Saint-Amour (Jura)

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Saint-Amour
Saint-Amour (Jura)
Mairie.
Blason de Saint-Amour
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Saint-Amour
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Porte du Jura
Maire
Mandat
Thierry Faivre-Pierret
2014-2020
Code postal 39160
Code commune 39475
Démographie
Gentilé Saint-Amourain
Population
municipale
2 366 hab. (2015 en diminution de 0,21 % par rapport à 2010)
Densité 203 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 26′ 11″ nord, 5° 20′ 38″ est
Altitude Min. 200 m
Max. 446 m
Superficie 11,65 km2
Localisation

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Liens
Site web saintamourjura.com

Saint-Amour est une commune française située dans le département du Jura en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont les Saint-Amourains et Saint-Amouraines.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé à l'extrême sud-ouest de la région de Franche-Comté, Saint-Amour occupe les premières pentes du massif jurassien tout en débordant sur la plaine bressane toute proche. Saint-Amour se trouve à 28 km de Bourg-en-Bresse, 33 km de Lons-le-Saunier, 30 km de Louhans, 90 km de Lyon, 125 km de Besançon, 130 km de Dijon et 95 km de Genève.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Condal (Saône-et-Loire) Balanod Rose des vents
Domsure (Ain) N Les Trois Châteaux
(L'Aubépin)
O    Saint-Amour    E
S
Les Trois Châteaux
(Chazelles)
Les Trois Châteaux
(Nanc-lès-Saint-Amour)

Histoire[modifier | modifier le code]

En 585, Gontran Ier petit-fils de Clovis, roi de Bourgogne, fit édifier à Vincennes-la-Jolie qui n'était alors qu'une bourgade dans un territoire appartenant aux évêques de Mâcon puis à Albéric de Narbonne, une église destinée à abriter les reliques de saint Amator et saint Viator : soldats chrétiens de la légion thébaine massacrés à Saint-Maurice d'Agaune en Valais. La garde des reliques fut confiée à des religieux qui établirent un monastère proche de l'église. Les miracles attribués aux reliques attirèrent de nombreux pèlerins dans la bourgade qui se développa autour de son église. Les successeurs de Gontran donnèrent ce fief à l'évêque de Saint-Vincent-de-Mâcon : celui-ci fit construire un château et des murailles pour la défense du bourg, qui au fil des siècles, prit le nom de Saint-Amour.

Au Moyen Âge sont édifiés une forteresse et des remparts pour conforter la position stratégique de la bourgade, située entre le massif jurassien et la plaine bressane sur la route de Lyon à Strasbourg. Saint Amour a subi trois sièges et cinq invasions liées à la conquête française. Elle résiste aux assauts des troupes de Louis XI (1477), et celles d'Henri IV (1595) mais celles du duc de Longueville (1637) et de Louis XIV (1673-1674) la dévastent. Elle est démantelée puis rattachée à la France, avec la Franche-Comté en 1678 par le Traité de Nimègue.

De 1262 à 1789, Saint Amour dépend du bailliage royal d'Orgelet. Six maisons y règnent successivement dont les sires de l'Aubépin (XIIe siècle-1454), ceux de la Baume (1548-1770) puis de Choiseul la Baume (1770-1789).

Saint-Amour possède quatre couvents sous l'Ancien Régime, le premier construit par les grands augustins en 1438 sur les fonds de Claude de l'Aubépin, seigneur de Saint-Amour, instruit la jeunesse locale. Le deuxième couvent, celui des capucins, date de 1620 et abrite une douzaine de moines qui ne vivent que de dons et soignent la population, tout en prêchant aux alentours. Les annonciades célestes arrivent de Pontarlier en 1622; c'est le couvent le mieux préservé aujourd'hui. Enfin, les visitandines font construire leur couvent entre 1633 et 1679 ; en plus de leur vie contemplative, elles instruisent les fillettes de la région. Ces quatre couvents sont supprimés par la Révolution en 1790 et vendus comme biens nationaux[1].

Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les « souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions » (sic), à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour « Franc-Amour »[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Saint-Amour.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :


D'or au lion de sable lampassé de gueules, armé et couronné d'argent.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4].

En 2015, la commune comptait 2 366 habitants[Note 1], en diminution de 0,21 % par rapport à 2010 (Jura : -0,36 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 8782 6942 6382 5732 5952 6312 5272 6352 284
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 2562 3432 5542 4192 4392 4372 3852 2672 283
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 1092 1452 1011 8621 9191 9391 9122 0342 201
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2 2212 5082 5662 3992 2002 1022 1492 3352 349
2015 - - - - - - - -
2 366--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Les maires de Saint-Amour[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1983 Roger Giroud   Négociant en matériaux
1983 1991 Lucien Guichard UDF-CDS Notaire, conseiller général (1982-1991)
1991 1995 Raymond Mollard UDF Vétérinaire, conseiller général (1975-1982)
1995 2014 Gérard Jacquier PS[6] Instituteur, conseiller général (1994-2001)
2014 en cours Thierry Faivre-Pierret DVG Agent général d'assurances
Conseiller général (2008-2015)

Tendance politique[modifier | modifier le code]

Pour le référendum sur la constitution européenne, le 29 mai 2005, les électeurs de Saint-Amour ont voté à 58,85 % en faveur du « non » et à 41,15 % pour le « oui » tandis que 32,62 % se sont abstenus[7].

Au 1er tour de l'élection présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy arrive en tête avec 29,13 % des suffrages exprimés, suivi de Ségolène Royal avec 27,49 %, François Bayrou avec 15,97 % et Jean-Marie Le Pen avec 11,51 %. Le taux de participation atteint 85,41 %.

Au 2e tour de l'élection présidentielle de 2007, les Saint-Amourains ont voté à 51,16 % pour Nicolas Sarkozy et 48,84 % pour Ségolène Royal. Le taux de participation est de 85,29 %[8].

Économie[modifier | modifier le code]

En 2004, le taux de chômage s'élève à 8,6 % de la population active et le revenu moyen par ménage à 14 060 /an[9].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Médiathèque Firmin Gémier
  • École maternelle
  • École primaire Marius Picquand
  • École maternelle et primaire des Annonciades (établissement privé)
  • Collège Lucien Febvre
  • Lycée professionnel Ferdinand Fillod, réalisation par les élèves du LEP du premier voilier français, en aluminium, le Andy 27 pour personnes handicapées (10 mètres de long, pour trois personnes à mobilité réduite et deux skippers).
  • École de musique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale :

Église collégiale jusqu’à la Révolution, elle a souffert des outrages de la conquête française, en 1637 puis des révolutionnaires. Souvent modifiée, elle ne conserve plus rien de son caractère primitif ; le chœur (XVe siècle) constitue la partie la plus ancienne. Le clocher comtois (XVIIe siècle), et ses 48 mètres de haut, contribue à donner à l’édifice une imposante majesté. Le monument conserve le reliquaire contenant les reliques de Saint-Amator (Saint-Amour).

Elle contient un ensemble de pots, potiches, pichets et flacons des XVIe, XVIIIe et XIXe siècles.

  • la Tour Guillaume :

La tour (XIIIe siècle-XVIe siècle) était autrefois incluse dans les fortifications de la ville. Elle porte le nom de l'illustre théologien, Guillaume de Saint-Amour (v1200-1272), enfant du pays, qui légua sa fortune aux pauvres de la ville et fut l'un des fondateurs de l'Hôtel-Dieu.

Datant de 1741, ces bâtiments constituaient une des Justices des Gabelles créées par le roi en 1705 pour juger les contrebandiers de sels, tabacs, étoffes… L’ensemble, unique dans le Jura, comprend : l’auditoire avec deux corps de garde au rez-de-chaussée et deux salles d’audience au premier étage, à l’arrière, les prisons proprement dites avec la cour et l’appartement du geôlier, la pistole, la chapelle, la cour des prisonniers, deux salles de détention, trois cachots en sous-sol avec portes à guichet.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]