Jean Bauhin
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(à 72 ans) Montbéliard |
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Emmanuel Stupanus (en) |
| Abréviation en botanique |
J.Bauhin |
Jean Bauhin (ou Johann Bauhin), né à Paris, le et mort à Montbéliard le , est un médecin et botaniste franco-suisse[n 1].
Il est le fils de Jean Bauhin (1511-1582) et de Jeanne Fontaine et le frère de Gaspard Bauhin, lui aussi médecin et botaniste, avec lequel il a collaboré.
Élevé dans une famille réformée, francophone de Bâle, Jean Bauhin (fils) parcourt l’Europe pour suivre les cours des meilleurs anatomistes et botanistes le l’époque qui basent leur approches sur l’observation méticuleuse du monde. Il exercera un temps la médecine à Bâle tout en continuant à pratiquer des herborisations sous la direction attentive du naturaliste suisse Conrad Gessner.
Il part ensuite en France, et s’installe d’abord à Lyon où il exerce la métier de médecin de ville. Lors de l’épidémie de peste de 1564, il est nommé médecin officiel de la peste et commence à noter les expériences acquises lors dans la lutte contre la maladie. En raison des tensions religieuses, il doit retourner en Suisse. Mais il n’arrive pas à se fixer tant à Genève qu’à Bâle. Il trouve enfin à Montbéliard un havre de paix, en raison d’une grande ouverture à toutes les formes de protestantisme – calviniste et luthérien – et de la possibilité d’y vivre et d’y travailler en parlant français tout en restant proche de Bâle.
En collaboration avec le médecin Jacques Dalechamps, Jean Bauhin entreprend une compilation de tout ce qui était connu de son temps en botanique. L’ouvrage sera publié à titre posthume en 1650-1651 (soit 37 ans après sa mort en 1613), sous le titre de Historia plantarum universalis. C’est le premier grand projet encyclopédique universel sur les plantes, avec des illustrations abondantes (5 226 plantes avec 3 577 illustrations). Ce travail sera poursuivi par son frère Gaspard Bauhin qui fut un précurseur de la systématique moderne. C’est l’un des plus ambitieux projets scientifiques du XVIIᵉ siècle qui témoigne de la volonté de transformer la botanique en une discipline universelle et méthodique, en reliant les savoirs antiques, médiévaux et de la Renaissance dans une synthèse monumentale. Même si incomplet et parfois confus, il reste une pierre angulaire dans l’histoire de la classification des plantes.
Biographie
[modifier | modifier le code]- Cet article s'appuie essentiellement sur les recherches historiques remarquables du botanistes suisse Hans Peter Fuchs-Eckert, Die Familie Bauhin in Basel, Bauhinia, 6, 1, 1977.
Jean Bauhin est le fils d'un médecin nommé lui aussi Jean Bauhin (1511-1582) qui fut obligé de quitter la France pour avoir embrassé la religion réformée. Il vit le jour le 12 février 1541 à Paris[1],[n 2], alors que son père était incarcéré pour hérésie. Ce dernier échappera au bûcher grâce à l’intervention de Marguerite d’Angoulême sœur du roi François Ier. La famille doit fuir à Anvers aux Pays-Bas espagnols mais là aussi l’Inquisition s’intéresse à lui et il doit s’échapper et se réfugier à Bâle en Suisse. Âgé de trois ans, Jean Bauhin fils arrivera en août 1544 à Bâle pour rejoindre son père, accompagné de sa mère et de son oncle Hugo Bauhin, en remontant le Rhin (d'après la chronologie de Fuchs-Eckert[2]).
Formation naturaliste et humaniste
[modifier | modifier le code]Son père lui enseigne les rudiments des savoirs fondamentaux, posant très tôt les bases de l’intérêt qu’il manifestera plus tard pour les plantes. Par l’intermédiaire de Sébastien Castellion, un ami intime de son père et célèbre philologue, le jeune Bauhin reçoit également ses premières leçons de latin et de grec, ainsi qu’une initiation à la rhétorique[2].
Il recevra une formation botanique auprès des premiers créateurs de la pensée botanique moderne basée sur l’observation. Il étudie à l'université de Bâle sous l'autorité de Coelius Curio puis à l'université de Tübingen, approfondit ses connaissance de botanique, sous la direction de Leonhart Fuchs[1] qui propose des illustrations de plantes faites avec autant de précisions que la technique de la gravure sur bois l’autorise. Fuchs s’intéresse particulièrement au jeune étudiant, le reçoit souvent chez lui et lui ouvre l’accès à son jardin botanique privé. Il ira aussi étudier à Zurich sous la direction de Conrad Gessner qui insiste sur l’importance les caractères floraux, pour classer les plantes, largement préférables pense-t-il à ceux des feuilles. Il lui prodiguera des conseils pendant de longues années et si bien que Jean Bauhin dira de Conrad Gessner qu'il est son « meilleur maitre ». Au début de juin 1561, le jeune Bauhin a la chance d’accompagner Gessner dans un voyage aux bains de Bormio[n 3], dans le Valtellina, où ce dernier espère soulager ses douleurs sciatiques chroniques. Pendant huit jours, Gessner et Bauhin voyagent en herborisant. Durant le séjour de cure à Bormio d’environ un mois, ils collectent des plantes dans les environs. Lors de ce vaste périple alpin avec Conrad Gessner, le jeune Bauhin reçoit l’impulsion et les outils intellectuels qui nourriront sa future activité de botaniste.
Bauhin se rend ensuite à Montpellier pour suivre les cours du célèbre naturaliste Guillaume Rondelet[3]. De passage à Lyon, il rencontre Jacques Daléchamps qui l'aide dans ses recherches botaniques. Dans la région d’Avignon et d’Arles, Bauhin étudie la flore de la fin d’été et arrive à Montpellier à la fin de septembre 1561. Les connaissances exceptionnelles et l’autorité scientifique de Rondelet faisaient alors de Montpellier un centre de premier plan pour les médecins passionnés de botanique.
Durant le semestre d’hiver (du 18 octobre 1561 à Pâques suivant), Jean Bauhin suit les cours et démonstrations, notamment les quatre dissections anatomiques réglementaires instituées à Montpellier depuis 1550, et tenues par Rondelet dans le Theatrum anatomicum fondé en 1556. Il lie des relations avec Charles de l'Écluse, un médecin et botaniste flamand de langue française qui fut l’un des premier à fournir des descriptions réellement scientifiques des végétaux.
C’est à Montpellier que Bauhin acquiert ses connaissances fondamentales en anatomie pratique, qu’il mettra plus tard à profit lors de deux dissections publiques à Bâle. Pendant le semestre d’été suivant, Bauhin participe aux excursions botaniques organisées dans les environs proches et lointains de Montpellier. De telles excursions et démonstrations botaniques étaient, elles aussi, rendues obligatoires par le règlement depuis 1550.
Au début du XVIIe siècle, presque tous les botanistes importants avaient reçu leur formation à Montpellier ; c’est aussi de là que se répandit la technique de constitution des herbiers (Herbarien), déjà conforme aux méthodes modernes.
Jean Bauhin fils obtient son doctorat de médecine en 1562, sans qu’on sache véritablement quelle université lui a délivré (peut-être Valence (Drôme) selon Fuchs-Eckert).
Selon les sources contemporaines et les études modernes (Fuchs-Eckert[2], 1977), Jean Bauhin fils (1541–1613) n’a pas quitté Montpellier à cause de persécutions directes, mais par précaution et prudence dans un contexte devenu dangereux pour les étudiants protestants. Car en mars 1562, a eu lieu le massacre de Wassy, commis par les troupes du duc de Guise contre les huguenots, marquant le début officiel de la première guerre de Religion.
De retour en Suisse, Jean Bauhin accompagne à nouveau Conrad Gessner dans ses herborisations en Suisse avant de s'installer à Bâle et d'y exercer la médecine. Il devient professeur de rhétorique en 1566. Gessner le tient en très haute estime. À Bâle, Bauhin s’occupe d’abord de la rédaction d’un lexique médical et du manuscrit du catalogue botanique de Montpellier. Parallèlement, il doit s’adonner à la pratique médicale et reprendre une partie des patients de son père, débordé de travail.
Renonçant assez vite à l’idée de s’établir comme médecin praticien, il décide de parfaire ses connaissances anatomiques, botaniques et médicales dans les grands centres italiens des nouvelles sciences descriptives.
Il franchit à pied le col du Saint-Gothard à 2 107 m d'altitude, où il trouve encore des rhododendrons en fleurs au mois de novembre, il gagne Milan, puis, début de décembre 1562, Padoue. Grâce à une lettre de recommandation chaleureuse de Conrad Gessner à Melchior Wieland, originaire de Marienbourg en Prusse occidentale, directeur du jardin botanique de Padoue, Bauhin peut s’inscrire à l’université de Padoue en décembre 1562. Le grand médecin et anatomiste Gabriele Falloppio, qui était vraisemblablement la principale raison de son choix de Padoue, était cependant mort peu avant l’arrivée de Bauhin, le 9 octobre 1562, à l’âge de trente-neuf ans.
Après un séjour d’à peine quatre mois à Padoue, Bauhin part vers la fin mars ou début avril 1563 pour Ferrare puis pour Bologne où se trouve la plus ancienne université d’Europe (fondée en 1119), et qui possédait un jardin de plantes médicinales dès 1365, et, depuis 1568, un véritable jardin botanique. Il loge chez Ulisse Aldrovandi, alors considéré comme le plus grand zoologiste et phytographe italien au sud des Alpes, auquel il est présenté par une lettre de Gessner. Aldrovandi est le fondateur d’un vaste musée d’histoire naturelle et a constitué un herbier de 5065 espèces réparties en 17 volumes in-folio.
Installation comme médecin en France et Suisse
[modifier | modifier le code]Il est bien attesté par les sources contemporaines et critiques[2] que Jean (Johann) Bauhin fils (1541–1613) avait le français pour langue maternelle et n’était pas très à l’aise en allemand, du moins dans les premières décennies de sa vie. Sa langue maternelle était le français et le foyer familial à Bâle était celui de réfugiés huguenots francophones : on y parlait donc le français, non l’allemand.
De retour à Bâle au cours de l’été 1563, Bauhin s’occupera d’abord de trier et d’ordonner les échantillons d’herbier qu’il a rapportés d’Italie. Parallèlement, il travaille à son catalogue des plantes de la région de Montpellier, que Gessner ne cesse de lui réclamer. Il parvient à lui envoyer à la fin juillet 1563 mais on ignore ce qu’il est advenu de ce travail : aucun exemplaire n’en a été conservé.
- Lyon (1563-1568)
Après ses voyages dans le sud de la France et en Italie, Bauhin semble ne plus se sentir vraiment chez lui à Bâle. Toujours est-il que dès septembre 1563, il se met en route pour Lyon, afin d’y accepter la charge de médecin de la ville. Lyon, ville francophone, après le coup de force des partisans de la “nouvelle foi” (réformés) en juin 1562, était devenue une ville protestante.
En outre, c’était alors un grand centre de l’imprimerie européenne : au XVIᵉ siècle, plus d’une centaine d’imprimeurs y exerçaient leur art, et l’on y voyait affluer les meilleurs typographes d’Italie, d’Allemagne et de France. Grâce aux quatre grandes foires internationales annuelles, la ville, située au confluent du Rhône et de la Saône, jouissait d’une importance « mondiale ».
Au début d’octobre 1563, Bauhin est installé à Lyon comme médecin, et a déjà commencé à donner des cours sur la pharmacie.
À la fin de juin 1564, la peste commence à sévir à Lyon. Elle avait été introduite depuis l’Allemagne, touchant Bâle à la fin de l’automne 1563, puis Zurich en avril 1564. Cette épidémie aurait fait près de 50 000 morts à Lyon et dans les environs.
Bauhin est alors nommé médecin officiel de la peste par le magistrat de la ville, et — selon ses propres dires — il soigne avec grand succès les malades atteints de ce terrible fléau. Il contracte lui-même la peste, mais s’en remet rapidement, sans séquelles durables.
Bauhin se met aussitôt à rédiger un mémoire où il rassemble les expériences acquises dans la lutte contre la maladie, et surtout les méthodes de prévention et de traitement qu’il a employées.
Il mentionne encore les procédés traditionnels longtemps recommandés : désinfecter les habitations en faisant brûler du genévrier, du romarin et de la sauge ; provoquer une forte sudation par l’emploi de linges chauds et de pierres chauffées ; et recouvrir les bubons de cataplasmes pour les désinfecter.
Mais il accorde une attention toute particulière aux mesures prophylactiques : il préconise une propreté absolue des logements, une hygiène corporelle stricte, ainsi qu’une alimentation nutritive et équilibrée — notamment des bouillons de mouton, de veau ou de poulet bien cuits, accompagnés de raisins encore verts et d’oranges ; celles-ci, toutefois, étaient devenues si chères pendant l’épidémie de Lyon qu’il fallait un écu d’or pour deux ou trois fruits.
Ce n’est que plus de trente ans plus tard, en 1597, que les notes lyonnaises de Bauhin sur la peste seront enfin publiées, jointes à ses observations ultérieures : celles de Genève (1568-1569) et de Montbéliard (1575), portant sur les mesures préventives et curatives appliquées durant ces épidémies.
À Lyon, Jean Bauhin se consacre cependant beaucoup à la botanique au point que son ami quasi paternel de Zurich, Conrad Gessner, doit lui recommander à plusieurs reprises de s’intéresser davantage aux questions médicales — et surtout à la chirurgie — plutôt que de se perdre dans les travaux botaniques, et de participer plus activement à la vie sociale lyonnaise, en se liant d’amitié avec les médecins et chirurgiens influents de la ville.
Peu de temps après son arrivée, Bauhin entreprend de créer son propre jardin botanique, apparemment en dehors des murs de la ville, où il donne des démonstrations de plantes médicinales à l’usage des apothicaires.
Mais surtout, Bauhin travaille chez l’imprimeur, éditeur et libraire Guillaume Rouillé (Roville), qui possède lui aussi un jardin botanique privé, et qui, pour représenter les plantes avec fidélité, emploie des dessinateurs et des graveurs.
En collaboration avec le médecin lyonnais Jacques Dalechamps, médecin de l’Hôtel-Dieu, et avec son ami, le médecin strasbourgeois Melchior Sebisch père (qui retourna à Strasbourg en 1567, au moment de la deuxième guerre de religion), Bauhin entreprend les travaux préparatoires d’une grande œuvre sur le règne végétal, dont il affirme avoir été l’initiateur.
Plus tard, il se plaint amèrement que ce grand ouvrage — publié plus tard, en 1586 et 1587, en deux volumes anonymes chez Guillaume Rouillé, sous le titre Historia generalis plantarum — ait été interrompu par la guerre, puis édité par un homme totalement ignorant de la botanique.
Jean Bauhin, réformé d’orientation libérale influencé par les humanistes suisses (Bullinger, Castellion, Gwalther), se heurta rapidement au calvinisme strict des autorités ecclésiastiques lyonnaises. En 1565, son mariage avec Denyse Bornard fut d’abord refusé par les pasteurs Pierre Viret et François Salluard, qui lui reprochaient ses positions jugées trop tolérantes sur la prédestination et l’élection. Malgré l’intervention de Zurich, l’affaire provoqua une rupture durable avec le clergé local.
La seconde crise survint après l’échec du complot huguenot de décembre 1567 : la répression frappa durement les réformés, et Bauhin dut quitter Lyon précipitamment début 1568. Ses biens furent confisqués ; il tenta d’en obtenir la restitution plus tard, en 1593, depuis Montbéliard, où il s’était établi au service du duc de Wurtemberg.
- Genève (1568-1570)
Il décide de retourner en Suisse en 1568. En juillet, sur la route de Bâle, Jean Bauhin arrive à Genève avec sa famille et son beau-frère. Mais les autorités genevoises, connaissant sa réputation de médecin expérimenté à Lyon, lui proposent d’occuper la chaire de médecine de l’Académie fondée par Jean Calvin, laissée vacante après la disgrâce de Simon Simonius.
Il devient médecin public et salarié de la ville et de l’hôpital et enseigne deux fois par semaine, jusqu’à ce qu’une nouvelle épidémie de peste éclate à l’été 1568. Nommé médecin de la peste, il interrompt ses cours pour soigner les malades.
Après l’épidémie, les autorités lui confient en décembre 1568 la direction d’un cours pratique de botanique et de pharmacie pour les apothicaires, qu’il donne dans son petit jardin botanique privé, créé avec Dourez près de sa maison officielle, « Saint-Aspre », 16 rue des Granges.
En 1569, il joue aussi un rôle important dans la réorganisation de la médecine et de la pharmacie à Genève : il participe à la rédaction d’un règlement de 25 articles, adopté par le Conseil le 11 mai 1569, qui normalise enfin la pratique des médecins, apothicaires et chirurgiens.
Mais des tensions et des difficultés ne tardent pas à éclater avec les autorités genevoises. Il semble qu’il se soit surtout heurté, dans son rôle de médecin de la peste, aux personnalités influentes de Genève. Celles-ci craignaient que les mesures sévères et rigoureuses qu’il préconisait — justifiées d’un point de vue médical — pour prévenir un nouveau retour de la peste, ne gênent le commerce et freinent l’afflux constant d’étrangers, voire ne les interrompent complètement. Le 25 mai 1570, le Conseil démet Bauhin de ses fonctions publiques en accordant seulement le droit de résider jusqu’à la fin de l’année dans la maison officielle des médecins, dite “Saint-Aspre”. Manifestement las des attaques des protestants et de la situation insatisfaisante, Bauhin décide de quitter définitivement Genève le 20 août 1570.
- Bâle (1570-1571)
Conformément à son projet initial formé en quittant Lyon, Bauhin se rend alors à Bâle avec sa famille. On y manifeste de l’intérêt à le retenir dans la ville du Rhin et à l’intégrer à l’université : dès l’automne 1570, il obtient la chaire de rhétorique à la faculté des arts, et en juillet 1571, il est admis comme membre associé à la faculté de médecine.
L’hiver 1570-1571, il dirige une dissection publique sous le rectorat de Felix Platter et l’hiver suivant 1571-1572, Felix Platter et lui-même tiennent une dissection publique devant 33 spectateurs, sur le corps d’un criminel exécuté à Rötteln (près de Bâle), Bauhin manipule le scalpel, tandis que Platter commente et interprète la dissection.
- Montbéliard (1571-1613)
En 1571–1572, Jean Bauhin accepte la charge de médecin de la cour et de la ville de Montbéliard, succédant à Nicolas Vignier. Le statut politique et religieux de Montbéliard à l’époque était tout à fait particulier — à la fois français par la langue et la culture, mais allemand par la souveraineté, car rattachée directement au Saint-Empire romain germanique.
Ce choix s’explique par les liens antérieurs de son père avec la cour comtale, par le climat religieux libéral de la ville — alors ouverte à toutes les formes de protestantisme, calviniste et luthérien —, et par la possibilité d’y vivre et d’y travailler en parlant français tout en restant proche de Bâle. À Bâle, les chaires de médecine étaient déjà occupées (par Felix Platter, Isaak Keller, et Theodor Zwinger), rendant une carrière universitaire difficile. Son installation à Montbéliard marqua le début d’une longue période de stabilité au service du comte Frédéric de Wurtemberg.
Comme l’avenir devait le montrer, Jean Bauhin trouva enfin à Montbéliard la mission dans laquelle il put déployer pleinement ses connaissances humanistes et ses capacités universelles. Grâce au soutien généreux et à la collaboration personnelle du jeune prince Frédéric, devenu après 1580 comte de Montbéliard, puis à partir de 1593 Frédéric Iᵉʳ, duc de Wurtemberg, ainsi qu’à l’appui de son épouse Sibylle d’Anhalt, Bauhin put se consacrer sereinement à ses études scientifiques, mener à bien des travaux dans divers domaines du savoir, et en publier au moins une partie.
Il exerça comme médecin de la cour et de la ville, tout en organisant la profession médicale locale : il rédigea en 1575 les statuts du collège des médecins, chirurgiens et apothicaires du comté. Son activité, rigoureuse et méthodique, est attestée par les nombreux contrôles pharmaceutiques qu’il signa entre 1584 et 1610 dans la pharmacie de son gendre Théobald Noblot. Il forma et accueillit plusieurs médecins et étudiants étrangers, contribuant au rayonnement médical de Montbéliard. Enfin, il publia en 1591 un traité sur la rage (Histoire notable de la rage des loups), où il décrivit les épidémies locales et recommanda des mesures prophylactiques et psychologiques, révélant à la fois son empirisme éclairé et son souci de santé publique. Sur le plan thérapeutique, il ne dépassait pas les pratiques de ses prédécesseurs — ni, au fond, celles encore préconisées avant la découverte du vaccin de Pasteur (1881) : le cautérisation immédiate de la morsure au fer rouge. En 1596, il mène campagne pour la culture et la consommation de la pomme de terre en France et en Wurtemberg[1]. Il sera suivi par son frère Gaspard. Rappelons que Antoine Auguste Parmentier (1737-1813) conduit sa célèbre campagne de vulgarisation de la pomme de terre en France à partir des années 1770-1780, avec un moment symbolique en 1785-1786, soit presque deux siècles après Jean Bauhin.
Jean Bauhin fils est mort à Montbéliard le 26 octobre 1613, vers 17 h, à l'âge de 72 ans, après une maladie aiguë de quelques jours, dans un contexte de vieillissement fragilisé par des excès alimentaires et alcooliques[n 4]. Il fut enterré avec les honneurs dans l’église luthérienne du château des ducs de Wurtemberg-Montbéliard.
Opinions religieuses
[modifier | modifier le code]Né dans une famille réformée, si son père était un homme de foi profonde, lui-même fut un protestant de tendance « libérale », dans la ligne de Sebastian Castellion (1515–1563), protecteur de sa famille et maître de ses premières années. Il fut aussi influencé par Coelius Secundus Curio, l’un de ses professeurs à Bâle, connu pour son humanisme tolérant[4].
À Lyon, en 1565, Bauhin veut épouser Denyse Bornard. Les ministres calvinistes Pierre Viret et François Salluard refusent le proclamation des bans, refusent son mariage religieux, et l’obligent à se justifier théologiquement, notamment sur la prédestination, l’étendue de l’élection, la liberté de conscience.
Bauhin rédige avec son père une courte profession de foi, envoyée à Bullinger et Gwalther à Zurich. Les deux théologiens suisses prennent parti contre les Bauhin, ce qui montre que Jean Bauhin fils était à la gauche du protestantisme réformé. Mais il a bel et bien épousée Denyse Bornard en 1565, malgré l’opposition des pasteurs calvinistes de Lyon (Fuchs-Eckert, pp. 25–27[2]). Ce conflit reflète le refus de Bauhin d’adopter la ligne dure de Viret.
Lorsque les calvinistes tentent un coup de main sur Lyon (nuit du 29 décembre 1567), la répression touche tous les protestants, qu’ils soient calvinistes ou non. Bauhin, considéré comme non fiable doctrinalement, est parmi ceux qui doivent quitter la ville. Il part début 1568 pour Genève.
À Montbéliard, Jean Bauhin était sur un territoire culturellement français mais confessionnellement luthérien (après 1586). Il s’y adapte signant la Confession luthérienne de 1586 — par obéissance civique plus que par conviction. Son entourage reste tolérant, notamment le comte Frédéric de Wurtemberg, protecteur des savants.
Il entretient des relations courtoises avec le prince-évêque de Bâle à Porrentruy et l’abbesse de Masmünster (Alsace). Cela indique un œcuménisme personnel rare au XVIᵉ siècle.
Il n’a jamais rédigé de texte politique ou polémique sur les guerres de Religion françaises (1562–1598). Tout indique qu’il a délibérément évité la polémique religieuse, probablement en raison de sa position professionnelle, de son orientation humaniste, du destin dramatique de sa famille dans les conflits confessionnels.
Travaux scientifiques
[modifier | modifier le code]Jean Bauhin joua un rôle pionnier dans l’étude scientifique des eaux minérales et thermales. En 1594, à la demande de Frédéric Iᵉʳ, duc de Wurtemberg, il examina la source sulfureuse nouvellement découverte de Boll, près de Göppingen, et en donna la première analyse médicale, chimique et botanique. Son traité latin publié en 1598, Historia fontis et balnei Bollensis, puis ses éditions ultérieures en allemand et en latin, établirent les fondements d’une approche rationnelle de l’hydrothérapie : observation des effets thérapeutiques, description précise des eaux et de leur environnement naturel, et recommandations pratiques pour l’usage curatif. Par sa rigueur et sa méthode expérimentale, Bauhin contribua ainsi à faire passer la médecine thermale d’une pratique empirique à une discipline scientifique moderne.
À la fin du XVIᵉ siècle, Jean Bauhin fut chargé d’étudier scientifiquement la nouvelle source médicinale de Lougres. Avec ses gendres, il en analysa l’eau et les effets thérapeutiques, puis publia en 1602 une description détaillée, immédiatement suivie d’une édition allemande. Cette publication fit rapidement connaître la « Saine Fontaine », qui devint un lieu de cure fréquenté jusqu’au XIXᵉ siècle.
Il eut aussi la direction du jardin botanique, les Grands-Jardins de Montbéliard, le troisième en Europe par ancienneté. Grâce à ses nombreux contacts avec des jardiniers privés, des responsables de jardins publics — surtout en Italie — et avec la plupart des botanistes de son temps, Bauhin parvint à y « acclimater » une grande diversité de plantes médicinales et ornementales. Il enrichissait constamment la collection en rapportant, de ses voyages et excursions (comme médecin de personnalités ou comme médecin des bains de la comté, puis du duché), des plantes vivantes, des semences et des spécimens d’herbier.
Il l'enrichit de plantes exotiques et de fleurs étrangères et y développe vers 1590 la culture de la pomme de terre. Cela reste une expérimentation savante, non une culture paysanne. Elle n’est pas encore cultivée à grande échelle ni consommée par la population. Sa véritable diffusion alimentaire ne viendra que bien plus tard. C'est là qu'il rassemble les éléments de deux grands ouvrages - Prodromus historiae plantarum universalis et Historia plantarum universalis - mais qui ne paraîtront qu'après sa mort. Dans la seconde encyclopédie monumentale Historia plantarum universalis, il rassemble les descriptions de milliers de plantes, dont la pomme de terre, qu’il classe dans les Solanum tuberosum esculentum. Son frère cadet Gaspard dans son Pinax theatri botanici (1623), donne le nom binomial Solanum tuberosum, qui est resté la base de la nomenclature moderne.
Jean Bauhin entretenait des contacts constants avec les médecins et botanistes locaux, :
– son frère cadet Gaspard Bauhin,
– le célèbre médecin et professeur Felix Platter, connu aussi pour son jardin botanique privé et son cabinet de curiosités.
Malgré l’ampleur de ses centres d’intérêt — études scientifiques en médecine, balnéologie, archéologie, géologie et paléontologie, ainsi que son activité pratique de médecin, d’organisateur et de directeur du jardin botanique et du musée de Montbéliard —, la botanique resta toute sa vie la passion principale de Jean Bauhin, à laquelle il consacra avant tout ses forces créatrices. Cet intérêt marqué prit certainement racine dès son enfance dans la maison paternelle, puis fut fortement encouragé par ses liens étroits avec Conrad Gesner.
Très tôt, Bauhin semble avoir conçu le projet d’étudier l’ensemble du règne végétal, peut-être déjà durant son séjour à Lyon. Il dut abandonner ce premier projet à cause de son départ précipité de Lyon, mais, peu après son installation définitive à Montbéliard, il recommença à collecter, trier et étudier les plantes, ainsi qu’à dépouiller la littérature.
Pour ses descriptions et illustrations, il s’appuyait sur son herbier, qui contenait non seulement ses propres échantillons, mais aussi de nombreux spécimens provenant de ses collègues et amis.
Dès 1593, probablement même plus tôt, Bauhin consacra tout le temps que lui laissaient ses nombreuses charges publiques à la rédaction du manuscrit de sa grande histoire générale des plantes.
Son projet est d’écrire ce qu’on appelle au XVIe siècle un nomenclateur, c’est-à-dire un ouvrage qui recueille et organise les noms des plantes, avec leurs synonymes, leurs sources et leurs usages. Il sert à clarifier la confusion des noms botaniques accumulés indépendamment au cours du temps et dans des régions et pays différents.
Les deux premières publications de Jean Bauhin (1591 et 1593) sont des chapitres spécialisés de son grand projet botanique : elles tentent d’ordonner les noms des plantes dédiées aux saints et dieux, puis ceux appelés Absynthium, en corrigeant les incohérences héritées de la tradition. Ces travaux constituent une étape importante vers une nomenclature botanique plus rationnelle, antérieure à Linné. L’énorme manuscrit de Jean Bauhin, achevé peu avant sa mort (1613), fut transmis à son petit-fils Daniel Loris, avec l’herbier et des centaines de bois gravés. Dès l’origine, l’œuvre se heurta à des obstacles considérables.
En 1616, l’imprimeur Pyrame de Candolle[n 5] projeta d’éditer l’ouvrage dans le cadre d’une grande entreprise typographique. Après un échec à Montbéliard, il installa en 1617 sa maison d’édition à Yverdon, où il publia en 1619 le Prodromus, catalogue préliminaire annonçant la sortie de l’ouvrage. En 1622, Loris lui vendit le manuscrit complet, l’herbier et les blocs gravés. La composition du texte commença vers 1623, mais la Société caldoresque fit faillite en janvier 1626 ; De Candolle s’enfuit, mourut la même année, et l’ensemble du matériel fut saisi dans la faillite et entreposé dans un grenier municipal.
Malgré plusieurs tentatives de rachat par Loris, le projet resta bloqué jusqu’en 1649, lorsque le médecin Dominique Chabrey, soutenu financièrement par le bailli Franz Ludwig von Graffenried, acquit l’ensemble du fonds. Chabrey s’installa à Yverdon afin de superviser l’impression. Les frais considérables engagés absorbèrent durablement les ressources de l’imprimerie.
Le premier volume de la Historia plantarum universalis parut finalement à Yverdon en 1650, sans nom d’imprimeur ni d’éditeur, suivi des volumes suivants en 1651. L’édition, réalisée à partir du manuscrit original et des bois gravés accumulés depuis le XVIᵉ siècle, constitue l’une des réalisations les plus ambitieuses de la botanique pré-linnéenne.
Publications
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En 1591, De plantis a divis sanctisve nomen habentibus, « Des plantes portant le nom de dieux ou de saints », Bauhin Jean et son frère Gaspard Bauhin, imprimé en 1591 par Conrad Waldkirch à Bâle. Ce traité rassemble, par ordre alphabétique, tous les noms de plantes dédiées à des dieux ou à des saints, avec citation complète des sources.
En 1593, Bauhin, Johann. De plantis absynthii nomen habentibus. Montbéliard, Jacques Foillet, in-8°. – Étude critique sur l’usage du nom Absynthium chez les botanistes.
Bauhin, Johann. De auxiliis adversus pestem (perdu en latin ?), trad. all.: Kurtzer Bericht, wie man sich mit göttlicher Hülff vor der Pestilentz verhüten und bewahren sol. Und so einer damit behafftet ihme geholffen werden möge. Mümpelgart (Montbéliard), Jacob Foillet, 1597, 60 p., in-8°. – Mémoire sur la prophylaxie et le traitement de la peste, traduit et édité par son gendre-apothicaire Theobald Noblot.
En 1591, il publie une Histoire notable de la rage des loups, advenue l'an MDXC, avec les remèdes pour empescher la rage qui survient après la morsure des loups, chiens et autres bestes enragées, en 1593, un Traité des animauls aians aisles, qui nuisent par leurs piqueures ou morsures, avec les remèdes. Traité sur les cas de rage lupine survenus en 1590 dans la région de Montbéliard. En 1594, il publie sa correspondance avec Gessner.
En 1598, Historia fontis et balnei Bollensis, « Histoire de la source thermale et des bains de Boll » chez Jacques Foillet à Montbéliard. La même année parait un complément du précédent Historiae Fontis et Balnei admirabilis Bollensis Liber Quartus, également publié chez Foillet, était entièrement consacré aux caractéristiques naturelles de la station thermale et de sa région. Plusieurs rééditions latines (1600, 1607/08, 1612) et traductions allemandes (1601–1602).
En 1601 (calendrier style ancien), avec deux collègues (Noblot Theobald, ?), il publia, au nom des trois, L'histoire des merveilleux effets qu'une salubre fontaine, située au village de Lougres, a produits pour la guérison de plusieurs maladies en l'an 1601, Montbéliard, Jacques Foillet, 1602 (calendrier style nouveau), 88 p., in-8° ; trad. all. la même année. Examen des eaux de Lougres dont les vertus médicinales furent prouvées à plusieurs reprises.
En 1619, paraît Historiæ plantarum generalis novæ et absolutæ Prodomus, « Prodrome d’une nouvelle et complète histoire générale des plantes » dû à Johann Bauhin et Johann Heinrich Cherler. Ce prospectus de 124 pages in-quarto, imprimé par la « Societas Caldoriana » en 1619[n 6] à Yverdon, recensait, livre par livre, la liste des plantes suivant l’ordre systématique adopté par Bauhin.
Historia plantarum universalis, de Bauhin, Johann & Cherler, Johann Heinrich, une compilation de tout ce qui était connu de son temps en botanique, publiée mais incomplète en 1650-1651 à Yverdon-les-Bains (trois volumes in-folio). Cette Historiæ décrit plus de 5 000 plantes et comporte plus de 3 500 illustrations, la plupart empruntées à Leonhart Fuchs (avec qui il avait étudié quand il était étudiant) et fit longtemps autorité. Afin de permettre la future publication de la Historia à Yverdon, Daniel Loris vendit, par contrat daté du 18 janvier 1622, l’ensemble du manuscrit, l’herbier de Bauhin et les blocs de bois déjà gravés à la Société caldoresque. Ces blocs, destinés à illustrer la Historia, avaient été acquis progressivement par Bauhin auprès de diverses sources, dont certains provenant de Leonhard Fuchs. S’y ajoutaient les bois originaux gravés pour la description du bain de Boll.
Postérité
[modifier | modifier le code]Charles Plumier lui a dédié le genre Bauhinia de la famille des légumineuses. Le nom fut ensuite confirmé par Linné, qui a dédié le nom aux deux frères Bauhin.
Un collège porte son nom à Audincourt (Doubs).
Bibliographie essentielle
[modifier | modifier le code]1. Hans Peter Fuchs-Eckert, Die Familie Bauhin in Basel (Bauhinia, 1997). L’étude biographique et généalogique la plus précise sur Jean Bauhin père et fils ; indispensable pour les dates, réseaux, relations familiales, formation et carrière.
2. William T. Stearn, “The botanical results of the Bauhin family”, Journal of the Society for the Bibliography of Natural History 3 (1962), p. 151–176. Analyse magistrale sur la contribution botanique des Bauhin, incluant Jean Bauhin fils et sa Historia plantarum universalis.
3. A. W. Haupt, “Johann Bauhin und seine botanischen Werke”, in Veröffentlichungen des Naturforschenden Vereins in Offenburg (années 1950). Un des meilleurs commentaires historiques sur la méthode de Bauhin et la genèse de l’Historia plantarum universalis.
4. François-Joseph Fuchs, Les Médecins de Montbéliard sous les ducs de Wurtemberg (Société d'Émulation de Montbéliard, 1909). Contient un chapitre détaillé sur la carrière montbéliardaise de Jean Bauhin, ses fonctions de médecin de cour, son jardin botanique et ses activités au château.
5. Helmut Genaust, Etymologisches Wörterbuch der botanischen Pflanzennamen (3e éd., 2005). Très précieux pour situer l’apport nomenclatural de Jean Bauhin et les usages pré-linnéens dans l’Historia plantarum universalis.
6. Gunnar Broberg, “Gessner, the Bauhins, and the beginnings of modern botany”, in Historia botanica (Cambridge, 1995). Traite des échanges entre Gessner et Bauhin, très utile pour comprendre l’évolution de la méthode descriptive et des herbiers.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Les sources anciennes utilisent parfois l’année 1612 (année liturgique ou style “ancien”), mais le décès correspond avec le calendrier moderne à 1613. Hans Peter Fuchs-Eckert, dans Die Familie Bauhin in Basel, 1977, utilise le style ancien (Julien) et le mode de calcul d’âge traditionnel luthérien, qui comptait parfois l’année civile à partir du 1ᵉʳ novembre (style “de la Toussaint”), système encore utilisé localement en pays germaniques au début du XVIIᵉ siècle.
- ↑ Le Dictionnaire historique de la Suisse confirme qu’il quitta la France «avec sa femme et son fils Jean» pour Anvers puis Bâle (1543/1544), sans nommer l’épouse. La Deutsche Biographie (NDB/ADB en ligne) corrobore l’identité et la chronologie du père.
- ↑ Bormio est en Lombardie italienne mais soumis à la suzeraineté des Trois Ligues grisonnes (III Ligues), une fédération alpine alliée à la Confédération suisse
- ↑ « À cause de son goût trop prononcé pour la bonne chère et le vin, les maux de l’âge se firent de plus en plus sentir durant ses dernières années » dit Fuchs-Eckert
- ↑ voir Candolle pour les homonymes
- ↑ société créée par Pyramus de Candolle († 1631), imprimeur-libraire à Yverdon, sans lien direct avec l'homonyme de la célèbre famille de botanistes de Genève
Références
[modifier | modifier le code]- Dictionnaire historique des membres de la société linnéenne de Lyon, « Bauhin Jean » (consulté le )
- Hans Peter Fuchs-Eckert, Trin, « Die Familie Bauhin in Basel », Bauhinia, vol. 6, no 1, , p. 13-48 (lire en ligne)
- ↑ J. Belin-Milleron, Les naturalistes et l'essor de l'humanisme expérimental (fin du XVIe, début du XVIIe siècle) ; de Rondelet au conseiller Peiresc. : de Rondelet au conseiller Peiresc., vol. 5, t. 3, Armand Colin, coll. « Revue d'histoire des sciences et de leurs applications », (ISSN 0048-7996, lire en ligne), p. 222-223.
- ↑ Villemin, Histoire de l’Église réformée en Montbéliard (1867),
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Ressources relatives à la recherche :
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- Ressource relative aux beaux-arts :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
J.Bauhin est l’abréviation botanique standard de Jean Bauhin.
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- Médecin français du XVIe siècle
- Botaniste français du XVIe siècle
- Médecin suisse du XVIe siècle
- Botaniste suisse du XVIe siècle
- Personnalité liée à la ville de Bâle
- Écrivain suisse d'expression latine
- Personnalité liée à la pomme de terre
- Naissance en décembre 1541
- Naissance à Paris
- Décès en octobre 1613
- Décès à Montbéliard
- Décès dans la principauté de Montbéliard
- Étudiant de l'université de Montpellier