Auxelles-Haut

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Auxelles-Haut
Vue d'Auxelles-Haut.
Vue d'Auxelles-Haut.
Blason de Auxelles-Haut
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Territoire de Belfort
Arrondissement Belfort
Canton Giromagny
Intercommunalité Communauté de communes des Vosges du Sud
Maire
Mandat
Chantal Bergdoll
2014-2020
Code postal 90200
Code commune 90006
Démographie
Gentilé Quichelots
Population
municipale
299 hab. (2014)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 44′ 38″ nord, 6° 46′ 26″ est
Altitude Min. 510 m – Max. 1 140 m
Superficie 6,48 km2
Localisation

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Auxelles-Haut

Auxelles-Haut (en franc-comtois Ossarre-Hât) est une commune française située dans le département du Territoire de Belfort en région Bourgogne-Franche-Comté.

Auxelles-Haut est administrativement rattachée au canton de Giromagny.

Ses habitants sont appelés les Quichelots.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans le département du Territoire de Belfort, au nord-ouest de celui-ci, où elle jouxte le département de la Haute-Saône. Elle est entourée par les communes de Lepuix, Giromagny, Auxelles-Bas, Plancher-Bas, Plancher-les-Mines.

Établi sur le revers méridional du massif des Vosges et dominant la Trouée de Belfort, le village à l'ambiance pittoresque compte parmi les plus montagnards du département. Environné par la forêt vosgienne, il est dominé à l'est par le sommet arrondi de l'Ordon-Verrier (963 m) et au nord-ouest par une ligne de crête de plus de 1000 m, culminant à 1114 m à la Tête de Charborue.

C'est une des 189 communes du parc naturel régional des Ballons des Vosges[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Auxelles-Haut[2]
Plancher-les-Mines
(Haute-Saône)
Lepuix
Auxelles-Haut[2] Giromagny
Plancher-Bas
(Haute-Saône)
Auxelles-Bas

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Village ne datant que du XVIe siècle, il portait le nom de Village-Neuf, Neudorf ou Oberdorf (Revue d'Alsace, VIII, 25).
  • En allemand : Ober-Assel[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ober-Assel comme on l'appelait à l'époque autrichienne doit son existence à l'exploitation minière qui s'est développée dès la fin du XIVe siècle dans tout le nord du département[4]. La commune d'Auxelles se divisa en 1569 pour donner naissance à Auxelles-Haut et Auxelles-Bas.

Des mineurs venus du Tyrol et de Saxe immigrent dans le sud des Vosges au XIVe siècle pour travailler au creusement des puits et des galeries et à l'extraction du minerai de plomb, de cuivre et d'argent. Les noms germaniques apportés par cette population se retrouvent à Auxelles-Haut dans la toponymie (Gesellschaft, Teuschgrund, Pfennigthurm...) et bien sûr dans les patronymes, bien que très souvent francisés. Les puits et galeries portent la plupart du temps un nom de saint : Saint-Jean-Fundgruben, Saint-Philippe...

L'exploitation des mines d'Auxelles-Haut était complexe et dangereuse en raison de l'instabilité des terrains. Elle était encore compliquée par la présence de grandes quantités d'eau qu'il fallait extraire des mines. Des machines hydrauliques perfectionnées furent installées dans les années 1670-1680, utilisant la force motrice de l'eau de surface amenée aux mines grâce à un système de petits barrages et de canaux parcourant la montagne, et introduite dans les galeries par des conduites forcées. À l'intérieur de la mine Saint-Jean, en particulier, une immense salle accueillait une roue hydraulique de près de 10 mètres de diamètre ce qui était un exploit technologique pour l'époque. La mine Saint-Jean était l'une des trois grandes mines du Rosemont (la région dont Giromagny est le chef-lieu), avec celles du Phanitor et de Saint-Pierre au Montjean. Elle ne produisait que du plomb, qui était utilisé pour séparer le cuivre de l'argent issu des autres mines. La production d'argent assurait des revenus importants ce qui explique que l'on ait réalisé des investissements considérables notamment pour mettre au point des machines hydrauliques très perfectionnées.

L'exploitation des mines a cessé à la fin du XVIIIe siècle, les filons les plus rentables ayant été épuisés. Au XIXe siècle, un tissage mécanique entraîné par la force de l'eau est construit par l'industriel Boigeol. On peut encore voir les ruines de deux petits barrages qui portent son nom, au nord du village dans le vallon du Rhôme, et qui étaient utilisés comme réserve d'eau permettant d'alimenter le moteur hydraulique. Il est probable que ces barrages aient été établis sur ceux servant à l'alimentation des machines hydrauliques des mines, aux siècles précédents.

On peut encore voir à différents endroits les vestiges de l'activité minière : galeries de mines et déblais dans le village, haldes dans la lande du Mont Ménard.

Cette activité industrielle très ancienne a laissé une marque profonde dans la structure de l'habitat : on voit à Auxelles-Haut quantité de maisons de mineurs et d'ouvriers, petites et serrées les unes contre les autres, près des mines, contrairement à ce que l'on voit à Auxelles-Bas où la maison typique est la grosse ferme paysanne.

L'église du village date de 1841, elle est située sous le cimetière établi près du piton rocheux où s'élevait autrefois le château médiéval, dont on voit encore les fossés, selon un plan circulaire typique de la motte castrale. À proximité, on peut voir un ancien puits de reconnaissance réalisé par EDF pour la recherche d'uranium dans les années 1970.

Plusieurs monuments entretiennent le souvenir de la Résistance contre l'occupant pendant la Seconde Guerre mondiale, et des combattants de l'ombre tués par les Allemands dans le village.

Au Mont Ménard, la Vierge des Auxelles a été installée pour la remercier d'avoir protégé la population. Un autre lieu emblématique de la commune est la Chaume du Querty, pâturage communal où se maintiennent deux chalets associatifs et où montent les Quichelots pour cueillir les myrtilles ou brimbelles.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie-école.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2007 en cours Chantal Bergdoll DVG  

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[5] :

  • total des produits de fonctionnement : 229 000 €, soit 718 € par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 181 000 €, soit 567 € par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 346 000 €, soit 1 084 € par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 438 000 €, soit 1 373 € par habitant.
  • endettement : 147 €, soit 461 € par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 11,15 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 15,30 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 90,96 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

La commune est membre de plusieurs structures de coopération intercommunale, dont la Communauté de communes de la Haute-Savoureuse, et le parc naturel régional des Ballons des Vosges.

Population et société[modifier | modifier le code]

La commune se distingue par le maintien de traditions vivantes, une certaine qualité de vie, et de nombreuses animations.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 299 habitants, en diminution de -2,92 % par rapport à 2009 (Territoire de Belfort : 1,3 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
650 636 692 745 932 1 004 948 960 969
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
813 916 919 950 928 912 942 1 010 866
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
824 796 714 537 523 456 410 315 315
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
301 256 228 220 252 305 307 310 299
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006 [9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les enfants sont accueillis à l'école communale dans le cadre d'un regroupement pédagogique.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'une des célébrités d'Auxelles-Haut est le pilote Camille Plubeau, as français de la Seconde Guerre mondiale, qui y est né le .
  • Joseph Briot, né à Auxelles-Haut le 3 février 1888, inventa en 1936 à Louviers la première meuleuse semi-automatique de verre optique, "L'universelle". Elle permettait de dégrossir les verres de lunettes à partir de gabarits et ce avant une finition manuelle. C’est la première machine – connue – capable de ce genre de travail. L'entreprise Briot, établie à Pont-de-l'Arche, a été rachetée par le groupe Luneau technology operation en 2010.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune conserve une petite activité industrielle (métaux) et de restauration, ainsi que des gîtes pour l'accueil des touristes.

Environnement[modifier | modifier le code]

Une petite partie du territoire communal est classée en réserve naturelle, au sein de la réserve naturelle nationale des Ballons Comtois.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Auxelles-Haut est maintenant un joli village bien situé pour être le point de départ de sentiers qui conduiront notamment le randonneur, par des crêtes plantées de beaux hêtres, au sommet de la Planche des Belles Filles, à 1 148 mètres d'altitude, d'où il aura une vue superbe sur toute la Trouée de Belfort, la Forêt-Noire vers l'est et, si le temps est dégagé, les pics des Alpes au-delà des crêtes du Jura, et particulièrement, le mont Blanc. Plus près, la lande du Mont-Ménard, très facilement accessible depuis le cœur du village, ou la Chaume du Querty, plus éloignée, offrent aussi de beaux panoramas et un grand dépaysement. Plusieurs sentiers balisés et entretenus par le Comité départemental de la randonnée et le conseil départemental du Territoire de Belfort offrent de belles possibilités de promenades, courtes ou longues.

  • L'église Notre-Dame-Auxiliatrice[10] et son orgue[11].
  • Patrimoine industriel : maison, puis usine de décolletage Plubeau et Cie[12].
  • Observatoire du Mont Ménard[13].
  • Monuments commémoratifs[14],[15].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]