Béatrice de Pesmes.

Guillaume de Montferrand, (? - vers 1252), seigneur de Montferrand.

Mariage et succession : Son épouse est inconnue, il a :

Pierre de Montferrand, (? - 1273/77), damoiseau, seigneur de Montferrand, vicomte de Besançon. Il est cité dans un titre de la chambre des comtes de Dole en 1260 lorsqu'il obtient de Thibaud IV de Rougemont la dignité de vicomte. C'est sous ce titre qu'il est nommé en 1268 dans un acte par lequel Hugues de Montferrand s'engage à remettre les seigneuries de Granfontaine, de Mont et le bois de Vernois (ces deux derniers actuellement partie intégrante de la commune de Montferrand) au comte de Bourgogne Othon IV. À cette même époque Pierre fait la guerre à son oncle Hugues et détruit le château de Thoraise. L'année suivante Hugues fait la paix avec son neveu et Guillaume d'Aubonne, son complice[12].

Mariage et succession : Il épouse Isabelle, fille de Jean Ier de Ray et de Yolande de Choiseul, de qui il a Eudes qui suit.

Eudes de Montferrand, (? - ), chevalier, seigneur de Montferrand, vicomte de Besançon. Il prête hommage en 1292 à Jean Ier de Chalon-Arlay. Il donne la vicomté de Besançon à Humbert de Cuiseaux en 1293[12].

Mariage et succession : Il épouse Huguette, fille de Philippe de Vienne et d'Agnès de Bourgogne, de qui il a Jean qui suit.

Jean de Montferrand, (? - 1351), chevalier, seigneur de Montferrand. Il teste en 1351 et choisit sa sépulture dans l'église des cordeliers de Besançon[12].

Mariage et succession : Il épouse Marguerite, (? - après le ), fille de Jean de Vaugrenant et d'Helvis de Villersexel, de qui il Jeanne, (? - après 1408), dame de Montferrand. Elle hérite de la seigneurie de Vaugrenant après la mort de ses neveux Jean et Aymé[12]. Elle épouse Anselme de Salins-la-Tour.

Epoque contemporaine[modifier | modifier le code]

La saline de Montferrand est exploitée à la fin XIXe siècle.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la commune

Blason de Montferrand-le-Château Blason
D’azur semé de billettes d’or, au lion couronnée du même, armé de sable et lampassé de gueules brochant.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 mars 2001 Jean Bousset    
mars 2001 mai 2020 Pascal Duchezeau[13] SE- App.PCF[14]  
mai 2020 En cours Michel Gaillot [15] LR  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[17].

En 2018, la commune comptait 2 171 habitants[Note 4], en augmentation de 0,56 % par rapport à 2013 (Doubs : +1,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
415494441425469432394381427
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3797878131 0711 1211 1671 096669757
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
529534606577670638664705780
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
8759741 4521 6121 7241 8962 1442 1952 086
2018 - - - - - - - -
2 171--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Guillaume, Histoire généalogique des sires de Salins au comté de Bourgogne, Besançon, Jean-Antoine Vieille, (lire en ligne), p. 288 à 299
  • Louis Borne. Les sires de Montferrand, Thoraise, Torpes, Corcondray, aux XIIIe, XIVe et XVe siècles. Essai de généalogie et d'histoire d'une famille féodale franc-comtoise. Besançon, impr. Jacques et Demontrond, 1924.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 4, Besançon, Cêtre, .
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  3. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  5. « Unité urbaine 2020 de Montferrand-le-Château », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 26 mars 2021).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 14 mai 2021)
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 14 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. a b c d e et f Histoire généalogique des sires de Salins au comté de Bourgogne
  13. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  14. https://france3-regions.blog.francetvinfo.fr/politiquefranchecomte/2014/09/12/les-candidats-aux-senatoriales-dans-le-doubs.html
  15. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.