Essert (Territoire de Belfort)

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Essert
L'église Saint-Léger d'Essert.
L'église Saint-Léger d'Essert.
Blason de Essert
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Territoire de Belfort
(Belfort)
Arrondissement Arrondissement de Belfort
Canton Bavilliers
Intercommunalité Communauté d'agglomération Belfortaine
Maire
Mandat
Yves Gaume
2014-2020
Code postal 90850
Code commune 90039
Démographie
Gentilé Essertois
Population
municipale
3 163 hab. (2012)
Densité 451 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 38′ 02″ N 6° 48′ 56″ E / 47.6339, 6.815647° 38′ 02″ Nord 6° 48′ 56″ Est / 47.6339, 6.8156
Altitude Min. 349 m – Max. 511 m
Superficie 7,01 km2
Localisation

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Liens
Site web essert.fr

Essert est une commune française située dans le département du Territoire de Belfort, en région Franche-Comté.

Ses habitants sont appelés les Essertois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune, qui dépend du canton de Valdoie jusqu'en mars 2015, et du nouveau canton de Bavilliers à partir des élections départementales de mars 2015, est membre de la Communauté de l'agglomération belfortaine. Elle est traversée par la RN 19 reliant Belfort à Lure et Vesoul (Haute-Saône), qui constitue son principal axe urbain.

Le territoire de la commune s'étend sur 701 hectares ; il est arrosé par la petite rivière la Douce, affluent de la Savoureuse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Évette-Salbert Belfort Cravanche Rose des vents
Châlonvillars
(Haute-Saône)
N Belfort
O    Essert    E
S
Buc Urcerey Bavilliers

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Die Kilchen ze Schert (1303), Eschiers (1533), Essars/Exars (1619-1627), Essert (1793).

Histoire[modifier | modifier le code]

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Le nom d'Essert vient vraisemblablement du mot essart, terrain défriché pour le rendre cultivable. Autrefois existait un autre Essert dans le département, il n'en reste plus que la ferme de Saint-André, sur le territoire de Florimont.

La première mention du nom du village (sous la forme Shert, on rencontre aussi Essars et Exers par ailleurs) se trouve dans un document rédigé en allemand et daté de 1303. Mais l'endroit était sans doute déjà occupé au néolithique, comme Cravanche tout proche. Des vestiges gallo-romains et mérovingiens ont été mis au jour sur le territoire de la commune.

En 1303 existait déjà une église qui aurait été reconstruite ou rénovée au XVIe siècle. Elle fut incendiée en 1674, ainsi que la cure, par l'armée de Turenne allant guerroyer en Alsace. Le bâtiment actuel, dédié à saint Léger, a été construit vers le milieu du XVIIIe siècle, le clocher est daté de 1753.

Dans les années 1850, un groupement de propriétaires mosellans réalise un sondage pour rechercher la continuité du bassin houiller stéphanien sous-vosgien, exploité à Ronchamp et repéré vers Belfort, sans succès[1].

A partir de 1882, commencent les travaux de percement du canal de la Haute-Saône, qui traverse la commune et coupe en deux l'ancien village en passant à proximité de l'église, dans une profonde tranchée. Cette voie d'eau ne sera jamais achevée mais son chemin de halage est devenu une promenade pédestre et une piste cyclable reliant le village à Bavilliers et Belfort.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Essert

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

d'argent à la fasce de gueules accompagnée de trois fleurs de lys d'azur.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Yves Gaume.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
 ?  ? Jean Gag    
 ?  ? Marguerite Yény    
 ?  ? M. Kauffmann    
 ?  ? M. Géhandez    
mars 2001 mars 2008 Daniel Bertrand PS médecin
mars 2008 en cours Yves Gaume   cadre retraité
L'ancienne mairie d'Essert.


Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Depuis deux siècles la population d'Essert n'a cessé d'augmenter au rythme de l'industrialisation de la région de Belfort.


En 2012, la commune comptait 3 163 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
393 476 481 550 602 608 711 752 711
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
612 616 540 550 577 681 757 976 875
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
873 952 995 940 989 1 039 1 106 1 115 1 175
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
1 529 1 545 1 561 2 468 2 514 2 742 3 079 3 176 3 163
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Club de Football ASE Foot (Association Sportive d'Essert).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'ouvrage de la Côte construit de 1890 à 1892, nommé batterie Edouard Thiers en 1896, est une fortification appartenant à la ceinture fortifiée défendant la Trouée de Belfort contre un envahisseur venu d'Allemagne du sud. Il a pour particularité d'être entièrement creusé dans le roc.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Jacques Parietti, Les dossiers de la Houillère 4 : Le puits d'Éboulet, Association des amis du musée de la mine,‎ (présentation en ligne), p. 6
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.