Brebotte

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Brebotte
Brebotte
Village de Brebotte
Blason de Brebotte
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Territoire de Belfort
Arrondissement Belfort
Intercommunalité Communauté de communes du Sud Territoire
Maire
Mandat
Pierre Vallat
2020-2026
Code postal 90140
Code commune 90018
Démographie
Gentilé Brebottais
Population
municipale
389 hab. (2018 en augmentation de 10,51 % par rapport à 2013)
Densité 103 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 34′ 45″ nord, 6° 58′ 32″ est
Altitude Min. 334 m
Max. 375 m
Superficie 3,78 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Belfort
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Grandvillars
Localisation
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Brebotte
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Brebotte
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Brebotte

Brebotte est une commune française située dans le département du Territoire de Belfort en région Bourgogne-Franche-Comté. Ses habitants sont appelés les Brebottais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village, qui regroupait 324 habitants en 2007, est situé à proximité du canal du Rhône au Rhin et est bordé par la Bourbeuse.
Brebotte est situé à 6 km de Grandvillars, à 10 km de Fontaine et à 13 km de Belfort et d'Étupes.
La gare de Petit-Croix, située à 5 km, est la plus proche du village mais la gare de Belfort, située à 13 km, est bien mieux desservie.
Brebotte est à 12 km de l'échangeur no 11 (échangeur de Sevenans) de l'A 36 (en direction de Besançon) et à 14 km de l'échangeur no 14.1 de l'A 36 (en direction de Mulhouse). Brebotte est actuellement aux confins ouest du Sundgau dont les limites historiques, culturelles et linguistiques ont fluctué au cours des temps. Ainsi, Brebotte était dans le Sundgau jusqu'en 1871[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Brebotte est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Belfort, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 91 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (81,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (48,4 %), prairies (22,4 %), forêts (12,1 %), zones agricoles hétérogènes (8,8 %), zones urbanisées (8,2 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Bourbot (1105), Bourbete (XIIIe siècle), Bombotes (1361), Fórbot & Vorbott (1361), Bourbotes (1418), Wirbot (1576), Berbotte (1693), Fürbott (1780), Brebotte (1793).
  • Selon Marc Muller (1976), le nom viendrait de "bombe, bombet" qui signifie un endroit de boue en patois, les terrains du lieu étant souvent détrempés (à rapprocher du nom de la rivière qui longe Brebotte, la Bourbeuse)[1].
  • En allemand: Bruderbach[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Le nom du village apparaît pour la première fois en 1105 dans la charte de fondation du prieuré de Froidefontaine par Ermentrude[10], veuve de Thierry Ier, comte de Montbéliard. Vers 1441 Brebotte (en allemand Bruderbach ou Bruderbuch), qui possédait déjà une chapelle filiale de Montreux-Jeune, forma avec Bretagne une paroisse autonome. Après la guerre de Trente Ans (1618-1648), en 1650, la nef de l'église Saint-Étienne est détruite, seul le chœur subsiste et les deux cloches ont disparu. L'église est restaurée en 1660. Finalement, une nouvelle église est construite et achevée en 1772. La guerre de Trente Ans avait décimé la population passant de 160 habitants en 1633 à 30 en 1650. Le repeuplement s'effectue grâce à une forte immigration suisse, comme ailleurs en Alsace et Lorraine, notamment de familles anabaptistes (qui deviendront les amish, mennonites) fuyant les persécutions en Suisse. En 1704, il y a 400 communiants. Bretagne et Brebotte sont rattachées au Territoire de Belfort à la suite du traité de Francfort en 1871[1],[11].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Présentation du blason
Armes de Brebotte

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

d'argent au pal d'azur chargé de trois cailloux d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie-école.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1981 ? René Stehlin    
mars 2001 mars 2008 Robert Fleury    
mars 2008 mars 2014 Alain Berger    
mars 2014 En cours Pierre Vallat[12]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14].

En 2018, la commune comptait 389 habitants[Note 3], en augmentation de 10,51 % par rapport à 2013 (Territoire de Belfort : −1,71 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
256255327253322308322308333
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
286289271263270269275260244
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
216205205190185174175187175
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
204218226215220260316324349
2017 2018 - - - - - - -
385389-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville de Brebotte possède une école primaire ainsi qu'une école maternelle, ainsi qu'une bibliothèque/médiathèque.

Santé[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Marie Grévillot, prêtre, professeur d'histoire, de géographie et de philosophie, philosophe, essayiste, né à Brebotte le 29 janvier 1909[17]et décédé à Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne) le 15 février 1977[18].

Économie[modifier | modifier le code]

  • Une distillerie (bouilleurs de cru bénéficiant du privilège).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Musée de l'Artisanat et des Traditions Populaires de Brebotte[19], installé dans une ferme ancienne, regroupe des objets utilisés autrefois dans la région.
  • Église Saint-Étienne du XVIIIe siècle
Eglise Saint Etienne

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Annuaire de la Société d'histoire sundgovienne, publication annuelle de la Société d'histoire du Sundgau[22] depuis 1933.

Cinquante cinq numéros en ligne sur Gallica.[23]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Marc Muller, « En furetant à travers l'histoire d'une paroisse sundgauvienne : Brebotte », Annuaire de la Société d'histoire sundgovienne,‎ , page 122 (lire en ligne).
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 5 avril 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Belfort », sur insee.fr (consulté le 5 avril 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 5 avril 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 17 mai 2021)
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 17 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Dictionnaire topographique du département du Haut-Rhin - Georges Stoffel (1868).
  10. Fédération des sociétés d'histoire et d'archéologie d'Alsace, « Belfort et son territoire », Revue d'Alsace,‎ , p. 99 (lire en ligne).
  11. Jean Perrin, « Le Sundgau à la fin de la guerre de Trente ans », Société d'histoire de l'Église d'Alsace,‎ , p. 125 (lire en ligne).
  12. réélu en mai 2020 selon l'Est Républicain du 29 mai 2020.
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. Jean Marie Grévillot
  18. www.rues-de-bussy.info
  19. site du musée
  20. Le patrimoine des communes du Territoire de Belfort
  21. supplément EST Magazine de l'Est Républicain du 6 juillet 2014
  22. « Bienvenue à la Société d'Histoire du Sundgau » (consulté le 1er mars 2020).
  23. « Annuaire de la Société d'histoire sundgovienne », sur https://gallica.bnf.fr/, 1933-1993 (consulté le 1er mars 2020).