Usine PSA de Sochaux

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Usine PSA de Sochaux
Localisation
Situation Sochaux, Doubs
Drapeau de la France France
Coordonnées 47° 30′ 34.5″ N 6° 49′ 27″ E / 47.509583, 6.8241747° 30′ 34.5″ Nord 6° 49′ 27″ Est / 47.509583, 6.82417

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Usine PSA de Sochaux

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Usine PSA de Sochaux
Installations
Type d'usine Usine automobile
Superficie 256 ha
Fonctionnement
Effectif (2011) 12,221 personnes
Date d'ouverture 1912
Production
Marques Peugeot, Citroën
Modèles Peugeot 308 I et II, 3008, 5008, DS 5
Production (2010) 360.000

L'usine PSA de Sochaux est le site industriel historique symbolique de Peugeot, implanté à Sochaux (Doubs). Son usine de pièces détachées et sous-traitants est l'Usine PSA de Vesoul.

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est le plus important site industriel (toutes industries confondues) de France avec 12 527 salariés au , 18 000 en l'an 2000[1]. Comme le site proche situé à Mulhouse, Sochaux est spécialisé dans les véhicules de taille moyenne, issus de la plate-forme TB (base roulante commune aux 308 I, 3008, 5008, DS5…) et EMP2 (308 II, ...)

En 2015, le site produit :

En décembre 2010, la 20 millionième Peugeot est sortie des chaînes[2].

En 2011, le site produit sa première Citroën, la DS5.

Dates importantes[modifier | modifier le code]

  • 1810 : début des Peugeot dans l’industrie
  • 1889 : première voiture Peugeot
  • 1912 : création du site de Sochaux, à cheval sur les communes de Montbéliard et de Sochaux, dans une vaste zone considérée jusque là comme trop marécageuse pour être constructible au confluent de l'Allan et du Doubs
  • 1929 : lancement de la 201, premier véhicule de la marque Peugeot identifié par un nombre avec un zéro central
  • 1935 : lancement de l'aérodynamique 402
  • 1940-1944 : l'usine est mise sous contrôle par l’occupant allemand, sous surveillance d’un certain Ferdinand Porsche, l’outil de production devant être mis au service des besoins de l’armée allemande. En lien avec la Résistance, des dirigeants comme Auguste Bonal et des ouvriers organisent une patiente grève du zèle allant jusqu'au sabotage pour retarder le plus possible la production. Les Allemands déporteront huit directeurs du site dont Bonal. Après la libération, l’usine est en grande partie détruite par les bombardements[3] et le pillage allemand et les dirigeants partiront à la recherche des machines volées aux quatre coins de l’Europe pour pouvoir relancer l'activité[4].
  • 1948 : lancement de la 203, le véhicule de la renaissance de l'usine après les destructions de la guerre
  • 1955 : lancement de la 403 ; l'usine compte alors 15 000 salariés
  • 1960 : lancement de la 404 ; l'usine compte 23 000 salariés
  • 1965 : lancement de la 204; première traction avant de la marque Peugeot et premier petit moteur diesel sur le marché
  • 1968 : les grèves durent 3 semaines sur mai-juin et changent profondément le climat de l'usine; il y a deux morts au cours des échauffourées; ce seront les deux seuls morts des événements de mai 68 en France[5].
  • 1969 : lancement de la 304 ; l'usine compte alors 15 000 salariés
  • 1970 : record de production avec 532 673 unités produites[6]
  • 1977 : lancement de la 305
  • 1979 : lancement de la 505 et nombre de salariés record : plus de 39 000 personnes travaillent à l'usine de Sochaux[7] (y inclus son annexe de Bart)
  • 1987 : lancement de la 405 ; nouvelle tôlerie polyvalente entièrement automatisée
  • 1989 : lancement de la 605 ; l'effectif est redescendu à 23 000 salariés ; grande grève de sept semaines à l'automne (la dernière que connaîtra le site)[5]
  • De 1989 à 1992 : travaux de rénovation qui permettent l'ouverture d'ateliers ultramodernes de peinture et de montage situé au sud de la rivière Allan, dont l'ancien cours a été préalablement comblé et les eaux déversées dans une section à grand gabarit du canal Rhin-Rhône !
  • 1990 : crue historique de l'Allan qui submerge pour la première fois l'ensemble du site à l'occasion d'une fonte des neiges un peu rapide, arrête la production plus d'une semaine et fait perdre 12 000 voitures en production
  • 1995 : lancement de la 406
  • 2000 : lancement de la 607
  • 2001 : lancement de la 307
  • 2007 : nouvelle organisation du Groupe et lancement de la 308
  • 2010 : sortie en fin d'année de la première Citroën du site, la DS5[8].
  • 2013 : lancement de la 308 II

Production[modifier | modifier le code]

Véhicules produits[modifier | modifier le code]

Chiffres de production[modifier | modifier le code]

Année Nb Véhicules Types Véhicule
2005 412 546 607, 307
2006 330 219 607, 307
2007 325 845 607, 307, 308
2008 287 804 607, 307, 308
2009 270 000[9] 607, 308, 3008, 5008
2010 360 000 607 (arrêt en juillet), 308, 3008, 5008
2011 373 000 308, 3008, 5008, DS5
2012 308, 3008, 5008, DS5
2013 308, 3008, 5008, DS5
2014 308, 3008, 5008, DS5
2015 308, 3008, 5008, DS5

Atelier de production[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1990, sous l'impulsion de Jean-Martin Folz, le site entame une cure de jouvence et de nombreux métiers disparaissent du site. L'outillage central est le premier de liste, suivront les ateliers de câblerie (confection des faisceaux automobile), sellerie (confections des sièges) et la dernière en date, la fonderie.

Il reste aujourd'hui sur le site, les ateliers :

En 2011, PSA annonce la fin pour 2013 de la fabrication en interne des amortisseurs, dont la qualité était pourtant réputée. 600 personnes devraient être reclassées si cette fermeture est effective[10]. En mai 2011, les effectifs de l'usine étaient de 11 972 salariés auxquels s'ajoutent 2 002 intérimaires et 810 personnes extérieures détachées sur le site[11].

Centre d'études[modifier | modifier le code]

Environ 4 000 personnes travaillent au sein des activités de l'amont technico-industriel du groupe sur le site de Sochaux. Elles sont chargées de développer et expérimenter les futurs véhicules des marques Peugeot et Citroën, de la plate-forme 2 (dédiée aux véhicules moyenne gamme type 308 ou C4).

Politique environnementale du site[modifier | modifier le code]

Le site de Sochaux est certifié ISO 14001 depuis juillet 1999 :

  • En 8 ans, le site a divisé par 4 ses déchets non recyclés
  • En 10 ans, le site a divisé par 5 sa consommation d’eau
  • En 8 ans, le site a divisé par 4 ses rejets de CO2 dans l’atmosphère

Le parking du personnel est couvert depuis 2010 de 9 300 m² de panneaux solaires, d'une puissance totale de 1 400 kW-crête, capable d'économiser 450 tonnes de CO2 par an[12]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://bourgogne-franche-comte.france3.fr/info/24687813-fr.php
  2. « PSA Sochaux: la 20 millionième Peugeot sortie des chaînes offerte à un orphelinat d'Haï », Agence France Presse (Google News),‎ (consulté le 7 décembre 2010)
  3. Dans la nuit du 15 au 16 juillet 1943, un bombardement intensif s’abat sur Sochaux. Les bombardiers anglais visaient les usines Peugeot mais touchent largement la zone habitée, légèrement plus à l'est. Le bilan est de 125 morts et 250 blessés civils. Voir article de l'Est républicain à l'occasion de la 72e commémoration de cet événement[1].
  4. Site historique Peugeot consulté le 9 octobre 2015
  5. a et b Publication syndicale qui fait le bilan des événements de 1989 à Sochaux
  6. Sochaux sur le toit de l'Europe, L'Est républicain,
  7. Historique du site de Sochaux sur son site officiel, consulté le 9 octobre 2015
  8. « Les premières DS5 dès le mois de décembre à Sochaux », Le Pays,‎ (consulté en 7 juilley 2010)
  9. « A Sochaux, PSA compacte son site historique pour être plus compétitif », Les Echos,‎ (consulté le 26 mai 2010)
  10. « PSA Sochaux délocalise ses amortisseurs », L'Usine nouvelle,‎ (consulté le 31 mai 2011)
  11. « Sous la barre des 12 000 salariés dans les usines », Le Pays,‎ (consulté le 3 juin 2011)
  12. « PSA installe des panneaux solaires sur le parking de son site de Sochaux », La Tribune,‎ (consulté le 10 août 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 2000 : Retour sur la condition ouvrière, Michel Pialoux et Stéphane Beaud, Paris, Éditions Fayard.
  • 2002 : Les gens d'usine. Peugeot-Sochaux, 50 ans d'histoire, Nicolas Hatzfeld, Paris, Éditions de l'Atelier.
  • 1986, réédité en 2003, Mémoires de l'enclave, Jean-Paul Goux, Éditions Actes Sud

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Avec le sang des autres, film documentaire de Bruno Muel, France, 1974, 50'
  • Sochaux, cadences en chaîne, film documentaire de Laurence Jourdan, France, 2010, 55'