Châtenois-les-Forges

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Châtenois-les-Forges
Châtenois-les-Forges
L’église de Châtenois-les-Forges.
Blason de Châtenois-les-Forges
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Territoire de Belfort
Arrondissement Arrondissement de Belfort
Canton Canton de Châtenois-les-Forges
(chef-lieu)
Intercommunalité Grand Belfort
Maire
Mandat
André Brunetta
2014-2020
Code postal 90700
Code commune 90022
Démographie
Gentilé Chatenais
Population
municipale
2 757 hab. (2015 en augmentation de 2,26 % par rapport à 2010)
Densité 318 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 33′ 31″ nord, 6° 51′ 00″ est
Altitude Min. 328 m
Max. 415 m
Superficie 8,67 km2
Localisation

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Châtenois-les-Forges

Châtenois-les-Forges est une commune française située dans le département du Territoire de Belfort en région Bourgogne-Franche-Comté. Ses habitants sont appelés les Chatenais.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune, qui est chef-lieu du canton de Châtenois-les-Forges, est située au sud-est du département, sur la RN 437, à mi-chemin entre Belfort et Montbéliard.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Brevilliers
(Haute-Saône)
Bermont Rose des vents
N Trévenans
O    Châtenois-les-Forges    E
S
Bethoncourt
(Doubs)
Grand-Charmont Nommay

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Ecclesiam de Casteneyaco (1147), Ecclesiam de Castiney (1177), Schehteney (1241), Chastenois (1655), Priour de Chastenoy (1303), Prioratus de Chateneyo/Chatenajo ordinis S. Augustini (1435), Meigertum Schatheney (1427).
  • En allemand : Kestenholtz[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Le nom de Châtenois est cité pour la première fois en 1098. En 1147 Casteneyaco (Kestenholz en allemand) abritait alors un prieuré de l’ordre de Saint-Augustin dont la chapelle aurait servi d’église paroissiale. En 1300 un différend entre le prieur de Châtenois et celui de Lanthenans (Doubs) donna lieu à un procès qui laissa des traces dans les archives. Cet établissement religieux, qui avait cessé en 1435 de dépendre du prieuré de Lanthenans pour être rattaché au chapitre de Montbéliard, disparut à la fin du XVIe siècle. L’église actuelle a été consacrée le 20 juin 1745 à saint Étienne.

En 1282, le seigneur du village était Alard de Châtenois, vassal du comte Renaud de Bourgogne. Châtenois était alors le chef-lieu d’une mairie importante du comté de Montbéliard et devient, vers 1350, une possession autrichienne. Le village d’Oye, situé entre Châtenois et Bermont faisait partie de cette mairie. Au moment de la Guerre de Trente Ans vers 1633, Oye fut ravagé par les troupes du Roi de Suède, alliés des Français, et ne devait plus se relever de ses ruines. Aujourd’hui, il ne reste d’Oye que le bois qui porte son nom, au nord de Châtenois.

Au XVIIIe siècle, se développe l’industrie sidérurgique avec l’établissement de hauts-fourneaux et de forges destinés au traitement et à la transformation du minerai de fer en grain extrait des mines d’Andelnans, Chévremont, Châtenois, Danjoutin, Roppe, Vézelois… Après avoir successivement appartenu aux descendants de Mazarin à la famille Viellard puis à la Compagnie des forges d’Audincourt. Le dernier haut-fourneau s’éteint au XIXe siècle mais la tradition industrielle se poursuit jusqu’à aujourd’hui.

Villemont[modifier | modifier le code]

Villemont était un village situé entre Châtenois-les-Forges, Grand-Charmont, Bethoncourt et Nommay. En 1150 il est mentionné dans un titre par lequel le chapitre de Montbéliard donnait à l'abbaye Notre-Dame de Belchamp « sa terre de Villemont » ainsi que la forêt proche en échange de deux « collonges » et trois « meix » (habitation d’un cultivateur, jointe à autant de terre qu’il en faut pour l’occuper et le nourrir) dans les villages proche. La dénomination de Villemont disparaît dès le début du XIVe siècle pour être remplacé par le nom de Villers-le-Sec où le prieuré de Châtenois y possédait des terres. Après la mort du comte Renaud et le partage de sa succession, Villers-le-Sec fut compris dans la part de sa fille Jeanne qui offrit aux habitants leurs franchises de la mainmorte. Villers-le-Sec disparaît dans la première moitié du XVe siècle car un acte de 1429 en parle comme d'un village « ruiné dans les dernières guerres »[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Châtenois-les-Forges

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

d'azur aux trois tours d'or maçonnées de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie de Châtenois-les-Forges.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? mars 2001 Robert Enggist    
mars 2001 mars 2014 Jean-Claude Mathey    
mars 2014 avril 2015
(démission)
Florian Bouquet UMP-LR Conseiller général (2011 → 2015) puis départemental
du canton de Châtenois-les-Forges (2015 → )
Président du conseil départemental du Territoire de Belfort (2015 → )
avril 2015[3] en cours André Brunetta LR Retraité de l'enseignement
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5].

En 2015, la commune comptait 2 757 habitants[Note 1], en augmentation de 2,26 % par rapport à 2010 (Territoire de Belfort : +1,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5656468178731 1281 1311 0491 0151 004
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9009489649741 0201 0791 1281 2501 516
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6061 8152 1411 9162 0532 2312 1601 8662 167
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
2 5482 4682 7042 6912 5172 6802 7282 6962 757
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

L’importance de Châtenois est directement liée à son activité économique. De 752 habitants en 1803, elle passe à 1 131 en 1836. Baissant légèrement ensuite jusqu’à 974 en 1872 pour doubler pendant les quarante ans qui ont suivi et atteindre 2 141 habitants en 1911, comme la plupart des centres industriels du Territoire de Belfort accueillant la main d'œuvre alsacienne optant pour la nationalité française. Actuellement, Châtenois est aussi lieu de résidence pour des travailleurs employés aussi bien à Belfort qu’à Sochaux-Montbéliard.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Fontaine près de l'ancienne mairie.

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Eglise saint Etienne
Fontaine Vautherin

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les villages ruinés du comté de Montbéliard, avec quelques autres d'origine moderne, Charles Duvernoy, 1847, p.  35 à 36. Google livres

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire topographique du département du Haut-Rhin - Georges Stoffel (1868)
  2. Les villages ruinés du comté de Montbéliard
  3. « André Brunetta élu maire », L'Est républicain,‎ (lire en ligne)
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.