Rougemont-le-Château

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Rougemont-le-Château
La mairie de Rougemont.
La mairie de Rougemont.
Blason de Rougemont-le-Château
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Territoire de Belfort
Arrondissement Belfort
Canton Giromagny
Intercommunalité Communauté de communes des Vosges du Sud
Maire
Mandat
Didier Vallverdu
2014-2020
Code postal 90110
Code commune 90089
Démographie
Gentilé Rougemontois
Population
municipale
1 438 hab. (2014)
Densité 86 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 44′ 10″ nord, 6° 58′ 04″ est
Altitude Min. 396 m – Max. 1 035 m
Superficie 16,64 km2
Localisation

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Liens
Site web rougemont-le-chateau.fr

Rougemont-le-Château est une commune française située dans le département du Territoire de Belfort, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont appelés les Rougemontois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé au pied des Vosges du sud, à la limite entre la région de Franche-Comté et celle d'Alsace au point de jonction de deux anciennes voies romaines dont l'une reliait Langres à Strasbourg en longeant le massif vosgien et l'autre venait de Belfort après avoir traversé Offemont. Son nom, à l'origine Rubromonte ou Rubens Mons ou Rotenberg ou encore Rothenburg en allemand, est dû à la couleur de la roche affleurant à cet endroit.

Le village est traversé par la rivière Saint-Nicolas, qui prend sa source à 6 km dans le hameau du même nom, hameau qui dépend de la commune de Rougemont-le-Château.

Le climat, froid l'hiver avec de longues semaines de neige qui isole le village régulièrement, ne se réchauffe réellement que vers la mi-mai. Le printemps est vite suivi d'un été orageux et plutôt chaud. L'automne est frais et beau, mais la pluie s'invite dès octobre. Durant une année entière, c'est plus 1 800 millimètres d'eau qui s'abattent sur ce versant du ballon des Vosges, dont une grande quantité de neige.

Le bassin houiller stéphanien sous-vosgien s’étend aux alentours, entre Ronchamp et Romagny.

C'est l'une des 189 communes du Parc naturel régional des Ballons des Vosges[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Masevaux (Haut-Rhin) Rose des vents
Lamadeleine-Val-des-Anges N Leval
O    Rougemont-le-Château    E
S
Étueffont Anjoutey Romagny-sous-Rougemont

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Rubeo monte (1105/1234), Rotinberc (1278), Roigemont (1295/1309), Rotenburg (1337), Rotenberg (1366), Rottenbergk mit dem ganzen Rottenbergerthal (1579), Rougemont (1793), Rougemont-le-Château (1893).
  • En allemand : Rothenberg ou Rothenburg[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Photo de la chapelle Sainte-Catherine près du château.
Ruine du château fort de Rougemont.
  • Fin du XIe siècle : fondation du prieuré de Saint-Nicolas dans la vallée qui porte ce nom.
  • Fin du XIIe siècle : construction par le comte Frédéric II de Ferrette du château fort situé sur un éperon (Montagne des Boules, 736 m d'altitude) dominant le village.
  • Milieu du XIIIe siècle : fortification du village de Rougemont et construction du 'Château-bas'. Bien que 'situé en Allemagne', Jean de Ferrette est vassal d'Othon, comte de Bourgogne.
  • 1295 Jean de Ferrette fait don à son oncle Thiébaud de Ferrette de '...mon châtel haut de Rougemont, mon châtel et ma forteresse sise dessous le châtel haut, la chatellenie...'.
  • 1347 : Albert II de Habsbourg, archiduc d'Autriche, hérite de Rougemont et du comté de Ferrette à la mort de son épouse Jeanne de Ferrette. La seigneurie de Rougemont restera autrichienne jusqu'à la fin de la guerre de Trente Ans, en 1648.
  • En 1350 existe une chapelle dépendant de la paroisse d'Angeot.
  • Fin du XIVe siècle : siège et incendie du château-haut par une bande de mercenaires conduite par Arnaud de Cervole (dit l' 'Archiprêtre') ou par Enguerrand de Coucy. Les objets trouvés lors des fouilles de dégagement des ruines effectuées entre 1977 et 1990 se trouvent au Musée d'Histoire de Belfort.
  • 1620 : à la paroisse de Rougemont sont rattachés les villages de Romagny-sous-Rougemont et Leval ainsi que le hameau de Saint-Nicolas.
  • 1696 : le fief de Rougemont revient au marquis d'Huxelles.
  • 1852 : début de la construction de l'église actuelle, dédiée à saint Pierre. Les travaux s'achèvent en 1868.
  • 1870 : le 2 novembre, au moment où la ville de Belfort est investie, des combats ont lieu sur la route de Rougemont à Masevaux, au lieu-dit le Champ des Fourches entre les gardes nationaux français et une troupe de uhlans.
  • 1871 : en conséquence de la signature du traité de Francfort signé le 10 mai, Rougemont et les trois autres villages « francophones » Leval, Petitefontaine et Romagny sont détachés du canton de Masevaux pour constituer ce qui était à l'époque le plus petit canton de France avec 2681 habitants au recensement de 1881

Le XIXe siècle voit le village s'industrialiser, comme la plupart de ceux du pays sous-vosgien situés sur des cours d'eau. D'abord un tissage mécanique de 250 métiers installé par Victor Ehrard vers le milieu du siècle qui fabriquait du calicot mais aussi une usine de pièces détachées pour l'industrie textile, quincaillerie, serrurerie, petite fonderie, une tuilerie et un four à chaux vers la fin du siècle. La séparation du Territoire de Belfort de l'Alsace en 1871 provoqua une arrivée massive d'Alsaciens qui refusaient la germanisation, et parmi eux le député alsacien Émile Keller, fier défenseur de l'Alsace et du territoire de Belfort français. La disponibilité de cette main-d'œuvre et la volonté des industriels alsaciens de garder une tête de pont économique sur le territoire français favorisa l'implantation de nouvelles industries dans le Territoire de Belfort. En 1900, la population du village dépassait 2 300 habitants pour un peu plus de 1 200 en 2004.

  • 1913 : Rougemont est relié à Belfort par le chemin de fer d'intérêt local. Cette voie métrique qui rejoint la ligne Belfort-Sentheim (Haut-Rhin) à l'embranchement des Errues aura un rôle capital pendant le conflit de 1914-1918.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Nicolas Girard (1635-1720) UNR  
    Ernest Novier UNR  
  1983 Come Petitjean DVD  
1983 1995 Jean-François Bailly DVD  
1995 2014 Michel Berne MRC  
2014 en cours Didier Vallverdu    

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[3] :

  • total des produits de fonctionnement : 800 000 , soit 582 par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 781 000 , soit 529 par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 148 000 , soit 100 par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 192 000 , soit 130 par habitant ;
  • endettement : 1 643 000 , soit 1 113 par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 9,89 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 4,77 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 33,26 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Rougemont-le-Château n'est pas jumelée[4].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 438 habitants, en augmentation de 3,01 % par rapport à 2009 (Territoire de Belfort : 1,3 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
820 860 828 1 044 1 250 1 259 1 186 1 271 1 355
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 214 1 316 1 481 1 630 1 874 2 054 2 229 2 316 2 329
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 338 2 252 2 130 1 847 1 763 1 644 1 537 1 415 1 482
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 409 1 375 1 318 1 301 1 198 1 198 1 374 1 388 1 438
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Patrimoine industriel :

  • Tissage de coton Winckler puis Roy, puis usine de construction électrique Teen, actuellement MCB[9].
  • Tissage de coton Erhard puis Manufacture de Rougemont, puis usine de petite métallurgie Filiac[10].
  • Usine de petite métallurgie Schmerber, puis Schmerber Fils et Cie, puis Kern, puis Tréfilor, puis usine de traitement de surface des métaux Revêtement et Décoration, actuellement Thécla[11].
  • Usine de préparation de produit minéral Keller, puis scierie Munsch[12].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Pierre[13] et son orgue[14].
  • La chapelle Sainte-Catherine est située près des ruines du château fort[15], sur le versant est de la vallée de Saint-Nicolas. De nombreux chemins forestiers permettent des randonnées dans le massif. Le bâtiment actuel date de 1876, il a remplacé une chapelle faisant partie d'un ermitage existant déjà au XVe siècle[16]. Les fondations de la Maison du moine et la Source Sainte-Catherine sont visibles à proximité. La chapelle abritait une statue de sainte Catherine datant du XVIIIe siècle en bois polychrome. Elle a été restaurée dans les années 1980.
  • Le couvent de Saint-Nicolas, la chapelle Saint-Nicolas[17] et le château Keller datent du milieu du XIXe siècle. Ils ont été construits par Émile Keller (1828-1909), qui fut élu député de Belfort à plusieurs reprises.
Le jardin du couvent Saint-Nicolas[18].
  • La statue de la Sainte Vierge, haute d'une dizaine de mètres, a été érigée après la fin de la Seconde Guerre mondiale[19].
  • Monuments commémoratifs[20].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Liste des 189 communes adhérentes au parc naturel régional des ballons des Vosges, 3ème Charte 2012 - 2024 » [PDF].
  2. Dictionnaire topographique du département du Haut-Rhin - Georges Stoffel (1868)
  3. Les comptes de la commune
  4. annuaire des mairies
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « tissage de coton Winckler puis Roy, puis usine de construction électrique Teen, actuellement MCB », notice no IA90000002, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « tissage de coton Erhard puis Manufacture de Rougemont, puis usine de petite métallurgie Filiac », notice no IA90000001, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « usine de petite métallurgie Schmerber, puis Schmerber Fils et Cie, puis Kern, puis Tréfilor, puis usine de traitement de surface des métaux Revêtement et Décoration, actuellement Thécla », notice no IA90000017, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « usine de préparation de produit minéral Keller, puis scierie Munsch », notice no IA90000018, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. Historique de la commune
  14. L'orgue de l'église Saint-Pierre
  15. « château fort ; site archéologique », notice no PA00132868, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. Chapelle Sainte-Catherine
  17. Chapelle Saint-Nicolas
  18. « Dolmen de la Gastée », notice no PA00081562, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. Rougemont-le-Château : Vierge de la libération
  20. Monuments commémoratifs : Monument aux Morts, Stèle commémorative du 4e régiment de tirailleurs marocains (4e R.T.M.)