Saint-Loup-sur-Semouse

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Saint-Loup-sur-Semouse
Le grand pont sur la Semouse
Le grand pont sur la Semouse
Blason de Saint-Loup-sur-Semouse
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Lure
Canton Canton de Saint-Loup-sur-Semouse (Chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la Haute Comté
Maire
Mandat
Thierry Bordot
2014-2020
Code postal 70800
Code commune 70467
Démographie
Gentilé Lupéens
Population
municipale
3 263 hab. (2014)
Densité 197 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 53′ 08″ nord, 6° 16′ 27″ est
Altitude Min. 231 m
Max. 315 m
Superficie 16,54 km2
Localisation

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Liens
Site web saint-loup.eu

Saint-Loup-sur-Semouse est une commune française située dans le département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté. Ses habitants sont appelés les Lupéens.

La ville est connue pour être le siège du groupe Parisot.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La ville de Saint-Loup-sur-Semouse est située dans le nord du département de la Haute-Saône, non loin de la limite sud du département des Vosges. C'est la 8e ville du département par sa population, juste devant Echenoz-la-Méline.

Elle est implantée dans une large plaine (à environ 250 m d'altitude), à la confluence de trois rivières : la Semouse, l'Augronne et la Combeauté. Ces rivières ont participé au développement de la ville au cours de son histoire.

Alors que l'Augronne rejoint la Semouse en amont du centre-ville, la Combeauté la rejoint quelques kilomètres en aval.

Elle est située à 11 km à l'ouest de Fougerolles, 12 km au nord-ouest de Luxeuil-les-Bains, 18 km au sud de Bains-les-Bains et Plombières-les-Bains (Vosges) et à 32 km de la préfecture haute-saônoise, Vesoul

Communes limitrophes de Saint-Loup-sur-Semouse
Bouligney Aillevillers-et-Lyaumont Fleurey-lès-Saint-Loup
Anjeux
La Pisseure
Saint-Loup-sur-Semouse Magnoncourt
Corbenay
Fontaine-lès-Luxeuil
Ainvelle Francalmont Hautevelle

Quartiers[modifier | modifier le code]

Cette ville est divisée en 4 quartiers :

  • Le Vieux Château : il s'agit du quartier le plus moderne de Saint-Loup, ayant moins de 30 ans. Il est toujours en expansion.
  • Le Mont Pautet : établi sur la colline qui lui donnera son nom, ce quartier est caractérisé par sa mixité : environ la moitié de la population est d'origine étrangère.
  • Le centre-ville : il s'agit du quartier le plus peuplé de Saint-Loup, on y trouve les principaux services (mairie, poste, et de nombreux commerces) ainsi que le château des Bouly, qui précède le parc public portant le même nom.
  • Le Chanois : c'est dans ce quartier que l'on trouve le plus de personnes d'origine étrangère, venant surtout des pays du Maghreb, issue d'une immigration importante dans les années 1960.

Histoire[modifier | modifier le code]

Plusieurs versions contradictoires sur l'histoire ancienne de Saint-Loup existent :

  1. Saint-Loup existait déjà sous l'Antiquité sous le nom de Grannum. Lorsque Attila envahit la Gaule en 451, il détruisit la ville. Saint Loup, évêque de Troyes, ayant arrêté les progrès d'Attila, il fut vénéré par les survivants de Grannum qui se mirent sous sa protection. De là date le nom de Saint-Loup donné à ce bourg.
  2. Saint-Loup ne fut pas la ville gallo-romaine de Grannum. Vers les IVe et Ve siècles, il n'y avait pas de « ville » : c'est une multitude de domaines qui s’éparpillaient entre Luxeuil et Corre. Au VIIe siècle, Colomban s’installe dans le désert de Luxeuil. Les moines commencent à défricher et une nouvelle population s’installe progressivement. Il n’y a aucune grande ville dans la Haute-Saône à cette époque. Au Moyen Âge, Saint Loup aurait été popularisé vraisemblablement à cause de son nom. À cette époque, les loups étaient considérés comme le diable en personne, le nom de la ville aurait donc un rapport avec l'animal qui habitait dans les forêts environnantes.

Au Moyen Âge, la terre de Saint-Loup est tiraillée entre Bourgogne et Lorraine. Au XIIIe siècle, Saint-Loup appartient à la Maison de Faucogney. En 1477 : Saint-Loup devient « Terres de surséance ».

À la Révolution de 1789, Saint-Loup a pour curé Jean-Joseph Claude Descharrières. Ce curé de choc, originaire du Val d'Ajol, est un ancien aumônier militaire. Il organise une milice pour défendre le bourg, mais il ne pourra empêcher le saccage du greffe et de son presbytère par les « sans-culottes » de Fougerolles et Corbenay venus détruire les titres de propriétés seigneuriaux.

Le nom de la ville a connu des variantes « officielles » ou « usuelles » : de Saint-Loup à Saint-Loup les Luxeuil (sur la carte de Cassini, en 1760), en passant par Saint-Loup-sur-Augronne (avec des variantes de Augronne : Eaugronne, Augrogne) ou encore : Saint-Loup en Vôge, le nom officiel de Saint-Loup-sur-Semouse serait fixé par une loi de 1801.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'arrondissement de Lure du département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté. Pour l'élection des députés, elle dépend de la première circonscription de la Haute-Saône.

Elle est le chef-lieu depuis 1801 du canton de Saint-Loup-sur-Semouse dont elle est désormais le bureau centralisateur. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, le territoire du canton s'est agrandi, passant de 13 à 23 communes[1].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes de la Haute Comté, créée le 1er janvier 2014.

Dans le cadre des prescriptions du schéma départemental de coopération intercommunale approuvé en décembre 2011 par le préfet de Haute-Saône, et qui prévoit notamment la fusion de la communauté de communes des belles sources, de la communauté de communes Saône et Coney et de la communauté de communes du val de Semouse[2], la commune est le siège de la communauté de communes de la Haute Comté, créée le .

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie et le monument aux morts.
Liste des maires successifs[3],[4]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1959 1987 André Masson MRG Conseiller général de de Saint-Loup-sur-Semouse (1964 → 1987)
Décédé en fonction
1987 1992 Jean Gallaire PS Conseiller général de de Saint-Loup-sur-Semouse (1988 → 1994)
1992 mars 2001 Jean Louis Mariey PS Conseiller général de de Saint-Loup-sur-Semouse (1994 → 2001)
mars 2001 avril 2004 Christiane Jansen DVD Décédée en fonction
mai 2004 mars 2008 André Rouiller UMP  
mars 2008 janvier 2010[5] Michel Leroy App. PS Directeur d'école
Décédé en fonction
janvier 2010[6] en cours
(au 21 juillet 2016[7])
Thierry Bordot App. PS Fonctionnaire

Jumelage[modifier | modifier le code]

Depuis le 20 septembre 1981, la ville est jumelée avec Maulburg (Allemagne)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 263 habitants, en diminution de -8,5 % par rapport à 2009 (Haute-Saône : -0,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 760 1 891 1 979 1 984 2 579 2 586 2 563 2 676 2 752
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 310 2 533 2 800 2 706 2 822 2 873 3 264 3 605 3 656
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 709 3 643 3 456 2 784 2 920 2 919 2 643 2 605 2 517
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
2 864 3 468 4 692 4 907 4 677 4 291 3 747 3 353 3 263
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Immigration[modifier | modifier le code]

La ville de Saint Loup se caractérise par une forte immigration ayant eu lieu dans les années 1950-1960, au moment où les usines Parisot avaient un fort besoin de main d’œuvre. L’immigration, à cette époque, concerne surtout des personnes d'origine maghrébine. Aujourd'hui, cette population est intégrée à la ville de Saint-Loup, puisqu'on retrouve dans la ville de nombreux commerces tenus par des personnes d'origine nord-africaine (notamment 3 kebabs, et autant de boucheries hallal).[réf. nécessaire][11]

Dans les années 1970/1980, l'immigration a reculé à Saint-Loup, pour repartir à la hausse avec les populations d'Europe de l'Est dans les années 1990-2000, et surtout dans les années 2010. Sont principalement concernées les populations kosovares, tchétchènes et russes. Contrairement à l'époque d'après-guerre où le contexte économique était favorable à l'immigration, ces populations connaissent de grandes difficultés d'insertion, tant au niveau économique que sociale. De nombreux services de la mairie ou des associations bénévoles sont régulièrement sollicitées.[réf. nécessaire][12]

Festivités[modifier | modifier le code]

  • Depuis 1937, se tient à Saint-Loup la Foire exposition de Saint-Loup-sur-Semouse.
  • Fête patronale : 29 juillet
  • Le slalom des Deux-Ponts, une course automobile, se tient chaque année.

Économie[modifier | modifier le code]

L'usine Parisot

Saint-Loup-sur-Semouse possède une vocation industrielle affirmée dès le XVIIe siècle par la présence de tanneries, clouteries et ateliers de tissage.

Le XIXe siècle accueille les artisans de la chaussure, du chapeau de paille et de la broderie.

Saint-Loup est le siège du groupe français de fabrication de meubles Parisot, fondé en 1936. Saint-Loup est dite Cité du meuble depuis qu'en 1860 s'est créée l'industrie de la chaise et du siège, sous le nom d'Usines réunies. Elle fabriquait des salons, des chambres à coucher et des salles à manger. La société a déposé le bilan le 30 juin 2012[13].

Un atelier de meubles d'art, ouvert en 1931, est lui aussi toujours en activité sous la direction du petit-fils du fondateur.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'Église Saint-Sébastien
  • Le Château des Bouly (ou château de Malliard) est classé monument historique. Il fut construit en 1775 par Jean-Baptiste Bouly, maître de forge de la Baronnerie[14].
  • L'église de Saint-Loup fut inaugurée le 13 décembre 1789. Elle recèle un autel en marbre du XVIe siècle, ainsi que des toiles et des statues des XVIIe et XVIIIe siècles.
  • La villa des Pervenches.
  • Le Grand Pont qui date du XVIIIe siècle.
  • Le Pont d'Avignon a d’abord été construit en bois en 1770 ; le pont de fer qui l’a remplacé date de 1824 et est en métal œuvré de la société Bourgeois Caland.
  • En 1822, un quai est construit avec des fascines. En 1824, ce quai provisoire est remplacé par un quai en pierre.
  • La source du Planey à Anjeux est, de par sa taille, unique dans la Haute-Saône : elle est de type résurgence ou source vauclusienne : c'est un bon but de promenade.

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Le colonel Deport.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Loup-sur-Semouse Blason Parti: au 1er de gueules à trois bâtons d’or, au 2e de sinople à deux gouges d’or passées en sautoir; le tout posé sur un pont de gueules maçonné de sable lui-posé sur une rivière d’azur et formant une champagne.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. « Arrêté préfectoral du 23 décembre 2011, portant définition du schéma départemental de coopération intercommunale du département de la Haute-Saône » [PDF], Préfecture de la Haute-Saône (consulté le 12 août 2016), p. 5-6.
  3. « Les maires de Saint-Loup-sur-Semouse », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 15 août 2016).
  4. Michel Leroy, « Les maires de Saint Loup sur Semouse », Histoire de Saint Loup sur Semouse, Mon cahier du conseil municipal de Saint-Loup-sur-Semouse, (consulté le 16 août 2016).
  5. « Décès du maire de Saint-Loup : Michel Leroy avait 61 ans », La Presse de Vesoul,‎ (lire en ligne).
  6. « Thierry Bordot, nouveau maire de Saint-Loup : Il succède à Michel Leroy, décédé », La Presse de Vesoul,‎ (lire en ligne).
  7. « Saint-Loup-sur-Semouse : un projet de hameau durable », L'Est républicain,‎ (lire en ligne).
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. « Population de Saint Loup sur Semouse (code postal 70... », sur www.linternaute.com (consulté le 10 décembre 2016)
  12. lapressedevesoul.com, « Une famille kosovare arrêtée à Saint-Loup - La Presse de Vesoul », sur www.lapressedevesoul.com (consulté le 10 décembre 2016)
  13. https://www.youtube.com/watch?v=Et2k6NTzJno
  14. « Château des Bouly », notice no PA00102268, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]