Blamont

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Blâmont
image illustrant une commune du Doubs
Cet article est une ébauche concernant une commune du Doubs.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade « Bon début » quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune.

Blamont
La mairie de Blamont
La mairie de Blamont
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Montbéliard
Canton Maîche
Intercommunalité Pays de Montbéliard Agglomération
Maire
Mandat
Claude Perrot
2014-2020
Code postal 25310
Code commune 25063
Démographie
Population
municipale
1 197 hab. (2014)
Densité 119 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 23′ 11″ nord, 6° 50′ 56″ est
Altitude Min. 403 m – Max. 603 m
Superficie 10,06 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Doubs

Voir sur la carte administrative du Doubs
City locator 14.svg
Blamont

Géolocalisation sur la carte : Doubs

Voir sur la carte topographique du Doubs
City locator 14.svg
Blamont

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Blamont

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Blamont

Blamont est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Blanmunt en 1232 ; Blammont en 1282 ; Blamont en 1284 ; Blanemont en 1309 ; Blandimonte en 1366 ; Blammont en 1373 ; Albo monte en 1447 ; Blarmont en 1588 ; Blantmont en 1611 ; Blasmont en 1717[1].

Blamont est situé sur le plateau de Blamont (Lomont), à environ 600 m d'altitude. Les communes ci-dessous appartiennent également au plateau du Lomont :

Communes limitrophes de Blamont
Autechaux-Roide Roches-lès-Blamont
Blamont Glay
Pierrefontaine-lès-Blamont Villars-lès-Blamont Dannemarie

Histoire[modifier | modifier le code]

Il semble que l'étymologie de Blamont soit celtique, blan signifie cime et mon source[2].

En 1283 la seigneurie de Blamont avec celle du Clémont et du Châtelot furent soustraites des possessions des comtes de Montbéliard afin d'être remises à Thiébaud IV de Neuchâtel-Bourgogne qui était le petit-fils de Thierry III de Montbéliard ; en 1377 ce fut le tour de celle d'Héricourt de les rejoindre[3].

Au XIVe siècle il sera fait le bornage des terres de Blamont pour éviter des frictions avec les Montbéliard, le seigneur de Neuchâtel-Bourgogne était représenté à Blamont par Esme Peurresey, écuyer, en qualité de châtelain et Huguenin de Willafans, seigneur de Fay comme bailli[3].

La seigneurie se composait de 13 paroisses en plus de la petite ville de Blamont. Celle-ci était le siège d'un commandement, d'un bailliage, d'une église, de halles, d'un château[4], d'un hôpital fondé en 1351 par le seigneur de Neuchâtel-Bourgogne avec le patronage et les dîmes de plusieurs églises pour subvenir à ses besoins[5] et d'une perception comme en témoigne la présence de Jehan Luclat de Blamont, cité comme receveur du seigneur de Neuchâtel-Bourgogne lors d'une vente le 28 décembre 1396[6]. Parmi les terres que Blamont administre sont celles de Soyhières avec ses dépendances et son château, les droits sur les moulins de Laufon et les territoires de Porrentruy et de Beurnevésin, tout cela fut donné le 26 septembre 1402 par Thiébaud VIII de Neuchâtel à Jean et Thiébaud de Blamont: Nous Thiebaut seigneur de Nuefchastel et conte de Blancmont... donnons, baillons, cedons et transportons a tous iour maix a jehan et a thiebaut de Blancmont frere, nos bien amez escuiers, fils de feu Perrin de Roiche, jadix escuier...touz les droits, actions, raisons et réclamations quelconques, que nous houons, pouhons et deibuons hauoir es villes, finaige et territoires de Pourrentrui et de Burneuesin du dyocese de besancon, au chaistel et fourteresce de Soyeres du dyocese de Basle, et a toute la terre, appartenance et appendisses audit chaistel et fourteresce...et sur les molins de la ville de Loffons dudit diocese de Basle...que feu Jehan Henri de Dele escuier tenoit... Ce fief sera renouvelé le 15 décembre 1403[6].

Sa charte de franchise lui avait été remise en décembre 1308 par Thiébaud IV de Neuchâtel-Bourgogne[7]. Ce dernier, en décembre de cette année, fait plusieurs concessions aux habitants, tant à ceux du bourg de la halle, qu'à ceux du bourg-dessus qu'il déclare francs de toutes espèces de mainmorte, servitude, exactions, tailles, corvées et charuages[5].

La ville subit de la part des Bourguignons un long siège en juillet 1475[4] ; le 31 août de cette année ils prirent d'assaut la place forte qu'ils firent sauter ainsi que le château[5]. Le 28 mai 1477 un traité était conclu à Zurich entre la duchesse Marie de Bourgogne et les princes des états confédérés, il est décidé qu'Héricourt et Châtelot serait à l'archiduc Sigismond tandis que Blamont et Clémont reviendrait à l'évêque de Bâle. Ce dernier les restituera en 1478 aux Neuchâtel-Bourgogne[6].

À la mort de Guillaume de Neuchâtel-Bourgogne, l'empereur Maximilien en qualité de comte de Bourgogne, ordonnait en 1506 que son procureur-général au bailliage d'Amont se déclare comme propriétaire du fief de Blamont en totalité pour en empêcher la main mise d'Ulric VI de Wurtemberg-Montbéliard[5]. Malgré cela les comtes de Montbéliard reprirent la seigneurie et firent reconstruire le château de Blamont en 1546 qu'ils utilisèrent comme résidence d'été[5]. À partir de 1699 le roi de France s'empara de Blamont et y installa une garnison[5].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la commune

Blason de Blamont Blason D'argent à trois monts d'azur[8].
Détails Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes (Blanc et Monts).
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Claude Perrot[9] DVG Médecin
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 197 habitants, en augmentation de 9,12 % par rapport à 2009 (Doubs : 1,76 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
615 543 533 641 679 675 698 718 686
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
624 645 720 646 694 641 655 669 671
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
632 563 514 417 512 583 594 533 724
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
731 728 1 045 1 021 1 026 1 042 1 106 1 097 1 197
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006 [13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Charles-Nicolas Méquillet (1728-1802), général des armées de la République, né à Blamont, décédé à Bondeval.
  • Jean Nicolas Méquillet (1736-1822), général des armées de la République, né à Blamont, décédé à Héricourt (Haute-Saône).
  • Albert Perronne, scientifique suisse (1891-1982).
  • Charles-François-Philibert Masson, (1761-1807), scolarité à Montbéliard puis part travailler dans l'horlogerie à Neufchâtel, plus tard il se rend en Russie où il devint l'instituteur des enfants du comte Solhkol, ministre de la Guerre, il est admis à la cour du Tsar de Russie. En raison de ses sympathies pour les révolutionnaires français, il est expulsé, s'installe quelque temps en Allemagne puis revient en France où il publie Mémoires secrets sur la Russie, le poème les Helvétiens, le roman la nouvelle Astrée, des odes dont l'une sur la fondation de la république a été couronnée par l'Institut en 1802, une statistique du département de Rhin et Moselle, un cours mémorial de géographie, les jardins de Samboursky[5].
  • Le marquis de Sade y situe une partie de l'action de son roman Aline et Valcour.
  • Jules Viette (1843-1894), ministre de l'agriculture sous la 3e république.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Annuaire départemental du Doubs, 1842, p. 64.
  • Ephéméride du comté de Montbéliard, charles Leopold Eberhard Duvernoy, 1832,
  • Géographie universelle, tome 5, Anton Friedrich Büsching, p. 591.
  • Mémoires et documents inédits pour servir à l'histoire de la Franche-Comté, volume 1, Jacquin, 1838, p. 469.
  • Monuments de l'histoire de l'ancien évêché de Bale, volume 5, Joseph Trouikllat, 1867, p. 188, 189, 190, 701, 863, 865.
  • Recherches historiques sur la ville, la principauté et la république de Mandeure (Epomnaduodurum), Euglene Augustin Bouchey, 1862, p. 344, 363, 364.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 1, BESANÇON, CÊTRE,
  2. annuaire départemental
  3. a et b Recherches historiques sur la ville de Mandeure
  4. a et b Géographie universelle
  5. a, b, c, d, e, f et g Ephéméride du comté de Montbéliard
  6. a, b et c Monuments de l'histoire
  7. Mémoires et documents
  8. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Gaso.
  9. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :