Angeot

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Angeot
Angeot
Rue principale d'Angeot.
Blason de Angeot
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Territoire de Belfort
Arrondissement Belfort
Canton Grandvillars
Intercommunalité Communauté d'agglomération Grand Belfort
Maire
Mandat
Michel Nardin
2014-2020
Code postal 90150
Code commune 90002
Démographie
Gentilé Angelois
Population
municipale
343 hab. (2016 en augmentation de 6,19 % par rapport à 2011)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 41′ 50″ nord, 7° 00′ 52″ est
Altitude Min. 360 m
Max. 417 m
Superficie 6,56 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-angeot.fr
Angeot, vu de l'église

Angeot est une commune française située dans le département du Territoire de Belfort, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont appelés les Angelois. Le nom patois est « Macots », qui vient du mot maçon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sur les 656 hectares de la commune, 170 sont forestiers. Angeot est située à côté de la frontière entre le Territoire de Belfort et le Haut-Rhin.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Felon Lachapelle-sous-Rougemont Rose des vents
Saint-Germain-le-Châtelet N Eteimbes
(Haut-Rhin)
Bellemagny
(Haut-Rhin)
O    Angeot    E
S
Lagrange Larivière Vauthiermont

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • En allemand: Engelsod et Ingelsod[1].
  • Angeth (1234), Ingelsotz (1350), Engelsoot (1576), Ingelsoth (1579), Ingelsod (1581), Ingolsat (1644).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom du village vient peut-être de l'Aine, ancien nom de la Saint-Nicolas, le cours d'eau qui arrose le village; bien qu'avant le XIIe siècle. Au XIIIe siècle, Angeot possède un château que les comtes de Ferrette donnent en fief à une famille qui en prend le nom. Le château appartient à ces derniers jusqu'en 1430, époque à laquelle une famille de Soultz l'obtient en gage.

En 1538, le chancelier de l'abbaye de Murbach achète le château, qui reste dans la mouvance des comtes de Ferrette. Durant la période pendant laquelle Angeot faisait partie des possessions des Habsbourgs, Angeot portait le nom allemand d'Ingelsod. Angeot fit partie du département du Haut-Rhin jusqu'en 1871. Ultime concession arrachée à Bismarck, Angeot (ainsi que les communes orientales du Territoire-de-Belfort) resta rattachée à la France, en échange de certaines communes minières lorraines. Le château a été détruit lors des invasions suédoises de 1635. Des ruines des fondations peuvent être aperçues dans les champs derrière la cure, bâtiment se trouvant derrière l'église actuelle.

Au XIVe siècle, la paroisse d'Angeot est très étendue puisqu'elle regroupe les localités de Bretten, Eteimbes, Felon, Lagrange, Leval, Petitefontaine, Reppe, Romagny-sous-Rougemont et Rougemont-le-Château. En 1782, date à laquelle la paroisse est détachée du diocèse de Bâle pour rejoindre celui de Besançon, elle ne comprend plus que le village d'Angeot et celui de Petitefontaine.

Le Angeot a été l'épicentre d'un tremblement de terre dont l'intensité épicentrale avait atteint la magnitude 5 .

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Angeot

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

d'argent à deux lions affrontés de sable.

Ce blason peut se trouver dans la salle communale (salle Camille).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie-école.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Marc Bossert PS  
mars 2008 En cours Michel Nardin PS Professeur de faculté

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3].

En 2016, la commune comptait 343 habitants[Note 1], en augmentation de 6,19 % par rapport à 2011 (Territoire de Belfort : +0,52 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
377376455495462470458453415
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
374378371365352354351305296
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
266265257187212214197174206
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
192181168208243280295323343
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école d'Angeot, située à côté de la mairie, accueille actuellement des CM1 et des CM2.

Santé[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Activités[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Sébastien.
L'intérieur d'église.

Angeot est le lieu de plusieurs activités comme :

  • la marche d'Angeot, sous le couvert de l'association « Les Marcheurs d'Angeot », qui rassemble chaque année plus de 1 000 participants
  • du théâtre, l'association « Les Prés Jolis », qui fait jouer non seulement des adolescents et des adultes mais aussi des enfants, donne quatre représentations par an, dans la salle communale du village, la salle Camille.
  • des cours de gymnastique, à la salle Camille, organisés depuis la rentrée scolaire 2010.
  • le 1er vide-grenier qui a eu lieu en .

Patrimoine et curiosités[modifier | modifier le code]

  • Tombe gravée : L'orientation d'une pierre tombale est opposée à celle des autres tombes du cimetière. Des têtes de mort y sont gravées. Aucune date n'y figure mais elle pourrait dater d'avant 1800. Selon la légende, un curé serait enterré à cet endroit car il n'aurait pas respecté sa religion.
  • Église Saint-Sébastien : 1843-1862. Angeot possédait déjà une église en 1234. L'église d'Angeot remonte au haut Moyen Âge, donc a fortiori le village. Une nouvelle église est édifiée entre 1840 et 1843. Le clocher est entièrement refait à partir de 1862.
  • Enseigne : Cette enseigne d'une ancienne auberge de 1850 rappelle le nom de l'établissement, l'Auberge du Cerf. Le café Pétard, qui faisait restaurant à l'occasion est fermé depuis 1995.
  • Tunnel : On raconte que, durant la période de guerre, un tunnel aurait été creusé jusqu'à l'église pour amener les corps depuis la rivière qui passe en contrebas.
  • Les chemins de Saint-Jacques : un des itinéraires des chemins de Saint Jacques de Compostelle passe par Angeot.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire topographique du département du Haut-Rhin - Georges Stoffel (1868)
  2. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.