Châtenois-les-Forges

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Châtenois-les-Forges
Châtenois-les-Forges
La mairie
Blason de Châtenois-les-Forges
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Territoire de Belfort
Arrondissement Belfort
Intercommunalité Grand Belfort
Maire
Mandat
Mélanie Welklen-Haoatai
2020-2026
Code postal 90700
Code commune 90022
Démographie
Gentilé Chatenais
Population
municipale
2 667 hab. (2019 en diminution de 2,49 % par rapport à 2013)
Densité 308 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 33′ 31″ nord, 6° 51′ 00″ est
Altitude Min. 328 m
Max. 415 m
Superficie 8,67 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Châtenois-les-Forges
(ville-centre)
Aire d'attraction Belfort
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Châtenois-les-Forges
(bureau centralisateur)
Législatives 2e circonscription du Territoire de Belfort
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
Voir sur la carte administrative de Bourgogne-Franche-Comté
City locator 14.svg
Châtenois-les-Forges
Géolocalisation sur la carte : Territoire de Belfort
Voir sur la carte topographique du Territoire de Belfort
City locator 14.svg
Châtenois-les-Forges
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Châtenois-les-Forges
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Châtenois-les-Forges
Liens
Site web http://www.chatenoislesforges.fr

Châtenois-les-Forges est une commune française située dans le département du Territoire de Belfort en région Bourgogne-Franche-Comté. Ses habitants sont appelés les Chatenais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Vue aérienne.

Châtenois-les-Forges est un bourg périurbain franc-comtois, situé au sud-est du département, à mi-chemin entre Belfort et Montbéliard, à treize kilomètres de la frontière franco-suisse.

Il est desservi par l'ex- RN 437 (actuelle RD 437) et est aisément accessible par l'Autoroute A36

Champs au-dessus de Châtenois-les-Forges.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est limitée à l'est par le cours de la Savoureuse, un sous-affluent du Rhône par le Doubs, la Saône et l'Allan.

A proximité se trouvent deux grands étangs.

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Châtenois-les-Forges est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Châtenois-les-Forges, une agglomération inter-départementale regroupant 3 communes[4] et 4 752 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Belfort, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 91 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (50,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (51,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (50,9 %), zones agricoles hétérogènes (32,4 %), zones urbanisées (11,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3 %), eaux continentales[Note 3] (1,8 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Châtenois est cité pour la première fois en 1098.

  • Ecclesiam de Casteneyaco (1147), Ecclesiam de Castiney (1177), Schehteney (1241), Chastenois (1655), Priour de Chastenoy (1303), Prioratus de Chateneyo/Chatenajo ordinis S. Augustini (1435), Meigertum Schatheney (1427).
  • En allemand : Kestenholtz[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1147, Casteneyaco (Kestenholz en allemand) abritait alors un prieuré de l’ordre de Saint Augustin dont la chapelle aurait servi d’église paroissiale.

En 1300, un différend entre le prieur de Châtenois et celui de Lanthenans donna lieu à un procès dont on retrouve les traces dans les archives. Cet établissement religieux, qui a cessé en 1435 de dépendre du prieuré de Lanthenans pour être rattaché au chapitre de Montbéliard, disparait à la fin du XVIe siècle. L’église actuelle est consacrée le à saint Étienne.

En 1282, le seigneur du village était Alard de Châtenois, vassal du comte Renaud de Bourgogne. Châtenois était alors le chef-lieu d’une « mairie » importante du comté de Montbéliard et devient, vers 1350, une possession autrichienne. Le village d’Oye, situé entre Châtenois et Bermont fait alors partie de cette seigneurie.

Au moment de la guerre de Trente Ans vers 1633, Oye fut ravagé par les troupes du roi de Suède, allié des Français, et ne s'est pas relevé de ses ruines. Aujourd’hui, il ne reste d’Oye que le bois qui porte son nom, au nord de Châtenois.

Au XVIIIe siècle, se développe l’industrie sidérurgique avec l’établissement de hauts-fourneaux et de forges destinés au traitement et à la transformation du minerai de fer en grain extrait des mines d’Andelnans, Chévremont, Châtenois, Danjoutin, Roppe, Vézelois… Après avoir successivement appartenu aux descendants de Mazarin, à la famille Viellard puis à la Compagnie des forges d’Audincourt. Le dernier haut-fourneau s’éteint au XIXe siècle mais la tradition industrielle se poursuit jusqu’à aujourd’hui.

Le bourg a été desservi par la ligne de Belfort à Sochaux de la compagnie des Chemins de fer d'intérêt local du Territoire de Belfort de 1913 à 1938.

Les chemins de fer d'intérêt local du Territoire de Belfort.
Horaires de la ligne en mai 1914.
L'ancienne gare du tramway, en 2017.
Villemont

Villemont était un village situé entre Châtenois-les-Forges, Grand-Charmont, Bethoncourt et Nommay. En 1150, il est mentionné dans un titre par lequel le chapitre de Montbéliard donnait à l'abbaye Notre-Dame de Belchamp « sa terre de Villemont » ainsi que la forêt proche en échange de deux « collonges » et trois « meix[Note 4] » dans les villages proche. La dénomination de Villemont disparaît dès le début du XIVe siècle pour être remplacé par le nom de Villers-le-Sec où le prieuré de Châtenois y possédait des terres. Après la mort du comte Renaud de Bourgogne et le partage de sa succession, Villers-le-Sec est compris dans la part de sa fille Jeanne qui offre aux habitants leurs franchises de la mainmorte. Villers-le-Sec disparaît dans la première moitié du XVe siècle car un acte de 1429 en parle comme d'un village « ruiné dans les dernières guerres »[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement de Belfort du département du Territoire de Belfort.

Elle était le chef-lieu du canton de Châtenois-les-Forges, créé en 1967 par scission du canton de Belfort[13]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune est depuis 2014 le bureau centralisateur d'un nouveau canton de Châtenois-les-Forges

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription du Territoire de Belfort.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Châtenois-les-Forges était membre de la communauté de l'Agglomération Belfortaine, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1999 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Cette intercommunalité a fusionné avec la communauté de communes du Tilleul et de la Bourbeuse pour former, le , la communauté d'agglomération dénommée le Grand Belfort, dont Châtenois-les-Forges est désormais membre.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Maire en 1836   François Grosjean    
Maire en 1851   Laurent Albert    
Maire en 1863   Antoine Vautherin (1820-1893)   Médecin
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1981   Franco Zandonin PS  
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 mars 2001 Robert Enggist   Maire honoraire
mars 2001 mars 2014 Jean-Claude Mathey    
mars 2014[14] avril 2015 Florian Bouquet UMPLR Attaché parlementaire[15]
Vice-président de la CA Belfortaine ( ? → 2016[15])
Conseiller général puis départemental de Châtenois-les-Forges (2011 → )
Président du conseil départemental du Territoire de Belfort (2015 → )
Démissionnaire à la suite de son élection comme président du conseil départemental
avril 2015[16] mai 2020[17] André Brunetta LR Retraité de l'enseignement
mai 2020[18],[19] En cours Mélanie Welklen-Haoatai SE Professeure des écoles

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[21].

En 2019, la commune comptait 2 667 habitants[Note 5], en diminution de 2,49 % par rapport à 2013 (Territoire de Belfort : −2,08 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5656468178731 1281 1311 0491 0151 004
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9009489649741 0201 0791 1281 2501 516
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6061 8152 1411 9162 0532 2312 1601 8662 167
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 5482 4682 7042 6912 5172 6802 7282 7602 696
2015 2019 - - - - - - -
2 7572 667-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

L’importance de Châtenois est directement liée à son activité économique. De 752 habitants en 1803, elle passe à 1 131 en 1836. Baissant légèrement ensuite jusqu’à 974 en 1872 pour doubler pendant les quarante ans qui ont suivi et atteindre 2 141 habitants en 1911, comme la plupart des centres industriels du Territoire de Belfort accueillant la main d'œuvre alsacienne optant pour la nationalité française. Actuellement, Châtenois est aussi lieu de résidence pour des travailleurs employés aussi bien à Belfort qu’à Sochaux-Montbéliard.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Châtenois-les-Forges

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

d'azur aux trois tours d'or maçonnées de sable.


Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Duvernoy, Les villages ruinés du comté de Montbéliard : avec quelques autres d'origine moderne, Arbois, A. Javel, , 48 p. (lire en ligne), p. 35-36, sur Google Books.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Habitation d’un cultivateur, jointe à autant de terre qu’il en faut pour l’occuper et le nourrir
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Châtenois-les-Forges », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Belfort », sur insee.fr (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Dictionnaire topographique du département du Haut-Rhin - Georges Stoffel (1868)
  12. Charles Duvernoy, Les villages ruinés du comté de Montbéliard, op. cit. en bibliographie
  13. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. « Florian Bouquet, candidat à la présidence du conseil départemental du Territoire-de-Belfort : Deux candidats en lice : l'UMP Florian Bouquet, réélu hier soir avec Maryline Morallet sur le canton de Chatenois-les-Forges, est le candidat de la nouvelle majorité de droite pour présider le conseil départemental du Territoire-de-Belfort. Christophe Grudler du MoDem se présente également », France 3 Bourgogne-Franche-Comté,‎ 30/3/2015 mis à jour le 10/6/2020 (lire en ligne, consulté le ) « Il a été attaché parlementaire du député et il est depuis l'année dernière maire de Chatenois-les-Forges. C'est également le porte-parole de l'UMP pour ce département ».
  15. a et b Didier Planadevall, « Florian Bouquet s’explique sur ses revenus : Le président du conseil départemental du Territoire de Belfort, Florian Bouquet, a reconnu hier avoir cumulé pendant onze mois ses fonctions avec un poste d’attaché parlementaire », L'Est Républicain,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Florian Bouquet était également maire de Châtenois-les-Forges, mandat qu’il a abandonné dès son élection au poste de président. Jusqu’au 31 décembre 2016, il était aussi 2e vice-président de la Communauté d’agglomération belfortaine, en charge des fonds de compensation ».
  16. Laurent Arnold, « Châtenois-les-Forges (90) : André Brunetta élu maire », L'Est Républicain,‎ (lire en ligne, consulté le ) « C’est sans surprise qu’André Brunetta, 72 ans, a été élu maire de Châtenois-les-Forges, en lieu et place de Florian Bouquet, contraint de laisser sa place depuis son élection à la tête du conseil départemental. Lors de la séance du conseil municipal de vendredi soir, il a été le seul candidat en lice. À l’issue du scrutin où il a été élu à l’unanimité, il n’a pas caché « être touché ».
  17. « André Brunetta raccroche l’écharpe de maire », L'Est Républicain,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  18. « Mélanie Welklen-Haoatai à la tête de la liste Avenir et intérêt communal », L'Est Républicain,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  19. L'Est Républicain du 28 mai 2020.
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.