Gare de Belfort

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Belfort
Image illustrative de l’article Gare de Belfort
Le bâtiment voyageurs de 1934
et l'entrée de la gare.
Localisation
Pays France
Commune Belfort
Adresse 8 avenue Wilson
90000 Belfort
Coordonnées géographiques 47° 38′ 01″ nord, 6° 51′ 14″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services TER
Fret SNCF
Caractéristiques
Ligne(s) Paris-Est à Mulhouse-Ville
Dole-Ville à Belfort
Belfort à Delle
Voies 6 (dont 1 en impasse)
+ voies de service
Quais 3 (dont 2 centraux)
Transit annuel 1 052 682 voyageurs (2016)
Altitude 358 m
Historique
Mise en service
Architecte M. Bernaut (gare de 1934)
Protection Logo monument historique Classé MH (2015)
Correspondances
Optymo
(lignes urbaines)
   BHNS  1  2  3 
Optymo
(ligne vers Montbéliard)
 Express 
Lignes saônoises ligne 10

Géolocalisation sur la carte : France

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Belfort

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Belfort

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Géolocalisation sur la carte : Belfort

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Belfort

La gare de Belfort, parfois appelée gare de Belfort-Ville[1], est une gare ferroviaire française, située à proximité du centre-ville de Belfort, dans le département du Territoire de Belfort, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Elle est mise en service en 1858, par la Compagnie des chemins de fer de l'Est. C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des trains express régionaux (TER).

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de Belfort est située au point kilométrique (PK) 442,682[2] de la ligne de Paris-Est à Mulhouse-Ville, entre les gares ouvertes des Trois-Chênes et de Petit-Croix, et au PK 501,557[2] de la ligne de Dole-Ville à Belfort. Son altitude est de 358 mètres.

La gare est également l'origine de la ligne de Belfort à Delle, qui se poursuit en Suisse par la ligne Delémont - Delle, vers Porrentruy, Delémont et Bienne.

Les trois sections de lignes initialement électrifiées forment une étoile ferroviaire à trois branches :

La gare se trouve à la jonction entre le réseau électrifié et la ligne de Paris à Belfort qui ne l'est pas. Les trains assurant la liaison de Paris à Mulhouse doivent ainsi changer de mode de traction en gare de Belfort.

Depuis la branche est, la ligne de Belfort à Delle se détache juste après la traversée de la Savoureuse, au PK 444,248. Cette ligne, à son tour électrifiée dans les années 2010, relie Belfort à Delle, jonction avec la ligne suisse Delémont - Delle. Fin 2018, les 19,887 km antérieurement neutralisés de la partie française sont remis en service, assurant de nouveau la connexion entre les réseaux suisses et français à Delle, avec desserte de la gare de Belfort - Montbéliard TGV.

Histoire[modifier | modifier le code]

La ligne de Paris à Mulhouse, via Belfort, est concédée le 20 septembre 1853[3] à la Compagnie du chemin de fer de Paris à Strasbourg, qui devient la Compagnie des chemins de fer de l'Est avant le début des travaux des sections permettant la desserte de Belfort. La mise en service d'une gare provisoire à Belfort intervient le 15 février 1858[4] avec l'ouverture de la section de Dannemarie à Belfort qui permet déjà des relations avec Mulhouse et Bâle. Deux mois plus tard, le 26 avril 1858[4], la mise en service de la section de Vesoul à Belfort permet la circulation des trains sur l'intégralité[5] de la ligne entre Paris et Bâle, via Mulhouse.

Avec l'ouverture de la ligne de Besançon à Belfort, le 1er juin 1858[6], par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM), la gare prend de l'importance et devient une gare commune aux compagnies de l'Est et du PLM. Au mois de juillet, la gare se révèle déjà trop petite, notamment du fait du nombre important de wagons ; la presse locale relève que « Quelquefois jusqu'à 500 wagons sont garés le même jour »[3] et qu'il faut « fermer les passages à niveau jusqu'à 20 fois par jour et parfois plus pour effectuer les manœuvres »[3].

Bâtiment voyageurs et buffet de la première gare, vue vers 1900
La première gare vers 1900.

La Compagnie de l'Est commence la construction de la gare dès 1856[7] ; en 1864, elle édifie un bâtiment voyageurs[8] suivant l'un de ses plans modèles. En 1868, Adolphe Joanne décrit la gare comme étant « l'une des plus élégantes de la ligne »[8] ; il indique également qu'elle possède un buffet. L'emplacement de ce bâtiment prévu au bout du faubourg de France ne fut pas facilement accepté par la municipalité, qui préférait une plus proche proximité avec la porte de France afin de ne pas déséquilibrer le schéma urbain, ni par les autorités militaires, qui prévoyaient de le situer dans un polygone défensif[7].

La gare, vue depuis le pont Michelet vers le sud. Sur voie 1, une navette ZGC pour Mulhouse. Sur voie 2, un autorail X 73500 en partance pour Épinal. Sur voie 5, un train Corail tracté par une CC 72100 en attente de départ pour Paris-Est. Sur la voie la plus à droite, la rame d'essai Alstom Régiolis.

Après la guerre de 1870, d'autres projets se concrétisent et de nouvelles lignes sont mises en service par la Compagnie de l'Est. En 1876[3], l'ouverture de la ligne de Belfort à Delle permet de nouvelles relations avec la Suisse. La ligne de Belfort à Giromagny, via Bas-Évette, est inaugurée le [3].

La Chambre de commerce s'inquiète dès 1873 du manque d'importance de la gare par rapport au trafic, notamment celui des marchandises, mais les conditions financières imposées par la Compagnie et la Première Guerre mondiale font échouer un premier projet établi en 1904[7]. En 1923, les tractations reprennent ; un avant-projet est établi en 1926 et c'est finalement en 1933 que débute une reconstruction de l'ensemble des bâtiments suivant les plans établis par M. Bernaut, l'architecte en chef de la Compagnie de l'Est[7]. Le bâtiment voyageurs mis en service en 1934 est réalisé dans « un style plus contemporain qui emprunte tout à la fois au nord de la France, avec un habillage de brique et un beffroi-horloge, et à la décoration mauresque »[7].

Accrochage, sur un train Lyon – Strasbourg, d'une BB 15000. Cette manœuvre était réalisée avant le TGV Rhin-Rhône.

Les voies sont électrifiées depuis 1970.

Avant la mise en service de la LGV Rhin-Rhône le , la gare était desservie par des trains Grandes Lignes (GL) entre Strasbourg et Lyon. La configuration des voies nécessitait un rebroussement, ou plus récemment, le décrochage de la locomotive de tête et le raccrochage d'une nouvelle locomotive en queue pour faire repartir le train vers le sud. Le problème ne se pose plus aujourd'hui, les TGV entre Strasbourg et le sud s'arrêtant désormais en gare de Belfort - Montbéliard TGV.

Par arrêté du du préfet de la région Franche-Comté, les façades avec les marquises qu'elles supportent, les toitures de l'ensemble des corps de bâtiments de la gare et en totalité la halle des messageries ainsi que le bâtiment abritant le vestibule des voyageurs ont été inscrits au titre des monuments historiques[9] ; cette inscription est abrogée et transformée en classement le [10].

En 2016, selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare est de 1 052 682 voyageurs, après 1 149 902 voyageurs en 2015 et 1 196 866 voyageurs en 2014[11].

Le (« journée portes ouvertes » précédant le service commercial normal), la ligne de Belfort à Delle rouvre au service voyageurs. Pour ce dernier, elle avait été totalement fermée en 1992. Cette ligne permet de rejoindre la gare TGV en 10 minutes, ainsi que Delle (puis la Suisse par correspondance : Delémont et Bienne)[12].

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • 1858 : le 15 février, mise en service de la gare de Belfort, par la Cie de l'Est (ouverture de la section Dannemarie - Belfort)[4].
  • 1858 : le 1er juin, les trains de la Cie du PLM arrivent en gare avec l'ouverture de la ligne de Belfort à Besançon[6].
  • 1864 : construction du bâtiment voyageurs[8], suivant un modèle type de la compagnie de l'Est.
  • 1934 : reconstruction des bâtiments de la gare sur les plans de l'ingénieur en chef de la compagnie de l'Est, M. Bernaut.

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Importante[13] gare[14] SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs ouvert tous les jours, avec des guichets et des automates pour l'achat de titres de transport, d'un hall d'attente et de divers services, notamment une boutique de presse et un buffet (en projet de réouverture[réf. souhaitée]).

Desserte[modifier | modifier le code]

Belfort est une gare des réseaux TER Bourgogne-Franche-Comté et TER Grand Est, desservie par des trains régionaux qui effectuent des missions entre les gares de[14] : Paris-Est et Belfort (via Troyes) ou Mulhouse-Ville ; Belfort et Montbéliard, Besançon-Viotte, Lons-le-Saunier ou Lyon-Perrache (via Bourg-en-Bresse) ; Belfort et Vesoul ou Épinal ; Mulhouse-Ville et Belfort ; Belfort et Belfort - Montbéliard-TGV ou Delle (correspondance pour Bienne).

Eurockéennes de Belfort[modifier | modifier le code]

La gare connaît une forte pointe du trafic voyageurs lors du festival des Eurockéennes, car en partent les navettes gratuites à destination de la gare de Bas-Évette (située à quelques centaines de mètres de l'entrée du festival). En 2018, les navettes sont assurées par un couplage de deux rames AGC (Z 27500) de la région Bourgogne-Franche-Comté. Le temps de trajet est d'environ 16 minutes.

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Réseau urbain[modifier | modifier le code]

Le réseau de transports en commun Optymo du Territoire de Belfort dessert la gare dont elle est un pôle d'échange multimodal. Trois lignes urbaines s'y croisent, à savoir les lignes 1, 2 et 3. La ligne 3 permet de rejoindre la gare de Belfort - Montbéliard TGV en 20 min. La ligne Express est une ligne entre Belfort et Montbéliard par l'autoroute. Une station de vélos en libre-service est installée ainsi que des arceaux à vélo. Un parking-relais est aménagé à gauche du bâtiment principal.

Liaison interdépartementale[modifier | modifier le code]

La ligne 10 du réseau interurbain de la Haute-Saône dessert la gare.

Service des marchandises[modifier | modifier le code]

Cette gare est ouverte au service du fret[15].

Galerie de photographies[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'appellation « Belfort-Ville » est utilisée pour la distinguer de la gare de Belfort - Montbéliard TGV.
  2. a et b Livre : Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau ferré français, édité par La Vie du Rail en août 2011, (ISBN 978-2-918758-34-1), volume 1, page 33.
  3. a b c d et e « Histoire : La gare de Belfort, un centre ferroviaire international », dans Belfort mag, no 217, octobre 2010, p. 11 lire (consulté le 24 août 2011)
  4. a b et c Adolphe Laurent Joanne, Atlas historique et statistique des chemins de fer français, L. Hachette, 1859, p. 31 intégral (consulté le 24 août 2011).
  5. Jean-Christophe Tamborini et Xavier Laurent (dir), « Le chemin de fer dans le territoire », dans catalogue de l'exposition « Chemin faisant », Archives départementales du Territoire de Belfort, novembre 2006, p. 35 pdf page de téléchargement (consulté le 25 août 2011).
  6. a et b Adolphe Laurent Joanne, Atlas historique et statistique des chemins de fer français, L. Hachette, 1859, p. 62 intégral (consulté le 24 août 2011).
  7. a b c d et e Catalogue Chemin faisant, p. 37
  8. a b et c Adolphe Joanne, Itinéraire général de la France: Vosges et Ardennes, Hachette, 1868, p. 228 intégral (consulté le 24 août 2011)
  9. « Gare de Belfort », notice no PA90000015, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Liste des objets immobiliers protégés en 2015, JORF no 0095 du sur Légifrance.
  11. « Fréquentation en gares – Belfort », sur SNCF Open Data (consulté le 19 avril 2018).
  12. « Les objectifs de dessertes », sur belfortdelle.fr (consulté le 24 novembre 2018).
  13. Site gares en mouvement, Gares&Connexions : en direct de Belfort lire (consulté le 24 août 2011).
  14. a et b Site SNCF Ter Franche-Comté, Informations pratiques sur les gares et arrêts : Gare de Belfort lire (consulté le 24 août 2011).
  15. Site Fret SNCF : la gare de Belfort.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Samuel Dreyfus, « La municipalité de Belfort et la question des chemins de fer », Bulletin de la société belfortaine d’émulation, no 50, 1936, pp. 243-253.
  • « Belfort 1870-1970 », dans La Vie du Rail, no 1245, .
  • Jean-Christophe Tamborini et Xavier Laurent (dir), « Le chemin de fer dans le territoire », dans le catalogue de l'exposition « Chemin faisant », Archives départementales du Territoire de Belfort, , pp. 33-41.
  • « Histoire : La gare de Belfort, un centre ferroviaire international », dans Belfort mag, no 217, , p. 11.
  • « Vers une gare modernisée et multimodale », dans Belfort mag, no 217, , p. 10.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]


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Paris-Est Lure TER Grand Est /
Bourgogne-Franche-Comté
Terminus
ou Altkirch
ou Mulhouse-Ville
Terminus
ou Mulhouse-Ville
Épinal Trois-Chênes TER Grand Est /
Bourgogne-Franche-Comté
Terminus Terminus
Vesoul Trois-Chênes TER Bourgogne-Franche-Comté Terminus Terminus
Terminus Terminus TER Grand Est Petit-Croix
ou Montreux-Vieux
Mulhouse-Ville
Terminus Terminus TER Bourgogne-Franche-Comté Danjoutin Meroux (Belfort - Montbéliard-TGV)
ou Delle
Terminus Terminus TER Bourgogne-Franche-Comté Héricourt Montbéliard
ou Besançon-Viotte
ou Lons-le-Saunier
ou Lyon-Perrache