Grandvillars

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Grandvillars
La mairie.
La mairie.
Blason de Grandvillars
Blason
Logo
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Territoire de Belfort
Arrondissement Belfort
Canton Grandvillars (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Sud Territoire
Maire
Mandat
Christian Rayot
2014-2020
Code postal 90600
Code commune 90053
Démographie
Gentilé Grandvellais
Population
municipale
2 968 hab. (2014)
Densité 196 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 33′ 00″ nord, 6° 58′ 00″ est
Altitude Min. 339 m
Max. 413 m
Superficie 15,17 km2
Localisation

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Liens
Site web grandvillars.fr

Grandvillars est une commune française située dans le département du Territoire de Belfort en région Bourgogne-Franche-Comté, chef-lieu de canton.

Ses habitants sont appelés les Grandvellais.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville, qui regroupait 3 114 habitants au recensement de 2006, est située sur la route nationale RN 19 et la voie ferrée reliant Belfort à Delle et à la Suisse toute proche. Elle est arrosée par un affluent du Doubs, l'Allaine. Sa superficie est de 1 517 ha.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Froidefontaine Grosne Boron Rose des vents
Morvillars N Joncherey
Thiancourt
O    Grandvillars    E
S
Méziré Badevel (Doubs) Fêche-l'Église

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Grandivillari (1147), Grandvilers (1222), Granwil (1226), Grandivilario (1282), Grantveler (1282), Grantvillers (1332), Grandweiler (XVIIe siècle), Grandvillard (1793).
  • En allemand : Granwiller[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Un manoir à Grandvillars.

Un tumulus contenant une tombe à char de l'Âge du fer a été fouillés en 1919. Les objets provenant de cette sepulture sont présentés au Musée d'histoire de Belfort[2].

À l'époque romaine, Grandvillars était déjà un lieu de passage habité puisqu'un embranchement de la voie romaine Mandeure-Augst et reliant Bourogne à Delle traversait son territoire. Un établissement gallo-romain aurait même occupé le lieu où la ville s'est développée si l'on en croit les vestiges retrouvés vers 1850. On trouve mention du nom du village en 1147 à propos des chapelles de Sainte-Marie et de Sainte-Ursanne que possédait le prieuré de Lanthenans.

Le fut signé à Grandvillars le traité de paix réconciliant le comte Frédéric II de Ferrette et le comte Richard III de Montbéliard. Le fief de Grandvillars fut ensuite l'objet d'un litige entre Renaud de Bourgogne, comte de Montbéliard et l'évêque de Bâle. Différend qui dégénéra en conflit quand Renaud se fut attaqué aux possessions de l'évêché. L'empereur Rodolphe de Habsbourg dut intervenir pour ramener le comte de Montbéliard à la raison. Le fief de Grandvillars fut ainsi partagé entre l'évêché et Henri de Grandvillars, vassal du comte de Montbéliard. C'est à cette époque que le bourg fut fortifié et le château construit.

Des mains de Jeanne de Montbéliard, comtesse de Ferrette, Grandvillars passa en 1347 à Ursule, seconde fille de Jeanne et de Ulrich III de Ferrette. On trouve ensuite un Guillaume puis un Thiébaut, sires de Grandvillars. En 1444 le bourg fut dévasté par les Écorcheurs. Après 1648, Grandvillars, devenu français, est le chef-lieu d'une mairie regroupant également Thiancourt et Morvillars.

La famille des anciens barons de Grandvillars n'eut pas de descendant direct. Une branche cadette de la famille s’était installée à Delémont en Suisse et donna plusieurs notables comme François Conrad de Grandvillers, chevalier de cour et chef bailli de Saint-Ursanne, Saint-Imier et de l’Ajoie. Le XVIIIe siècle vit l'expansion de la famille dans la région de Bâle, dont les membres furent connus sous divers noms tels que Granwiller et Grauwiler. C'est à cette époque qu'aurait été détruit le château féodal. À son emplacement fut construit vers 1787 sur les plans de l'architecte Jean-Baptiste Kléber, le futur général du Premier Empire, un château (voir photo) vendu comme bien national à la Révolution.

En 1828, l'industriel Jean-Baptiste Migeon y installe une fabrique de visserie. L'industrie, qui se développa dans le courant du XIXe siècle, provoqua une augmentation nette de la population qui passa de 761 habitants en 1803 à 1954 en 1872. L'arrivée de nombreux Alsaciens fuyant la germanisation de leur province porta à 3072 le nombre d'habitants en 1911. La voie ferrée et la gare ont été mis en service le 29 juin 1868.

Dans les années 1980, Grandvillars a connu de réelles difficultés économiques avec la suppression de 600 emplois industriels à la suite de la démolition de l’usine du Moulin, de la fermeture des établissements Châtel et de l’arrêt de plusieurs activités sur le site de l’usine des Forges. Cela s’est traduit par une perte de 450 habitants au recensement de 1989.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Vers 1770   Mr Gressot    
1989 en cours Christian Rayot Républicain de Progrès Huissier de justice, président de la CCST et conseiller général depuis 2008.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 968 habitants, en diminution de -4,93 % par rapport à 2009 (Territoire de Belfort : 1,3 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
790 780 859 961 1 049 1 264 1 531 1 675 1 654
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 870 1 958 2 026 1 954 2 272 2 177 2 184 2 376 2 439
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 720 2 969 3 072 2 994 3 146 2 931 2 823 2 607 2 798
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
2 961 3 101 3 231 3 048 2 874 2 963 3 139 3 012 2 968
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin, qui date initialement de 1700, a été agrandie dans les années 1840. Touchée par le bombardement de 1944, elle a été restaurée.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Grandvillars (90).svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

écartelé au 1) et 4) d'azur aux trois écussons d'argent au 2) et 3) d'azur au coq d’or crêté, barbé, becqué et membré de gueules.

Logo de la ville.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Train : Les archives du PLM : tome 1, page 77.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire topographique du département du Haut-Rhin - Georges Stoffel (1868).
  2. Carte archéologique du Doubs et du Territoire de Belfort, p. 470.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .