Doubs (commune)

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Doubs
Doubs (commune)
Vue générale.
Blason de Doubs
Blason
Doubs (commune)
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Pontarlier
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Pontarlier
Maire
Mandat
Georges Côte-Colisson
2020-2026
Code postal 25300
Code commune 25204
Démographie
Gentilé Doubsiens / Guerrats
Population
municipale
3 198 hab. (2019 en augmentation de 17,23 % par rapport à 2013)
Densité 358 hab./km2
Population
agglomération
18 778 hab.
Géographie
Coordonnées 46° 55′ 39″ nord, 6° 21′ 03″ est
Altitude Min. 795 m
Max. 1 052 m
Superficie 8,94 km2
Unité urbaine Pontarlier
(banlieue)
Aire d'attraction Pontarlier
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Pontarlier
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Doubs
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Doubs
Liens
Site web http://www.commune-de-doubs.fr

Doubs est une commune française située dans le département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté. Limitrophe de Pontarlier, Doubs est située dans le Haut-Doubs et est traversée par le Doubs.

Gentilé[modifier | modifier le code]

Ses habitants s'appellent les Doubsiens[1] ou localement les Guerrats. Ce nom vient d’une légende locale, qui raconte que durant la Guerre de Dix Ans, la commune de Doubs se retrouva assiégée. Prise au piège durant plusieurs mois, sans aucun contact avec l’extérieur, elle fut marquée rapidement par l’installation de rats dans le village. Ils donnèrent ainsi leur nom aux habitants : Guerre + Rats donna Guerrats.[2]

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Maki2-town-hall-12.svg La commune avec l'emplacement de la mairie dans le département
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
1 : carte dynamique ; 2 : carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes

Doubs est une commune connexe de Pontarlier situé dans le Haut-Doubs, zone la plus élevée du département du Doubs. Proche de la frontière suisse, elle se trouve plus précisément à 23 kilomètres à vol d'oiseau au sud-est de Besançon, et à 49 kilomètres à vol d'oiseau au nord-ouest de Lausanne.

Son altitude moyenne est de 800 mètres.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

La commune de Doubs a un climat montagnard moyen-continental, comportant des hivers longs et de fortes gelées. En janvier, la température moyenne est de 1°C et peut descendre jusqu'à −36°C. En été, la température maximale moyenne est de 21,5 °C et les nuits sont assez fraîches (10 °C). Les hauteurs moyennes des précipitations sont d’environ 1 400 mm par an[3].

Doubs est située près de Mouthe (33km), village qualifié de « plus froid de France », où une température extrême de −41,2 °C a été enregistrée le 17 janvier 1985.

Environnement[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Doubs est caractérisé par des hivers froids (souvent secs), mais ils n'excluent pas une grande richesse écologique, liée à la variété de la faune et de la flore des milieux de moyenne montagne et à la présence de massifs forestiers (importante forêt communale de Doubs).

Carte des massifs forestiers de Doubs et des alentours[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville est traversée par le Doubs. Le Drugeon et le ruisseau des Entreportes arrosent également la commune.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune de Doubs fut rapidement desservie par une voie de communication, mise en service en 1888 par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM). Il s’agit de la ligne ferroviaire historique de Gilley-Pontarlier, inaugurée le 10 septembre 1888, avec une halte dans la commune (uniquement pour les voyageurs sans bagages). Elle sera fermée au trafic ferroviaire en 1988 et déclassée en 1995. Seul un court tronçon à Pontarlier est utilisé jusqu'en 2008.

Plan de la commune de Doubs[4].

L’accès à la commune de Doubs se fait principalement par voie routière : les grandes voies de communication étant la D437 (nord-est : à 3km d’Arçon, 26km de Morteau / sud : Pontarlier), la N57 (à 54km de Besançon), la D130 (à 3km de Houtaud, 20km de Levier) et la D74 (Pontarlier).

Les transports en commun (bus) sont assurés par le réseau de transport interurbain routier Mobigo de Bourgogne-Franche-Comté.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les premières mentions écrites du village seront : Dubio en 1128, Dou en 1275 ; mais aussi Doulz, Dubium, Dyion dans des testaments de l'officialité de Besançon[2].

Le nom de la commune est inéluctablement lié au nom de la rivière qui la traverse : le Doubs (qui donnera également son nom au département du Doubs).

Le nom de ce cours d’eau, mentionné anciennement sous la forme Dubis, vient du celtique (gaulois) dub qui signifie « noir »[5]. Sa première mention écrite apparaît dans les Commentaires sur la Guerre des Gaules de Jules César[6]. C'est un nom féminin à l'origine dubui, dubi(s), comme la plupart des noms de rivière antiques. On retrouve plusieurs noms de rivière analogues en Grande-Bretagne du type Dove, d'une forme en -ā (dubuā) et des noms dérivés en France (la Dhuine, la Dheune ou la Deûle). La racine celtique ancienne du mot, dubu-, est prolongée par le vieux gallois dub-, gallois, breton du et l'irlandais dub, signifiants « noir ».

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Doubs est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[7],[8],[9]. Elle appartient à l'unité urbaine de Pontarlier, une agglomération intra-départementale regroupant 4 communes[10] et 22 022 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[11],[12].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Pontarlier, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 56 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[13],[14].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (38,7 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (46,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (36,5 %), terres arables (19,9 %), prairies (15,9 %), zones urbanisées (13,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,8 %), eaux continentales[Note 3] (3,6 %), zones agricoles hétérogènes (2,9 %), mines, décharges et chantiers (1,7 %)[15].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[16].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune de Doubs s'est développée sur un plateau, à environ 800 mètres d'altitude, au pied du Larmont (1 323 mètres). Elle est traversée par le Doubs.

La commune possède quelques parcs fleuris et monuments, comme l’église de l’Assomption et deux chapelles, témoignant de l’importance et l’influence religieuse de Doubs dans la région, avec surtout le déplacement des reliques de Saint Pie depuis Rome.

Le château de Joux, situé sur la commune proche de La Cluse-et-Mijoux, est l'un des hauts lieux de l'histoire féodale et militaire du Haut-Doubs.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

La commune de Doubs (ainsi que l’ensemble du territoire de Pontarlier) est située en zone de sismicité no 3 (modérée). C’est le cas de la plupart des communes situées sur le plateau jurassien[17],[18].

Terminologie des zones sismiques[19]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

Histoire[modifier | modifier le code]

Diverses découvertes semblent prouver que le site, à l'extrémité orientale de la Chaux d'Arlier, était occupé dans des temps très reculés. En effet, la grande voie romaine d’Italie dans les Gaules passait déjà par la plaine de Doubs durant l’Antiquité, traversant les différents cours d’eau de la région[20].

Entre le VI° et le VII° siècle, le territoire de Doubs fut occupé lors de la dynastie mérovingienne. Plus de 600 tombes seront comptabilisées, lorsque la nécropole mérovingienne de la Grande Oye[21], au plein cœur de Doubs, sera découverte lors de la construction d’un lotissement, plus d’un millénaire plus tard, en 1987.

Ce n'est pourtant qu'en 1169 que Dubio entre réellement dans l'histoire, par une charte d'Amaury III de Joux qui confirme les donations faites à Montbenoît par son prédécesseur, Amaury II, « d’un certain Girod, pêcheur de Doubs, de ses enfants, de ses terres et des droits qu’il avait sur eux »[22].

La localité s’est assez bien développée au fil des siècles, en raison de sa proximité avec Pontarlier, axe d'échanges d’une région convoitée (dès le Moyen Âge, pour sa proximité avec la Suisse) et la cluse de Joux, située à environ 12km de la commune (connue depuis l'Antiquité comme le lieu de passage principal pour traverser le massif du Jura).

Vitrail représentant l’ancienne église de Doubs, avant sa démolition et la reconstruction d’une nouvelle.

Comme tout le Haut-Doubs, elle souffrira beaucoup de l'invasion française durant la guerre de Dix Ans, voyant sa population passer de 64 feux en 1614 à 37 après la fin du conflit (1688)[4]. Lors d’un siège, la commune subira l’installation et l’infestation de rats, à l’origine de l’appellation locale des habitants de Doubs : Guerrats (explication étymologique : association des mots guerre et rats)[2].

L’histoire de Doubs est étroitement liée à celle de son église. En 1208, Renaud de Durant, alors propriétaire de l’église de Doubs, en fait don à l’abbaye de Montbenoît pour se faire pardonner des maux qu’il avait causés (ces dons seront d’ailleurs confirmés vingt ans plus tard par Henri Ier). L’église sera finalement récupérée par la commune, quelques siècles plus tard. Le 24 octobre 1781, les reliques de Saint Pie (un martyr des catacombes romaines, lors des premiers siècles de l’Église) sont transférées de Rome à Doubs. Le « culte de Saint Pie », était très suivi dans la région, et l’église fit face à un afflux quotidien de pèlerins (venant principalement de l’est et du nord de la France). Pour pallier cette fréquentation inhabituelle, la construction de la nouvelle église fut donc ordonnée à Doubs en 1863. L’inauguration de la nouvelle église, de style néogothique, eut lieu en 1869, bénie par le cardinal Mathieu (de Besançon). Cependant, en raison de problèmes financiers, la construction était inachevée : il manquait la flèche du clocher, qui ne sera construite qu’en 1931, en béton armé et d’une hauteur de près de 66,50m au sommet de la flèche, dépassant volontairement celle de l’église Saint Bénigne de Pontarlier en raison d’une ancienne querelle entre les deux communes (bénie cette fois-ci par Monseigneur Binet). Le 10 janvier 1988, l’orgue de l’église fut installé et habillé d’un buffet du même style que l’église, contenant 270 tuyaux et capable de produire six registres de sons[23],[24],[25].

Le martyr Saint Pie dans sa châsse, lors de sa fête par la paroisse le 28 octobre 2015[26].

Chaque 24 octobre, elle se remplit de pèlerins, fêtant l’arrivée des reliques de Saint Pie en 1781, de la capitale de la chrétienté à l’église communale[27].

Commune essentiellement agricole, si ses rendements sont faibles à cause de l'humidité des terres et de la rigueur du climat, l'élevage y est plus florissant. Un martinet et deux papeteries sont installés au bord du Doubs. Cet embryon d'industrie locale sera rejoint par une dizaine d'établissements au cours des siècles. La proximité de Pontarlier transforme peu à peu la commune en ville-dortoir.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1977 Gaston Dubiez    
1977 1995 André Cuinet UDF Conseiller régional
Conseiller général (1979-2004)
1995 2001 Christian Ortelli    
mars 2001 2008 Alphonse Thiébaud UDF  
mars 2008 mai 2020 Régis Marceau[28] UMP-LR Administrateur de sociétés
mai 2020 En cours Georges Côte-Colisson [29]    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[31].

En 2019, la commune comptait 3 198 habitants[Note 4], en augmentation de 17,23 % par rapport à 2013 (Doubs : +2 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
400372359305332376380376384
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
367422458414386341367336328
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
308330322358322349347402533
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
6237891 0491 2671 6772 2662 4052 6542 968
2019 - - - - - - - -
3 198--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2006[33].)
Histogramme de l'évolution démographique

Familles existant au dix-huitième siècle[modifier | modifier le code]

Baverel, Bernard, Bunot, Carmillet, Clerc, Cuinet, Daval, Deleule, Dornier, Dubiez (nom typique du village > racines étymologiques équivalentes), Edme, Girard, Griffond, Guyon, Jacquemot, Jeangirard, Jeannier, Joray, L'Homme, Loriot, Louvier (meunier), Lucas, Maire, Marguet, Naviller, Nicolet (recteur d'école), Paillard, Parnet, Peclet, Periguet, Perny, Roux, Thiebau, Trimaille, Vermot.

Impact des deux guerres mondiales[modifier | modifier le code]

  • 1914-1918 : dix soldats ont péri au front : Just Baudin, Maurice Bellieres, Camille Blondeau, Arthur Clerc, Émile Clerc, Maurice Clerc, Louis Della-Chiesa, Paul Devillers, Maurice Gresset et André Raison[34].
  • 1939-1945 : deux personnes ont péri au front[35].

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Doubs héberge quelques établissements scolaires sur son territoire :

  • Groupe scolaire Gaston Dubiez : école élémentaire (maternelle et primaire), accueillant aux alentours de 130 écoliers chaque année. Le nom du groupe scolaire a été choisi par le conseil municipal et les enseignants de l’époque pour rendre hommage à Gaston Dubiez et à sa femme, Yvonne Dubiez (née Mathey). Cette dernière était directrice de l’école maternelle, et ils ont enseigné tous deux à l’école de Doubs. Gaston Dubiez sera par la suite maire du village (1971-1977) et œuvrera pour la construction du groupe scolaire actuel, en transférant notamment les salles de classe qui se trouvaient alors dans le bâtiment Pergaud, préfabriqué et très énergivore[36].
    Gaston Dubiez (1912-2006).
  • Collège Lucie Aubrac : créé en 2007 par le Conseil General, pour répondre à la demande liée à la forte évolution démographique dans le Haut-Doubs (les deux collèges existants en 2006 :« André Malraux » et « Philippe Grenier » étaient saturés et surchargés). Le nom attribué à ce collège, choisi par l’Assemblée départementale, est riche au sens historique. Il rend hommage à Lucie Aubrac, résistante héroïque durant la Seconde guerre mondiale, qui a tant œuvré pour la transmission de la Mémoire auprès des jeunes générations. La construction de l’édifice mit 2 ans et le collège est rentré en service depuis la rentrée 2007, disposant du dispositif SEGPA et accueillant environ 650 collégiens chaque année. Le collège poursuit de nombreux projets qui font sa différence, comme "Autonomie et Responsabilisation des élèves", qui lui a valu le prix du Vivre Ensemble 2015 aux Journées Nationales de l'Innovation de l'Éducation nationale[37].
    Collège Lucie Aubrac, 2 rue Jules Grévy.

Économie[modifier | modifier le code]

Commerce[modifier | modifier le code]

Grande distribution[modifier | modifier le code]

Les grandes surfaces commerciales sont regroupées principalement au sein de la zone d’activités économiques « Entre deux chemins », située sur la commune de Doubs. Il s’agit de 8 ha de terrain entre la RN 57 et la zone commerciale de Doubs qui ont été classés en zone d’activité (ou pôle commercial) à dominante tertiaire (commerces et services). Une trentaine de commerces et de services y sont installés à ce jour, avec des enseignes nationales comme Décathlon, Darty, Gifi, la Fnac et surtout un hypermarché de l’enseigne Hypermarché U, dont l’effectif dépasse les 200 salariés.[38]

Entreprises principales[modifier | modifier le code]

Nom Catégorie Effectif Activité
Distridoubs (Hyper U) Commerce 200-249 Hypermarché
Soc Coop Fromagerie Fruitière Commerce alimentaire 20-49 Fromagerie / fruitière à comté
L’Entrepôt du Bricolage Commerce 50-99 Vente de bricolage et matériaux
Décathlon Commerce 50-99 Vente équipement de sport
Marceau SAS Industrie 45 Atelier de mécanique

[39]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Une nécropole mérovingienne, découverte en 1987, qui révèle une implantation antique relativement ancienne. La majorité des vestiges ont été déposés au musée de Pontarlier.
  • L’église de l’Assomption, de style néogothique construite en 1869 et qui domine toute la plaine d'Arlier (66,50 mètres de haut).
  • La chapelle Saint-Claude construite dans la 2ème moitié du XIXe siècle , recensée dans la base Mérimée à la suite du récolement de 1978[40].
  • La chapelle de la Salette.
  • Une fontaine dite de Cérès, en raison de la sculpture qui en somme la colonne (transformée récemment en bac à fleurs). À l'origine, cette fontaine ornait la place Saint-Pierre de Pontarlier, au XIX° siècle.
  • La Stèle Saint-Loup, construite en mémoire d'Alfred de Saint Loup, lieutenant militaire, mort lors d'une chute à cheval le 8 juillet 1899, alors qu'il n'avait que 21 ans.
  • Un linteau gravé de l'ancienne fromagerie.
  • Le Groupe scolaire Gaston Dubiez, qui rend hommage à l’ancien maire du village et instituteur, Gaston Dubiez (1971-1977) et à son épouse, Yvonne Dubiez (née Mathey), directrice de l’école maternelle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de Doubs se blasonnent ainsi :

Palé et contre-palé d'or et de gueules de six pièces.


Ce sont celles de la famille seigneuriale ayant porté, au Moyen Âge, le nom du village.[4]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hoffmann, Michael, Die französischen Konservativen in der katholischen Provinz. Parteigenese und politische Kultur im Doubs (1900-1930) (Frankfurt am Main u.a., Peter Lang, 2008) (Moderne Geschichte und Politik, 22).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/doubs/services-publics
  2. a b et c Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 3, Besançon, Cêtre, .
  3. Météo France, « Météo de Doubs par Météo-France », sur meteofrance.com (consulté le )
  4. a b c et d « Présentation - Commune de Doubs », sur www.commune-de-doubs.fr (consulté le )
  5. Voir l'étymologie sur le dictionnaire irlandais-anglais [1].
  6. (la) Jules César, Commentaires sur la guerre des Gaules, « propterea quod flumen Dubis ut circino circumductum paene totum oppidum cingit »
  7. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  8. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  9. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  10. « Unité urbaine 2020 de Pontarlier », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  11. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  12. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  13. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  14. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  15. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  16. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  17. Site Plan séisme, page sur les risques sismiques Didacticiel de la règlementation parasismique
  18. Site plan séisme, page sur la Franche-Comté, consulté le 24 avril 2019
  19. Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance
  20. Historien Bourgon, d’après le site de la commune de Doubs
  21. Grande Oye, nom du quartier où la nécropole mérovingienne fut découverte
  22. « Commune de Doubs “Gerodum piscatorem de Dubio” », sur www.commune-de-doubs.fr (consulté le )
  23. « ClochesComtoises », sur ClochesComtoises, (consulté le )
  24. « Doubs. Journées du patrimoine : venez visiter l’église de Doubs », sur www.estrepublicain.fr (consulté le )
  25. « Monuments et fontaines - Commune de Doubs », sur www.commune-de-doubs.fr (consulté le )
  26. « Doubs. La paroisse a fêté saint Pie », sur www.estrepublicain.fr (consulté le )
  27. « Saint Pie célèbre ce dimanche. », Est Républicain,‎ (lire en ligne)
  28. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  29. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  30. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  31. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  32. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  33. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  34. « Morts pour la France de la Première guerre Mondiale »
  35. « Militaires décédés au cours de la Seconde Guerre mondiale »
  36. « Groupe scolaire Gaston Dubiez - Commune de Doubs », sur www.commune-de-doubs.fr (consulté le )
  37. « Collège Lucie Aubrac - Commune de Doubs », sur www.commune-de-doubs.fr (consulté le )
  38. « ZA et ZAE du Haut-Doubs »
  39. « Annuaire des entreprises - Commune de Doubs », sur www.commune-de-doubs.fr (consulté le )
  40. « Chapelle Saint-Claude », notice no IA00014291, base Mérimée, ministère français de la Culture.