Phaffans

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Phaffans
Phaffans
La mairie.
Blason de Phaffans
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Territoire de Belfort
Arrondissement Belfort
Canton Grandvillars
Intercommunalité Grand Belfort
Maire
Mandat
Marc Ettwiller
2014-2020
Code postal 90150
Code commune 90080
Démographie
Gentilé Phaffanais
Population
municipale
457 hab. (2016 en augmentation de 31,32 % par rapport à 2011)
Densité 141 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 39′ 37″ nord, 6° 56′ 14″ est
Altitude Min. 345 m
Max. 381 m
Superficie 3,24 km2
Localisation

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Panorama sur le village de Phaffans
Eglise et village, vus du fond de la combe.

Phaffans est une commune française située dans le département du Territoire de Belfort en région Bourgogne-Franche-Comté. Ses habitants sont appelés les Phaffanais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Eguenigue Menoncourt Lacollonge Rose des vents
Roppe N Fontaine
O    Phaffans    E
S
Denney Bessoncourt Frais

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Pefferauga (792), Fafen (1168), Faffans (1375), Pafon (1577), Pfeffingen (1628), Phaffans (1655 & 1793).
  • En allemand: Pfeffingen[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 792, du temps de Charlemagne, l'abbaye de Murbach acquiert par voie d'échange des domaines dans le pagus (village) de Phaffans, alors constitué de huttes et chaumières, et la marche de Roppe.

Une tradition locale attribue la fondation du village à un seigneur de Rougemont-le-Château. S'étant égaré au cours d'une journée de chasse dans la sombre épaisseur de la forêt qui couvrait alors toute la région, il dut son salut à une source à laquelle venaient s'abreuver les animaux sauvages. Cette source existe toujours au village et s'appelle « Tierbrunn », fontaine des animaux. (à cette époque, la langue parlée dans le pays était un patois dérivé du haut-allemand).

Pour remercier la Providence, le seigneur fit alors ériger une chapelle auprès de cette source, laquelle avec le temps et l'implantation des populations, devint le lieu de culte des habitants des environs. La chapelle fit place par la suite à une église construite entre 1700 et 1728 qui constitue encore le centre de la paroisse de six villages : Phaffans, Denney, Roppe, Eguenigue, Menoncourt et Lacollonge. Aujourd'hui, ces villages se sont regroupés en un syndicat intercommunal de la Baroche (du latin « Parochia », paroisse).

Le presbytère, construit en 1701 par Jacques Moureau, avait une certaine importance car il a été occupé de 1770 à 1798 par Marc-Antoine Berdolet, devenu ensuite évêque du Haut-Rhin puis d'Aix-la-Chapelle. L'origine du nom de Phaffans est à rattacher à son nom allemand Pfeffingen (d'un nom d'homme germanique Pafo ou Fafo et du suffixe germanique -ing) plutôt que de l'allemand "Pfaff-" (curé) et de "Haus" (maison).

Déjà au XVIIe siècle le minerai de fer, dont est riche le sous-sol (jurassique supérieur) de Phaffans et des villages voisins (Eguenigue, Roppe...), a été exploité en carrière et à l’aide de puits-galeries pour être fondu dans les fourneaux de Belfort ou de Masevaux La production de minerai en grains contenant 30 à 40 % de fer atteint un niveau de 72 mètres cubes par mois. En 1785 une inondation fait cesser l’extraction en profondeur. Une tentative d’exploitation utilisant une machine à vapeur eut lieu au XIXe siècle mais elle se heurta à la concurrence du fer lorrain meilleur marché[2].

Pour sa richesse en architecture sacrée, retable du XVIIe siècle, statues, buffet d'orgues et orgues signés par le célèbre facteur d'orgues Verschneider, l'église de l'Assomption est inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

Situé au cœur même de la porte de Bourgogne et d'Alsace, le village souffrit au cours des siècles des passages successifs de belligérants de toute nature. Le passage le plus meurtrier fut celui des troupes autrichiennes en 1815 qui brûlèrent soixante maisons sur soixante-quatre que comptait le village.

Durant la guerre de 1870, des boulets de canons endommagèrent sérieusement le clocher de l'église qui porte encore des cicatrices mal refermées. Pendant le siège, le clocher qui servait alors d'observatoire aux Prussiens, était alors la cible des canons français.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Phaffans Blason De sinople au berger contourné de sable, habillé d'une cape et d'un capuchon du même, tenant une houlette de gueules de sa main senestre, accompagné à senestre de trois brebis dispersées d'argent, celle de la pointe buvant dans une mare d'azur mouvant de la pointe senestre, au chef parti, les deux champs d'or à la roue de moulin de huit rais de sable sur une rivière d'azur mouvant de la pointe ; l'écu et les partitions du chef bordés d'un filet d'azur[3].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1989 En cours Marc Ettwiller    

Phaffans fait partie du Grand Belfort depuis 2017.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5].

En 2016, la commune comptait 457 habitants[Note 1], en augmentation de 31,32 % par rapport à 2011 (Territoire de Belfort : +0,52 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
275217315237270276277273270
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
241240224230232207207198200
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
167172160142149146152123118
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
124136342350353315342321419
2016 - - - - - - - -
457--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Le village, de tradition essentiellement agricole a compté aussi une mine de fer, une fonderie de cloches et plusieurs moulins à eau le long de l'Autruche ,un gros ruisseau qui prend sa source au nord de Roppe.

Aujourd'hui, ne comptant plus que trois exploitations agricoles (contre 18 en 1940), Phaffans est devenu un petit bourg résidentiel.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Une seigneurie du Pays Belfortain, la "Paroisse de Phaffans" au XVIIIe siècle' par Dominique Varry (Bulletin n°76 de la Société Belfortaine d'Émulation 1984)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]