École-Valentin

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École-Valentin
Centre du village d'École-Valentin.jpg
Ecole, le château.jpg Lavoir abreuvoir d'Ecole.jpg
Mairie d'École-Valentin.jpg Ecole, église Saint Georges.jpg
De haut en bas, de gauche à droite : Le centre du village, le château du Saint-Esprit, la fontaine Saint George et son lavoir-abreuvoir, la mairie d'École-Valentin, l'église Saint Georges.
Image illustrative de l’article École-Valentin
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Intercommunalité Grand Besançon Métropole
Maire
Mandat
Yves Guyen
2020-2026
Code postal 25480
Code commune 25212
Démographie
Gentilé Écovaliens
Population
municipale
2 631 hab. (2018 en augmentation de 12,63 % par rapport à 2013)
Densité 817 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 16′ 23″ nord, 5° 59′ 07″ est
Altitude Min. 283 m
Max. 383 m
Superficie 3,22 km2
Unité urbaine Besançon
(banlieue)
Aire d'attraction Besançon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Besançon-2
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.ecole-valentin.fr

École-Valentin est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté. Les habitants s'appellent les Écovaliens.

Elle est jumelée avec Rathcoole en Irlande.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune, située au nord de Besançon, est traversée par la N 57. Elle fait partie de Grand Besançon Métropole.

Accès[modifier | modifier le code]

Le péage de la sortie « Besançon-Nord » de l'autoroute A36 est situé sur la commune d'École-Valentin. La zone commerciale d'École-Valentin est desservie par de multiples lignes du réseau Ginko : 8 64 65 66 67  ainsi qu'une gare, desservie par les trains de la navette Besançon-TGV <> Besançon-Viotte.

Situation[modifier | modifier le code]

Situation d'École-Valentin.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Châtillon-le-Duc Rose des vents
Miserey-Salines N Besançon
O    École-Valentin    E
S
Pirey

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

École-Valentin est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Besançon, une agglomération intra-départementale regroupant 13 communes[4] et 137 837 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Besançon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 312 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (64,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (56,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (41,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (22,9 %), forêts (19,3 %), zones agricoles hétérogènes (16,6 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

École est mentionnée au XIVe siècle sous les noms d'Escole, Acole ou Escholle[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Aucun vestige notable de la préhistoire n’est découvert à École-Valentin.

Les seuls vestiges de l’antiquité sont un four à briques, près de la fontaine Saint Georges, et des murs gallo romains, découverts et détruits lors des travaux de l’autoroute A36, en 1978.

L’histoire d’École-Valentin est liée aux institutions religieuses qui s’y étaient établies et y possédaient des terres. Les premières mentions d’École datent du XIIIe siècle.

XIVe siècle

Les terres se répartissent entre l’hôpital du Saint Esprit, le chapitre de la madeleine, le chapitre métropolitain et des particuliers.

XVe siècle

Valentin est détruite par une bande de routiers en 1435.

XVIe siècle
  • Des conflits opposent les habitants d’École à l’hôpital du Saint Esprit, nécessitant l’intervention de Charles Quint en 1552 et en 1559.
  • Les décennies 1550 et suivantes sont marquées par des conflits avec les villages voisins, Pirey et Miserey, sur les droits de pâturage et le parcours des bêtes.
  • Des brigands attaquent les voyageurs en 1540 aux alentours du village.
XVIIe siècle
  • Pirey est toujours en conflit avec École au sujet des frontières entre les deux villages. En 1683, un nouveau conflit éclate au sujet de la source d’École, qui selon le seigneur de Pirey, serait détournée à École.
  • Lors du siège de Besançon par Louis XIV en 1674, École serait épargnée, contrairement à Pirey qui est partiellement détruite.
XVIIIe siècle
  • 1782 : Charles Louis Devanne (apothicaire) et sa femme, Marie Joseph Vautherot, s’installent à la seigneurie et obtiennent du roi le titre de seigneur en 1787. Cette période marque la fin du chapitre métropolitain à École[11].
XXe siècle

Le  : École et Valentin deviennent communes associées : École-Valentin.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 2008 André Baverel DVD puis UMP Maire
mars 2008 En cours
(au 1er juin 2020)
Yves Guyen[12],[13]
Réélu pour le mandat 2020-2026
UMP-LR Retraité - Maire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[15].

En 2018, la commune comptait 2 631 habitants[Note 3], en augmentation de 12,63 % par rapport à 2013 (Doubs : +1,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7795817790120170233258
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
227237242307264224164177155
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
205111216372245226264275274
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1935861 0931 2401 8602 1532 2982 3192 334
2017 2018 - - - - - - -
2 6092 631-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Une tuilerie est mentionnée à partir de 1842. Elle produisait alors 70 000 tuiles par an. Sa production passe à 1 million de tuiles et 500 000 briques par an dans les années 1960. La tuilerie brûle en 1973[11].

Une importante zone commerciale est implantée sur la commune d'École-Valentin (ainsi que sur les communes limitrophes de Miserey-Salines et de Châtillon-le-Duc).

Vie locale[modifier | modifier le code]

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Georges, construite en 1848 à l'emplacement de l'ancienne chapelle, datant de 1629. Le clocher de l'ancienne chapelle est conservé jusqu'en 1891, date à laquelle il est détruit pour être remplacé par un nouveau clocher, conçu par l'architecte Dampenon[11]. Des tableaux remarquables sont présents.
  • La fontaine lavoir-abreuvoir Saint-Georges en contrebas du village, datant de 1630, située sur la route antique romaine pavée reliant Besançon à Vesoul. Elle est couverte par l'architecte Dampenon en 1887-1889[11].
  • Bâtiment de la Mission (datant de 1816-1817) dont les travaux sont commandités par le riche abbé Bardenet. Elle accueille huit missionnaires à partir de 1818, puis douze. La Mission est héritière de la Mission de Beaupré, supprimée en 1791, et de l’Hôpital du Saint Esprit à École, dont elle reprend les propriétés. La mission abritera à partir de 1903-1905 un collège privé de frères maristes, déménagé à Pirey en 1970-1971. Ces deux bâtiments sont aujourd’hui reconvertis pour accueillir des appartements privés. L’ensemble comprend une chapelle qui abrite une relique de la ceinture de la vierge, héritée de Beaupré. Elle abrita également le corps de la fille de l’ambassadeur de France en Suède, mademoiselle de Montalembert, morte à Besançon en 1829[11].
  • Château appelé château du Saint-Esprit construit de 1557 à 1559 par le commandeur de l'ordre des Hospitaliers du Saint-Esprit, Claude Buffet, peut-être sur une base médiévale comme en attestent quelques pierres angulaires visibles sur le château.[réf. souhaitée]

L'ordre des hospitaliers du Saint-Esprit[modifier | modifier le code]

L'ordre des Hospitaliers du Saint-Esprit est un ordre religieux fondé par Guy de Montpellier au XIIe siècle, avec de nombreuses émanations en France et en Europe et notamment en Franche-Comté où l'Ordre, sous l'impulsion de ses recteurs, a fait construire au Moyen Âge l'hôpital du Saint-Esprit, à Besançon (actuelle rue Goudimel), dont le rôle était d'accueillir malades, femmes en couches, voyageurs et orphelins. Ne persistent de cet hôpital que l'église du Saint-Esprit actuellement temple protestant, une galerie en bois sculpté superbe et les bases de la tour historique[réf. nécessaire].

Le château d’École-Valentin était possession de l'Ordre et de son commandeur, il servait de château d'apparat, de lieu de chapitre et gérait les nombreuses fermes des hôpitaux sous sa dépendance sur les terres d’École et de Valentin entre autres. Le château est remarquable par sa façade Renaissance, ses latrines à double étage en demi-tour ronde, son escalier à vis (viorbe) dans la tour carrée, ses quatre monumentales cheminées, ses plafonds à la française, etc.

On peut y voir à plusieurs endroits le blason du commandeur de l'Ordre ainsi que la croix de l'ordre du Saint-Esprit (à douze pointes).

Le château a été inhabité aux XIXe et XXe siècles, et servit cependant comme salle de classe de travaux pratiques pour les élèves maristes du Prieuré, bâtiment créé au milieu du XIXe siècle en face du château, à côté de la Mission de Beaupré, très beau monastère situé également à côté du château, datant lui de 1812.

Le château du Saint-Esprit a été racheté en 2000 par la famille Gayet qui le rénove depuis[réf. souhaitée].

Les écoles d'École[modifier | modifier le code]

Avant 1825, les écoliers se rendaient dans la commune voisine de Pirey pour étudier. La commune acquiert ensuite une maison pour faire l'école. En 1931-1933, la mairie-école est construite. Elle sera utilisée jusqu'à la création du groupe scolaire Robert Delavaux en 1970-1971. Les élèves de Valentin viennent étudier à École à partir de 1978[11].

Mairie-école d'École-Valentin
La mairie-école d'Ecole-Valentin

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  2. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Unité urbaine 2020 de Besançon », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 26 mars 2021).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 13 mai 2021)
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 13 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. a b c d e f et g Courtieu, Jean., Dictionnaire des communes du Département du Doubs, Ed. Cêtre, 1982-1987 (ISBN 2901040292, 9782901040293 et 2901040306, OCLC 995197605, lire en ligne).
  12. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  13. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020).
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.