Robert Taurand

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Robert Taurand
Robert Taurand

Naissance
Montbéliard (Doubs)
Décès (à 99 ans)
Allégeance Drapeau de la France France
Arme Légion étrangère,
Compagnies méharistes sahariennes
Grade Colonel
Années de service 1935-1971
Commandement Bataillon de Joinville
Conflits Seconde Guerre mondiale,
Guerre d'Indochine,
Guerre d'Algérie.
Distinctions Grand officier de la Légion d’honneur,
Grand officier du Mérite
.
Autres fonctions Secrétaire général du tour de France,
Directeur du tour de France féminin,
Directeur du tour de l'Avenir.

Robert Taurand, né le à Montbéliard (Doubs) et mort le à Gagny (Seine Saint-Denis), est un officier supérieur fortement investi dans le sport cycliste, les courses pédestres sur route et la défense de l’éthique sportive.

Biographie[modifier | modifier le code]

Robert Taurand, né le , est pupille de la Nation. Engagé volontaire à 18 ans il est marié et père de 3 enfants. Il meurt le [1]. Lors de la célébration de ses obsèques, le en l'église Saint-Germain de Gagny[2], les honneurs militaires lui sont rendus sur le parvis[3].

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Robert Taurand commence sa carrière militaire à 18 ans au 95e régiment d'infanterie de Bourges en 1937. Il est sergent-chef en 1940[4] quand il est fait prisonnier. Envoyé au Stalag XII-D il s'en évade dès le 19 octobre et rejoint rapidement l'armée d'armistice en zone libre avant d'être démobilisé en 1942[5]. Repassé ensuite en zone occupée il s'engage dans le réseau de la Garde républicaine de la résistance parisienne[4].

Dès la libération de Paris il intègre le commando de Paris, futur 2e bataillon de choc, créé en août 1944 par le commandant Guy de Gayardon de Fenoyl au lycée Janson-de-Sailly[6]. Avec cette unité il rejoint la 1re armée et complète son instruction au camp du Valdahon avant d'être engagé dans la poche de Colmar où le bataillon enlève la ville de Richwiller le [7]. Il participe ensuite à la campagne d'Allemagne.

Après un passage par Coëtquidan, il sert ensuite de 1948 à 1951 en Cochinchine comme commandant du 1er bataillon de marche d'Extrême-Orient (BMEO) puis de 1953 à 1955 au Tonkin où il commande une compagnie du 5e régiment étranger d'infanterie (5e REI). Il rejoint ensuite l'Algérie en débarquant à Tunis le avec la 13e demi-brigade de Légion étrangère (13e DBLE). Robert Taurand y poursuit sa carrière dans les compagnies méharistes sahariennes[8] où il commande la 6e compagnie de Touggourt de 1959 à 1962.

À son retour en France métropolitaine, après avoir commandé divers services des sports d'écoles de cadres, le commandant Taurand est nommé à la tête du bataillon de Joinville (BJ) de 1967 à 1969[9]. Il prend sa retraite avec le grade de lieutenant-colonel en 1971.

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Robert Taurand préside le comité de Seine-Saint-Denis de la fondation maréchal de Lattre de Tassigny[10]. Membre de l'Amicale des anciens de la Légion étrangère de Paris depuis de longues années, il vient régulièrement à Aubagne pour la fête de Camerone[11].

Le sport[modifier | modifier le code]

Le cyclisme[modifier | modifier le code]

À son départ à la retraite, Robert Taurand accepte la charge de secrétaire général des organisations sportives des journaux L'Équipe et Le Parisien. Durant 18 années, il est impliqué dans toutes les grandes classiques françaises (Paris-Roubaix, Paris-Tours, Bordeaux-Paris) et assume la responsabilité technique des courses les plus prestigieuses :

Il est vice-président de la société des amis du Tour de France depuis 1985.

Autres engagements nationaux[modifier | modifier le code]

Outre le cyclisme, Robert Taurand s'implique également dans les épreuves de marche à pied[14] dont celle de Paris-Strasbourg, devenue Paris-Colmar, qu'il dirige de 1971 à 2001 soit pendant 30 ans[12].

Fortement attaché à l'éthique sportive, Robert Taurand est vice-président de la Fédération nationale des Joinvillais (FNJ)[15] et du Comité français Pierre-de-Coubertin.

Hommages[modifier | modifier le code]

En 1954, le colonel Boulanger, commandant le 5e régiment étranger d'infanterie, note le capitaine Taurand comme suit : « Magnifique entraîneur d'hommes dont les vertus guerrières ont été sanctionnées par la croix de la Légion d'honneur à titre exceptionnel. Commande depuis huit mois une compagnie de Légion en opérations. Est pour sa troupe "le Seigneur" que l'on aime et admire. Haute conception de son devoir »[11].

Notoriété et distinctions[modifier | modifier le code]

Robert Taurand est[N 1] :

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En 2004, la 159e promotion du bataillon d'Antibes prend le nom de Robert Taurand.

Au titre de ses engagements civils, le colonel Taurand est :

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Il est également titulaire de nombreuses médailles commémoratives tant à titre civil que militaire[17] et son engagement local à Gagny — et de façon plus générale dans son département de Seine-Saint-Denis — est bien reconnu.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Indépendamment de leur année d'attribution les décorations sont citées ici dans l'ordre officiel où elles doivent être portées

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Décès du colonel Robert Taurand », sur fedenatjoinvillais.fr, (consulté le 19 juillet 2018)
  2. « Obsèques du Colonel Robert TAURAND », sur fedenatjoinvillais.fr (consulté le 21 juillet 2018)
  3. « Obsèques de Robert Taurand », sur cybermarcheur.com (consulté le 23 juillet 2018)
  4. a et b « Paris rend hommage au général Leclercq : Un homme hors du commun », sur nouvelobs.com, (consulté le 20 juillet 2018)
  5. Léon Yves Bohain, « L'évasion du colonel Robert Taurand : un émouvant témoignage », sur cybermarcheur.com, (consulté le 20 juillet 2018)
  6. Antoine Béchaux et Michel Lafuma 1988
  7. Jacques Sicard, Choc et commandos 1943-1945 dans la revue Hommes de guerre n° 15 de janvier 1989 p. 13
  8. « Sacré dromadaire », sur amalep.free.fr (consulté le 20 juillet 2018)
  9. « décès du lieutenant-colonel (er) Robert Taurand » (consulté le 21 juillet 2018)
  10. a et b « Lettre de la fondation maréchal de Lattre », Mémoire, solidarité, avenir, Fondation maréchal de Lattre, no 14,‎ (lire en ligne [PDF]), cf. Jean de Lattre de Tassigny
  11. a et b « Décès », sur legionetrangere.fr (consulté le 30 juillet 2018)
  12. a et b « Les récits des anciens : Le coup de la bombarde », sur amalep.free.fr (consulté le 20 juillet 2018)
  13. « Le mercredi 7 juillet 1982 : le drôle de tour fait au Tour par les métallos d’Usinor Denain », sur lavoixdunord.fr, La voix du Nord, (consulté le 19 juillet 2018)
  14. Léon-Yves Bohain, « Racontez-moi, mon colonel », sur cybermarcheur.com (consulté le 20 juillet 2018)
  15. « Comité régional des Joinvillais de Paris-Île-de-France : Assemblée générale 2007 » (consulté le 20 juillet 2018)
  16. « Nominations au Journal Officiel de la République Française : Robert Taurand », sur jorfsearch.steinertriples.fr (consulté le 8 janvier 2018)
  17. « Gagny : Le colonel Taurand nous a quittés », sur 20minutes-blogs.fr (consulté le 24 juillet 2018)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Antoine Béchaux et Michel Lafuma, Le 2e choc : bataillon janson-de-sailly, 1944-1945, Paris, France Empire, , 268 p. (ISBN 978-2704806027, notice BnF no FRBNF35002524).
  • Léon-Yves Bohain, Racontez-moi mon colonel, Célia-Copie.