Bourogne

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Bourogne
La Bourbeuse à Bourogne.
La Bourbeuse à Bourogne.
Blason de Bourogne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Territoire de Belfort
Arrondissement Arrondissement de Belfort
Canton Châtenois-les-Forges
Intercommunalité Grand Belfort
Maire
Mandat
Jean-François Roost
2014-2020
Code postal 90140
Code commune 90017
Démographie
Gentilé Bourignais
Population
municipale
1 945 hab. (2014)
Densité 142 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 33′ 44″ nord, 6° 55′ 11″ est
Altitude Min. 327 m – Max. 427 m
Superficie 13,71 km2
Localisation

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Liens
Site web bourogne.fr

Bourogne est une commune française située dans le département du Territoire de Belfort en région Bourgogne-Franche-Comté, rattachée au canton de Grandvillars depuis 1970, auparavant rattachée au canton de Delle. Ses habitants sont appelés les Bourignais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Elle est située à 11 km au sud-est de Belfort sur la route Belfort-Delle à proximité du point de jonction du canal de la Haute-Saône venant de Ronchamp et de celui du canal du Rhône au Rhin, encore en service. La rivière qui arrose Bourogne est « la Bourbeuse ».

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Moval Meroux Charmois Rose des vents
Trévenans N Froidefontaine
O    Bourogne    E
S
Dambenois (Doubs)
Allenjoie (Doubs)
Méziré Morvillars

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Boronia (1222), Bölle (1303), Boreigne (1325), Bolle (1347), Boloigne/Boroingne/Bouroingne (1655), Bourogne (1793).
  • En allemand: Boringen ou Böll[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Faits historiques[modifier | modifier le code]

L'histoire et le développement de Bourogne sont liés à sa position géographique qui en a fait un lieu de passage fréquenté depuis les temps les plus anciens. La présence de l'homme préhistorique est attestée et des vestiges gallo-romains dont un fragment de mosaïque ayant appartenu à une villa. Un embranchement reliait le site de Bourogne à la voie romaine passant par Mandeure et Augst (Augusta Rauricorum). L'époque qui laissa les traces les plus intéressantes est le haut Moyen Âge, avec le vaste cimetière barbare (dit aussi burgonde ou mérovingien) datant des VIIe et VIIIe siècles qui fut fouillé de 1907 à 1909. Au printemps 2004, des fouilles préventives, effectuées à la demande de la municipalité avant l'extension du cimetière, ont permis de découvrir des vestiges importants d'un habitat défensif datant du Ve ou VIe siècle. Les fondations de deux ateliers d'artisans et de trois fours à chaux ainsi que des traces d'occupation datant de l'âge du bronze ont été mis au jour. La première mention du nom du village Boronia date de 1150.

Jusqu'en 1347, le village est partagé entre le comté de Montbéliard et celui de comté de Ferrette, la Bourbeuse formant la limite entre les deux domaines. À cette époque aurait existé un château à Boringen nom germanisé de ce fief des Brinighoffen, vassaux du comte de Ferrette.

Au mois de septembre 1676 l'armée du général Duplessis-Pralin stationna à Bourogne avant la prise de Montbéliard le 8 novembre.

À la fin des Cent-Jours, le 2 juillet 1815, les troupes du 8e Corps d'observation du Jura, commandées par le général Lecourbe, affrontèrent les armées autrichiennes.

Pendant la guerre de 1870, le quartier général prussien était établi à Bourogne.

Aujourd'hui, la commune abrite le 1er régiment d'artillerie, au quartier Ailleret.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Bourogne possède son propre blason, il est « d'azur à un mouton d'argent » surmonté de la lettre B. Il a été ratifié par la commission d'héraldique du 24 janvier 1959. Il se rapporte à l'influence qu'a revêtue autrefois l'importance de l'élevage des ovins sur le territoire de la commune.

Armes de Bourogne

Les armes peuvent se blasonner ainsi : d'azur au mouton passant d'argent, surmonté de la lettre B capitale d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1953 1971 Louis Thomas    
mars 1971 mars 1995 Léon Mougin PS Maire
mars 2001 mars 2008 Jean Liborio    
mars 2008 en cours Jean-François Roost    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 945 habitants, en diminution de -1,22 % par rapport à 2009 (Territoire de Belfort : 1,3 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
339 615 638 627 673 715 898 907 928
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
876 926 905 892 1 120 1 031 1 029 954 1 014
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
899 802 805 646 646 632 648 578 770
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
838 845 906 1 216 1 353 1 422 1 887 1 974 1 945
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Le bourg a commencé à se développer tout doucement à partir de la mise en service de son port fluvial sur le canal du Rhône au Rhin commencé sous le Premier Empire et ouvert en 1833 et de la voie de chemin de fer Belfort-Delle vers 1876 mais c'est la création de la zone industrielle, au début des années 1970, qui fit du village agricole une petite ville riche de son industrie.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

L’Espace Multimédia Gantner (EMG), qui est un centre dédié aux cultures multimédias, numériques et à la sensibilisation à l’art contemporain, fut créé, à l'origine, dans une ancienne ferme rénovée pour abriter la collection de lithographies dont le peintre Bernard Gantner a fait don à la commune de Bourogne.

Le foyer rural Léon-Mougin, du nom d'un ancien maire (durant 30 ans) qui en fut le fondateur, comporte de nombreuses sections qui animent ce petit village de l'est de la France.

Galerie[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire topographique du département du Haut-Rhin - Georges Stoffel (1868).
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .