Chagey

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Chagey
Les deux églises au centre.
Les deux églises au centre.
Blason de Chagey
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Lure
Canton Héricourt-1
Intercommunalité Communauté de communes du pays d'Héricourt
Maire
Mandat
Josette Loch
2014-2020
Code postal 70400
Code commune 70116
Démographie
Population
municipale
655 hab. (2014)
Densité 94 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 36′ 46″ nord, 6° 44′ 09″ est
Altitude Min. 337 m
Max. 489 m
Superficie 6,99 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haute-Saône

Voir sur la carte administrative de Haute-Saône
City locator 14.svg
Chagey

Géolocalisation sur la carte : Haute-Saône

Voir sur la carte topographique de Haute-Saône
City locator 14.svg
Chagey

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Chagey

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Chagey

Chagey (Tchèdji en patois) est une commune française située dans le département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Paysage de Chagey.

Chagey et implanté dans la Trouée de Belfort, entre les Vosges saônoises est les première collines du massif du jura.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Chenebier Frahier-et-Chatebier Châlonvillars Rose des vents
N Mandrevillars
O    Chagey    E
S
Luze Échenans-sous-Mont-Vaudois

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L’ancienne église de Chagey.
La forge.

Lors de la guerre franco-allemande de 1870, la commune est marquée en 1870 par la Bataille d'Héricourt ou de la Lizaine, opposant l’armée de l’Est, avec des mobiles bressans, commandée par le général Bourbaki aux Prussiens de Von Werder.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Carte départementale représentant en rouge la communauté de communes du Pays d'Héricourt.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Brevilliers fait partie de l'arrondissement de Lure du département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté.

La commune était historiquement rattachée depuis la Révolution française au canton d'Héricourt. Celui-ci a été scindé en 1985 et la commune rattachée au canton de Héricourt-Est[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du Canton d'Héricourt-1.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté de communes du Pays d'Héricourt, intercommunalité créée au

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie-école.
Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1983 1987 Marguerite Gitta    
1987[3] 2001 Josette Loch    
mars 2001 juin 2004 Jean Hennequin    
juillet 2004 en cours
(au 24/9/2016)
Josette Loch   Retraitée
Réélue pour le mandat 2014-2020[4]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 655 habitants, en diminution de -3,25 % par rapport à 2009 (Haute-Saône : -0,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
430 443 473 653 867 838 854 935 962
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
921 897 960 867 870 797 796 725 656
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
610 579 516 467 446 432 409 403 424
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
470 472 545 567 621 659 675 651 655
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école communale compte, à la rentrée 2015-2016, 47 élèves dont 21 en maternelle, répartis en 2 classes[8].

Santé[modifier | modifier le code]

Un cabinet infirmier a été créé au village en 2014[9].

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Monument aux morts de la Bataille de Montbéliard, constitué d'un socle surmonté d’une pyramide tronquée en granit de Belgique (taille de M. Cathlin de Servance, maçonnerie de Morand Wicker d’Héricourt) orné d'une diaichotte, paysanne du pays de Montbéliard en costume local, sculptée par Antoine Gautier et fondue par Gruet, offerts par l'industriel et alors capitaine au 50e régiment d'infanterie, Alfred Engel et inauguré le , contenant les restes de 28 soldats français et de trois soldats prussiens, tous restés inconnus[10],[11].
  • Dans le cadre des dragonades ordonnées par Louis XV, le temple est pris le par les grenadiers royaux, lors d'échauffourées pendant lesquelles cinq habitants sont tuées et de nombreuses personnes blessées. Une enquête prouve que plusieurs villages alentour ont envoyé des gens. Des otages sont choisis parmi les échevins et emmenés en détention à Besançon. Le temple est reconstruit en 1748, mais est affecté au culte catholique jusqu'à la Révolution française, où, en 1793, il est rendu à la communauté protestante[12].
  • Anciennes forges de Chagey, du début du XXe siècle, et dont l'histoire remonte à 1586[13].
  • Ancien tissage de coton Schwob Frères, construit vers 1918[14].
  • Fontaine-lavoir, construite en 1850[15].

Les deux Genéchier[modifier | modifier le code]

Il semble que deux hameaux portant ce nom existaient sur la commune.

Le plus récent est créé en 1704 avant d'être rattaché à Chagey, il se trouvait le long d'un ruisseau qui se jette dans la Lizaine au-dessus du moulin de Luze et possédait son propre moulin depuis 1710. Fondé par Léonard Nardin, originaire d'Héricourt, simple "trompette" devenu capitaine d'un régiment d'infanterie puis chambellan et chef du conseil du duc Léopold-Eberhard de Wurtemberg, comte de Montbéliard. Ce dernier lui donnait ces terres en remerciements de ses services, Léonard les faisait défricher et construire quelques maisons où il installa neuf familles venues de Suisse et d'Allemagne. Après le décès de Léopold-Eberhard de Wurtemberg son successeur ordonna le séquestre de la terre de Genéchie, Léonard Nardin se plaça sous la protection de la France et renia la religion protestante en vigueur dans la principauté. En 1750 la population comptait 132 habitants et 17 maisons, le fief était transmis au baron de Goll, originaire de Colmar qui devait devenir vice-président de la régence de Montbéliard[16].

Un autre hameau plus ancien avait aussi pour nom Genéchier, il se situe le long du bois de Genechier. Il appartenait à Eudes IV duc de Bourgogne depuis 1332 à la suite d'un traité qu'il avait passé avec les héritiers de Renaud de Bourgogne, comte de Montbéliard. En 1374 le hameau était rattaché à la seigneurie Héricourt et deux de ses habitants, Guy Perrenel dit Narbon et Perrenel le Chappuis, étaient admis aux privilèges de la bourgeoisie d'Héricourt[16].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Chagey Blason D’or aux deux jumelles en pal entrelacées en pointe avec deux jumelles ondées, le tout de gueules, à la roue de sable dentée de huit pièces en queue d’aronde brochant aussi en pointe et surmonté d’un haut fourneau du même enflammé de gueules, brochant sur les jumelles en pal et accosté de deux ramures de cerf adossées aussi de sable.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les villages ruinés du comté de Montbéliard, avec quelques autres d'origine moderne, Charles Duvernoy, 1847, p.  24 à 26. Google livres

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Masse de fonte, de laitier et de charbon agglomérés ensembles en raison d'un refroidissement trop brusque dû à une mal-façon dans la structure du haut-fourneau. Voir : Pierre Clément Grignon, Mémoires de physique sur l'art de fabriquer le fer, d'en fondre et forger des canons d'artillerie : sur l'histoire naturelle et sur divers sujets particuliers de physique et d'économie, Delalai, (lire en ligne), p. 602.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. « Les maires de Chagey », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 31 octobre 2016).
  3. « Josette Loch, candidate à sa succession », L'Est républicain,‎ (lire en ligne) « Josette Loch a été élue en mars 1983 au poste d’adjointe, le maire de l’époque étant Marguerite Gitta. En 1987, Josette Loch est élue maire puis réélue en 1989 et 1995. En 2001, réélue elle démissionne le soir même et reprend la place de maire en 2004 pour la fin du mandat. Elle occupa la place de premier magistrat de 2008 à 2014. Elle va postuler pour un nouveau mandat avec un conseil municipal en partie renouvelé ».
  4. « Josette Loch ceint l’écharpe », L'Est républicain,‎ (lire en ligne) « Josette Loch, maire sortante de Chagey, a procédé à l’installation du nouveau conseil municipal (...) Pour le poste de maire, Josette Loch et Jean-Marie Piguet ont fait acte de candidature : Josette Loch a obtenu 14 voix, Jean-Marie Piguet, 1 voix. Josette Loch est donc réélue au poste de maire ».
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. « Virginie Mbomboa, nouvelle enseignante », L'Est républicain, édition de Belfort-Héricourt-Montbelliard,‎ (lire en ligne).
  9. « Un cabinet infirmier au village », L'Est républicain, édition de Belfort-Héricourt-Montbelliard,‎ (lire en ligne).
  10. « La diaichotte a une sœur », L'Est républicain, édition de Belfort-Héricourt-Montbelliard,‎ (lire en ligne).
  11. « Le monument des inconnus », L'Est républicain, édition de Belfort-Héricourt-Montbelliard,‎ (lire en ligne).
  12. « La dernière « dragonnade » de Louis XV : Le 27 août 1740, les grenadiers du roi de France affrontent une foule ameutée autour du temple à Chagey. C’en est fini de l’exercice libre de la religion luthérienne dans cette commune et à Luze jusqu’en 1793 », L'Est républicain,‎ (lire en ligne).
  13. « Le haut fourneau dit forges de Chagey, puis scierie », notice no IA70000090, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « Le tissage de coton Schwob Frères, actuellement usine de menuiserie », notice no IA70000089, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Le lifting de la fontaine est en cours », L'Est républicain,‎ (lire en ligne).
  16. a et b Les villages ruinés du comté de Montbéliard