Ronchamp

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Ronchamp
De haut en bas, de gauche à droite : la chapelle Notre-Dame-du-Haut, l'église Notre-Dame-du-Bas, le chevalement du puits Sainte-Marie, l'entrée de la ville et du cimetière, la gare de Ronchamp et la colline de Bourlémont.
2012-Chapelle Notre-Dame-du-Haut.jpeg
Ronchamp - Église Notre-Dame-du-Bas - 2.jpg 2012-09-23 14-27-47-Puits Sainte Marie.jpg
Ronchamp N19.JPG Colline de Bourlémont 05.JPG Gare de Ronchamp voies.jpg
Colline de Bourlémont 01.JPG
Blason de Ronchamp
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Arrondissement de Lure
Canton Lure-1
Intercommunalité Communauté de communes Rahin et Chérimont
Maire
Mandat
Jean-Claude Mille
2014-2020
Code postal 70250
Code commune 70451
Démographie
Gentilé Ronchampois
Population
municipale
2 930 hab. (2012)
Densité 124 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 42′ 03″ N 6° 38′ 02″ E / 47.7008333333, 6.6338888888947° 42′ 03″ Nord 6° 38′ 02″ Est / 47.7008333333, 6.63388888889
Altitude Min. 320 m – Max. 790 m
Superficie 23,54 km2
Localisation

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Liens
Site web ronchamp.fr

Ronchamp est une commune française située dans le département de la Haute-Saône en région Franche-Comté. Elle est le siège de la communauté de communes Rahin et Chérimont.

Située dans une région particulièrement vallonnée, son altitude varie de 353 mètres au centre-ville à 790 mètres en forêt d'Arobert. Elle est traversée par le Rahin ainsi que par deux autres cours d'eau plus modestes. Très marquée par la Seconde Guerre mondiale, Ronchamp a reçu la croix de guerre 1939-1945.

Au cœur d'un modeste bassin minier, Ronchamp est connue pour son riche passé d'exploitation charbonnière et industriel, la houille ayant été exploitée du XVIIIe au XXe siècle, ce qui favorisa pleinement l'économie locale et créa ainsi un patrimoine architectural important. Onze puits ainsi qu'un musée consacré à la mine sont recensés à Ronchamp.

La commune compte aussi l'une des œuvres majeures de l'architecture sacrée du XXe siècle, la chapelle Notre-Dame-du-Haut située au sommet de la colline de Bourlémont, construite en béton de 1953 à 1955 par l'architecte franco-suisse Le Corbusier.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte du territoire de Ronchamp.

Ronchamp est située à l'est de la Haute-Saône, dans le nord-est de la région Franche-Comté.

Par la route, Ronchamp est distante de 20 kilomètres de Belfort, 22 kilomètres de Luxeuil-les-Bains 30 kilomètres de Montbéliard, 45 kilomètres de la préfecture départementale Vesoul et 65 kilomètres de Mulhouse[1],[M 1].

La localité se trouve dans les Vosges saônoises, structure territoriale composée de paysages variés[2].

Communes limitrophes de Ronchamp
Saint-Barthélemy Fresse Plancher-Bas
Malbouhans Ronchamp Champagney
La Côte Magny-Danigon

Topographie[modifier | modifier le code]

Ronchamp se situe dans une région vallonnée, l'essentiel des habitations se trouvent dans une petite vallée où coule le Rahin ; le nord et le sud sont bordés de collines. D'une superficie de 2 354 hectares dont 1 648 de forêts, le territoire de la commune se trouve sur les contreforts des Vosges saônoises, au nord, pour s'ouvrir sur une plaine, à l'ouest[3]. Son altitude varie entre 320 à 790 mètres[4]. L'altitude du centre-ville est à 353 mètres d'altitude. La colline de Bourlémont, où est érigée la chapelle Notre-Dame-du-Haut, s'élève à 474 mètres. Le point culminant du territoire communal est situé juste en dessous du roc du Plainet (dont le sommet se trouve à Fresse et atteint 807 mètres), en forêt communale et dans les premiers contreforts du massif des Vosges. Du fait de son altitude et de sa pente, la commune de Ronchamp est classée « commune de montagne » par arrêté du 17 mai 1999. Ronchamp est par ailleurs située dans le périmètre du parc naturel régional des Ballons des Vosges[5].

Géologie[modifier | modifier le code]

Ronchamp est construite sur le plateau de Haute-Saône, elle est limitrophe de la dépression sous-vosgienne[6] et s'appuie sur le versant méridional du massif des Vosges[7].

Elle fait partie du bassin minier de Ronchamp et Champagney, dont le gisement est composé de deux couches de charbon (dont l'épaisseur varie de quelques centimètres à trois mètres) s'inscrivant dans un quadrilatère de cinq kilomètres de long sur deux kilomètres de large[8]. Ce gisement est recouvert par du grès rouge et divers types d'argiles[9].

Le bassin houiller stéphanien sous-vosgien s’étend sur le territoire communal et aux alentours, jusqu'à Romagny. Le charbon a commencé sa formation il y a 300 millions d'années, pendant le carbonifère. La transformation des débris végétaux a eu lieu sur une période de 20 millions d'années pour former de la houille. Pendant cette phase, les sédiments organiques se rassemblent dans une cuvette et sont recouverts par des alluvions[10]. Vers Mourière s’étend également un bassin secondaire[11].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Photographie d'un étang rouge dans une forêt défrichée.
L'étang Fourchit.

Ronchamp se trouve à cheval sur trois cours d'eau. Le plus important, passant par le centre, est le Rahin, qui prend sa source non loin du col du Stalon, entre le ballon de Servance et le ballon d'Alsace[M 1],[12]. Il existe également deux ruisseaux de taille secondaire : le Rhien et le Beuveroux. Tous se réunissent et alimentent le Rhône par l'Ognon et la Saône.

La commune comporte plusieurs étangs qui sont tous artificiels. Les étangs sont un élément important du paysage dans l'est de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort, où ils ont longtemps fourni le poisson consommé dans la région.

Climat[modifier | modifier le code]

L'éloignement de la région de Ronchamp à la mer est important à l'échelle de la France : au moins 600 km de l'Atlantique, et 500 km de la Méditerranée. Cette position engendre un climat semi-continental, caractérisé par de fortes amplitudes thermiques journalières et annuelles. Les étés chauds et lourds de Ronchamp alternent avec des hivers secs marqués par un froid plus vif. Les températures peuvent y descendre fréquemment en dessous des -10 °C. Les précipitations sont importantes en raison de la présence des massifs montagneux qui, à l'est, font obstacle à l'évacuation des masses d'air humides sur la Suisse. Dans la commune, le cumul des précipitations annuelles est de l'ordre de 1 700 mm/an. En hiver, en raison du froid, les précipitations se produisent sous forme de neige[13].

Nuvola apps kweather.png Relevés des précipitations et heures d'ensoleillement à Luxeuil-les-Bains – Saint-Sauveur[14]
Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Total année
Heures moyennes d'ensoleillement 65.2 89.7 133.6 167.5 198.1 225.5 247.8 229.5 169.5 120 73.5 55.1 1776
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 85.3 74.9 79.2 73.1 97.9 88.2 85.5 77.9 80.9 99.8 94.2 103.1 1049.1
Nuvola apps kweather.png Relevés de températures à Luxeuil-les-Bains – Saint-Sauveur
Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Moyenne année
Températures minimales moyennes (°C) -1.9 -1.8 1.1 3.5 8.0 11.1 13.1 12.7 9.4 6.2 1.7 -0.6 5.2
Températures moyennes (°C) 1.6 2.6 6.4 9.6 14.0 17.2 19.4 19.0 15.2 11.1 5.6 2.5 10.4
Températures maximales moyennes (°C) 5.1 7.0 11.6 15.6 20.0 23.3 25.7 25.4 21 16.0 9.5 5.6 15.5

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Runchamp en 1227, Ronchans en 1271, de Rotundo Campo en 1347[15],[16].

Le nom est composé des mots rond et champ[16].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Ronchamp se compose d'un centre formant un bourg et de sept hameaux aux alentours : Grattery, Recologne, Mourière, la Selle, le Rhien, le Montchauveau et la Houillère[M 1].

La commune compte aussi deux anciennes cités minières toutes deux limitrophes du centre : la cité du Chanois composée de baraquements provisoires construits en 1919[17] puis démolis dans les années 1970 pour laisser place à la cité Germinal[18] et la cité du Morbier, construite en 1927 vers le hameau d'Éboulet[19],[20].

De 2011 à 2013, un chantier de construction de six pavillons a nécessité la destruction de plusieurs vestiges du puits du Chanois[21]. L'un des trois immeubles de la cité Germinal est également démoli après une autorisation obtenue le [22].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements à Ronchamp était de 1 366 dont 1 214 résidences principales, 24 résidences secondaires et logements occasionnels et 128 logements vacants.

La commune totalisait 1 057 maisons (dont 15 HLM) et 297 appartements (dont 65 HLM) en 2009[A 1], soit respectivement 77,4 % et 21,7 % des logements[A 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 72,2 %, en 2009. On dénombrait 1,1 % de résidences principales constituées d'une seule pièce, 5,4 % de deux pièces, 18,8 % de trois pièces, 28,0 % de quatre pièces et enfin 46,7 % de cinq pièces ou plus[A 3].

Évolution du nombre de logements par catégorie[A 1]
1968 1975 1982 1990 1999 2009
Résidences principales 992 1 020 1 080 1 118 1 129 1 214
Résidences secondaires et logements occasionnels 45 7 44 42 40 24
Logements vacants 96 99 109 105 70 128
Total 1 133 1 156 1 233 1 265 1 239 1 366

Urbanisme et paysage[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un PLU[23] et fait partie du SCOT du pays des Vosges saônoises[24].

La communauté de communes Rahin et Chérimont a mis en place une démarche Plan de Paysage dont l'objectif est de conserver un paysage cohérent, préservant son caractère bucolique et respectant l'environnement[25]. En collaboration avec le parc naturel régional des Ballons des Vosges, l'intercommunalité a pour projet de mettre en œuvre un contrat d’aménagement durable de l'espace, pour la période 2013-2016[26].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

La commune est installée sur une zone sismique de niveau 3. Il existe des risques géologiques localisés à cause de la présence de cavités souterraines naturelles et minières (possibilités de mouvements de terrains miniers). Il existe également un risque d’inondation en cas de crue du Rahin[27]. Ronchamp est situé à moins de 75 km de la centrale nucléaire de Fessenheim qui présente plusieurs risques en raison de son ancienneté et de sa position géographique[28].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Vue d'une halte ferroviaire avec une passerelle qui enjambe les voies ferrées.
La gare de Ronchamp.

Ronchamp est traversée par la route nationale 19 qui forme la rue principale dans la ville. Ronchamp possède d'autres routes importantes, la première se dirige vers Clairegoutte en passant par le hameau du Magny, une autre relie le centre à Malbouhans, une autre rejoint Courmont tandis qu'un axe important rejoint Champagney en passant par les ballastières[M 2].

La gare de Ronchamp, mise en service le , est située sur la ligne de Paris-Est à Mulhouse-Ville et est desservie par les trains TER Franche-Comté qui effectuent des liaisons entre les gares de Vesoul, Belfort et Montbéliard[M 3]. La ville est également desservie par une ligne interdépartementale d'autobus et par les lignes saônoises[29]. La gare de Belfort - Montbéliard TGV, sur la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône, est localisée à moins de 30 kilomètres de Ronchamp[1].

Autrefois, plusieurs lignes des chemins de fer vicinaux de Haute-Saône passaient par Ronchamp[30]. De plus, un réseau industriel de voies ferrées desservant les houillères de Ronchamp existait autrefois et reliait tous les puits en activité à la gare houillère[31].

L'EuroAirport Bâle-Mulhouse est l'aéroport international le plus proche de la commune, situé à environ 80 kilomètres[1].

De plus, la commune est traversée par le sentier de grande randonnée 59 ainsi que par le sentier des Ducs[32],[33]. Une voie verte ouvrira en 2017 pour desservir l'écoparc de la filature, lier l'EuroVelo 6 et la véloroute du Téméraire mais aussi pour favoriser le cyclisme à la Planche des Belles Filles, mise en valeur par le Tour de France en 2012 puis en 2014[34].

Eau potable[modifier | modifier le code]

Il existe quatre captages d'eau potable pour les sources de la Chapelle, sur la colline de Bourlémont et un autre au lieu-dit Mathieu qui alimente un réservoir de 640 m3, situé route de la Chapelle. Cinq autres captages prélèvent l'eau au hameau de la Selle qui est équipé d'un réservoir de 250 m3. Un réservoir secondaire faisant tampon est installé au puits VII. En cas de nécessité, le réservoir de la Chapelle peut être alimenté par celui de la Selle via une conduite qui est normalement fermée[35].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Au IVe siècle av. J.-C., une tribu gauloise, des Séquanes s’installent dans les environs, un tumulus existe sur le passage de la voie ferrée, une fouille réalisées en 1911 mais à jour des boiseries sculptées[15].

En -58, Jules César bat Arioviste dans la plaine située entre Ronchamp et Champagney selon André Sarrette, lieutenant-colonel au 86e régiment de ligne de Belfort[15]. C'est alors que les Romains s'installent sur les flancs de la colline de Bourlémont et y érigent un temple romain[36].

Néanmoins, aucune importante trace d'occupation romaine n'indique l'établissement d'une cité à Ronchamp à l'époque gallo-romaine[15].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Représentation cartographique des divisions administratives des Vosges et du Jura au XIVe siècle.
En 1333, Ronchamp est rattaché au bailliage d'Amont.

En 1209, 1256 et 1265, l'actuelle ville de Ronchamp est pour la première fois citée dans des chartes. La ville possède un château-fort édifié sur le flanc méridionale de la colline de Bourlémont, faisant face au village[37]. En 1277, cette mention apparaît dans un acte d’inféodation ; Henri de Ronchamp reconnaît tenir le fief de Ronchamp, qui dépend des seigneurs de Faucogney[15].

Le comte palatin Othon IV prend sous sa sauvegarde les personnes ayant l'intention de se rendre aux foires et marchés qui sont régulièrement organisées à Ronchamp, en 1271[15].

En , Milon de Ronchamp fait partie des invités du comte de Chiny, lors de festivités qui durèrent presque une semaine et pendant lesquelles eurent lieu joutes et tournoi, entre Montmédy et Chauvency-le-Château. Le seigneur de Ronchamp se trouve en compagnie des Faucogney, Annegray, Saint-Rémy, Oiselay et Moncley, avec d'autres nobles bourguignons. Jacques Bretel, qui raconte ces journées, en fait mention dans son poème, Le Tournoi de Chauvency[38].

En 1333, le bailliage d'Amont, l'un des trois bailliages de Franche-Comté, ayant pour capitale Vesoul, est créé par Philippe VI de France. Le territoire de Ronchamp y est rattaché[39].

Le , un acte de délimitation des seigneuries de Ronchamp et Passavant est signé[40].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Dessin ancien d'une église entourée de maisons
Ronchamp en 1779.

En 1493, à la Renaissance, Ronchamp et toute la Franche-Comté appartiennent à l'Empire germanique des Habsbourg d'Espagne.

En 1635, les mercenaires suédois sous le commandement de Bernard de Saxe-Weimar dévastent le village de Ronchamp, ainsi que plusieurs autres bourgs alentour[40], le château étant en ruine à ce moment là, privent la vallée de tout moyen de défense[37]. Le marquis de Conflans vient prendre position à Ronchamp pour tenter d’arrêter cette invasion[15].

En 1744, des gisements de houille sont découverts sur le territoire de Ronchamp. Deux galeries de recherche sont creusées et plusieurs fouilles en surface sont effectuées. Rapidement, plusieurs demandeurs d'exploitations affichent leurs ambitions et c'est ainsi que deux concessions sont accordées[41].

Selon la tradition orale, Louis Mandrin aurait pillé la vallée de Ronchamp en 1754 et il aurait utilisé le bureau de douane situé entre le finage de Champagney et celui de Magny-Danigon[37].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Vue d'une carte postale ancienne représentant une ville minière au XIXe siècle.
Ronchamp à la fin du XIXe siècle possède un paysage agricole et industriel.
Vue d'une carte postale ancienne représentant un puits de mine.
Le puits du Chanois et Ronchamp.

Exploitation des mines[modifier | modifier le code]

L'exploitation a démarré dans des galeries à flanc de coteau avant que ne soit creusé le puits Saint-Louis en 1810. Il est le premier véritable puits d'extraction du bassin minier. En 1874, les houillères comprennent un effectif de 1 847 personnes[42]

Les couches de charbon s'enfonçant de plus en plus, les puits se succèdent et sont de plus en plus profonds jusqu'à ce que la compagnie finisse par creuser deux fois de suite le puits le plus profond de France ; le puits du Magny (694 mètres) en 1878 et le puits Arthur-de-Buyer (1 010 mètres) en 1900. En 1904, ce sont 246 798 tonnes de charbon qui sont extraites des houillères de Ronchamp[42].

Les houillères de Ronchamp sont exploitées pendant plus de deux siècles, du milieu du XVIIIe siècle jusqu'au milieu du XXe siècle. Leur exploitation a profondément marqué le paysage avec ses terrils, cités minières et puits de mine, mais aussi l'économie et la population locale (immigration polonaise et traditions minières notamment). Une forte camaraderie et une conscience de classe se développent, notamment avec l'arrivée des Fressais, qui favorise plusieurs grèves et mouvements sociaux. L'une d'entre elles, survenue illégalement en janvier 1857, cause le renvoi de certains ouvriers[43]. La compagnie veille d'ailleurs à étouffer tous les mouvements de protestation dans le bassin minier notamment par les renvois des « meneurs » et favorise les réclamations individuelles[44]. À l'inverse, le dialogue s'ouvre entre les employés et les administrateurs en 1890 lorsque les mineurs peuvent élire leurs délégués, chargés de défendre les droits ouvriers et de surveiller la sécurité du travail[45].

Sur le plan culturel, les houillères ont apporté des associations de musique, danse, théâtre, art, religion ainsi que des clubs sportifs (notamment l'étoile sportive de Ronchamp). Les mines possèdent également une harmonie et favorisent le commerce de proximité.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Plaque de marbre portant deux écussons et les inscriptions : À la mémoire des libérateurs de la chapelle de Ronchamp le 1er et le 2 octobre 1944, 1er BT de choc parachutistes et 1er BT de zouaves. Passant souviens toi.
Plaque commémorative.

Située depuis 1940 dans la zone occupée interdite au retour des réfugiés, Ronchamp fut libérée d'une occupation douloureuse le par les troupes de la 1re armée, après de violents combats. Les unités engagées comprenaient le bataillon d'infanterie de marine du Pacifique, deux bataillons de marche (le 21e et le 24e) et un régiment d'artillerie de la 4e brigade de la 1re division française libre[46]. Le 1er bataillon de zouaves[47] et le 1er bataillon de choc parachutiste[48] furent également impliqués, notamment dans les combats de la colline de Bourlémont. Cette dernière servait, en , d’observatoire d'artillerie[47] à l'armée allemande et les engagements y furent particulièrement féroces ; la chapelle érigée à l'époque fut entièrement détruite par les bombardements. L’âpreté des combats dans le secteur de Ronchamp/Champagney fut telle que Champagney, la commune voisine, distante de quelques kilomètres seulement, ne fut libérée que le , soit plus d'un mois et demi après Ronchamp. À ce titre, la commune de Ronchamp s'est vue attribuer la croix de guerre 1939-1945[49].

Depuis la Libération[modifier | modifier le code]

Vue panoramique d'une ville entre des montagnes.
Au début du XXIe siècle, Ronchamp est plus boisée et urbanisée qu'au siècle précédent.

À la nationalisation des mines en 1946, les puits en activité et la centrale thermique sont confiés à Électricité de France[50] qui tente d’abandonner l’exploitation dès 1950. Les mineurs constituent un comité de défense de la mine dont le maire de l'époque, Alphonse Pheulpin, fait partie, qui se bat pour prolonger la durée de vie de l'exploitation mais les derniers puits ferment les uns après les autres[51],[52].

En 1953, la commune lance plusieurs chantiers de construction : nouvelle école, bains-douches, pont et rénovation du stade de football. La municipalité cherche à montrer le renouveau de la ville à l'issue de la guerre et organise du 20 au les fêtes de la « Renaissance ». Chaque corporation industrielle (les mines, les fonderies, la métallurgie et la filature) installe un arc de triomphe symbolique au dessus de la rue principale où défile un long cortège représentant toute les activés économiques, sportives, associatives, culturelles et militaires de la vallée ; s'ensuit une retraite aux flambeaux. Le lendemain, toutes les nouvelles infrastructures sont inaugurées, des personnalités politiques prononcent des discours et une grande fête est lancée qui s'achève par un bal. C'est à cette occasion que les armoiries modernes de la commune sont créées par le Docteur Maulini et que la devise est choisie[15],[53].

En 1955, Le Corbusier édifie la chapelle Notre-Dame-du-Haut au sommet de la colline de Bourlémont. Ce monument sera rapidement considéré comme une des principales œuvres d'architecture religieuse dans le monde[54].

Après la fermeture des mines en 1958, les sites miniers sont mis en sécurité, les infrastructures sont pour la plupart démolies et les ouvriers se tournent vers d'autres activités[55]. En 1976, un musée et deux associations sont créés pour préserver la mémoire de ce passé minier ; plusieurs sites sont réaménagés pour devenir visitables[56].

En 1989, le conseil municipale décide de réaménager et moderniser les places de l'église et du marché, situées dans le centre-ville, un concours d'architecture est lancé l'année suivante. Le sculpteur parisien Polska réalise alors le Cube des Prêles qui rend hommage à la formation du charbon[57]. Pendant la seconde moitié du XXe siècle, la place laissée par la disparition progressive des activités minières, industrielles et agricoles favorise à la fois l'urbanisation et le reboisement[58].

Le terril du puits Saint-Charles devenu décharge pour une usine voisine, s'embrase de 1993 à 1994 en rejetant une épaisse fumée noire, causant la frayeur des populations locales[59].

Un couvent réalisé par l'architecte italien Renzo Piano est inauguré à quelques mètres de la chapelle en 2011[60].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Ronchamp relève de la deuxième circonscription de la Haute-Saône. Elle est traditionnellement ancrée à gauche en raison de son passé minier et industriel. Comme dans d'autres bassins « ruralo-industriels », le vote FN se développe depuis l'élection présidentielle française de 2002[61].

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l'Europe du , le pourcentage de ronchampois qui ont voté contre la Constitution européenne est de 79,58 %[62], alors qu'il est de 54,67 % pour la France[63].

À l'élection présidentielle française de 2007, le premier tour a vu se démarquer Ségolène Royal (PS) avec 28,45 %. Concernant le second tour, Ségolène Royal récolte 55,31 % des votes contre 44,69 % pour Nicolas Sarkozy[64]. À l'élection présidentielle française de 2012, le premier tour voit Marine Le Pen (FN) arriver en tête des listes avec 32,33 % des suffrages exprimés, suivie de François Hollande qui totalise 30,89 %. Au second tour, François Hollande obtient 63,62 % des suffrages exprimés contre 36,38 % pour Nicolas Sarkozy (UMP)[65].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Vue d'un bâtiment à un étage portant l'inscription « mairie » à son fronton.
La mairie de Ronchamp.

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 2 500 et 3 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 23[66].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[67]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1923 1929 Jean Lagelée   Conseiller général (1923 à 1929)
         
1932 1944 Ludovic-Oscar Frossard SFIO, USR Conseiller général (1937 à 1940)
Député de la Martinique
puis de Haute-Saône (1928-1940)
Ministre d'État
1945 1971 Alphonse Pheulpin[68] SFIO, DVG, PSU Délégué mineur,
Conseiller général (1932 à 1971)
         
1989 1995 Jean-Marie Maire[69] PS Professeur de sciences naturelles
         
2001 2008 Raymond Massinger DVG  
2008 en cours
(au 30 avril 2014)
Jean-Claude Mille[M 4] DVG  

Finances locales[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Finances de la commune de Ronchamp.

Cette sous-section présente la situation des finances communales de Ronchamp[Note 1].

Pour l'exercice 2013, le compte administratif du budget municipal de Ronchamp s'établit à 2 782 000 € en dépenses et 3 032 000 € en recettes[A2 1] :

En 2013, la section de fonctionnement[Note 2] se répartit en 1 787 000 € de charges (601 € par habitant) pour 2 129 000 € de produits (717 € par habitant), soit un solde de 343 000 € (115 € par habitant)[A2 1],[A2 2] :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnels[Note 3] pour 769 000 € (43 %), soit 259 € par habitant, ratio inférieur de 23 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (335 € par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 237 € par habitant en 2009 et un maximum de 262 € par habitant en 2012 ;
  • la plus grande part des recettes est constituée de la dotation globale de fonctionnement (DGF)[Note 4] pour 697 000 € (33 %), soit 235 € par habitant, ratio supérieur de 28 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (183 € par habitant). En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 223 € par habitant en 2012 et un maximum de 250 € par habitant en 2009.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Ronchamp[A2 3]. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2012[A2 3] :

La section investissement[Note 5] se répartit en emplois et ressources. Pour 2013, les emplois comprennent par ordre d'importance[A2 4] :

  • des dépenses d'équipement[Note 6] pour une valeur de 901 000 € (91 %), soit 303 € par habitant, ratio inférieur de 16 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (360 € par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 132 € par habitant en 2012 et un maximum de 303 € par habitant en 2013 ;
  • des remboursements d'emprunts[Note 7] pour une valeur totale de 93 000 € (9 %), soit 31 € par habitant, ratio inférieur de 54 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (67 € par habitant).

Les ressources en investissement de Ronchamp se répartissent principalement en[A2 4] :

  • nouvelles dettes pour un montant de 300 000 € (33 %), soit 101 € par habitant, ratio supérieur de 28 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (79 € par habitant). Sur la période 2009 - 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 0 € par habitant en 2012 et un maximum de 126 € par habitant en 2010 ;
  • fonds de Compensation pour la TVA pour une valeur totale de 177 000 € (20 %), soit 59 € par habitant, ratio supérieur de 48 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (40 € par habitant).

L'endettement de Ronchamp au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 8], l'annuité de la dette[Note 9] et sa capacité de désendettement[Note 10] :

  • l'encours de la dette pour une valeur totale de 1 278 000 €, soit 430 € par habitant, ratio inférieur de 41 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (724 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 323 € par habitant en 2009 et un maximum de 430 € par habitant en 2013[A2 5] ;
  • l'annuité de la dette pour une valeur totale de 138 000 €, soit 46 € par habitant, ratio inférieur de 51 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (94 € par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 32 € par habitant en 2009 et un maximum de 48 € par habitant en 2011[A2 5] ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour une valeur totale de 352 000 €, soit 118 € par habitant, ratio inférieur de 32 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (173 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 94 € par habitant en 2012 et un maximum de 128 € par habitant en 2009[A2 6]. La capacité de désendettement est d'environ 3 années en 2013. Sur une période de 14 années, ce ratio présente un minimum de moins d'un an en 2001 et un maximum d'environ 6 années en 2004.

Divisions territoriales[modifier | modifier le code]

Carte départementale représentant en rouge la communauté de communes Rahin et Chérimont.

Ronchamp fait partie du département de la Haute-Saône, en région Franche-Comté. La commune appartient également au canton de Champagney, situé dans l'arrondissement de Lure[70],[71].

En outre, la ville est le siège de la communauté de communes Rahin et Chérimont, intercommunalité créée en 2003[72], et qui se trouve dans le pays des Vosges saônoises[2].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Ronchamp est jumelée avec :

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La communauté de communes Rahin et Chérimont, à laquelle appartient Ronchamp, est membre du syndicat intercommunal de collecte et de traitement des ordures ménagères (SICTOM) de la zone sous-vosgienne, basé à Étueffont. Une chaufferie « bois énergie » permettant de chauffer divers bâtiments communaux ainsi que l'EHPAD Notre-Dame a été mise en service en [76]. Les plaquettes utilisées pour alimenter la chaufferie sont en majorité d'origine locale afin de réduire les coûts et de privilégier les circuits courts. La commune accueille par ailleurs sur son territoire un maraîcher bio[77] ainsi que des permanences de l'association Agro Bio Conso[78]. Une déchèterie est installée à proximité de l'ancien puits de l'Étançon[M 5].

La communauté de communes Rahin et Chérimont assure la gestion de la politique environnementale de Ronchamp, dont entre autres la mise en place et le suivi d’un service public d’assainissement non collectif[72].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 938 habitants, ce qui en faisait la neuvième commune la plus peuplée du département, pour une densité de population de 125 hab/km2[71]. La ville était constituée de 1 404 hommes, représentant 48,43 % de la population ronchampoise et de 1 495 femmes, soit 51,57 % de la population, en 2009[A 4].

La communauté de communes Rahin et Chérimont couvre un territoire de 155 km2 et totalise 12 020 habitants en 2011[72],[79].

La commune a connu une importante immigration d'ouvriers polonais durant la période d'activité des houillères qui s'est déroulée en trois phases successives pendant la période de l'entre-deux-guerres. Elle a fortement influencé les traditions minières et culturelles modifiant fortement la démographie en apportant plusieurs centaines de familles. En août 1940, les autorités allemandes recensent 509 Polonais vivant dans le bassin minier dont 163 sont employés par la mine. Cette population est restée installée dans le secteur[74],[80].

En 2012, la commune comptait 2 930 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 11],[Note 12].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
904 1 235 1 235 1 309 1 663 1 646 1 771 2 187 2 353
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 419 2 860 3 041 3 009 3 553 3 516 3 414 3 363 3 494
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 571 3 801 3 520 3 299 3 527 3 441 3 128 3 035 3 068
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
2 981 3 058 3 087 3 132 3 088 2 965 2 924 2 938 2 930
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[81] puis Insee à partir de 2004[82].)
Histogramme de l'évolution démographique


Entre le XIXe siècle et le milieu du XXe siècle, la courbe démographique de Ronchamp est directement liée aux effectifs et à la production de houille des mines, notamment lors des pics de 1876 et 1906[83]. En 1886, l'effectif des houillères atteint son maximum avec 1 600 ouvriers[84].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Vue d'un long bâtiment scolaire à étage en pierre et brique, toiture en tuiles.
L'école du centre.

La commune dépend de l'académie de Besançon[85].

Ronchamp possède une école maternelle publique et quatre écoles primaires publiques : une au centre et les autres dans les plus gros hameaux environnants[86]. Ronchamp ne compte pas de collège, celui-ci se trouve dans la commune voisine de Champagney[87]. Pour la scolarisation des lycéens, le lycée Georges-Colomb de Lure est l'établissement le plus proche.

En ce qui concerne les études supérieures, les établissements les plus proches sont situés dans l'aire urbaine de Belfort-Montbéliard et à Vesoul.

Santé[modifier | modifier le code]

Un établissement médical se trouve à Ronchamp : la maison de retraite Notre-Dame, un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) de type associatif disposant de plus d'une quarantaine de lits[88].

Concernant les services hospitaliers, l'hôpital le plus proche de Ronchamp est celui de Lure, mais il est de plus en plus désinvesti par les services publics au profit de celui de Vesoul, principal site du C.H.I. de Haute-Saône[89]. Par ailleurs, les hôpitaux de Belfort et Montbéliard, facilement accessibles depuis Ronchamp, sont appelés à fusionner en 2015 au profit de la nouvelle infrastructure commune du centre hospitalier de Belfort-Montbéliard, à mi-chemin entre les deux villes, à Trévenans.

Ronchamp accueille également plusieurs professionnels de la santé : trois médecins généralistes, un cabinet de kinésithérapie, un cabinet d'infirmière, un cabinet d'ostéopathie et deux pharmacies[M 6].

Services et équipements publics[modifier | modifier le code]

Les services publics comprennent une bibliothèque-médiathèque-salle des fêtes, un bureau de poste et une caserne de pompiers. Une brigade territoriale de gendarmerie est implantée dans la commune voisine de Champagney.

Les autres services publics sont disponibles à Lure, où l'on trouve notamment la sous-préfecture, les services sociaux locaux du Conseil départemental et une de ses antennes techniques routières, Pôle emploi, EDF, les services fiscaux et cadastraux et un tribunal d'instance.

Instances administratives et judiciaires[modifier | modifier le code]

La commune de Ronchamp dépend du tribunal de grande instance de Vesoul, du tribunal d'instance de Lure, du tribunal de commerce de Vesoul, du tribunal paritaire des baux ruraux de Lure, du tribunal des affaires de Sécurité sociale du Territoire de Belfort, du conseil de prud'hommes de Lure et de la cour d'assises de Vesoul. De plus, la ville est dépendante du tribunal administratif et de la cour d'appel de Besançon ainsi que de la cour administrative d'appel de Nancy[90],[91].

Sports[modifier | modifier le code]

Article connexe : Sport dans la Haute-Saône.

La commune dispose de plusieurs clubs et associations sportives qui encadrent la pratique de disciplines sportives en tous genres comme les arts martiaux, le tennis, le football ou encore l'escrime[M 7].

Ronchamp comporte plusieurs équipements sportifs dont le stade Ludovic-Oscar-Frossard, composé d'une piste d'athlétisme de 400 mètres, d'un plateau multisports, de deux terrains de football et d'un court de tennis. La commune dispose également de terrains de pétanque, d'un dojo ou encore de circuits de randonnées[32],[33],[92].

Un gymnase omnisports de 1 700 m2 homologué pour accueillir des compétitions de niveau régional est construit entre 2015 et 2017 dans l'ancienne filature de Ronchamp dans la cadre du chantier de reconversion de cette friche industrielle[93],[34].

Médias[modifier | modifier le code]

La presse écrite est représentée par le quotidien régional L'Est républicain[94] ainsi que par le journal hebdomadaire Les Affiches de la Haute-Saône. La ville est couverte par les programmes de France 3 Franche-Comté[95]. Elle bénéficie d'un réseau 4G dans sa partie urbanisée[96].

Cultes[modifier | modifier le code]

Vue intérieure de la nef et du chœur d'une église.
Intérieur de l'église Notre-Dame-du-Bas.

Ronchamp est rattachée à l'unité pastorale de Champagney[97], faisant partie du doyenné de Lure, qui dépend de l'archidiocèse de Besançon[98]. Deux lieux de culte catholiques sont recensés dans la commune : la chapelle Notre-Dame-du-Haut et l'église Notre-Dame-du-Bas[97].

Concernant d'autres religions, les lieux de cultes les plus proches sont les temples de Magny-Danigon et Clairegoutte pour les protestants, la synagogue de Belfort pour les juifs et la mosquée de Lure pour les musulmans[99].

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Des bâtiments industriels anciens, une cheminée et une colline.
La fonderie Girardot.
Grand bâtiment blanc à trois étages et toit à quatre pans.
Les bureaux de la MagLum.

Ronchamp a été très marquée par les industries minières, mais aussi sidérurgiques, mécaniques et textiles. Autrefois, on comptait deux fonderies : la fonderie Girardot qui existe toujours (devenue « Sofogir SAS »)[100] et la fonderie Moniotte, devenue « fonderies Laurent » puis « fonderies des Vosges comtoises » ; ses locaux sont actuellement occupés par la scierie Cenci. Trois ateliers de construction mécanique : la maison P. Carnet & E. Clerget, fondée en 1841 et depuis disparue, l'usine Weiss-Frezard et l'usine Bruey ; les locaux sont actuellement occupés par les ateliers municipaux de Ronchamp. Deux usines de sous-traitance automobile, la MagLum et la Somero, installées sur le site des ateliers centraux et bureaux des houillères de Ronchamp et enfin une filature, l'usine Boucher-Mura & Cie ; celle-ci avait pris la suite de la filature créée en 1842 par Pierre Fergusson-Tepper. On note également la présence de plusieurs tuileries, comme dans beaucoup d'autres communes haut-saônoises[101] (cinq en 1866). La même année, la commune compte également quatre fours à chaux, trois moulins à blé, une brasserie et quatre manufactures d'objets métalliques[102].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2009, 42,3 % des foyers fiscaux de Ronchamp étaient imposables[A 5].

La même année, le revenu fiscal médian par ménage était de 16 867 €, alors qu'il était de 16 680 €, en 2006[A 5].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 1 755 personnes, parmi lesquelles on comptait 68,6 % d'actifs dont 57,8 % ayant un emploi et 10,7 % de chômeurs[A 6].

On comptait 666 emplois dans la zone d'emploi, contre 683 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 1 018, l'indicateur de concentration d'emploi est de 65,5 %[A 7].

Le taux d'activité parmi les 15 ans ou plus a atteint 51,7 % en 2009[A 7].

Entreprises et secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

Au , la commune de Ronchamp comptait 183 établissements dont 7 dans l'agriculture, 15 dans l'industrie, 18 dans la construction, 120 dans le commerce-transports-services divers et 23 relatifs au secteur administratif[A 8]. En 2011, treize entreprises ont été créées à Ronchamp[A 9], dont neuf sous le régime auto-entrepreneur[A 10].

La ville dépend économiquement des deux centres urbains de Lure et de l'agglomération d'Héricourt-Belfort-Montbéliard (18 à 36 % de la population travaille dans ces deux dernières villes en 2004[A 11]). Ces deux pôles offrent de nombreux emplois et sont rapidement accessibles par une voie express depuis Ronchamp. L'INSEE rattache le village au bassin de vie de Champagney - Ronchamp[103].

Il existe deux scieries industrielles à Ronchamp[104], une autre plus artisanale[105], ainsi qu'un déconstructeur automobile situé à l'emplacement de l'ancienne centrale thermique[106].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Vue extérieure nocturne d'une église moderne illuminée.
La chapelle Notre-Dame-du-Haut de nuit.
Vue générale en plongée d'une église.
L'église Notre-Dame-du-Bas.

La commune compte trois monuments[107] et douze objets[108] répertoriés à l'inventaire des monuments historiques ainsi que douze lieux et monuments recensés à l'inventaire général du patrimoine culturel[109].

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

La commune compte plusieurs édifices religieux notables.

Ronchamp est notamment connue pour abriter la chapelle Notre-Dame-du-Haut, édifiée selon les plans de l'architecte Le Corbusier et consacrée le . Située au sommet de la colline de Bourlémont, la chapelle est construite principalement en béton. Le bâtiment fut inscrit monument historique en 1965, classé en 1967 et de nouveau en 2004 et porte le label « Patrimoine du XXe siècle »[54],[110]. D'architecture moderne, le monument attire plus de 65 000 visiteurs en 2012, ce qui en fait un des sites les plus visités du département avec 80 000 visiteurs par an[111].

L'église Notre-Dame-du-Bas est une œuvre de Jean-Baptiste Colard. Elle fut érigée entre 1863 et 1864 dans le centre de la cité et se caractérise par son style néo-gothique. L'édifice possède un clocher à flèche ainsi que trois portails et abrite du mobilier datant du XIXe siècle[112],[M 8].

La commune dispose également d'un couvent actif dédié à l'Ordre des clarisses, conçu en 2011 par l'architecte italien Renzo Piano. Son édification a été récompensée par le prix spécial du jury L’Équerre d’argent en 2012[113],[114].

Construit vers 1890, un chemin de croix doté de 14 stations relie le centre de Ronchamp à la chapelle Notre-Dame-du-Haut[M 8],[115].

Un calvaire érigé au XVIe siècle est situé dans le secteur de Mourière[M 8].

Puits[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Puits des houillères de Ronchamp.

De même, Ronchamp concentre un important patrimoine minier. La compagnie des houillères a creusé vingt-sept puits dans le bassin minier, dont onze dans la commune de Ronchamp.

Le puits Saint-Charles, l'un des premiers puits foncés à Ronchamp (1845), atteint une profondeur totale de 315 mètres. Le puits Saint-Joseph fut creusé en 1850 et entra en service vers 1850, pour atteindre 453 mètres[116]. Foncé à partir de 1864, le puits Sainte-Marie fut creusé à 546 mètres de profondeur[117]. Son chevalement, construit en béton armé par Charles Tournay en 1924, est inscrit sur la liste des monuments historiques depuis le [118]. Le puits du Chanois, dont le fonçage débuta en 1873, est le puits le plus profond creusé à Ronchamp, atteignant 546 mètres de profondeur. Le puits de l'Étançon sera le dernier puits creusé dans les houillères de Ronchamp.

D'autres puits, moins importants, sont présents à Ronchamp comme les puits Samson, no 6, no 7, de-la-Croix, Saint-Paul et no 10.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Vue d'un jardin public et de ses monuments commémoratifs.
Le square du Souvenir français et de la Résistance avec les trois monuments aux morts.

Des monuments commémoratifs sont présents à Ronchamp. La commune possède un monument aux morts de la guerre de 1870 en France, érigé sur le square du Souvenir français et de la Résistance. Ce monument, inauguré en 1904 par François-Xavier Niessen, fondateur du Souvenir français, possède la particularité d'être à la fois dédié aux victimes de guerre mais aussi du travail[119]. Le mémorial de la Mine est un monument inauguré le . De forme circulaire, il représente l'exploitation de la houille sur le territoire en présentant les puits du bassin minier[120].

La ville compte une école construite entièrement en bois, dessinée par l'architecte Henry Jacques Le Même en 1938 et située à proximité du groupe scolaire Alphonse-Pheulpin. Elle est classée monument historique depuis le [121].

Sites naturels[modifier | modifier le code]

Deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique protégées car particulièrement liées à la reproduction des espèces sont recensées sur le territoire de Ronchamp : le Mont de Vannes et le Rhien[122] et la vallée supérieure de l'Ognon et ses affluents. Les objectifs fixés sont la résorption de la pollution des eaux, l'encouragement d'une agriculture extensive, la pratique d'une sylviculture respectueuse des essences spontanées, l'entretien de la végétation riveraine et la limitation des extractions de granulats en lit majeur[123].

Les hauteurs de la colline de Bourlémont sont protégées au titre de la loi de 1930. À la suite du classement de la chapelle aux monuments historiques, un important périmètre de 500 mètres de diamètre inconstructible et devant rester boisé est délimité autour de la colline[124],[125].

Au cours des années 2000, l'association SMPM[126] effectue un inventaire de la mycoflore sur les terrils du Chanois et de l’Étançon. Elle y découvre plusieurs espèces rares telles que le Lactarius fuscus (pt) et le Stropharia rugosoannulata (en) démontrant l’intérêt de conserver ces terrils. Le , le conseil municipal de Ronchamp annonce officiellement la conservation du terril de l’Étançon ainsi que de la partie nord-ouest des terrils de la plaine du Chanois[127].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Quelques équipements culturels sont recensés sur le territoire de Ronchamp. Une galerie d'exposition de 500 m2 et des studios de répétition musicale de 150 m2 sont construits dans l'ancienne filature et doivent ouvrir en 2017[93],[34].

Le musée de la mine Marcel-Maulini fut construit par le docteur Marcel Maulini en 1976 sur les plans de l'architecte Paul Combert. Ses collections retracent l'histoire des houillères de Ronchamp et sont réparties sur trois niveaux : le premier présente divers outils et photographies des mines, le deuxième recueille des témoignages concernant la vie sociale dans les mines et le troisième est réservé aux archives des houillères et aux expositions temporaires. En 1991, le musée est acquis par la municipalité et en 1992, il intègre le réseau des musées des techniques et cultures comtoises[128],[129].

Abritant plus de 10 000 ouvrages, la médiathèque René-Begeot est un service municipal qui permet d'emprunter des albums et des livres et d'assister à des animations[M 9].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La vie locale est animée par de nombreuses associations et diverses manifestations[M 10].

Tous les ans, le premier dimanche d'octobre, la municipalité et une vingtaine d'associations rendent ensemble hommage à la pomme de terre en organisant la foire « Ronchamp a la patate ». Créée en octobre 2000, la manifestation se tient sur la place du marché et met en valeur le tubercule cultivé dans la Haute-Saône au travers de produits du terroir et de savoir-faire locaux. Un chapitre est organisé par la confrérie de la patate un an sur deux le quatrième dimanche d'octobre[130],[131]. L'édition 2013 a accueilli plus de 2 500 visiteurs[M 11].

Personnalités liées à Ronchamp[modifier | modifier le code]

De nombreuses personnalités célèbres sont liées à la commune. Parmi les plus importantes[M 12] :

  • Arthur de Buyer (1812-1903), président du conseil d'administration des houillères de Ronchamp de 1876 à 1900 ;
  • Auguste Lalance (1830-1920), industriel né à Ronchamp ;
  • Paul Strauss (1852-1942), journaliste et homme politique, né à Ronchamp ;
  • Léon Poussigue (1859-1941), directeur des mines de Ronchamp en 1891, créateur du puits Arthur-de-Buyer, mort et inhumé à Ronchamp ;
  • Le Corbusier (1887-1965), de son vrai nom Charles-Édouard Jeanneret-Gris, architecte, urbaniste, décorateur, peintre, sculpteur et homme de lettres, architecte de la chapelle Notre-Dame-du-Haut située sur le territoire de la commune ;
  • Ludovic-Oscar Frossard (1889-1946), secrétaire général de la SFIO, membre fondateur du Parti communiste français, ministre, maire de Ronchamp ;
  • Alfred Clerget (1910-1995), homme politique, né à Ronchamp ;
  • François Mathey (1917-1993), conservateur en chef au musée des arts décoratifs de Paris, né à Ronchamp.
  • Henri Darras (1919-1981), homme politique, né à Ronchamp en 1919 ;
  • Paul Poggionovo (1924-1944), résistant, mort au combat à Ronchamp.

Devise et héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de Ronchamp se blasonnent ainsi : d'or à rune et annelet de gueules[38],[132].

La devise de la commune est : Panta Rhei, une citation du philosophe grec Héraclite dont la traduction est : « tout coule, tout évolue »[38],[132].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • L. Suchaux, La Haute-Saône: dictionnaire historique, topographique et statistique des communes du département,‎ (lire en ligne) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Marcel Maulini, Mémorial des Grandes Fêtes de la Renaissance de Ronchamp, Les Affiches de la Haute-Saône,‎ (lire en ligne) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • PNRBV, Le charbon de Ronchamp, Déchiffrer le patrimoine, Parc naturel régional des Ballons des Vosges (ISBN 2-910328-31-7) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Jean-Philippe Thiriet, Les Polonais dans les houillères de Ronchamp, 1919-1939, Salins-les-Bains, coll. « Regard sur un passé » (no 1),‎ , 77 p. (ISBN 2-911484-05-3) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Jean-Jacques Parietti, Les Houillères de Ronchamp vol. I : La mine, Éditions Comtoises,‎ (ISBN 2-914425-08-2) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Yves Bouvier et Christophe Cousin, Ronchamp - Une Chapelle De Lumière, Crdp De Franche-Comté,‎
  • Danièle Pauly, Le Corbusier : La Chapelle De Ronchamp, Birkhäuser, coll. « Guides Le Corbusier »,‎ , 103 p.
  • Jean-Jacques Parietti, Les Houillères de Ronchamp vol. II : Les mineurs, fc culture & patrimoine,‎ (ISBN 978-2-36230-001-1) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Michel Bregnard, Les Vosges saônoises de A à Z, Éditions Alan Sutton,‎ (ISBN 978-2-8138-0168-5) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette sous-section Finances locales est issue d'une synthèse des données du site alize2.finances.gouv.fr du ministère de l'Économie et des Finances. Elle est présentée de façon standardisée pour toutes les communes et ne concerne que le périmètre municipal. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 1.2.1 : Yin Yang Kappa Logo de l'outil Finances localesLettre grecque Kappa en majuscule et minuscule a effectué la synthèse des 98 pages du site alize2.finances.gouv.fr concernant Ronchamp. Finances locales est un logiciel libre distribué en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
  2. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune.
  3. Les « charges de personnel » regroupent les frais de rémunération des employés par la commune.
  4. Les « dotations globales de fonctionnement » désignent, en France, des concours financiers de l'État au budget des collectivités territoriales.
  5. La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette.
  6. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  7. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  8. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  9. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  10. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dette/capacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources de Ronchamp.
  11. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  12. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Base de données du ministère du Budget, relative aux comptes des communes[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

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  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T3 - Résidences principales selon le nombre de pièces.
  4. POP T3 - Population par sexe et âge en 2009.
  5. a et b REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  6. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  7. a et b EMP T5 - Emploi et activité.
  8. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  9. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  10. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.
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Site de la mairie[modifier | modifier le code]

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Autres sources[modifier | modifier le code]

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