Froidefontaine

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Froidefontaine
Froidefontaine
L'église romane Saint-Pierre-et-Saint-Paul à Froidefontaine.
Blason de Froidefontaine
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Territoire de Belfort
Arrondissement Belfort
Canton Grandvillars
Intercommunalité Communauté de communes du Sud Territoire
Maire
Mandat
Bernard Viatte
2014-2020
Code postal 90140
Code commune 90051
Démographie
Gentilé Froidefontainiens
Population
municipale
451 hab. (2015 en diminution de 4,45 % par rapport à 2010)
Densité 99 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 33′ 57″ nord, 6° 56′ 53″ est
Altitude Min. 330 m
Max. 388 m
Superficie 4,55 km2
Localisation

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Froidefontaine est une commune française située dans le département du territoire de Belfort en région Bourgogne-Franche-Comté. Ses habitants sont appelés les Froidefontainiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé sur les bords de la Bourbeuse, rivière née de l'union de la Madeleine et de la Saint-Nicolas.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Charmois Autrechêne Brebotte Rose des vents
Bourogne N Recouvrance
O    Froidefontaine    E
S
Morvillars Grandvillars Grosne

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Frigidus fons (1105), Frigido fonte (1144 & 1290), Kaltenbvrnen (1303), Froide Fontaine (1793), Froid-Fontaine (1801).

Histoire[modifier | modifier le code]

Froidefontaine, qui connut la renommée à partir du début du XIIe siècle grâce à son prieuré, a le privilège de devoir son existence à un mythe fondateur. En fait de mythe, il s'agit plutôt d'une légende, celle de saint Maimbœuf qui aurait été assassiné au VIIIe ou IXe siècle par des mécréants à proximité de la froide fontaine près de laquelle il fut enterré. Les miracles qui se seraient produits par la suite sur sa tombe impressionnèrent tant les gens du pays qu'Ermentrude, veuve de Thierry 1er, comte de Montbéliard-Ferrette, donna le 8 mars 1105 à l'abbaye de Cluny ses possessions de Froidefontaine pour la fondation d'un prieuré. Elle compléta ensuite cette dotation avec le domaine et la paroisse de Grosne qui couvrait alors un large territoire incluant Vellescot, Boron, Brebotte, Eschêne, Recouvrance, Normanvillars et la chapelle de Petit-Croix. Le prieuré prospéra pendant des siècles, du moins quand les bandes de routiers du XIVe siècle ou les Suédois (en 1632) ne pillaient pas les monastères. De 1621 à 1756, le prieuré appartenait aux jésuites d'Ensisheim, puis fut donné par Louis XIV au collège royal de Colmar. À la Révolution, les bâtiments furent vendus comme biens nationaux. Pendant la période où le pays dépendait du Saint Empire jusqu'en 1648, Froidefontaine était connu sous le nom de Kaltenbrunn.

L'église, dédiée à saint Pierre et saint Paul, a conservé des éléments qui ont vu la fondation du prieuré au XIIe siècle. Jusqu'à la fin du siècle dernier a fonctionné une tuilerie importante située sur la route de Morvillars. Le canal du Rhône au Rhin longe le village et la route de Charmois est équipée d'un pont tournant pour le traverser.

En 1999, 451 habitants étaient recensés alors que la population du village était de 385 en 1803.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Froidefontaine Blason D'azur à trois glands d'or rangés en fasce[1].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie et l'école.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Hervé Frachisse    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3].

En 2015, la commune comptait 451 habitants[Note 1], en diminution de 4,45 % par rapport à 2010 (Territoire de Belfort : +1,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
270271285227289319343349374
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
291290283256282257292289294
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
283392363393383354370328394
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
399408431431437444460462462
2015 - - - - - - - -
451--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Emile GOFFINET (1889-1930). Fils de Eugène Goffinet et Marianne Strub de Montreux (Haut-Rhin). Ses frères : Gustave Goffinet mort pour la France (14-18) et Jules Goffinet, cultivateur décédé à Froidefontaine le… .

Emile Goffinet épousa en … Julie Maumier, fille de Xavier Maumier et de Marie Lardier (originaire de Chatenois - Territoire de Belfort)Trois enfants sont issus de cette union : Maurice Goffinet, André Goffinet, Henriette Goffinet.

Emile Goffinet est décédé en janvier 1930 à Belfort (reconnu Mort pour la France, son décès prématuré ayant été porté, à bon droit, à l'action du gaz ypérite utilisé par l'armée allemande contre nos troupes au cours du conflit dit "Grande Guerre".

Gustave Goffinet, frère de Jules et Emile épousa en … Marie Bonhotal de Froidefontaine également, dont il eut deux enfants : Gustave Goffinet et Jeanne Goffinet.

Gustave Goffinet fils épousa une demoiselle Yvonne Rassinier, de Charmois, village contigu. Il eut d'elle un fils : Claude Goffinet qui a quitté la région. Jeanne Goffinet, sœur de Gustave-fils contracta mariage avec ? Stimpling de Montreux Château. Jules Goffinet épousa Marie Maumier, sœur de Julie dont il eut deux filles : Henriette, morte en bas âge et Anne-Marie, laquelle épousa en temps voulu Paul Jeanneney de Charmois.

Parmi les enfants de Emile Goffinet, (André est actuellement décédé) Maurice est celui qui a laissé la marque la plus profonde dans le département de Belfort. Marque a priori clandestine d'ailleurs puisqu'elle a trait à son activité dans la Résistance. Avant même d'avoir été convoqué pour le S.T.O. (Service du travail obligatoire) du gouvernement de Vichy, il avait mis à profit ses modestes fonctions aux usines Alsthom de Belfort où il était employé pour transmettre aux alliés des renseignements sur les commandes de certaines entreprises françaises, en fait entreprises-écrans entre le Reich et nos industries pour pomper ce dont le clan nazi avait besoin. Échappé aux griffes du S.T.O. grâce à une manœuvre audacieuse de son correspondant Alsthom : M. Poupeney, du consulat suisse (M. d'Orelli) et de la S.N.C.F (Corps-Francs Ferrand), on retrouve son passage dans différentes formations. Vie dans l'ombre pendant 21 mois et exercice de différents métiers de couverture : commis de ferme, ouvrier vigneron, mécanicien réparateur d'armes à feu, pion dans un collège privé, enseignant, etc. Tout ceci aussi bien dans l'aire de Belfort, ou de Dijon, ou de Vesoul-Gray, ou de… Mulhouse-Altkirch. Après avoir participé à la libération de Belfort avec les commandos d'Afrique (colonel Bouvet) il retrouve sa famille et ses amis mais il est à la rue : la maison familiale du 23 rue de Danjoutin a été écrasée par un bombardement allié qui visait le dépôt SNCF. Heureusement, il y a les amis de toujours. Mais, dans une France démantelée, il va falloir VOTER à tour de bras. Maurice est tellement dégouté des magouilles auxquelles se prête la « fière Résistance » ou de celles qu'elle supporte sans broncher qu'il se lance à corps perdu dans l'action sociale. Il crée de toutes pièces une Association des sinistrés du Territoire de Belfort, puis une coopérative de reconstruction : La Renaissance dont le président sera Aimé Picot d'Andelnans. Une œuvre menée à bien en dépit des freins utilisés par le préfet Laumet et des inerties orchestrées du M.R.U. Mais on connait les Goffinet dans ce petit département. Et le petit cimetière de Froidefontaine est empli de leur nom.

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]