Maîche

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Maîche
Maîche
Le centre-ville de Maîche vu depuis la chapelle des Anges.
Blason de Maîche
Blason
Maîche
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Montbéliard
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Maîche
(siège)
Maire
Mandat
Régis Ligier
2020-2026
Code postal 25120
Code commune 25356
Démographie
Gentilé Maîchois
Population
municipale
4 266 hab. (2019 en diminution de 0,37 % par rapport à 2013)
Densité 245 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 15′ 07″ nord, 6° 48′ 16″ est
Altitude Min. 729 m
Max. 982 m
Superficie 17,42 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Maîche
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Maîche
(bureau centralisateur)
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Maîche
Liens
Site web mairie-maiche.fr

Maîche (prononcé [mɛʃ ]) est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle est le chef-lieu du canton de Maîche et de la communauté de communes du pays de Maîche. Sa population s'élevait en 2016 à 4 296 habitants appelés les Maîchois[1] et Maîchoises.

Située à mi-chemin entre Montbéliard et Morteau et à une dizaine de kilomètres de la frontière franco-suisse, Maîche est une petite ville de moyenne montagne du massif du Jura intégrée au parc naturel régional du Doubs Horloger.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Maches en 1168, 1177, 1245 ; Mesche en 1304 ; Maiches en 1432 ; Mesches en 1700[2], Meiche sur la carte de Cassini et dans les bulletins des lois de la République jusqu'en 1852 au moins[3], en alternance, dans ces derniers, avec Maiche dès 1800[4] et Maîche dès 1862[5].

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Maîche est située en Bourgogne-Franche-Comté, dans l'est du département du Doubs, à 58,6 kilomètres à vol d'oiseau à l'est de Besançon[6], à 28,8 kilomètres à vol d'oiseau au sud de Montbéliard[7], et à 51,4 kilomètres à vol d'oiseau au nord-est de Pontarlier[8]. Elle se situe à proximité de la frontière franco-suisse, distante d'une dizaine de kilomètres à vol d'oiseau, les villes suisses les plus proches étant Saignelégier (15 km), La Chaux-de-Fonds (17 km) et Le Locle (22 km)[Note 1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie, relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

Maîche se trouve au centre d'un petit plateau du massif du Jura auquel il a donné son nom, le plateau de Maîche, connu aussi sous la dénomination de plateau de Maîche-Le Russey. Le plateau de Maîche est un plateau calcaire de moyenne montagne dont l'altitude varie entre 700 et 1 000 mètres environ. L'altitude minimale de la commune est de 729 mètres au lieu-dit la Rasse et l'altitude maximale est de 981 mètres au point de vue du Le Faux Verger. Plusieurs collines entourent la ville, telles que le Montjoie qui culmine à 909 mètres, le Mont Miroir (982 mètres[Note 2]), la Roche de Ruan (930 mètres) et la colline du Vieux Château (837 mètres). La mairie se trouve à une altitude de 785 mètres. Il n'y a aucun cours d'eau traversant la commune mais deux petits plans d'eau, l'un appelé Étang de Goule sur les pentes de la colline de Montjoie et l'autre se situant au lieu-dit la Rasse.

Climat[modifier | modifier le code]

En tant que commune de moyenne montagne, Maîche connaît des hivers rudes : le manteau neigeux peut y perdurer 90 jours environ avec une température moyenne mensuelle en dessous de 1 °C de décembre à février. Les précipitations y sont abondantes comme dans tout le Massif du Jura, avec des cumuls annuels de précipitations compris généralement entre 1 400 mm et 2 000 mm.

La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1992 permet de connaître en continu l'évolution des indicateurs météorologiques[9]. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records MAICHE (25) - alt : 825 m 47° 14′ 30″ N, 6° 47′ 24″ E
Statistiques établies sur la période 1992-2010 - Records établis sur la période du 01-12-1992 au 04-01-2022
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −4,6 −4,4 −1,9 1,1 5,5 8,4 10,4 10,2 6,6 3,7 −1,1 −3,8 2,5
Température moyenne (°C) −0,3 0,2 3 6,5 10,8 14,1 16 15,7 11,7 8,7 3,2 0,1 7,5
Température maximale moyenne (°C) 4 4,8 7,9 11,9 16,2 19,8 21,5 21,3 16,7 13,7 7,5 4 12,5
Record de froid (°C)
date du record
−24,1
25.01.00
−26,3
01.02.03
−26,8
01.03.05
−15,3
10.04.05
−5,1
06.05.19
−2
03.06.06
2
17.07.00
−0,4
29.08.1998
−3,1
30.09.1995
−14,7
25.10.03
−20,2
27.11.10
−25,2
24.12.01
−26,8
2005
Record de chaleur (°C)
date du record
21
30.01.02
20,1
24.02.21
22,1
31.03.21
25,6
28.04.12
28,5
25.05.09
33,8
26.06.19
34,9
25.07.19
34
13.08.03
28,7
01.09.09
28,6
07.10.09
21,9
08.11.15
17,8
20.12.15
34,9
2019
Précipitations (mm) 101,4 98,6 112,4 107,7 138,1 113,6 138 148,5 130,4 132,3 120 129,6 1 470,6
Source : « Fiche 25356003 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, édité le : 06/01/2022 dans l'état de la base

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

L'ancienne gare de Maîche.

Les deux axes routiers principaux desservant Maîche sont la RD 437 qui relie Saint-Claude à Valentigney selon un axe nord-sud et la RD 464 qui relie Morre à la frontière suisse au niveau de Fournet-Blancheroche, selon un axe est-ouest. L'accès autoroutier le plus proche est la sortie Sortie 6.1 de l'A36, située au niveau de la commune de Voujeaucourt à environ 33 kilomètres au nord de Maîche. Un service régulier de bus, la ligne Mobidoubs B[10], assure la liaison entre Montbéliard et Pontarlier via Maîche et Morteau. De 1905 à 1952, la commune était desservie par la ligne de chemin de fer Morteau - Trévillers. Actuellement, les gares les plus proches sont celles de Morteau (à 30 km par la route) et de Montbéliard (à 42 km).

Les aéroports internationaux les plus proches sont l'aéroport de Bâle-Mulhouse-Fribourg (100 km par la route), l'aéroport international de Berne (100 km), l'aéroport de Zurich (170 km) et l'aéroport de Genève (170 km).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Maîche est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[11],[12],[13]. Elle appartient à l'unité urbaine de Maîche, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[14] et 4 478 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[15],[16].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Maîche, dont elle est la commune-centre[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 23 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[17],[18].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (60,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (29,7 %), zones agricoles hétérogènes (29,2 %), forêts (26,4 %), zones urbanisées (13,2 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,5 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[20].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Maîche est documenté sous la forme Maches en 1168. Selon Albert Dauzat[21], il pourrait dériver du latin mataxa « butte » (après avoir pensé à l'ancien français mache qui signifie « meule de foin »)[22].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Ruines du Vieux Château.

À l'époque médiévale, Maîche se développe à proximité de son château fort (dit Châtillon sur Maîche, encore Chaitel ou Chastel pour sa position élevée, par opposition à Châtillon-sous-Maîche), avec notamment la construction d'une église au début du XIIe siècle, et les premières foires s'y tiennent à partir de 1386[B 1]. Maîche est alors à la tête d'une seigneurie qui couvre une zone allant de Bretonvillers à Montandon.

Selon l'abbé Jean-François-Nicolas Richard (1799-1886 ; curé de Dambelin)[23], érudit du XIXe siècle, Maîche relevait d'abord de la grande seigneurie de Salins, dont elle constituait en quelque sorte la limite nord-est, seigneurie qui passa en 1237 à Jean l'Antique (~1190-1267), ancien comte de Chalon et comte-régent de Bourgogne. En 1245, le comte Jean céda Maîche à son vassal Amédée III de Montfaucon († 1280), seigneur de Montfaucon, d'Orbe et d'Échallens, en accroissement de Vuillafans que les Montfaucon tenaient en fief du comte de Bourgogne, puis en dépendance de Vercel, une autre possession des Montfaucon (après cependant un passage dans la mouvance de Montbéliard sous le comte Renaud).

Le siège de la seigneurie/baronnie de Maîche était à St-Hippolyte, capitale de la Franche-Montagne (à distinguer des Franches-Montagnes suisses), qui était également le centre de deux autres féodalités : celle de la ville de St-Hippolyte proprement dite, et celle du comté de La Roche ; les comtes de La Roche étaient des vassaux directs des comtes de Montbéliard, alors que Maîche, St-Hippolyte et Châtillon étaient — par leur château de Vercel — sous la suzeraineté des Montfaucon, dont la branche aînée accéda d'ailleurs en 1321 au comté de Montbéliard avec Henri de Montfaucon, gendre héritier du comte Renaud ; mais ladite suzeraineté échut en fait, avec Vercel, à une nièce d'Henri, Jeanne de Montfaucon, épouse en 1325 de Louis Ier de Neuchâtel. Pour compliquer le tout, St-Hippolyte et Châtillon-sous-Maîche étaient aussi des possessions directes des comtes de La Roche, et Maîche le devint le 5 avril 1312 par l'investiture accordée à Jean (II) de La Roche par Renaud, comte de Montbéliard.

Jean II de La Roche fut suivi par son fils Richard, père lui-même de Jeanne († 1375 ; comtesse de La Roche ; femme d'Aymon de Villersexel-Faucogney), et de Marguerite de La Roche († ap. 1372 ; épouse de Jean de Senecey, seigneur de Traves), d'où la division de la seigneurie/baronnie de Maîche entre les Villersexel, les Sennecey, et aussi les Longwy (car Jacques Ier de Vienne de Longwy/Longvy († 1372) avait convolé avec une autre héritière, autre Marguerite de La Roche, dame de Nolay, fille de Jean-Odon/Eudes de La Roche († vers 1353) et cousine germaine de Jeanne et Marguerite de La Roche. Finalement, les Villersexel, nouveaux comtes de La Roche, retrouvèrent l'ensemble de la seigneurie. Mais Henri de Villersexel († vers 1408/1412) dut partager en juillet 1386 avec ses deux beaux-frères ([23] p. 5 à 19) :

  • ... Jean II de Ville (1345-1403) ([23] p. 13-14, 19-20, 28). Son descendant André III de Ville vendit sa part de Maîche le 31 juillet 1530 au chancelier de Granvelle (1486-1550).
  • ... et Gérard de Cusance († vers 1405). Sa petite-fille Marguerite de Cusance († ap. 1444 ; fille de Jehan de Cusance), dame de Flagy, épousa en premières noces en 1434 Guy III de Pontailler (1382-1437/1439), seigneur de Talmay. Leur descendant Henri de Pontailler-Flagy vendit sa part en 1539 audit chancelier de Granvelle. Les Granvelle, donc maîtres de deux parts de Maîche ([23] p. 28), furent suivis de leurs descendants d'Oiselay de Granvelle de Cantecroix, dont Eugène-Léopold d'Oiselay (1615-1637), premier mari en 1635 de Béatrix de Cusance (1614-1663), baronne de Belvoir, dame de Cusance et Saint-Julien. Mais le comte Jacques-Nicolas de La Baume-St-Amour, gouverneur de Dole pour le comte-roi Philippe IV, et dont la mère était Hélène Perrenot de Granvelle (fille de Frédéric), obtint le 19 novembre 1662 la double part de Maîche venue des Granvelle, selon le testament du cousin germain de sa mère, François Perrenot de Granvelle ([23] p. 41-42).
    • Dans le sillage des Perrenot de Granvelle gravitaient les (de) Guyot de Malseigne et Mamirolle ([23] p. 29 sq., 47-50), leurs hommes de confiance à Maîche, capitaines-gouverneurs du château de Maîche. Cette famille acquit à partir de la 2e moitié du XVIe siècle de nombreux biens à Maîche et environs, châteaux, maisons, terres, dîmes et rentes, seigneuries de Faimbe et de Chamesol..., et elle se divisa en deux branches, les Guyot de Malseigne et les Guyot de Maîche ou de Bermont ; de plus, entre mai 1693 et mai/octobre 1707, les Guyot obtinrent la part de la seigneurie de Maîche détenue par les comtes de St-Amour, c'est-à-dire la part de leurs anciens maîtres, les Granvelle. Vers 1789, Alexandre-Nicolas-Joseph Guyot de Maîche est fait marquis de Maîche ([23] p. 57-60).
  • ... Quant au fils d'Henri de Villersexel, Humbert de Villersexel (1385-† 1437/1438), sans postérité, il fut suivi à Maîche, St-Hippolyte et dans le comté de La Roche par son neveu par alliance François de La Palud de Varambon, puis par d'autres branches des La Palu(d) jusqu'en 1544, suivis par les Rye-La Palud (cf. Neublans > branche de Rye) jusqu'en 1657 (voir l'article Varambon ; car Claudine de Rye († 1593), veuve héritière de Jean III de La Palu-Jarnosse († 1544), transmit les fiefs à ses propres neveux de Rye-(La Palu), les deux filles qu'elle avait eues de Jean de La Palud étant prédécédées sans postérité). Cette succession se termina en 1657 à la mort sans postérité du jeune Ferdinand-François-Just de Rye-La Palud (1637-1657), premier époux de Marie-Henriette de Cusance (1624-1701 ; la sœur cadette de Béatrix rencontrée plus haut ; remariée en 1660 au duc Charles-Eugène d'Arenberg). Vente de cette part, avec La Roche et St-Hippolyte, à Béat-Albert de Montjoie-Vaufrey le 17 juin 1703 ([23] p. 50, 55-56-57 ; et[24]), dont les descendants l'avaient encore à la Révolution.

En , lors des Guerres de Bourgogne qui opposent les États Bourguignons à la Confédération suisse, les Confédérés assiègent le château de Maîche. Le château résiste dans un premier temps, mais finit par se rendre le 5 février 1477, pour préserver la vie des otages aux mains des Confédérés:

"les dits Suisses et Allemands ayant assiégé prindrent les femmes et ensfans de la dite Franche-Montagne et les menèrent devant le chastel pour donner à cognoistre à ceux qui estoient dedans qu, s'ils ne se rendoient et faisoient quelque resistance, les premiers qui seroint tués et recepvoient les coups seroient lesdites femmes et ensfans pour craincte de quoy et desfault de secours le dit chastel fut rendu, detenu et occupé par plusieurs années par les dits suisses et allemands" (Traditions recueillies au XVIe siècle de la bouche des vieillards sur l'invasion de la Franche-Montagne par les Suisses au siècle précédent)[25].

À la suite de cet épisode, les habitants de la contrée rachetèrent leur liberté auprès de l'évêque de Bâle pour soixante mille florins d'or, avant de se donner à l'archiduc Maximilien de Habsbourg. Ce dernier reconnût leurs franchises et libertés (exemption d'impôts, pas d'obligation de lever de troupes en cas d'invasion, droit d'y chasser partout "l'oiseau sur le poing"), confirmant ainsi le nom de Franche-Montagne donné aux environs de Maîche[25].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La Renaissance[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, la Franche-Comté est en possession de la Maison de Habsbourg et connait alors une ère de faste et de prospérité. La ville de Maîche se pare de trois résidences seigneuriales : le seigneur Jean de Guyot fait construire en 1524 l'actuel château Montalembert et quitte alors le vieux château-fort tandis que Nicolas Perrenot de Granvelle, chancelier de Charles Quint, fait construire un hôtel particulier (l'actuel Hôtel de Granvelle) au centre de la localité[B 2].

La Guerre de Dix Ans[modifier | modifier le code]

Pendant la guerre de Dix Ans, la ville est prise une première fois en 1637 par les troupes du duc Bernard de Saxe-Weimar et se trouve livrée aux pillages[B 2]. Le gouverneur de Maîche, Jean-François Guyot de Malseigne, parvient à contrer les assauts des Suédois de Weimar devant le vieux château en 1638 mais en , le plateau de Maîche est de nouveau mis à sac et de nombreux habitants trouvent refuge en Suisse ou dans les grottes de la vallée du Dessoubre[B 2]. Comme toute la Franche-Comté, les Maîchois souffrent de plus à cette époque de la peste et de la famine : la population est décimée, diminuant d'environ un tiers[B 3].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Maîche sous la Révolution[modifier | modifier le code]

Les martyrs de Maîche, illustration de l’exécution de 1793.

En 1790, lors de la création des districts, une querelle éclate entre Maîche et Saint-Hippolyte pour savoir laquelle des deux villes sera le chef-lieu du district[C 1]. En 1793 a lieu l'épisode de la Petite Vendée, une insurrection paysanne en réaction à la loi sur la constitution civile du clergé de . Le , dix-neuf jeunes gens sont guillotinés sur ordre du tribunal révolutionnaire sur la place de l'église à Maîche[B 4],[25]. Une croix, aux abords de l'église, rappelle aujourd'hui l'emplacement de la guillotine. Les noms des condamnés sont par ailleurs visibles dans l'église, sur une plaque commémorative offerte par Charles de Montalembert[25].

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

Durant la Belle Époque (1879-1914), la ville connaît un essor démographique et économique important. Le nombre de Maîchois passe en effet de 1 503 en 1881 à 2 660 en 1911. De nouveaux quartiers d'habitation voient le jour autour de la gare construite en 1904 et en contrebas de la colline de Montjoie[B 4] L'électricité arrive à Maîche en 1896 grâce à la mise en service du barrage de La Goule[B 5] tandis qu'une ligne de chemin de fer Morteau-Maîche est inaugurée en 1905. La ville devient peu à peu un bourg industriel, notamment du fait de l'essor considérable de l'activité horlogère.

Le 13 février 1906, la population s'oppose à l'inventaire de l'église qui doit être mené en application de la loi de Séparation des églises et de l'État: une protestation solennelle est lue, rappelant la mémoire des "martyrs" de 1793 guillotinés lors de la Petite Vendée[25].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Rencontre entre Winston Churchill et le général De Gaulle le 13 novembre 1944 au château de Montalembert[26].

En 1940, la Franche-Comté est envahie par les Allemands, qui atteignent la frontière suisse au niveau du Russey le . Les 18 et , des combats intenses ont lieu à Maîche dans la forêt Saint-Michel mais le 45e corps d'armée se réfugie en Suisse[27]. Dès lors, Maîche se retrouve en zone occupée. Les troupes de la 1re armée française libèrent la ville le [27]. Le , Winston Churchill, le général de Gaulle et le maréchal de Lattre de Tassigny se rencontrent au château Montalembert de Maîche pour y préparer la fin de la guerre. Lors de la réception à l'hôtel du Lion d'or, Churchill fait un discours en qualifiant le général de Lattre de "général rusé" et en étant très heureux de retrouver la France ainsi que ses valeureux soldats. Après le repas, les convives se rendent le soir à Valdahon où un défilé d'unités de la 1ère armée a été organisé par le général de Lattre. Churchill et le général Brooke furent émus et impressionnés. Au retour de ce voyage à Maîche, dans le train avec Churchill, "même de Gaulle se détendit un peu" aux dires du général Brooke[28]. Churchill, ancien sous-lieutenant des hussards (en 1895) et toujours enthousiasmé par la chose militaire et par la France, écrivit plus tard au général de Lattre : "Ce doit être merveilleux d'être français et d'avoir vingt ans avec de bons fusils dans les mains et la France à venger et à sauver". Il écrit aussi à Duff Cooper : " J'ai le sentiment que nous avons relancé de nouveau l'Entente avec grande vigueur"[28].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville de Maîche.

La commune de Maîche comptabilisant entre 3 500 et 5 000 habitants, le conseil municipal est composé de 27 membres : le maire, six adjoints et vingt conseillers municipaux[A 1],[A 2].

Composition du conseil municipal de Maîche (2020-2026)
à la suite de l'élection municipale des et
Tête de liste Liste Premier tour Second tour Élus
Voix % Voix % CM CC
Régis Ligier DVD 819 61,30 - - 22 10
Pascal Godin PS 517 38,70 - - 5 2

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Maîche
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1966 Paul Bobillier - vétérinaire
1966 1971 Stéphane Sandoz - industriel
1971 1995 Jean Vincenot DVD géomètre
1995 2014 Joseph Parrenin[29] PS agriculteur, conseiller régional, député de 1997 à 2002
2014 En cours
(au 31 mai 2020)
Régis Ligier [30]
Réélu pour le mandat 2020-2026
DVD chargé de clientèle dans une banque
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Traditionnellement, comme dans tout le Haut-Doubs, les électeurs de Maîche ont un vote plutôt marqué à droite.

Ainsi, lors de l'élection présidentielle, la commune porte généralement le candidat de droite en tête que ce soit au premier ou au second tour : en 2002, Jacques Chirac arrivait en tête du premier tour avec 25,65 % des suffrages exprimés, soit huit points devant le candidat socialiste Lionel Jospin tandis que lors du second tour dont la gauche était absente, Jacques Chirac faisait le plein de voix avec un pourcentage de 89,07 % face au représentant de l'extrême-droite Jean-Marie Le Pen (10,93%). En 2007[31], les Maîchois ont porté le candidat de droite Nicolas Sarkozy en tête du premier tour avec 38,34 % des voix, devant la socialiste Ségolène Royal (25,84 %) et le centriste François Bayrou (16,10 %). Au second tour, Nicolas Sarkozy remportait 58,91 % des votes de l'électorat maîchois et Ségolène Royal 41,09 %. En 2012[32], Nicolas Sarkozy arrivait à nouveau en tête du premier tour avec un score de 34,68 %, François Hollande, candidat de la gauche, arrivant en deuxième position avec 27,24 % des suffrages. Au second tour, Nicolas Sarkozy l'emportait dans les urnes de Maîche avec 56,97% des bulletins en sa faveur et 43,03 % pour François Hollande.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Maîche est le siège de la communauté de communes du pays de Maîche créée en 2010 et regroupant dix-neuf communes pour un total de 12 668 habitants au recensement Insee 2008.

Découpage INSEE[modifier | modifier le code]

La commune est classée en unité urbaine[33] et aire urbaine[34],[35].

Justice et sécurité[modifier | modifier le code]

Juridictions[modifier | modifier le code]

La commune dépend des tribunaux d'instance, de grande instance, du conseil de prud'hommes et du tribunal pour enfants de Montbéliard, de commerce de Belfort et du tribunal administratif de Besançon. Elle est rattachée à la cour d'appel de Besançon et à la cour administrative d'appel de Nancy.

Sécurité[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une caserne de pompiers de type CSR (Centre de Secours Renforcé)[36] et d'une brigade de gendarmerie.

Finances locales[modifier | modifier le code]

Cette section est consacrée aux finances locales de Maîche de 2000 à 2018[Note 5].

Les comparaisons des ratios par habitant sont effectuées avec ceux des communes de 3 500 à 5 000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé, c'est-à-dire à la même strate fiscale.

Pour l'exercice 2018, le compte administratif du budget municipal de Maîche s'établit à 4 389 500  en dépenses et 5 038 280  en recettes :

  • les dépenses se répartissent en 3 522 340  de charges de fonctionnement et 867 160  d'emplois d'investissement ;
  • les recettes proviennent des 3 990 530  de produits de fonctionnement et de 1 047 750  de ressources d'investissement.

En 2018, la section de fonctionnement[Note 6] se répartit en 3 522 340  de charges (801  par habitant) pour 3 990 530  de produits (908  par habitant), soit un solde de la section de fonctionnement de 468 200  (107  par habitant) :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnels[Note 7] pour un montant de 1 931 000  (55 %), soit 439  par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Pour la période allant de 2014 à 2018, ce ratio fluctue et présente un minimum de 437  par habitant en 2016 et un maximum de 454  par habitant en 2017. Viennent ensuite les groupes des achats et charges externes[Note 8] pour 27 %, des contingents[Note 9] pour 5 %, des subventions versées[Note 10] pour 3 % et finalement celui des charges financières[Note 11] pour 1 % ;
  • la plus grande part des recettes est constituée des impôts locaux[Note 12] pour une somme de 1 428 000  (36 %), soit 325  par habitant, ratio inférieur de 27 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (443  par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 310  par habitant en 2017 et un maximum de 454  par habitant en 2016. Viennent ensuite de la dotation globale de fonctionnement (DGF)[Note 13] pour 12 % et des autres impôts[Note 14] pour 5 %.

La dotation globale de fonctionnement est quasiment égale à celle versée en 2017.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Maîche. Ils n'ont varié par rapport à 2017 :

Cette section détaille les investissements[Note 15] réalisés par la commune de Maîche.

Les emplois d'investissement en 2018 comprenaient par ordre d'importance :

  • des dépenses d'équipement[Note 16] pour un montant de 539 000  (62 %), soit 123  par habitant, ratio inférieur de 64 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (344  par habitant). Pour la période allant de 2014 à 2018, ce ratio fluctue et présente un minimum de 64  par habitant en 2014 et un maximum de 185  par habitant en 2017 ;
  • des remboursements d'emprunts[Note 17] pour une somme de 327 000  (38 %), soit 74  par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate.

Les ressources en investissement de Maîche se répartissent principalement en :

  • fonds de Compensation pour la TVA pour une valeur de 119 000  (11 %), soit 27  par habitant, ratio inférieur de 29 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (38  par habitant). Sur la période 2014 - 2018, ce ratio fluctue et présente un minimum de 8  par habitant en 2017 et un maximum de 62  par habitant en 2014 ;
  • subventions reçues pour une valeur totale de 10 000  (des sommes plus faibles), soit 2  par habitant, ratio inférieur de 97 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (70  par habitant).

L'endettement de Maîche au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 18], l'annuité de la dette[Note 19] et sa capacité de désendettement[Note 20] :

  • l'encours de la dette pour une somme de 2 445 000 , soit 556  par habitant, ratio inférieur de 27 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (763  par habitant). En partant de 2014 et jusqu'à 2018, ce ratio diminue de façon continue de 861  à 556  par habitant ;
  • l'annuité de la dette pour 368 000 , soit 84  par habitant, ratio inférieur de 16 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (100  par habitant). En partant de 2014 et jusqu'à 2018, ce ratio diminue de façon continue de 282  à 83  par habitant ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour un montant de 655 000 , soit 149  par habitant, ratio inférieur de 19 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (183  par habitant). Sur la période 2014 - 2018, ce ratio fluctue et présente un minimum de 149  par habitant en 2018 et un maximum de 194  par habitant en 2017. La capacité de désendettement est d'environ 3 années en 2018. Sur une période de 19 années, ce ratio présente un minimum d'environ 2 années en 2007 et un maximum très élevé, de plus de 50 années en 2001.
G4b - Nombre d'années pour rembourser la dette en fonction de la CAF de Maîche
Valeurs en années
Maîche, : Point bleu Ratio = Encours de la dette / CAF


Jumelages[modifier | modifier le code]

Au , Maîche est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[39].

En 2019, la commune comptait 4 266 habitants[Note 21], en diminution de 0,37 % par rapport à 2013 (Doubs : +2 %, France hors Mayotte : +2,17 %). Le maximum de la population a été atteint en 1975 avec 4 381 habitants.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7146847778078738539021 0081 075
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1541 1521 3491 3211 4781 5031 6231 6151 760
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 0352 3092 6602 6422 9312 7692 7082 7363 067
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
3 3613 7144 3814 2164 1683 9783 8753 9594 282
2014 2019 - - - - - - -
4 2334 266-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[40] puis Insee à partir de 2006[41].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 34,3 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,9 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 27,1 % la même année, alors qu'il est de 25,4 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 2 043 hommes pour 2 233 femmes, soit un taux de 52,22 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,07 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[42]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90 ou +
3,0 
8,1 
75-89 ans
11,1 
14,1 
60-74 ans
16,8 
20,1 
45-59 ans
18,7 
20,4 
30-44 ans
18,3 
18,6 
15-29 ans
16,1 
18,0 
0-14 ans
16,0 
Pyramide des âges du département du Doubs en 2018 en pourcentage[43]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ou +
1,6 
6,8 
75-89 ans
9,2 
15,7 
60-74 ans
16,7 
19,5 
45-59 ans
18,9 
18,9 
30-44 ans
18,3 
19,3 
15-29 ans
17,6 
19,2 
0-14 ans
17,6 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Maîche fait partie de l'académie de Besançon. La ville administre une école maternelle (Les sapins bleus) et une école élémentaire (Louis-Pasteur).

Le département gère un collège (Mont-Miroir).

Les Maîchois disposent par ailleurs d'établissements privés : l'école primaire privée Saint-Joseph[44] et le collège privé Saint-Joseph[44].

Santé[modifier | modifier le code]

La ville abrite une maison d'accueil rurale pour personnes âgées (MARPA), deux pharmacies, et plusieurs professionnels de santé. Les centres hospitaliers les plus proches sont le centre hospitalier Paul-Nappez à Morteau, le centre hospitalier Belfort-Montbéliard (CHBM) et le centre hospitalier régional universitaire de Besançon.

Sports[modifier | modifier le code]

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Le complexe aquatique Cristallys.

La ville dispose d'une piscine couverte construite en 2002, le complexe aquatique Cristallys, offrant entre autres : deux bassins, un toboggan aquatique, un sauna, un jacuzzi et un hammam[45]. On y trouve également deux salles omnisports, trois terrains pour la pratique du football dont un équipé pour l’athlétisme, quatre courts de tennis dont deux couverts construits en 2007, une salle des arts martiaux, une piste de skate-board et un parcours de santé.

Domaine skiable[modifier | modifier le code]

Maîche est également une petite station de sports d'hiver. Celle-ci propose - à 2 km au nord-est du centre de Mäîche à la station de Goule (900 m d'altitude) - une piste de ski alpin - de difficulté rouge et de près de 500 m de longueur, plusieurs pistes de ski de fond et de raquette à neige et des aires de luge[46]. Du fait de la faible altitude de la station et de l'absence d'enneigeurs, l'ouverture des pistes est fortement dépendante des précipitations naturelles.

Clubs[modifier | modifier le code]

L'association La Jeanne d'Arc de Maîche[47], créée en 1910, comprend cent ans plus tard des sections dans les disciplines de la gymnastique, du handball, du tir à l'arc et du tennis de table. De nombreux clubs complètent la vie sportive de la commune parmi lesquels un club de football commun aux communes de Maîche et Damprichard, l'Entente sportive pays maîchois, évoluant en Ligue régionale 3 (niveau VIII) pour la saison 2011/2012 ; un club de rugby à XV, le Rugby club pays maîchois[48] basé à Cernay-l'Église ; un club de tennis, le Tennis Club Maîche[49] ; un club de badminton, le Badminton Club Pays de Maîche - Le Russey[50]...

Cultes[modifier | modifier le code]

Les Maîchois disposent de lieux de culte catholique et musulman.

Au sein du diocèse de Besançon, le doyenné du Haut-Doubs horloger regroupe trois unités pastorales (paroisses) dont celle du plateau de Maîche[51] dédiée à sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus[52] dont le lieu de culte est l'église Saint-Pierre.

La communauté musulmane dispose d'une salle de prière mise à disposition par l'association culturelle islamique de Maîche.

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi et revenus de la population[modifier | modifier le code]

Du fait de la proximité de la Suisse, les frontaliers représentent une part importante des actifs : ainsi, en 2008, près d'un tiers (32,6 %) de la population active maîchoise occupait un emploi hors de France, soit presque autant que la population active occupant un emploi dans la commune même de Maîche (39,5 %)[53].

Répartition des plus de 15 ans selon les catégories socioprofessionnelles

  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Commune de Maîche 1 % 7,7 % 7,2 % 17,8 % 32 % 34,3 %
Moyenne nationale 2 % 6,1 % 15,9 % 24,9 % 28,6 % 22,5 %
Sources des données : INSEE[54]

Activités[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Des chevaux comtois dans une prairie de Maîche.

Maîche a longtemps été un centre agricole d'importance, de grandes foires de bétail s'y tenaient au début du XIXe siècle. La ville est en effet le berceau du cheval comtois, d'ailleurs autrefois appelé le Maîchard. Tous les ans au mois de septembre ont lieu dans la ville depuis le début du XXe siècle la fête du cheval et le concours national du cheval comtois pour célébrer la race. Au mois d'octobre, ce sont les vaches qui concourent lors du comice agricole. D'après le recensement de 2008, il ne reste qu'une vingtaine d'agriculteurs exploitants.

Joaillerie, horlogerie et micromécanique[modifier | modifier le code]

L'horlogerie était l'activité prépondérante de la ville pendant plusieurs décennies. Il ne reste actuellement que quelques entreprises qui opèrent dans les domaines dérivés, mais qui représentent quelques centaines d'emplois. Les principales sont l'entreprise Soprod France, filiale de Festina est spécialisée dans le fraisage et le travail d'usinage de pièces métalliques d'horlogerie ; l'entreprise Cœurdor, qui emploie une trentaine de salariés, est spécialisée en galvanoplastie au service des marques de luxe, d'horlogerie, de bijouterie et de lunetterie ; et la société Jeambrun Appareillages (15 salariés) fabrique des appareillages de précision en micromécanique.

Commerce[modifier | modifier le code]

La ville de Maîche constitue un pôle commercial d'importance locale. Les commerces dont les surfaces sont les plus importantes sont deux supermarchés, l'un situé au centre-ville portant l'enseigne Carrefour Market et l'autre en périphérie de l'enseigne Intermarché, ainsi qu'une moyenne surface de bricolage Bricomarché et un garage automobile concessionnaire de la marque Toyota.

Entreprises[modifier | modifier le code]

La ville comptait 334 établissements actifs au . Les principales entreprises en termes d'effectifs sont :

Nom Employés Activité
Cœurdor 112 Préparation de surfaces galvaniques pour l'industrie du luxe.
Intermarché 76 Supermarché
La Poste 41 Services postaux et bancaires
SOPROD France 31 Fabrication de pièces usinées en micromécanique et microélectronique.
Entreprise Lacoste 27 BTP, négoce de matériaux de construction
Carrefour Market 24 Supermarché
Imprimerie Chopard 19 Imprimerie

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le château Montalembert, construit en 1524, est inscrit aux monuments historiques depuis 1950. Son jardin d'agrément à la française date de 1765.
  • Le château du Désert fut construit par Pierre-Juste Ducreux au milieu du XIXe siècle. Dans les années 1927-1928, l'héritière de Pierre-Juste Ducreux confia au maire de Maîche Gaston Mariotte le soin de trouver une destination au château qu'elle souhaitait alors vendre. M. Mariotte décida de le vendre aux établissements Acier-Outillage Peugeot pour en faire un camp de vacances pour les enfants des ouvriers. En raison de la diminution des inscriptions aux camps de vacances, Peugeot souhaite revendre l'édifice : la mairie de Maîche s'en porta acquéreur par un acte de vente signé en 1987. Il abrite depuis 1990 la bibliothèque municipale. On y trouve également des salles d’expositions et de réunions et les locaux de l’harmonie et l’école de musique.
  • Les ruines du Vieux Château construit au Xe siècle par Rodolphe de Burgondie et détruit en 1615, sont encore visibles sur la colline située à la limite de la commune de Mancenans-Lizerne.
  • Le château de Merode construit par Werner de Merode au cours du XIXe siècle.
  • L'Hôtel de Ville de Maiche est construit en 1867 sur un terrain marécageux qui a été asséché[B 6]. Le bâtiment abritait également les halles.
  • L'hôtel de Granvelle, situé au numéro 6, rue du Petit-Granvelle date du XVIe siècle : son portail d'entrée et ses décorations intérieures du XVIIIe siècle sont inscrits aux monuments historiques depuis 1947.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Pierre a été construite de 1753 à 1760 pour remplacer l'ancienne église qui avait subi des dégâts durant la guerre de Dix Ans et fut démolie par la suite. L'église est classée au titre des monuments historiques depuis 1990.
  • La chapelle des Anges fut bâtie en 1482 sur les restes d'un ancien monastère dédié à saint Michel et reconstruite entre 1850 et 1851 par le Père Ducreux qui y repose depuis sa mort en 1869.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La salle des fêtes de Maîche.

La ville est équipée d'un cinéma[55], la salle Saint-Michel, où sont également donnés des représentations théâtrales et des concerts. La bibliothèque municipale est installée dans le château du Désert. Une salle des fêtes accueille des expositions, des concerts, des spectacles.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Chaque année depuis 1910 a lieu, sur le stade des Tuileries, le concours national du cheval comtois. Plusieurs festivals de musique se déroulent à Maîche : le Reggaelectro Festival au mois d'avril depuis 2008, Orgues en Fête sur le Plateau de Maîche en juillet-août depuis 1998 et Les Nuits Musicales en août depuis 2008[56]. Le dernier week-end de septembre a lieu la fête patronale de la Saint-Michel, consistant de nos jours principalement en une fête foraine.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Maîche est un centre touristique d'importance locale, point de départ vers les sites d'intérêt environnants tels que les échelles de la Mort, le cirque de Consolation ou vers les activités de plein air praticables en hiver (ski alpin, ski de fond, randonnée à raquettes, patin à glace) ou en été (VTT, via ferrata, randonnée, parcours aventure, pêche). Elle dispose pour héberger les touristes d'un camping trois étoiles[57] (regroupant un gîte, des chalets de loisirs et des emplacements pour tentes et caravanes) et d'un hôtel deux étoiles de huit chambres.

Personnalités liées à Maîche[modifier | modifier le code]

  • Joseph Ducreux (Maîche 1804 - Dijon 1869) Jésuite, prédicateur, il a combattu l'alcoolisme dans le Haut-Doubs. (Le curé et l'ivrogne : une histoire sociale et religieuse du haut Doubs au XIXe siècle). Il repose dans la chapelle des Anges[58].
  • Victor Mauvais (1809-1854) - Homme politique né à Maîche et mort à Paris, député du Doubs, météorologue à l'Observatoire de Paris et membre de l'Académie des Sciences dans la section d'astronomie.
  • Charles de Montalembert (1810-1870) - Journaliste, historien et homme politique, il a séjourné à de nombreux reprises au château Montalembert.
  • Werner de Merode (1816-1905) - Diplomate et homme politique, maire de Maîche.
  • Pierre Chaillet (1900-1972) - Élève au petit séminaire de Maîche, prêtre, résistant, théologien et enseignant.
  • Joseph Parrenin (1941) - Agriculteur et parlementaire, maire de Maîche de 1995 à 2014.
  • Raphaëlle Tervel (1979-) - Joueuse internationale de handball, elle a fait ses débuts dans le club de La Jeanne d'Arc de Maîche de 1994 à 1996.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Maîche (Doubs).svg Blasonnement de Maîche
  • D'azur au chevron d'argent accompagné en chef à dextre d'une roue dentée, en chef à senestre d'un fer à cheval tourné en barre et en pointe d'une rose le tout d'or, à la bordure aussi d'azur chargée de dix-huit besants aussi d'or.
  • Le blason reprend les armes de la famille Guyot-Malseigne de Maîche ; la roue dentée évoque l'activité horlogère de la cité et un fer à cheval symbole de l'élevage du célèbre cheval comtois, le cheval de Maîche. Il a été reconnu comme blason officiel le par le conseil municipal et le par le ministre d’État chargé des affaires culturelles[A 3].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Ouvrages
  • Bernard Vuillet et George Caille, Entre Doubs et Dessoubre en 1900 : Autour de Maîche et de Belleherbe, t. II, Morteau, Cêtre, , 232 p. (ISBN 2-901040-27-6) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Abbé Richard, L'histoire de Maîche, Sired, , 82 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Michel Blanchot, Pages d'histoire de la Franche-Montagne, t. 1, Maîche, Jardins de mémoire, , 150 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Michel Blanchot, Pages d'histoire de la Franche-Montagne, t. 2, Maîche, Comité du 250e anniversaire, , 180 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le calcul des distances à vol d'oiseau avec les villes suisses a été effectué sur le logiciel Google Earth à l'aide de l'outil Règle.
  2. Le sommet se trouvant sur le territoire de la commune de Cernay-l'Église.
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Cette section est réalisée à partir des données des données du site https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/comptes-individuels-des-communes-fichier-global du ministère de l'Économie et des Finances. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 3.0.0 : Yin Yang Sigma a effectué la synthèse des tableaux du site https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/comptes-individuels-des-communes-fichier-global concernant Maîche. Finances locales est un logiciel libre distribué en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
  6. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune. Y figure aussi le remboursement des intérêts des emprunts. Elle enregistre également les recettes fiscales, les dotations et participations de l’État ainsi que les recettes d’exploitation des services municipaux.
  7. Les « charges de personnel » regroupent les frais de rémunération des employés par la commune.
  8. Le poste « achats et charges externes » regroupe les achats non stockés de matières et fournitures (eau, énergie...), le petit matériel, les achats de crédits-bails, les locations, primes d'assurances...
  9. Les « contingents » représentent des participations obligatoires d'une commune au financement de services départementaux, notamment aux sapeurs-pompiers du département.
  10. Les « subventions versées » rassemblent l'ensemble des subventions à des associations votées par le conseil municipal.
  11. Les « charges financières » correspondent à la rémunération des ressources d'emprunt.
  12. Les « impôts locaux » désignent les impôts prélevés par les collectivités territoriales comme les communes pour alimenter leur budget. Ils regroupent les impôts fonciers, la taxe d'habitation ou encore, pour les entreprises, les cotisations foncières ou sur la valeur ajoutée.
  13. Les « dotations globales de fonctionnement » désignent, en France, des concours financiers de l'État au budget des collectivités territoriales.
  14. Les « autres impôts » couvrent certains impôts et taxes autres que les impôts locaux.
  15. La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette.
  16. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  17. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  18. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  19. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  20. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dettecapacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources de Maîche.
  21. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Nom des habitants des communes françaises, Maîche », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos (consulté le ).
  2. Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 4, Besançon, Cêtre, .
  3. France Auteur du texte, « Bulletin des lois de la République française », sur Gallica, (consulté le ).
  4. France Auteur du texte, « Bulletin des lois de la République française », sur Gallica, (consulté le ).
  5. France Auteur du texte, « Bulletin des lois de la République française », sur Gallica, (consulté le ).
  6. « Calcul de l'orthodromie entre Maîche et Besançon », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le )
  7. « Calcul de l'orthodromie entre Maîche et Montbéliard », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le )
  8. « Calcul de l'orthodromie entre Maîche et Pontarlier », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le )
  9. « Fiche du Poste 25356003 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, (consulté le )
  10. Ligne B, Montbéliard ↔ Pontarlier, horaires valables du 1er septembre 2010 au 1er septembre 2011, [lire en ligne].
  11. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
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  • Entre Doubs et Dessoubre en 1900, de Bernard Vuillet et Georges Caille
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