Frédéric Bataille

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Frédéric Bataille
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Biographie
Naissance
Décès
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BesançonVoir et modifier les données sur Wikidata
Abréviation en botanique
BatailleVoir et modifier les données sur Wikidata
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Frédéric Bataille, né le 17 juillet 1850 à Mandeure, et mort le 29 avril 1946 à Besançon, était un poète, enseignant et mycologue.

Frédéric Bataille

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est issu d'une famille de paysans protestants. Formé au métier d'instituteur à l'École modèle de Montbéliard, il occupe plusieurs postes dans la région entre 1870 et 1884. Malgré ses qualités pédagogiques, il déplaît aux parents d'élèves car libre penseur et républicain. Il est admis à la Société des gens de lettres en 1881, puis nommé professeur au lycée Michelet à Vanves en 1884. Il se mêle peu aux cercles littéraires de la capitale qu'il trouve superficiels.

Il prend sa retraite en 1905 et s'installe à Besançon. Il se lance alors dans la mycologie : il parcourt les bois à la recherche de champignons qu'il étudie et cuisine. Il acquiert une certaine renommée et accède à la vice-présidence de la Société mycologique de France. Il obtient un prix de l'Académie des sciences pour ses contributions mycologiques.

Il était Officier de l'Instruction publique et Chevalier de la Légion d'honneur.

Frédéric Bataille reste bien connu des mycologues par une caractéristique à laquelle il a laissé son nom, la "ligne de Bataille" : il s'agit d'une ligne rouge apparaissant à la coupe entre la chair et les tubes du bolet blafard (Boletus luridus).

Œuvres[modifier | modifier le code]

Parmi ses œuvres poétiques, on compte : Délassements (1873), Le Pinson de la mansarde (1875), Le Carquois (1880), Le Clavier d'Or (1884), Poèmes du soir (1889), Choix de poésies (1893), Nouvelles poésies (1900), Les trois foyers : famille, école, patrie (1905), Pages d'automne (1911). Il publie en outre dans des revues.

Il a également contribué à la pédagogie sous la forme d'articles de revues et de manuels scolaires sur la lecture et la langue française comme l'Anthologie de l’enfance.

Enfin, il a participé à des ouvrages mycologiques, notamment avec Lucien Quélet.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Otto Schaeffer, « Frédéric Bataille », in Patrick Cabanel et André Encrevé (dir.), Dictionnaire biographique des protestants français de 1787 à nos jours, tome 1 : A-C, Les Éditions de Paris Max Chaleil, Paris, 2015, p. 197-198 (ISBN 978-2846211901)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bataille est l’abréviation botanique standard de Frédéric Bataille.

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