Felon

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Felon
Felon
L'église Saint-Antoine à Felon.
Blason de Felon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Territoire de Belfort
Arrondissement Belfort
Canton Giromagny
Intercommunalité Communauté de communes des Vosges du Sud
Maire
Mandat
Gérard Wurtz
2014-2020
Code postal 90110
Code commune 90044
Démographie
Gentilé Felonais
Population
municipale
245 hab. (2016 en diminution de 2,78 % par rapport à 2011)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 43′ nord, 6° 58′ est
Altitude Min. 378 m
Max. 512 m
Superficie 4,11 km2
Localisation

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Liens
Site web felon-village.com

Felon est une commune française située dans le département du Territoire de Belfort en région Bourgogne-Franche-Comté. Ses habitants sont appelés les Felonais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune rurale du Territoire de Belfort faisant partie du canton de Giromagny, elle regroupe deux cents habitants et est située entre la route nationale 83 et le versant sud du massif des Vosges.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Romagny-sous-Rougemont Petitefontaine Lachapelle-sous-Rougemont Rose des vents
N
O    Felon    E
S
Saint-Germain-le-Châtelet Angeot

Géologie[modifier | modifier le code]

Fine tour de bois derrière un groupe d'ouvrier tenant une planche avec inscritpions.
Le sondage de Felon.

Le bassin houiller stéphanien sous-vosgien s’étend sous le territoire communal et aux alentours, entre Bouhans-lès-Lure, Ronchamp, Lomont à l'ouest et Rougemont, Romagny à l'est.

En 1907, une sondage est creusé pour rechercher le prolongement du gisement exploité par les houillères de Ronchamp sans succès.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Uurlon/Vurlon et Furlon (1235-41), Villae Volim (1350), Foulon (1565-1585), Füolon (1579), Daz dorf Fullon/Follon (1628)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Cité en 1227, le village fait partie de la seigneurie de Rougemont et de la paroisse d'Angeot jusqu'en 1767, date à laquelle il fut rattaché à celle de Saint-Germain-le-Châtelet.

Les premiers documents retraçant l’histoire de Felon datent du début du XIIIe siècle. À l’époque, le comte provincial Otton II, devient comte de Habsbourg. Felon est le fief de la famille De Felon, dont on rencontre en 1227 des membres attachés à la famille de Habsbourg. Felon était cité en 1227 sous le nom de « Vuolon », ainsi que sous deux autres appellations « Furlon » entre 1235 et 1241 et « Foulon » entre 1565 et 1585. C’est à partir de cette date que le nom du village se change en Felon.

Une des hypothèses sur l'origine du nom du village serait qu'un moulin à foulon existait en ce lieu. Ce hameau appartenait à la famille impériale d’Autriche jusqu’en 1648, date à laquelle il devient la propriété du royaume de France.

Jusqu’à la Révolution, le village fait partie de la seigneurie de Rougemont, qui dépend du comté de Ferrette. Composant la paroisse d’Angeot jusqu’en 1767, Felon devient ensuite vicairie de Saint-Germain de 1808 à 1824. C’est seulement en 1833 qu’une ordonnance du roi Louis-Philippe Ier, reconnaît officiellement l’autonomie de la paroisse.

Après avoir été rattaché au canton de Fontaine, Felon est depuis 1984 rattaché à celui de Rougemont-le-Château.

  • Foulonnage

Le foulonnage consistait à dégraisser les draps de laine dans l'eau de la rivière. Pour cela, on plaçait l'étoffe dans une cuve remplie d'eau et de terre glaise, puis elle était frappée successivement par trois paires de pilons mus par la force hydraulique. Cette opération, en feutrant les fils de laine, apportait aux draps une douceur particulière.

  • Le Blason

Le « tau » qui est la lettre grecque, correspondant à la lettre « T » dans notre alphabet. Il est également le T que forme le Bâton de l'ermite Antoine.
La roue, s’explique par la présence probablement assez ancienne d’un ou de moulins dans la commune.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Felon.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D'azur à la roue de moulin d'or surmontée d'un tau d'argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours Gerard Wurtz    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3].

En 2016, la commune comptait 245 habitants[Note 1], en diminution de 2,78 % par rapport à 2011 (Territoire de Belfort : +0,52 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
230189306312321286279279247
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
218216225214217196181167165
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
171146137103115110113122114
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
99117131155204218244248248
2016 - - - - - - - -
245--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Raymond Schmittlein (1904-1974), ancien député du Territoire de Belfort et secrétaire général du MPC (Mouvement pour la Communauté), organe gaulliste chargé d'organiser et couvrir la lutte officieuse (les fameux barbouzes) contre l'OAS en Algérie en 1961-62, est inhumé dans le cimetière communal.

Économie[modifier | modifier le code]

  • Revenu par ménage : 21 470€/an
  • Population active : 117 hab
  • Chômeurs : 9
  • Taux de chômage : 7,7 %
  • Taux de propriétaires : 91,9 %

Sources des données : Insee, Seloger.com, Habitants.fr

Spécialité[modifier | modifier le code]

La tarte aux quetsches est un dessert traditionnel à Felon. Elle a d’ailleurs donné lieu à une fête (Fête des Quetsches) organisée à la mi-septembre et accueillant plusieurs milliers de visiteurs.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église

L'église, consacrée à saint Antoine, a été construite en plusieurs étapes. Il s’agit initialement d’une chapelle construite sans chœur ni clocher. En 1767, lorsque Felon devient vicairie de Saint-Germain, l’église est remaniée puis dotée d’un chœur en 1774, année qui figure sur la clef de voûte extérieure d’une fenêtre. Ce n’est qu’en 1836 qu’un clocher y est construit. La plus ancienne des trois cloches dont dispose cette église sonne en sol dièse. Elle a été bénie par Jean-Joseph Bourquardé, curé de Felon. Elle a pour parrain Nicolas Heydet, procureur et sergent seigneurial de la prévôté de Traubach demeurant à Dannemarie et natif de Felon. Sa marraine est la Felonnaise Marguerite Crave-Heidet. La bénédiction de la cloche est relatée sur le registre des baptêmes, qui mentionne également l’acceptation de l’archevêque de Besançon, Raymond Durfort.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire topographique du département du Haut-Rhin - Georges Stoffel (1868)
  2. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.